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5.0 étoiles sur 5 Tué deux fois
Robert Altman est le réalisateur de ce film relativement récent, sorti en 2001. Dans ce film d'époque (l'entre deux guerres), dans une atmosphère impressionnante d'un manoir anglais, lors d'un après midi et d'une soirée festifs, Altman brosse avec élégance une peinture fine de la société aristocratique...
Publié le 29 janvier 2011 par marialicia

versus
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 "Gosford Park" ou quand la démonstration de style pousse le spectateur dans un ennui abyssal...
Une très belle distribution, des costumes et des décors somptueux, une mise en scène plutôt convaincante et pourtant... Rien n'y fait !
L'ensemble semble tout droit tiré d'une ennuyante photographie de la société anglaise aisée, sans panache et sans véritable intérêt. Évidemment, on pourrait,...
Publié il y a 1 mois par LoreleiXScorpio


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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tué deux fois, 29 janvier 2011
Par 
marialicia "améthyste" (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gosford park (DVD)
Robert Altman est le réalisateur de ce film relativement récent, sorti en 2001. Dans ce film d'époque (l'entre deux guerres), dans une atmosphère impressionnante d'un manoir anglais, lors d'un après midi et d'une soirée festifs, Altman brosse avec élégance une peinture fine de la société aristocratique et de la classe de ses subalternes.
Cette peinture est juxtaposée à une affaire policière. C'est une enquête à surprises que mènent, logiquement des policiers, mais aussi la gente des serviteurs et tout particulièrement une demoiselle nouvelle dans le métier de servante Mary (Kelly MacDonald), un brin courtisée par R. Park (Clive Owen).

J'invite mon lecteur à lire le commentaire de "LD", précieux et détaillé, elle a dit l'essentiel...je ne rapporterai rien de plus sur ce film, qui m'a beaucoup plu, ambiance anglaise oblige, mais aussi scénario à suspens et casting enthousiasmant.
Je dirai seulement concernant ce film qu'il a de nombreux points communs avec Les Vestiges du jour de James Ivory (époque identique, manoir anglais et horde de serviteurs hiérarchisés)...mais si Ivory met l'accent sur deux personnages principaux (Anthony Hopkins et Emma Thompson), ici Altman s'attache à croquer tous les personnages et les relations qui les lient.
Je disais que le casting est splendide et donc je rapporterai quelques noms parmi ces stars "Britishes" et également le nom des films qui me les ont fait aimer.

-Kristin Scott Thomas Le Patient anglais - Édition Spéciale , Il y a longtemps que je t'aime
-Michael Cambon et Tom Hollander Wives And Daughters [Import anglais]
-Jeremy Northam L'Honneur des Winslow
-Maggie Smith Chambre avec vue
-Richard E Grant The Scarlet Pimpernel Boxed Set [Import USA Zone 1]
La musique et les chants de salon sont très agréables, (chantés par Jeremy Northam).

Ambiance anglaise superbe. Filmé au duché de Nurthumberland

ne pas rater "un policier" qui est infiniment plus que ça !
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14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Révisons nos Altman (4), 21 février 2010
Par 
LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 10 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Gosford park (DVD)
Allez, un petit dernier pour la route. Dans la série Révisons nos Altman - (1) Coffret Robert Altman : The last show / Shortcuts (2) Cookie's Fortune (3) John McCabe - Gosford Park s'imposait. Car si l'on a considéré que The player et Short Cuts signaient son grand retour dans les années 90 et faisaient partie de ses tout meilleurs films, je crois qu'on n'a pas toujours mesuré à quel point c'était aussi le cas pour ce film de 2002, son dernier très grand.

