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le 24 octobre 2010
Décalogue, 1, Un Seul Dieu Tu Adoreras :
Là, on atteint le grandiose. C'est le premier segment des 10 du décalogue de Kieslowski, on est déjà dans le sublime. Cette leçon de morale est un mystère, un pain de l'intelligence qui mérite d'être dégusté avec méditation, calme, sagesse, pour comprendre le suc de la vérité du christianisme, sa beauté, sa grâce. A travers l'histoire d'une relation père/fils (très bien interprétés, surtout le père), le réalisateur tente d'éclairer les mystères du christianisme : qu'est-ce que l'amour ? Qu'est-ce que l'âme ? Qu'est-ce que Dieu ?
La scène de la tante est magistrale, elle le définit par un acte que je laisse deviner. La scène finale est un bijou de mise en scène (l'ascenseur) et de symbolisme (l'encre). C'est un très grand film proprement indémontable, transcendé par la musique de Preisner. Il y a des plans d'une grandeur qui donne le frisson : le tableau qui "pleure", la "conversion" et le baptême. On est loin, mais très loin de la rigidité puritaine qu'on retrouve dans les films froids de Haneke. Là, on atteint vraiment le frisson de la cathédrale.

Décalogue 2, Tu Ne Commettras Pas De Parjure :
Un homme à l'hôpital, à l'agonie. Une femme qui l'aime... mais qui espère sa mort pour vivre avec son amant. En expiant sa haine sur le docteur qui finit par la raisonner, elle comprend qu'on peut aimer deux personnes. Le premier lui assure paix et assurance, le second... Elle préfère ne pas le dire. Elle admet que vouloir tout à la fois est orgueil. Mais cette épreuve seule qu'elle affronte lui permet cette révélation.
Or, elle attend un enfant. Le père n'est pas le mourant mais le bien-portant... Elle hésite. La scène de la mouche dépasse pour des siècles la moindre sophistication technologique des films de publicitaire.
Le dernier regard du docteur est un des plus beaux tableaux du cinéma. C'est une leçon de vie qui invite à nous interroger sur l'avortement. Certains, on le sait, ont été jusqu'à dire et écrire que l'embryon n'existe pas dans le ventre de sa mère que lorsqu'il est reconnu ou nommé. C'est le comble du nominalisme, le comble de l'irréalisme. Quant à l'homme de l'hôpital, il "revient de l'au-delà". Magistral.

Décalogue 3, Tu honoreras le jour du Seigneur :
Veille de Noël. Janusz joue le rôle de Saint Nicolas pour sa famille ; tout le monde est heureux. Puis, son ancienne maîtresse l'appelle pour l'aider à retrouver son mari, subitement absent. Après quelques hésitations, Janusz part à l'aventure, la nuit, à la recherche d'un mari... inexistant.
Ambiance dostoïevskienne, grand drame sur le sentiment, le don de soi, l'agape. Juste et grand.

Décalogue 4, tu honoreras ton père et ta mère :
Tout simplement magique. Jamais on n'avait exprimé avec plus de justesse au cinéma ce mystère de l'Agape. Ici, pas d'inceste de névrosé ni d'esthétique décadente, il n'y a que du sublime et de la vérité. Ce film est un vrai pain de l'intelligence et un modèle de rôle : Adrianna Biedrzy'ska, Janusz Gajos (déjà vu dans Trois couleurs - blanc) sont royaux. C'est le règne de la grandeur. On comprend que la relation d'amour dépasse le lien de chair et que l'adoption célèbre ce grand mystère. "Parce que je t'aime, parce que tu n'es pas ma fille."

Décalogue 5, Tu ne tueras point :
Un film dur, âpre, sale. Kieslowski s'arrête à la peine de mort, au sens du meurtre, à la question du mal et de son prétendu déterminisme. Il est difficile de ne pas se mettre à la place de ce jeune avocat. Les derniers moments du film sont très durs. C'est aussi l'éternelle question de la responsabilité : si, finalement, la peine de mort, ne serait pas aussi coupable que celui qui a tué. La loi du talion ne trouve plus grâce ici.

