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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Leone-Morricone-Eastwood, cocktail gagnant!,
Par Adrien Crepin "adriencrepin2" (Massy, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Bon, la brute et le truand - Édition Collector 2 DVD (DVD)
Vois-tu, internaute, le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont vu ce film, et ceux qui ne l'ont pas vu...En matière de western spaghetti, on ne fera jamais mieux que ça. C'est une course au trésor dans laquelle le Bon (Eastwood), la Brute (Van Cleef) et le Truand (Wallach) connaissent chacun un indice différent et font tout pour se doubler bien qu'ils s'associent par moments. Ce road movie à cheval va mener ces trois antagonistes au désert, à la potence, au front de la guerre de Sécession, à un camp de prisonniers nordiste et finalement au centre d'un cimetière où se trouve caché le fameux butin. le style Leone aura donc marqué des générations entières car il est assez violent pour l'époque, spectaculaire (on reconnait de suite les décors du sud de l'Espagne sur les thèmes sauvages d'Ennio Morricone). D'ailleurs en parlant de musique tout le monde sait chanter le thème principal et celui de Ecstasy of Gold durant lequel Tuco cherche la fameuse tombe comme un dément. le style est marquant également car il fait appel à un jeu d'acteur unique, où tout se passe dans le regard, surtout dans la scène finale du duel à 3. Bref ce cocktail portera toujours ses fruits : un Lee Van Cleef sadique, un Eli Wallach bourru et impulsif et un Clint Eastwood en anti-héros grande-classe. Et je ne parle pas des répliques qui laisseront une empreinte séculaire dans toutes les mémoires! Bravissimo! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
19 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Tuco : "Quand on tire, on raconte pas sa vie !!!",
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Bon, la brute et le truand - Édition Collector 2 DVD (DVD)
Enfin, une édition à la hauteur du film. Cette version longue se rapproche le plus de celle voulue par LEONE, c'est-à-dire de celle montrée à Rome et non de la version charcutée pour le marché américain. L'image et le son restaurés sont irréprochables. Quant aux bonus, ils regorgent d'anecdotes. Par exemple, Eli Wallach (Tuco) raconte comment il échappa 2 fois à la mort (décapitation et empoisonnement) pendant le tournage.Le monde est divisé en 2 catégories : ceux qui ont la version collector et ceux qui ne l'ont pas encore. Toi, tu la commandes!!! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
17 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un énorme classique !,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Bon, la brute et le truand - Édition Collector 2 DVD (DVD)
Réalisé en 1966, c'est à dire un an après "Pour quelques dollars de plus", "Le bon, la brute et le truand" est le prototype même du western-spaghetti : gros plans, visages burinés par le soleil et le temps, mal ou pas rasés, vastes étendues désertiques, villes fantômes...Le principal intérêt de cette édition vient du fait, outre la restauration resplendissante, que c'est la première fois que ce film est visible dans sa version intégrale, telle qu'elle a été voulue par Leone. Ajoutez à cela la composition de Ennio Morricone,l'interprétation sans faute de Clint Eastwood, Eli Wallach et Lee Van Cleef, et vous obtenez tout simplement l'un des meilleurs westerns-spaghettis visible à ce jour . Personnellement, ma préférence va plutôt à "Il était une fois dans l'ouest", mais bon, on ne va pas chipoter pour si peu de différences. Souvenez-vous seulement que cette édition collector 2 DVD ne vous laissera pas sur votre fin et que vous en avez pleinement pour votre argent. Si seulement un distributeur pouvait s'y intérésser de très près t nous faire l'immense plaisir de le ressoritr en salle, dans cette version, telle qu'on ne l'a jamais vu ... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
21 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
très bon western,
Par
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fan de sergio leone vous ne serez pas deçu sauf ombre au tableau si vous le passez sur grand ecran la qualite n'est pas au rendez vous mais il se laisse visionner le seul point noir et le non moindre c'est que des scenes ont été rajouté et le doublage français est différent je trouve cela assez génant de voir elli wallach parle avec une autre voix je pense que le probleme ne doit pas exister si on le regarde en anglais
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un grand classique mais édition pas toujours à la hauteur,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Bon, la brute et le truand - Édition Collector 2 DVD (DVD)