Début des années 30. Dans une grande demeure anglaise, les invités à une partie de chasse arrivent, sous la pluie, comme il se doit. Les invités - membres de la famille ou pièces rapportées - s'installent, leurs domestiques se mélangent aux domestiques de la maisonnée. Les tensions se font jour, les mélanges se font, plus ou moins sans heurts, et puis... un meurtre. Sur ce canevas éprouvé qui ne manquera pas de rappeler Agatha Christie, le scénario brillant de Julian Fellowes se propose avant tout comme une récriture de La Règle du jeu de Jean Renoir. La déception de certains spectateurs est venue de ce que la résolution du meurtre semble de peu d'importance, qu'elle soit traitée avec désinvolture. C'est bien le cas, car pour Altman comme pour son scénariste, l'essentiel est ailleurs. Il s'agit bien d'un jeu de cluedo, mais d'un cluedo qui doit aboutir à la révélation de secrets et de troubles humains, pas à savoir si c'est le colonel Moutarde qui a fait le coup.

L'essentiel est bien tout d'abord dans l'exploration des rapports de classes, ici rendus dans toute leur complexité. Le cinéma britannique s'est souvent penché sur cette question mais le plus souvent en recentrant sur quelques personnages quand c'était le coeur du film (exemple typique, mais non exclusif de bien d'autres: The servant de Joseph Losey). Tout est dans Gosford Park: le mépris et la condescendance des uns, les stratégies d'évitement des autres, l'humiliation, mais aussi les rumeurs, le persiflage, l'ironie dont font preuve autant les maîtres que les valets, et qui donnent au film toute sa drôlerie, mais aussi son amertume. Tout est question de point de vue. Dixit Altman (in Positif n° 493): "D'emblée, nous avions décidé de ne montrer les privilégiés que lorsqu'un domestique est impliqué dans la scène. On n'irait jamais arbitrairement d'un aristocrate à l'autre. C'est la présence d'un domestique qui susciterait le début d'une scène; ou sa conclusion s'il quittait la pièce. De sorte que l'histoire se développe à travers des bribes d'informations, à travers les cancans parfois contradictoires des valets." Secrets de polichinelles et secrets enfouis profondément, révélations qui n'en sont pas et vérités qui finissent par éclater au grand jour: le scénario navigue de façon fort réussie des uns aux autres, car il sait donner une épaisseur aux personnages de domestiques en les montrant dans la variété de leur nature et de leurs attitudes. Autre grande réussite: la façon dont le mélange arrive à se faire, dont les faux-semblants peuvent finalement se trouver de tous les côtés. Pas de manichéisme dans cette façon d'envisager les maîtres et les valets: dans ce jeu de rôles, chacun sait lequel est le sien et où est sa place, mais le film s'ingénie à montrer que certains restent à leur place et d'autres non, que les usurpations et les mélanges existent, quoi qu'il arrive, que cette interaction est vitale.

Et c'est précisément là que se trouve la grande force de ce film, dans sa vitalité. Loin d'un James Ivory, Altman ne fait pas dans le conservatoire et ne fige pas son style. Certes, la reconstitution est fidèle et Altman a tenu à ce que les faits (décorations, us et coutumes) soient respectés, mais on n'est à aucun moment au musée Grévin. Fidèle à sa méthode, il promène ses caméras multiples dans cette demeure en faisant jouer tout le monde en même temps. Adepte des prises de son multiples et du mixage très fin des pistes sonores, Altman s'arrangeait pour que personne ne sache exactement qui était filmé à quel moment, tandis que tout le monde était enregistré pour le son. Il en résulte une incroyable impression de vie, les acteurs se retrouvant sur un plateau à la dimension d'au moins un étage de la demeure. L'espace de jeu est dégagé, et tout le monde joue sa partie en étant sur la brèche. Par ailleurs, Altman explique comment il a préparé ses acteurs, ce qui a eu une incidence sur la façon dont ils se sont comportés pendant le tournage: "J'ai eu une répétition complète pour les maîtres en présence de conseillers techniques. Ceux-ci avaient pas mal de choses à leur apprendre, notamment comment jouer au bridge. J'ai ensuite procédé de la même façon avec les domestiques. Résultat: ils se sont scindés en deux clans. C'était comme deux équipes de foot rivales, qui ne se mélangeaient pour rien au monde."

