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Olé
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le 5 juillet 2005
Que l'on ne s'y trompe pas, "Olé" a beau avoir été enregistré sur Atlantic, ce disque est à considérer comme son premier enregistrement Impulse. D'ailleurs la session fut enregistré deux jours après la première session Impulse du maître. Car il y a ici, comme à l'époque où "Giant Steps" fut enregistré (et comme plus tard "Ascension" par exemple), un moment décisif dans l'évolution de l'esthétique coltranienne. Cette démarche est à compléter avec le remarquable "Africa Brass Sessions" et sur les phénoménales enregistrements au Village Vanguard la démarche arrivera à maturité. Les éléments empruntés au folklores espagnoles ou orientaux ne sont jamais superficiellement gréffés mais bien integrés mélodiquement et rythmiquement au language "jazz" de Coltrane (né de l'hypertrophie du l'idiome Be-Bop et de la recherche d'un lyrisme "originel" tel que Bechet et Lester Young en furent les héritiers déjà). Les vamps modales, tenues par les basses (deux ici, Reggie Workman et Art Davis), se font plus pressantes. McCoy développe ses innovations harmoniques. Elvin Jones commence sa révolution du jeu de batterie. A remarque l'addition bienvenue de Freddie Hubbard et d'Eric Dolphy. Magistral.
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9 sur 9 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 8 mars 2013
LE CONTEXTE
«Olé» est le dernier album enregistré par John Coltrane pour «Atlantic Recording Studios». Ce label est une référence puisqu’il a son actif des albums de Duke Ellington, Dizzy Gillespie, Charlie Mingus, Charles Lloyd, Aretha Franklin, Keith Jarrett, The Velvet Underground, et j’en passe…
Ce disque est un nouveau chef-d’œuvre de John Coltrane. Il succède à «Giant Steps» (1959) et «My Favorite Things» (1960) et préfigure les œuvres enregistrées pour «Impulse!» («The Complete Africa/Brass Sessions», «Live at Birdland», «Crescent» ou «A Love Supreme»…).

LES MUSICIENS
Sur les trois morceaux de l’album, on retrouve, en plus du leader aux saxophones soprano et ténor, 6 grands musiciens de jazz : Eric Dolphy qui prit le pseudonyme de George Lane pour des raisons contractuelles (flûte et saxophone alto), Freddie Hubbard (trompette), McCoy Tyner (piano), Reggie Workman ou/et Art Davis (contrebasse) et Elvin Jones (batterie).

L’ALBUM
En une seule session, le 25 mai 1961, le septette signe un album très lyrique qui se dégage du Hard Bop, pourtant le genre jazzistique de référence de tous ces musiciens. On se rapproche du Jazz modal, déjà présent sur l’album «My Favorite Things» enregistré l’année précédente. Coltrane ainsi que McCoy Tyner qui compose le dernier morceau puisent leurs idées dans les musiques orientales et exotiques, basent leur structure musicale sur trois ou quatre accords, permettant ainsi de faire une plus large place à l’improvisation.
«Olé» s’inscrit dans cette évolution et rappelle la musique espagnole, notamment le flamenco. On ne peut s’empêcher de penser à Miles Davis et son très émouvant album «Sketches of Spain» sorti l’année d’avant. Celui de Coltrane me semble plus réussi, car se dégageant encore plus de ces influences ibériques et du folklore inhérent pour s’engouffrer sur un terrain plus énergique, plus sombre et plus mystique, pour devenir, peut-être, plus universel.
En cela, «Olé» ressemble davantage à l’album, sublime, de Charlie Mingus «Tijuana Moods», écrit, enregistré en 1957 et qui n’est sorti qu’en 1962 (réédité en double-CD en 2000). L’interprétation est basée sur une succession d’improvisations chaotiques. Mais tant le jazz de Mingus est névrotique et tout en ruptures, tant celui de Coltrane est mélancolique et tout en strates, chacun des morceaux étant magnifié par une succession de soli.

Le CD est issu de l'édition de 1961 augmentée d'un titre supplémentaire en 2000. Le son remastérisé est d'excellente qualité.