Sergio Leone n'a quasiment tourné que des classiques. Et dans sa série des Western, celui-ci est sans doute le plus complet, le plus "familial". Le scénario est solide, c'est l'histoire qui fait avant tout la qualité de ce film. Viennent ensuite le talent du réalisateur et des acteurs. Une édition DVD collector digne de ce nom était donc nécessaire.Si pour la restauration de l'image on est dans le correct, il y a en revanche un sacrilège incroyable : les scènes rajoutées n'ont pas le doublage originel ! En effet, Sergio Leone ne faisait pas de prise de son lors de ses tournages. Il y avait donc un doublage en post-production, soit par les acteurs eux-mêmes, soit par d'autres acteurs qui parlaient anglais ou français (et comme les français sont plus doués en doublage que les anglais, c'est pour cela que beaucoup vous conseilleront de regarder du Leone en français, moi je n'aime pas car je veux la vraie voix d'Eastwood), car peu des acteurs engagés par Sergio parlaient autre chose que l'espagnol ou l'italien. Du coup pour les scènes rajoutées, il n'y avait pas de piste son originelle et elle n'avait jamais été doublées... jusqu'à il y a quelques années. Donc pour Eastwood ça passe, on ne sent pas trop son âge, mais pour Eli Wallach, dans la scène où il retrouve ses complices dans la grotte, ou bien celle où ils se déguisent en yankees, sa voix a atrocement changée, elle est devenue nasillarde et enrouée, comme un gros fumeur... Un gros faux-pas, on aurait aimé pouvoir désactiver ces scènes donc... Au niveau du DVD de bonus, c'est par contre de la qualité, c'est très complet, très intéressant. Il manque juste à l'édition un CD de la bande originale, c'est dommage. En espérant qu'une édition bluray permettrant le changement entre version avec scènes non-doublées ou non. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Trés lent !,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Bon, la brute et le truand - Édition Collector 2 DVD (DVD)
Les Western ne sont pas mon truc, mais je voulais en posséder au moins un "culte". J'ai choisi celui-ci et j'avoue que j'ai eu du mal avec la longueur. J'ai eu du plaisir à revoir Lee Van Cleef, charismatique comme à son habitude, et Clint Eastwood, avant l'inspecteur Harry, tout jeune débutant. Les paysages, bien qu'arides, sont superbes, et la musique d'Ennio Morricone nous berce par son originalité.Mais au jour d'aujourd'hui où la surenchère d'images/minutes, nous bourre le cerveau de scènes rapides, ce film, où chaque seconde est partagée avec le spectateur, devient pesant. Il ne faut pas être fatigué quand on veut le regarder. C'est un film culte, soit, mais je n'en ferais pas grand étalage car la longueur de chaque prise m'a tuée ! Donc restons sur une fin positive, eut égard à tous les cinéphiles qui l'ont aimé, en reconnaissant que les acteurs sont très bons, chacun mettant sa personnalité pour créer un personnage à l'image de son surnom, jouant du regard et de sa démarche pour nous envoûter et nous captiver. C'était le style d'une époque aujourd'hui révolue, et c'est sans doute bien dommage... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un avis mitigé ...,
Par Blue "Blue" (France) - Voir tous mes commentaires
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Bon, la brute et le truand - Édition Collector 2 DVD (DVD)
La restauration du film est impeccable que ce soit au niveau de l'image que du son. Et c'est un grand plaisir de pouvoir visionner ce film dans cette qualité (à defaut de ne l'avoir vu sur grand écran). Les bonus du deuxième DVD sont très intéressants également.Mais comme les autres évaluations l'on bien décrite, le problème ce situe au niveau de la VF des scènes rajoutée. Si ces scène permettent de voir le film dans sa vrai continuité, malheureusement les doubleurs de l'époque n'étant plus de ce monde, ceux choisis ont vraiment une voix trop différente ... De plus la qualité du son de ces scènes me laisse perplexe. Heureusement que la VO (english) rattrape tout cela grâce à la participation de Clint (Eastwood) de et d'Elie (Wallach), même si leur voix ont "muries" cela reste moins éloigné que la VF. Je suis donc assez mitigé sur l'avis à donner sur cette version DVD de ce chef-d'½uvre ... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Aucun souci pour cette version restaurée,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Bon, la brute et le truand - Édition Collector 2 DVD (DVD)
Pas la peine de rappeler ce que tout le monde sait: il s'agit d'un chef-d'oeuvre.Du côté du dvd, rassurez vous, les voix en francais sont celles de l'anciennne VF (sauf pour les scènes inédites), alors que le son et l'image sont desormais parfaits grâce à la restauration. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Produit incorrect,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Bon, la brute et le truand - Édition Collector 2 DVD (DVD)
Il est évident que Sergio Leone est un génie, ect, seulement ceci est un site d'achat par internet, et donc ma réclamation ne se situe pas à un niveau cinématographique, mais plus prosaïquement au support, c'est-à-dire, concrétement à l'édition. Il n'est pas normal de recevoir je ne sais quelle "special edition" en allemand, lorsque l'on a commandé l'édition "collector". Je veux bien qu'il puisse y avoir confusion, étant donné que les deux éditions appartiennent à la Metro Goldwyn Mayer, mais la moindre des choses, quand le client n'est pas amené à se confronter directement au produit, c'est, pour l'expéditeur, de vérifier le contenu (je n'ose prétendre à une arnaque qui me semblerait bien trop mesquine), par décence et par respect.