Les dialogues sont savoureux, les rythmes sont idéaux, la saveur des accents est sans pareille - adeptes de la VF, revoyez-le en VO au moins, cela n'a rien de rien à voir, je vous assure. Et que dire des acteurs... La fine fleur des acteurs britanniques (plus deux Américains parfaits chacun à leur manière, deux chiens dans un jeu de quille): Helen Mirren, Alan Bates, Michael Gambon, etc., et surtout Maggie Smith géniale dans son rôle de vieille pie persifleuse et Kristin Scott Thomas qui n'a jamais été aussi bonne en aristocrate un peu décadente. Des acteurs qui ont voulu tourner dans ce film pour leur plaisir, quel que soit l'épaisseur du rôle. Car ce qui ressort aussi de tout ce film, de son scénario à sa fabrication en passant par la méthode de réalisation d'Altman, c'est son côté foncièrement démocratique. S'il saisit aussi bien la décrépitude d'une caste au moment d'un tournant historique - les années 30 en Angleterre, ce sont les derniers feux d'un système aristocratique qui était décadent depuis la guerre - c'est aussi parce qu'il est lui-même habité par un mode de représentation qui refuse de hiérarchiser (ce qui ne signifie aucunement que le film ne soit pas construit, bien sûr, le montage n'ayant pas dû être une mince affaire pour arriver à ce résultat très décanté). Le fait que ce soit un réalisateur américain qui ait fait un des plus grands films récents sur l'Angleterre n'est lui aussi pas anodin. Mais c'est après tout le cas de plus d'un de ces films, ces Américains étant pour la plupart soit expatriés (Kubrick, cf. Barry Lyndon; Losey, cf. The Go-Between), soit comme dans le cas d'Altman des Américains qui ont toujours été de féroces critiques de l'Amérique. On sent d'ailleurs dans Gosford Park autant de tendresse que de sarcasme pour ce mode vie aristocratique qu'il épingle plus souvent qu'à son tour, et un goût pour rendre toute la richesse de cette langue et de ses accents.

J'ai laissé ce commentaire sur l'édition simple, seule encore disponible aujourd'hui. Image et son de bonne qualité, format cinémascope respecté. VOSTF et VF. L'édition 3 DVD étant épuisée, je ne mentionne le nombre considérable des bonus que pour ceux d'entre vous qui tomberaient sur une occasion correcte: plusieurs commentaires audio (d'Altman, mais aussi du scénariste, du chef décorateur...), documentaires et making-of, interviews des acteurs, dont Maggie Smith. Et surtout 15 scènes coupées, dont quelques unes délectables, et un portrait d'une heure d'Altman. Une édition fort riche, à préférer si vous la trouvez: Gosford Park - Édition Collector 3 DVD ou Gosford Park - Édition Collector 3 DVD. L'essentiel étant que vous vous régaliez du film, bonheur de tous les instants.

NB Début 2012, les éditions simples de Gosford Park et The Last Show ont été rassemblées dans un coffret Bac Films, peu onéreux : Coffret Robert Altman : Gosford Park / The Last Show.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un must-have et certainement must-see !, 30 janvier 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Gosford park (DVD)
L'histoire est à recommander pour son décor somptueux mais surtout, pour le déroulement quotidien montré ici en détail, de deux classes sociales opposées.
Kristin Scott Thomas joue remarquablement bien son rôle de Lady McCordle. Aussi Maggie Smith incarne à merveille la comtesse de Trentham (tante Constance). Helen Mirren est plus que parfaite dans le rôle de la parfaite "housekeeper": Mrs. Wilson. Dans le cardre magnifique d'une propriété anglaise, nous pouvons savourer ce qui se passe lors d'un week-end de chasse traditionel. Aussi bien dans les sous-sols ou les domestiques d'antan dévoués et capables courrent comme des fourmis et au rez-de-chaussée ou l'aristocratie d'antan s'ennui et passe les journées sans but.