Décalogue 6, Tu ne seras pas luxurieux :
Elle est belle. Elle ne croit absolument pas à l'amour. Elle joue à l'artiste, à l'égérie... du sexe. Une sorte de Catherine Millet. Lui, jeune homme, postier, laitier, jumelles bien tenues, la caresse du regard lors de ses nuits folles, à l'autre bout de l'immeuble d'en face. Mieux, il s'amuse : il l'appelle sans jamais répondre, vérifie ses exaspérations, fruits du machiavélisme enfantin digne d'un voyeur. On pense à Body double de De Palma, à du Hitchcock parfois, ou au Le Voyeur de Powell... Un jour, il lui avoue tout. Forcément, elle le repousse... mais déjà commence une ébauche... de ce qu'elle n'a jamais connu dans sa vie : l'amour. De là, une véritable apocalypse du sentiment éclate. Très belle leçon de vie où ce n'est pas forcément la plus expérimentée qui gagne dans ce combat de vérité.

Décalogue 7, tu ne voleras pas :
Professeur, Majka décide de kidnapper son propre enfant à sa mère, directrice du lycée, qui s'est fait toujours passer pour la maman auprès de la petite fille pour cacher un scandale. A la fin du film, on ne sait qui est vraiment le voleur ou la voleuse... Kieslowski joue sur l'ambiguïté, maîtrise sa mise en scène au service de ce drame familial bien joué, poignant.

Décalogue 8, Tu ne mentiras pas :
Zofia est professeur d'éthique à l'université de Varsovie ; elle a refusé, pendant la guerre, d'être la marraine d'une petite fille juive, Elizabeta, qui, pense-t-elle, est morte. Or, un jour, une jeune Américaine, chrétienne, assiste a son cours. C'est Elizabeta.
Très beau film, très juste, avec un sujet très brûlant ; Kieslowski n'est JAMAIS complaisant, ce qui devient difficile, surtout aujourd'hui... C'est aussi un film sur le pardon, son sens surnaturel est ici très présent. Cela reste un bijou d'humanité, sans jamais nous servir le pathos dégoulinant auquel on peut être habitués...

Décalogue 9, tu ne convoiteras pas la femme d'autrui :
L'un des Kieslowski les plus difficiles. "L'amour est dans le coeur, pas entre les cuisses", lui confie-t-elle dès qu'il lui a avoué le verdict médical, son impuissance irréversible - ironie féroce car il est chirurgien... Il y a des scènes très fortes. On retrouve les thématiques du pardon qui transcende tout. La jalousie est à dépasser, même quand elle est légitime devant un adultère. L'adoption, remarque-t-on, sauve et régénère. Précieux drame, accompagné par du grand Preisner qui "prétend" être Van Den Budenmayer.
"L'amour est dans le coeur, pas entre les cuisses" avant d'ajouter "L'important, c'est seulement ce qui existe."