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5.0 étoiles sur 5
Au cimetière de Sad Hill !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Bon, la brute et le truand - Édition Collector 2 DVD (DVD)
Sorti en 1964 et réalisé par Bob Robertson avec Clint Eastwood et John Wells, 'Pour une poignée de dollars' eut à l'époque un énorme succès en Europe avant même que l'on y apprenne qu'il s'agissait en fait d'un film de cow-boys germano-italien mis en scène par l'italien Sergio Leone avec la collaboration d'un simple acteur de télévision américain alors inconnu en Europe et de l'italien Gian-Maria Volontè.Sergio Leone (1929-1989) fut le fils du metteur en scène Vincenzo Leone (surtout connu pour ses nombreux films muets, puis mis sur la touche par les fascistes durant toutes les années 30 et qui ne put faire son come-back qu'après la guerre) et de l'actrice Bice Walerian (qui s'arrêta de tourner après la naissance de son fils unique). Nourri au cinéma américain, il entra après la guerre dans l'industrie cinématographique en tant qu'assistant-réalisateur, faisant ainsi son apprentissage dans une trentaine de longs-métrages dont quelques superproductions surtout américaines qui se tournèrent alors à Cinecittà, dont 'Quo vadis ?', 'Hélène de Troie', 'Ben-Hur', 'Les derniers jours de Pompei' et 'Sodome et Gomorrhe', ce qui lui permit de réaliser ensuite son propre péplum et tout premier film en 1961, 'Le colosse de Rhodes', avec déjà un acteur américain, en l'occurrence Rory Calhoun, surtout connu pour ses rôles dans des westerns. En 1963, des producteurs lui proposent de tourner justement un western. Très marqué par 'Yojimbo', un film de samouraïs d'Akira Kurosawa sorti en 1961 (en 1960, l'américain John Sturges s'était déjà inspiré, avec le succès que l'on sait, d'un autre film de samouraï de Kurosawa pour réaliser 'Les sept mercenaires', qui révéla Steve McQueen) avec Toshiro Mifune dans le rôle de Sanjuro, un justicier solitaire et blasé qui arrive dans une petite ville troublée par la lutte entre deux clans adverses -celui d'un brasseur de saké et celui d'un marchand de soie (c'est le coloris local)- qui cherchent à la contrôler (à la fin du film, Sanjuro -qui lui aussi connaîtra une seconde aventure cinématographique dès l'année suivante- quitte Manome dans le vent et la poussière, aussi solitaire qu'au début du long-métrage), décide d'adapter ce film japonais, en négligeant toutefois d'en négocier les droits (d'où un procès qui permit finalement à Kurosawa d'obtenir les droits de distribution de 'Pour une poignée de dollars' pour tout l'Extrême-Orient -où il obtint également un considérable succès- et même une partie de l'argent que rapporta le film de Leone dans le reste du monde ; c'est d'ailleurs à cause de ce procès que le film de Leone ne put sortir aux Etats-Unis qu'en 1967, autrement dit après les deux autres volets du triptyque de 'L'étranger sans nom' sortis en 1965 et en 1966, et qu'il n'y eut guère de succès). A noter : en 1996, le réalisateur américain Walter Hill signa un second remake du film de Kurosawa sous forme d'un violent polar urbain situé dans l'Amérique des années 30 et titré 'Dernier recours', avec Bruce Willis dans le rôle de 'John Smith' coincé entre des Italiens et des Irlandais au temps de la prohibition Réalisé à Rome (pour les intérieurs), dans les environs de Madrid et à Almeria (pendant que les Allemands tournaient les extérieurs de leurs westerns choucroute -les 'Winnetou', 'Old Shatterhand' et 'Old Surehand'- en Yougoslavie et donc juste en face, les Italiens préférèrent aller tourner les leurs de l'autre côté de la Méditerranée) pour une poignée de dollars (200.000 en l'occurrence) et dans des décors de récupération (ceux d'un 'Zorro' espagnol qui venait d'y être mis en images), cette première aventure de l'homme sans nom (encore que dans ce premier volet il s'appelle en fait Joe, dit 'le