Mon humour aigre à été comblé par cette presque satire !

Gosford Park a été présenté et récompensé dans de prestigieux festivals en 2002.
Il a obtenu 7 nominations (seul le scénario sera récompensé) aux Oscars et a valu à Robert Altman l'AFI, le golden Globe et le BAFTA du meilleur réalisateur.

Au début des années trente, dans une Angleterre fortement marquée par les inégalités de classe, une famille d'aristocrates avec à sa tête la maîtresse de maison, Lady Sylvia McCordle*, organise une partie de chasse au cours de laquelle son mari Sir William McCordle est retrouvé poignardé.
Cet assassinat va bouleverser l'ordre établi et révéler la complexité des liens entre les maîtres et leurs serviteurs.
L'inspecteur Thompson, peu zèlé mène l'enquête.

* Pour illuminer les tenues de Lady Sylvia McCordle dans Gosford Park, Kristin Scott Thomas a choisi de porter les bijoux créés par Mademoiselle Chanel en 1932. Ainsi, lors du diner elle porte le collier et les boucles d'oreilles "Fontaine", sertis de 550 diamants (87 carats) ainsi que le bracelet "Cosmos" qui compte 850 diamants (67 carats).
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27 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une fascinante plongée dans les rapports maitres-serviteurs, 3 décembre 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gosford Park - Édition Collector 3 DVD (DVD)
Faux-semblants, mensonges, trahisons : telles sont les habitudes des maitres dans la société anglaise du début du XX°siècle. Mais ils sont plus liés à leurs serviteurs que ce qu'ils croient...Les personnages sont magnifiques, qu'ils soient maitres ou serviteurs et le cinéaste prend plaisir à nous montrer le monde d'en haut, brillant et cynique, et le monde d'en bas où règne l'ordre implacable des gouvernantes et des majordomes. Chacun de ces mondes a sa hiérarchie et ses valeurs et lors d'une grande chasse tout va lentement se désorganiser. La belle apparence se fissure et les masques tombent à l'occasion de l'assassinat du vieux tyran qui régnait sur toutes et tous. Un chef d'oeuvre!
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Faux policier, 21 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gosford park (DVD)
Ce film est une perle. On s'attend à un crime genre "Agatha Christie", et finalement on a une critique sociale, une étude des mœurs de la "gentry" anglaise de l'entre-deux guerres.
Très bien.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Mortel week-end, 3 janvier 2012
Par 
Durand Sébastien (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gosford park (DVD)
Lors d'un week-end de chase en Angleterre, le maître de maison est assassiné (deux fois !). Le coupable est nécessairement parmi les invités ou les domestiques, deux mondes qui se côtoient sans se voir. À moins que...

Remarquable film de Robert Altman, filmé avec intelligence et avec une vraie conscience sociale (les acteurs jouant les domestiques ne sont par exemple pas maquillés afin de les rendre plus "réels", plus communs, que leurs maîtres). Car on n'est pas ici ni chez Agatha Christie (l'énigme policière, ce qu'on appelle de "whodunit" - qui l'a fait? - importe au final assez peu) ni chez James Ivory (il n'y a pas là le romantisme des Vestiges du Jour). Le scénario est sec, dur dans ses rapports stricts entre deux classes sociales, des castes, qui vivent côte à côte mais ne se fréquentent pas sauf... au lit ou lorsque l'un des protagonistes n'est pas celui qu'il semble être. Situé dans les années 30, l'action est bien celle d'un monde qui est condamné, sclérosé comme l'était celui de La Recherche du Temps Perdu de Proust quelques décennies plus tôt mais avec lequel le film d'Altman présente de nombreux points communs. Ainsi d'ailleurs qu'avec La Règle du Jeu de Renoir : les références prestigieuses abondent...

