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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Festival Gabin-Audiard., 15 décembre 2012
Par 
Roger Dominique Maes (Bruxelles) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : LE BARON DE L'ECLUSE (DVD)
"Le Baron de l'écluse", Jean Delannoy, NB, 1960, bonne copie, en bonus : "A propos du film", filmographies.

Sorti la même année que "Plein Soleil", "Le Trou" et "Classe tous risques" (quelle année !), cette troisième collaboration, ou plutôt conjugaison, Simenon-Audiard-Delannoy-Gabin, après "Maigret tend un piège" et "Maigret et l'Affaire Saint-Fiacre", se déguste comme un plateau de petits fours, sucrés, salés, chauds, froids... On n'a pas fini de se régaler!

Ayant gagné aux cartes onze millions, payables sous formes d'un yacht et d'un mandat de deux millions, le baron Antoine emmène une ancienne maîtresse (Micheline Presle) "descendre les rivières de France dans un écrin d'acajou". Hélas, le mandat qui devait les attendre à Châlons n'est pas au rendez-vous, la faim règne sur le navire, le gazoil manque, on doit accoster à l'écluse de Vernizy...
Occasion de compléter une riche galerie de portraits.

Baron d'empire, dont "même les boutons de manchettes sont hypothéqués", ancien as de l'aviation réduit à donner des baptêmes de l'air pour ne pas perdre la main, joueur impénitent perdant aujourd'hui ce qu'il gagnera demain, Jérôme-Napoléon Antoine, n'est plus qu'un acrobate de plus en plus lourd sur un fil de plus en plus mince, réussissant toujours à reculer le moment de la chute, mais pour combien de temps ?
L'humour sarcastique et scintillant d'Audiard, quelques scènes d'émotion, et une impression de bonne humeur générale, ne peuvent dissimuler ce que cette histoire a de pathétique.
Car le séducteur sur le retour, un peu manipulateur et presque escroc, miroir auquel bien peu d'alouettes viendront encore se prendre, est au bout du rouleau. Il a beau, envers et contre tout, mouler la phrase et maintenir le cap, "Baron de l'écluse" aujourd'hui, il sera "Archimède le Clochard" demain...
C'est le même homme, aussi pontifiant, aussi sympathique, irrésistiblement, mais échoué : personnage mirobolant, "vieux théâtre ambulant", que Gabin campe avec un brio de cabotin se regardant cabotiner, prouesse dont seuls les grands acteurs sont capables.
Mais il n'est pas seul dans l'aventure, et trouve en Jacques Castelot, Louis Seigner, Blanchette Brunoy, Micheline Presle (elle surtout !) et Jean Desailly des partenaires à sa mesure. Quand ces deux-ci se rencontrent à l'auberge du "Haricot de mouton", leurs deux voix si parfaitement timbrées, violon et alto, à l'élocution limpide, tour à tour fluide et pétillante, forment comme... le mouvement d'une sonate pour voix.

Monument à Gabin, à Audiard, à Simenon, à un cinéma qu'on a tué et qu'on n'a pas su remplacer, un film auquel on sourit en y pensant, dont on rit à l'avance au moment de le regarder, dont on se répète les meilleures répliques entre amis, et qui fera encore le bonheur de générations de cinéphiles.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une écluse et une auberge sympathique pour le Baron fauché !, 16 juillet 2011
Par 
Glenn75 "Glenn75" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : LE BARON DE L'ECLUSE (DVD)
"Le baron de l'écluse" est une comédie dramatique franco-italienne de Jean Delannoy (1959-1h35) en noir et blanc.
Scénario : Maurice Druon, Jean Delannoy, Michel Audiard (dialogues), Georges Simenon (pour l'histoire).
Photo : Louis Page / Musique : Jean Prodomidès / Montage : Henri Taverna.

Casting : Jean Gabin (Baron Jérôme...), Micheline Presle (Perle Germain-Joubert), Jean Desailly (Maurice Montbernon), Blanchette Brunoy (Maria Vilandier), Jacques Castelot (Marquis de Villamayor), Jean Constantin (Prince Sadokkan), Louis Seigner (Léon Duval), Aimée Mortimer (Gabrielle Bonetang), Robert Dalban (Guillaume, le responsable de l'aéro-club)...

