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4.0 étoiles sur 5 Une intégrale honnête, 6 novembre 2012
Par 
Philomèle (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : J.S. Bach : Cantatas, Vol. 14 (CD)
Dans le premier disque de ce quatorzième volume, la BWV 68 se distingue par ses deux choeurs d'entrée et de fin, les deux airs qu'ils encadrent étant des « parodies » issues de la cantate profane "la Chasse" BWV 208. Dans les BWV 74 et 126 en revanche, ce sont les airs qui sont le plus remarquables, notamment dans la BWV 74 ceux pour la soprano Deborah York tout en douce effusion, et pour l'alto Bogna Bartosz avec violon solo, et dans la BWV 126 celui pour le ténor Paul Agnew, avec son figuralisme spectaculaire illustrant la descente de la puissance de Dieu, telle celle de Jupiter dans un opéra. Le deuxième disque présente deux cantates superbes : la BWV 26, "Ah combien éphémère", est sur le thème de l'écoulement irrésistible du temps, figuré par les gammes montantes et descendantes du premier choeur, puis par les vocalises virtuoses de l'air pour le ténor Christoph Prégardien. La BWV 125 évoque le désir de quitter ce monde, dans le très long air d'alto, "Même les yeux crevés", sur fond d'appoggiatures expressives. En revanche, la rare sinfonia BWV 1045, qui introduisait une tardive cantate festive perdue, est dirigée trop mécaniquement, et avec un violon solo noyé dans la masse trop épaisse de l'orchestre, qui fait regretter l'antique version d'Alice Harnoncourt.

Dans le troisième disque, la BWV 103 commence par un lamento choral où le choix de la flûte à bec piccolo est judicieux pour percer la masse sonore, mais pour l'air d'alto qui suit on peut préférer, pour un meilleur confort acoustique, la variante alternative avec flûte traversière que propose Koopman en appendice. La très belle BWV 42, "le Soir de ce même jour", qui commence par une longue sinfonia, contient un prenant duo de soprano et ténor (Jörg Dürmüller) sur un accompagnement sinueux et inquiétant de la basse continue. Enfin la BWV 123 comporte deux beaux airs, l'un pour le ténor Paul Agnew avec un contraste de tempi et des figuralismes de tempête, l'autre pour la basse Klaus Mertens avec une flûte traversière qui exprime le désir de solitude. On conseillera plutôt les versions récentes de Kuijken, dans sa série en cours chez Accent, pour les cantates BWV 6 (Cantates (Intégrale) /Vol.13) et BWV 178 (Cantates Bwv 82 - 178 - 102), mais dans l'ensemble ce coffret est sans doute l'un des meilleurs de l'intégrale Koopman.
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