Le casting est de tout premier ordre, avec Maggie Smith et Kristin Scott Thomas en tête.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les sous-titres qui tuent !, 18 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gosford Park - Édition Collector 3 DVD (DVD)
J'adore ce film. Quelle classe. Absolument tout est cinq étoiles dans cette production. Par contre, en ce qui concerne le DVD lui-même, quel dommage qu'il soit impossible d'enlever les sous-titres français sur la version originale anglaise. Franchement, ça gâche un peu le plaisir. Je dois coller du papier noir sur le bas mon écran pour ne pas les voir !!!!! Sur une version collector luxe comme celle-là, c'est vraiment triste ! Le produit lui-même m'est parvenu rapidement et en excellent état. Le vendeur me paraît être très efficace et digne de confiance.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cours d'Angleterre, 14 décembre 2005
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gosford Park (Édition simple) (DVD)
Connaissez-vous la société anglaise. C'est celle de Sheakespeare. Avec les riches et les pauvres qui vivent dans des mondes parallèles, s'aiment et se déchirent, vivent sous le sceau de la culpabilité, du désir réprimé, des conventions qui protègent une société conservatrice, désuète où seul l'apparat, l'argent et le pouvoir ont place et forgent le respect.
Ajoutez une interprétation sublime en tous points, des silences, des conversations à peine audible, vous voilà en plein 19° siècle fait de mystères et de troubles.
Vous le découvrez ? Réjouissez vous. Vous croyez avoir tout saisi du premier coup ? Revoyez le, son charme est vénéneux.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 "Gosford Park" ou quand la démonstration de style pousse le spectateur dans un ennui abyssal..., 5 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gosford park (DVD)
Une très belle distribution, des costumes et des décors somptueux, une mise en scène plutôt convaincante et pourtant... Rien n'y fait !
L'ensemble semble tout droit tiré d'une ennuyante photographie de la société anglaise aisée, sans panache et sans véritable intérêt. Évidemment, on pourrait, à la rigueur, y voir une critique des rapports aristocrates/serviteurs, dans tout ce qu'ils comportent de complicité, d'humiliation et de dépendance. Mais là encore, il manque quelque chose d'indispensable : une vision acérée ou réaliste, peut-être même une pensée vraiment satyrique pour guider le fil de ces relations qui, a aucun moment, ne passionne.
Au milieu de cette flopée de personnages, pour la plupart plus fades les uns que les autres, dont les difficultés, les histoires de famille complexes et les lubies ne nous concernent absolument pas, nous attendons - en désespoir de cause - un meurtre qui tarde à arriver. Presque les 3/4 du film sont passés avant que l'intrigue ne démarre vraiment ! Et c'est un policier. Bien sûr ! Rien de choquant là-dedans, n'est-ce pas ?
Le problème tient au rythme narratif complètement brisé par d'éternels bavardages et des diners incessants... La complexité de l'intrigue et de trop nombreux personnages finissent par perdre le spectateur, dont le principal objectif sera de reconnaître qui est qui dans cette pseudo-enquête indéniablement ratée.
Heureusement, quelques bons acteurs - ceux qui ont hérité des meilleurs rôles -, parviennent à livrer quelques prestations intéressantes : Maggie Smith et Kristin Scott Thomas, en bourgeoises glaciales, arrivent en tête mais il faut reconnaître que Ryan Philippe ou Clive Owen, dans le style « ténébreux valets ambigus », ne s'en tirent pas trop mal non plus, échappant à cet austère massacre avec élégance.
Au final, Gosford Park ressemble davantage à un journal de cancans façon XXème siècle : une couverture qui présente bien mais des articles ennuyeux, superficiels et inintéressants.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 aristocratie anglaise, 4 février 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Gosford Park (DVD)
J'adore les films anglais, je ne suis jamais déçue.
Très bien interprêté, un meurtre qui n'est pas la pièce centrale du film, et pourtant un meurtre, la vie des employés de maison et des aristocrates. Un bijou.
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