LES QUATRE MORCEAUX (45 minutes 42)
1. «Olé»: MONUMENTAL
C’est la plus belle et la plus originale des plages de cet album où les prestations s’enchaînent comme une cascade tourmentée. Et l'Espagne annoncée par le titre devient très proche de l’Inde orientale.
D’une durée de 18 minutes 15, le morceau commence par une basse «hésitante» de Reggie Workman. Le piano de McCoy Tyner et la batterie d’Elvin Jones tentent de lui «porter secours». Mais tout de suite la seconde basse d’Art Davis vient en contrepoint pour exprimer son «désaccord»: ce n’est pas de la maladresse mais de l’expressivité à fleur de peau.
Au bout de 30 secondes, le saxophone soprano de Coltrane vient créer un lien entre les quatre instruments.
Soudain, la flûte dissonante d’Eric Dolphy interrompt «l’harmonie coltranienne» pour s’envoler vers des terres inconnues.
La trompette de Freddie Hubbard craque après 3 minutes 30 pour revenir au point de départ du saxophone mais les embardées lyriques de Dolphy l’ont contaminé et l’incite à surenchérir dans l’exaltation.
Deux minutes de transe hubbardienne plus tard, Mc Tyner décide de rétablir les références hispaniques classiques pour calmer le jeu. Difficile de tenir plus de deux minutes, car les deux basses et la batterie sont de plus en plus frénétiques. Mc Coy résiste jusqu’à la dixième minute, moment où, par un discret filet de flûte, Dolphy incite les bassistes à détourner le pianiste de l’idée originelle. «On a deux minutes devant nous, détruisons le flamenco».
Treize minutes se sont écoulées depuis le début de l'interprétation et John Coltrane émerge de la torpeur et de la sidération où l’ont plongé les basses. Il est à son tour gangrené par une improvisation extatique, ponctuée çà et là par les coups de poignard des archets. La démence enflammée ravage tout sur son passage, la déliquescence est proche. Mais, dans un dernier soubresaut de 9 touches de piano, McCoy Tyner finit par emporter le morceau.

2. «Dahomey dance»: HARMONIQUE
Ce morceau est un peu l’antithèse du précédent. Autant «Olé» ressemblait à une cascade de démesure lyrique, avec des volutes vertigineuses, autant «Dahomey dance» est tout en retenue et en maîtrise. On peut le rapprocher de «My Favorite Things»: les musiciens respectent davantage le «texte»; chaque solo en propose de longues plages modales. La confrontation entre les saxophones de Coltrane au ténor et Dolphy à l’alto est magnifique de complémentarité.

3. «Aisha»: MÉLANCOLIQUE
Ce titre a été écrit par McCoy Tyner en l'honneur de sa femme Aisha. Cette ballade rappelle «Naima», première femme de Coltrane et 6e titre de l’album «Giant Steps». La composition est remarquable et l’interprétation est émouvante. Coltrane donne des accents déchirants à la musique de son pianiste.

4. Le bonus tracks «To Her Ladyship» écrit par Billy Frazier (saxophoniste peu connu qui a joué en autres avec Dizzy Gillepsie et Dexter Gordon).
Cette ballade très mélodieuse et superbement interprétée pourrait être la jumelle mélancolique d’«Aisha», avec notamment un solo à la flûte d’Eric Dolphy d’une délicatesse à fleur de peau.

Le seul défaut de l’album ?
Qu’Elvin Jones n’y ait pas réalisé un solo de batterie.
Mais, durant cette même année, Coltrane lui en offrira de magnifiques occasions. On retrouve ainsi les performances du batteur sur «The Complete Africa/Brass Sessions» ou «The Complete 1961 Village Vanguard Recordings» jusqu’à l’apothéose «A Love Supreme» en 1964.

À écouter sans modération en lisant la biographie de Lewis Porter sur John Coltrane ou «Le Cas Coltrane» d’Alain Gerber. Deux livres complémentaires et indispensables.
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le 27 février 2013
un classique qu'il n'est plus vraiment utile de présenter, une entrée parfaite pour celles et ceux qui souhaiteraient découvrir l'oeuvre de Trane
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le 1 octobre 2013
Sans doute le meilleur album de Coltrane avec "Favorite Things". Envoûtant et tout aussi beau que le "Kind of Blue"de Miles Davis.
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le 12 février 2014
Dans les choix multiples du jazz de l'èpoque de Coltrane, on a l'embarras du choix. Il reste quoiqu'il arrive mon préféré.
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le 21 juin 2014
Olé ! l'intro à la basse, les solis de John Coltrane et de Eric Dolphi ... c'est déjà la musique du quartet de Impulse (ou du quintet avec Eric Dolphy (dont on ne dira jamais assez de bien !).
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A l'écoute, on sait...On sait que c'est magnifiquement inspiré, que c'est d'une beauté à couper le souffle et qu'Olé est aussi magique que "Sketches of Spain"...Quant aux musiciens autour de Coltrane, ils ont pour nom Dolphy, Hubbard, Davis, Workmann, Jones et Tyner...Excusez du peu !
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