gringo') se déroule dans le village de San Miguel, après la guerre de Sécession, où deux clans rivaux rançonnent les habitants et sèment le désordre jusqu'à ce qu'un aventurier de passage, y mette, après quelques sanglants duels, bon ordre. Après ce premier essai d'une facture encore assez classique, dont le scénario tiendrait sur une feuille de papier-toilette, et qui ne vaut vraiment que par le charisme de Clint Eastwood (34 ans au moment du tournage) et la musique de Dan Savio (le pseudo d'alors de Morricone), Sergio Leone, fort du succès international de son film, met quelques petits plats dans les grands et signe en 1965 pour $600.000 une ½uvre un tout petit peu plus ambitieuse (qui nécessita peut-être deux feuilles de papier-toilette) en mettant en scène, à nouveau entre l'Italie et l'Espagne, 'Et pour quelques dollars de plus' : l'aquilin Lee van Cleef, dit 'le Colonel' (révélé en 1952 par 'Le train sifflera trois fois'), est un chasseur de primes bénéficiant d'un arsenal assez étonnant (ses moyens guerriers allaient être encore plus affinés dans les 'Sabata' de Frank Kramer/Gianfranco Parolini entre 1969 et 1971), qui fait concurrence à Clint Eastwood, dit 'le Manchot' (mais qui ne l'est pas tant que cela et qui a conservé sa garde-robe du film précédent, cigarillo inclus), tous deux étant aux trousses du massacreur Gian-Maria Volontè, dit 'El Indio' (après ses débuts en méchant d'anthologie, celui-ci allait très vite devenir l'équivalent italien d'Yves Montand, un acteur avant tout engagé qui s'illustra dans nombre de productions italiennes très politiques), qui compte parmi ses hommes l'inquiétant Klaus Kinski, dit 'le Bossu' (qui allait retrouver Volontè en 1966 pour l'excellent 'El Chuncho' de Damiano Damiani), et qui se prépare à cambrioler l'inexpugnable banque d'El Paso... Le film devint le plus grand succès de l'histoire du cinéma italien, loin devant 'La dolce vita' de Fellini... Et comme on ne change pas (trop) une équipe qui gagne et un sujet qui rapporte (gros), les mêmes (ou à peu près) se réunissent une dernière fois en Italie et en Espagne pour l'ultime volet de la trilogie de 'L'homme sans nom'. Un budget de $1.300.000 (dont la moitié est apportée par 'United Artists' -désormais les Américains sont dans le coup-), pour un film de 160mn (le premier dure 100mn et le deuxième 130mn) qui ne compte plus que des vedettes US, permet la sortie en 1966 du volet le plus abouti de la saga : Pat Hibulaire et ses mines sont au rendez-vous (c'est à une véritable cour des miracles que nous avons droit cette fois-ci) pour ce très peu élégant ballet de mort orchestré sur fond de guerre de Sécession : Clint Eastwood, dit 'Blondin', est un chasseur de primes doublé d'un escroc, lié à Eli Wallach, dit 'le Faux-Jeton' (le célèbre acteur américain est tout simplement époustouflant dans ce rôle et remettra d'ailleurs le couvert en Italie en 1968 dans 'Les quatre de l'Ave Maria' aux côtés de Terence Hill et Bud Spencer), un hors-la-loi recherché qu'il remet régulièrement aux autorités afin de pouvoir toucher la prime afférente et qu'il libère à chaque fois juste avant que celui-ci ne soit pendu pour fuir avec lui ; ensemble ils vont croiser le chemin de Lee van Cleef, dit 'Blue Eyes', un dangereux aventurier sur la piste d'un gros magot (de l'or volé par les Nordistes aux Sudistes) dont les trois hommes, parfois côte à côte, parfois face à face, vont tenter de s'emparer, tout en naviguant d'un camp à l'autre selon leur intérêt du moment... Ça c'est la partie classique de l'histoire, mais cette fois-ci, grâce à un budget quand même autrement plus conséquent, Sergio Leone va introduire une pincée d'histoire dans son film et montrer l'horreur de la guerre et son gâchis d'hommes (n'oublions pas qu'avant sa mort, il avait prévu de faire un film sur le siège meurtrier de Stalingrad) et notamment -ce que les Américains n'avaient encore jamais