Décalogue 10, Tu ne convoiteras pas les biens d'autrui :
Le Kieslowski le plus haletant, comme un Hitchcock mais avec plus d'esprit - ici, les acteurs ne sont pas des pantins au service d'une intrigue ; ils vivent, surtout quand tout les dépasse.
Le point de départ du film repose sur l'idée de posséder. D'où vient cette envie impérieuse de posséder ?
Concert de hard rock. Premières paroles "tue ! tue ! tue ! Et sois adultère ! Et convoite la chair pendant toute la semaine !" ; Kieslowski passe de ce concert à un aquarium où des poissons morts flottent... à un enterrement où le "chanteur" du début (Zbigniew Zamachowski, déjà vu dans Trois couleurs - blanc), son walkman activé (avec sa propre musique) assiste avec son frère, gêné, à l'enterrement de leur père, philatéliste qui, pendant 30 ans, a collectionné des timbres très rares qui valent des millions...
Ils doivent retrouver un timbre perdu pour gagner la cagnotte. Ils oublient peu à peu tous leurs soucis quotidiens, "comme des enfants" pris dans cette chasse folle au timbre dans Varsovie... jusqu'à la révélation finale. Du grand art.
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le 29 février 2004
Ube oeuvre magistrale et puissante.
Petite remarque : par rapport à ce qui est indiqué sur la fiche amazon : il n'y a que la VO polonaise et le sous titrage francais, mais nullement de piste audio francaise.
0Commentaire31 sur 33 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 novembre 2005
Ces films d'une heure chacun m'ont profondément bouleversé. J'ai attendu longtemps ce coffret. Bouleversant, profond, simplement magnifique.
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La puissance visuelle et émotionnelle du "Décalogue" ne se dément pas, 20 ans après : cette oeuvre ambitieuse et parfaitement maîtrisée reste parmi les plus importantes du cinéma moderne, et sans doute l'un des chefs-d'oeuvre de Kieslowski.
Le coffret, en lui-même, est assez sobre, mais c'est très bien pour une telle oeuvre.
TRES recommandé à tous ceux qui voudraient voir un autre cinéma, et se laver un peu les yeux de ces choses affreuses et dénuées de tout talent dont on nous abreuve.
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Krzysztof Kieslowski était jusqu'alors un obscur cinéaste polonais connu pour son indépendance par rapport au régime oppressant. Des courts métrages et des films non distribués en France et grace à la télévision goutte à goutte on aura pu voir certains des films du Décalogue. Il s'agit de dix films de 55 minutes chacun, écrits en 1988, et prenant par dérision comme thème les dix commandements. Mais Kieslowski ne fait pas un film catholique donc polonais. Il se sert des commandements pour voir la marche du hasard et des doutes de l'être humain. La socièté polonaise est observée sans symbole, presque au niveau des faits divers. La solitude et l'espérance sont aussi présents. Cette découverte d'un cineaste au niveau de Bergman et d'Antonioni sera un choc en france et MK permettra plus tard la trilogie bleue, blanc, rouge. Cetet trilogie reprendra les thèmes déjà ici présents: l'absurde, l'amour, l'incompréhension, les paradoxes du monde et dominant le tout le doute profond qui habite ce cinéaste
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le 28 octobre 2009
J'ai découvert Le Décalogue il y a quelques années en l'empruntant. Pour qui aime le cinéma de Kieslowski, il m'a semblé indispensable de s'offrir Le Décalogue. Il y a un côté salvateur à se l'offrir. Cela peut sembler ironique de faire de la réclame pour obtenir un bien de consommation au vu du cinéma "moral" et humain de Kieslowski . Hé bien, justement !! Au vu du prix plus élevé que l'on accepte docilement de payer pour d'autres biens de consommations bien plus aléatoires et douteux , acquérir Le Décalogue n'est pas un péché :) Bien au contraire. Pour moi, les films de Kieslowski font partie de ces oeuvres qui nous permettent de sauver voire de restaurer notre âme. Et Le Décalogue est une réussite. Alors, pourquoi hésiter ?
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le 20 avril 2007
Krzysztof Kieslowski était un grand homme... un cinéaste hors-pair...Si vous en doutez encore... le Décalogue nous le confirme !!

Une pure merveille.... chacun des 10 films est percutant de réalité.. aucun n'est a jeter !

Ce coffret, je le garde jalousement sur mes étagères!
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le 2 juillet 2006
Ce coffret siege comme une icone dans ma dv thèque.

D'une pure et simple beauté il fait un vif clin d'oeil à tout notre culture judéo chretienne et nous emmene ,pour sa part, bien au-delà de ces frontières dérisoires......
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le 31 janvier 2011
Le «Décalogue» est une série fascinante, qui pose le problème des interdits de Dieu à l'homme, en soulevant toute l'ambiguité et la complexité qui en découlent. Après la projection, on reste longtemps en résonance, car le cinéaste s'est plu à composer des fins ouvertes, riches de questionnements, propices aux réflexions ou discussions profondes. Tourné avec une grande sobriété, avec des cadrages et des couleurs qui densifient le propos et la tension, le «Décalogue» est une oeuvre magistrale et universelle.
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le 28 novembre 2010
A voir et revoir tant ces dix films sont riches sur le fonds et sur la forme. Le coffret contient par ailleurs des compléments documentaires sur Kieslowski tout à fait intéressants.
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