Synopsis : Un héros de la Première Guerre Mondiale donne des baptêmes de l'air pour gagner un peu d'argent alors qu'ancien aristocrate, le Baron Jérôme Napoléon Antoine, est sans un sou. Elégant, séducteur, il vit au dépend de ses amis fortunés et perçoit parfois, au jeu, de quoi se refaire en payant ses dettes. Il gagne aux cartes un superbe bateau, plus une importante somme d'argent. Il emmène une ancienne conquête, avec lui, à Rotterdam prendre possession du bateau et part aussitôt sur les canaux et cours d'eau pour rejoindre Monte-Carlo. Il va tomber en panne de carburant et d'argent à proximité de l'écluse de Vernisy où se trouve le « Café de la Marine » tenue par Maria Vilandier.

Jean Delannoy (1908-2008) était soucieux de la qualité, d'ailleurs ses films les plus aboutis sont ceux réalisés à partir d'oeuvres littéraires mais ils sont aussi, très souvent, un peu rébarbatifs par le manque d'action et un lyrisme pesant : "L'éternel retour" , "La Symphonie pastorale" , "Bernadette" et "La passion de Bernadette"... A côté de ceux-là, il va se lancer dans une série de films avec Jean Gabin et son équipe habituelle : 1942 "La minute de vérité" avec Michèle Morgan, 1955 "Chiens perdus sans collier" avec Robert Dalban, 1957 "Maigret tend un piège" avec Annie Girardot, 1959 "Maigret et l'affaire Saint-Fiacre" avec Michel Auclair, 1960 Le baron de l'écluse avec Micheline Presle et en 1967 "Le Soleil des voyous" avec Robert Stack. Il subit dans les années 1950-1960, comme la plupart des réalisateurs ayant du succès, les attaques des critiques de cinéma de la « nouvelle vague » qui leur reprochent de faire des films populaires et sans aucun génie. Delannoy laissera dire et continuera à faire son cinéma habituel pour le plaisir de son vaste public.

Pour Micheline Presle (1922) l'année 1939 va s'avérée profitable pour cette jeune actrice qui enchaine plusieurs films d'affilés : "Jeunes Filles en Détresse" et "Paradis perdu". Encore quelques films moyens durant la guerre dont "Falbalas" en 1945 puis "Boule de suif" et surtout "Le Diable au corps" avec Gérard Philippe. Elle va tourner, jusqu'à ce jour, 178 films, téléfilms et séries TV.

Le Baron de l'écluse est beaucoup plus une comédie qu'un drame et fait, à ce titre, partie des films récréatifs que Jean Gabin appréciait beaucoup. Avec des dialogues sur mesure de Michel Audiard qui savait trouver les répliques les plus savoureuses pour son illustre ami Jean, le film trouve assez vite son tempo. La vie des nantis, blasés de tout, qui passent leur temps à dépenser de l'argent pour ne pas s'ennuyer, n'est certes pas la partie la plus attractive mais c'est un passage obligé pour situer le début d'une histoire qui, à ce moment-là, se situe, à Deauville, au casino, dans un hôtel de luxe et sur les planches où l'on assiste à un concert de cors donné en l'honneur du Baron au monocle distingué. Le film prend son envol à partir de la navigation d'un bateau gagné par le Baron, capitaine d'occasion mais, standing oblige, la casquette blanche et le blazer bleu marine qui vont jeter le trouble sur les canaux parcourus. La confrontation du petit peuple de mariniers d'une écluse, de la patronne du Café de la Marine et du baron accompagné de sa « dame » vaut son pesant, d'autant que fauchés et sans carburant le Baron et Perle vont devoir se débrouiller. Pour ceux qui aiment et connaissent les films avec Gabin reconnaitront les habitués, Albert Michel, Alexandre Rignault, Charles Bouillaud...

Conclusion : Une comédie, qui n'a rien de dramatique, met en scène Jean Gabin et Micheline Presle pour notre plus grand plaisir. L'acteur « caméléon » se métamorphose une fois de plus. Cette fois en aristocrate ruiné et en capitaine de yacht, toujours avec la même aisance que pour toute la panoplie de personnages qu'il a endossé durant toute sa carrière.
Ce baron, l'écluse, Micheline Presle et Blanchette Brunoy, vont vous divertir au point de trouver le film trop court.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent Gabin - un must pour nostalgiques, 6 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : LE BARON DE L'ECLUSE (DVD)
Un de mes Gabin préférés, plus romantique que Le Cave (se rebiffe) et plus mondain, paradoxalement. Subtile méditation sur l'âge, la liberté d'esprit, l'argent, l'amour, la rencontre de l'âme soeur.
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LE BARON DE L'ECLUSE de Jean Delannoy (DVD - 2003)
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