fait eux-mêmes- un camp de prisonnier/concentration nordiste. Un peu d'histoire donc, un peu d'humour aussi et quelques éléments de scénario assez subtils (pour la première fois) font du film le plus intéressant et convaincant volet du triptyque. Ce furent les débuts -spectaculaires- de Sergio Leone et de son ancien camarade d'école Ennio Morricone (sans lequel les westerns de son compère n'auraient jamais eu l'importance qui est la leur : son mélange musical d'instruments classiques avec des ch½urs, des sifflements, des coups de fouet, des cloches, des guimbardes, des castagnettes et autres accessoires fut le ciment qui fait durer aujourd'hui encore l'attrait des films de Leone), un mélange de tragédie antique et de commedia dell'arte peuplé d'escrocs et de crapules, d'imbéciles et de poltrons (aux délicates tronches édentées inondées de sueur et aux rires gras) s'animant autour d'un héros crépusculaire directement inspiré par le personnage du 'westerner' granitique joué par Randolph Scott (alors l'un des acteurs les plus riches d'Hollywood et qui venait de se retirer après 'Coups de feu dans la sierra' de Sam Peckinpah) dans les westerns de Budd Boetticher ('Sept hommes à abattre', 'L'homme de l'Arizona', 'Le vengeur', 'L'aventurier du Texas' et 'La chevauchée de la vengeance'). Ensemble, ils donnèrent naissance et ses lettres de noblesse à un genre, le western spaghetti-paëlla, qui eut encore bien plus de succès que son concurrent germano-autrichien (avec également des acteurs américains comme Lex Barker ou Stewart Granger), le western choucroute-kartoffel, qui triomphait alors également sur nos écrans. En 5 westerns, Leone imposa un type de héros particulier (un anti-héros en fait avec du panache, laconique et mystérieux, solitaire et violent) et une autre manière de mélanger les images et le son (et pas seulement la stricte musique), définissant ainsi une nouvelle grammaire visuelle reposant sur de très longs gros plans provocateurs alternant avec des prises de vues panoramiques spectaculaires, redonnant ainsi sa vitalité à un genre moribond. Sanglant et parodique, cynique et amoral, réaliste et violent, le western spaghetti allait permettre à de nombreux acteurs italiens de percer (ainsi Gianni 'Sartana' Garko, Giuliano 'Ringo' Gemma, Terence 'Trinita' Hill, Franco 'Django' Nero, Gian-Maria 'El Chuncho' Volontè), mais aussi à des acteurs étrangers soit 'has been', soit cantonnés jusque là aux seconds rôles, de devenir ou redevenir des vedettes (ainsi le cubain Tomas 'Cuchillo' Milian ou l'allemand Klaus 'Loco' Kinski et les américains Charles 'L'homme à l'harmonica' Bronson, Yul 'Sabata également' Brynner, James Coburn, Jack Elam, Henry 'Beauregard' Fonda, Karl Malden, Jack Palance, Burt 'Navajo Joe' Reynolds, Lionel Stander, Rod Steiger, Woody Strode, Lee 'Sabata' van Cleef et Keenan Wynne notamment, sans parler des français Jean-Louis 'Silence' Trintignant et Jean-Philippe 'Le spécialiste' Smet). Quant à Ennio Morricone, il eut lui aussi très rapidement quelques émules parmi lesquels les frères Guido et Maurizio de Angelis qui signèrent les musiques des westerns parodiques du duo Hill/Spencer. Si vous aimez les spaghettis au sang, que vous avez pris la peine de ne pas vous raser et que vous êtes encore couvert de la poussière de la rue, rangez donc votre long manteau, chassez les mouches et passez à table : la recette est indémodable et toujours encore goûteuse (d'ailleurs les Américains ne s'y sont pas trompés, puisque, dans les années qui suivirent, ils se mirent eux-mêmes à produire des westerns beaucoup plus sombres, réalistes et violents -'La horde sauvage' de Sam Peckinpah est sorti en 1969- ; et même aujourd'hui un réalisateur comme Quentin Tarantino ne fait jamais que reprendre strictement les mêmes recettes) ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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