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le 13 août 2012
Trois films de légende : "Marius" est tourné en 1931, "Fanny" en 1932 et "César" en 1936. Les deux premiers films ne sont pas réalisés par Marcel Pagnol, mais respectivement par Alexander Korda (réalisateur anglais) et Marc Allégret. Néanmoins, pensés, écrits et dialogués par Pagnol, ils lui appartiennent corps et âme.
"Marius" est l'un des premiers films du cinéma parlant français, et par extension son premier grand (immense) succès.
Ce très beau coffret offre de nombreux bonus : Enregistrement audio de Marcel Pagnol revenant sur la genèse théâtrale des films (60' pour "Marius", 18' pour "Fanny", 10' pour "César"), Bande-annonce d'époque des films. Un quatrième DVD propose un documentaire : "Autour de la trilogie : série d'entretiens" (70'), ainsi qu'une galerie photos des 3 films et de leurs tournages, une galerie d'affiches et du matériel promotionnel d'époque, des critiques d'époque et un Lien Internet.

Le matériel a incontestablement vieilli. Le son est très mauvais et, même restaurés ici en version DVD, les films accusent une usure de taille. Mais cela fait aussi partie de leur charme. J'ai peur qu'une hypothétique version blu-ray trop aseptisée vienne un jour leur enlever leur authentique vieillesse. La "Trilogie Marseillaise" doit aujourd'hui se regarder et se savourer comme un parfait témoignage historique, à la fois cinématographique, géographique et sociologique. Le Marseille des années 30 est à des années lumières du Marseille actuel. Il est méconnaissable, antique, quasi-médiéval. Le grain de l'image, son tremblement, son cadre étriqué en 4/3 (pas la peine d'espérer voir de vastes vue de la cité phocéenne), la musique de Vincent Scotto, le son étouffé et parfois inaudible de certaines scènes, tout participe afin de faire corps avec l'aspect historique de l'ensemble.

On l'a dit et redit, mais tout le sel de cette trilogie se joue dans les dialogues et l'interprétation des acteurs. La mise en scène est basique et théâtrale (on n'est pas chez Orson Welles, qui admirait pourtant Pagnol et vénérait Raimu !). Normal, puisque les deux premiers films adaptent les pièces de théâtre de leur créateur, jouées par les mêmes acteurs.
Les scènes d'anthologie et les répliques cultes abondent. Impossible de s'en lasser. Seuls ceux qui n'ont jamais vu ces films s'amusent à les critiquer.
Tout n'est pas parfait, y compris dans l'interprétation. Certains acteurs sont ainsi écrasés par les têtes d'affiche et dissonent complètement : Raimu, Charpin et Alida Rouffe sont éblouissants. Ils ne jouent pas la comédie mais vivent leurs personnages, hauts en couleur et d'une mauvaise foi authentique ! Pierre Fresnay et Orane Demazis tirent leur épingle du jeu en parvenant à faire vieillir leur personnage au fil du récit. André Fouché, qui joue Césariot, est par contre assez terne, et Robert Vattier ("Mr Brun") surjoue à la folie... D'autres acteurs jouent un rôle différent selon le segment. Edouard Delmont est au départ le quartier-maître de la "Malaisie", le bateau qui embarque Marius, mais il devient docteur dans les films suivants... D'autres sont interchangeables : Paul Dullac (Escartefigue) est remplacé par Auguste Mouriès sur "Fanny", mais interprète de nouveau le personnage dans "César"... Les incohérences chronologiques abondent, ce qui se justifiait à l'époque par le fait que le troisième film sortait quatre ans après le second, et que le public ne se souvenait pas de certains détails (aucune possibilité de revoir les films entre temps, en ces temps reculés !). Ainsi, si dans le scénario 20 ans s'écoulent entre "Fanny" et "César", Marius, qui avait 23 ans au départ, n'en a pas encore 40 à la fin...
Néanmoins, malgré tout cela, malgré le temps et l'usure, malgré la fluctuance de l'interprétation et les incohérences du script, la magie opère inexorablement. Chaque été je regarde la trilogie. Et à chaque fois je ris et je pleure, et pas forcément sur les mêmes scènes. Chaque été je retrouve ces personnages, et je me dis qu'ils m'ont cruellement manqués. Chaque été je recommence cette histoire, et je reste époustouflé par l'interprétation des acteurs principaux, plus vrais que nature. Et puis, il y a la toile de fond. Pagnol creuse un sous-texte sociologique digne des grands écrivains, qui donne du corps et de la texture au récit, soulevant les pires travers de l'opinion publique, et qui achève d'élever notre "Trilogie Marseillaise" au rang de témoignage inestimable de son époque.

Alors, si le temps use ces trois films aussi sûrement que la mer sur les galets, attestant de la disparition de tout un univers régional, il n'a aucune emprise sur la puissance émotionnelle et la richesse de leur écriture. Tout comme les grands romans des siècles passés, leur force est éternelle...
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 25 février 2015
De Pagnol, je ne connaissais guère que les mémoires d'enfance et d'autres films hors de la trilogie marseillaise. C'est donc avec un immense plaisir que j'ai vu l'ensemble de ces trois films pour la première fois et de manière continue cette année. Je n'ai vraiment pas été déçu du voyage marseillais que m'a fait subir Pagnol. Les personnages de cette trilogie et leurs interprètes sont entrés dans la légende du cinéma. Ce qui m'a plutôt surpris c'est le classicisme de ces films dont le ressort dramatique les places dans la droite lignes des pièces de théâtre du temps des moralistes et des tragédiens du XVIIème siècle. Regardez Pagnol avec l'oeil de Racine et l'oeil de Molière et vous verrez des peintures de moeurs et une tragédie qu'ils n'auraient pas reniés. C'est très fort.
Très beau coffret de trois films vraiment à voir avec des personnages très forts car très humains.
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le 17 octobre 2014
Il n'y a rien de mieux que les originaux ! Je ne me lasse pas de regarder et d'écouter les dialogues.
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TEMPLE DE LA RENOMMEEle 15 juillet 2006
MARSEILLE -- Le bar de la Marine - Marius est un jeune homme que la mer exalte. Il aime son père César, bourru et bonhomme, il aime aussi la petite Fanny qui vend des coquillages devant le bar de César. Depuis son enfance, l'envie de courir le monde l'enflamme. Il lutte contre sa folie. Il ne veut pas abandonner son père qui en mourrait peut-être de chagrin, ni la petite Fanny qui ne pense qu'à lui. Et pourtant la mer est là Marius est parti sur "La Malaisie", abandonnant le vieux César, son père, et Fanny, sa fiancée, qui porte leur enfant. Panisse, un brave homme, épouse Fanny et adopte le petit Césariot qu'il aime comme un fils. Mais un jour, Marius revient... Fanny, abandonnée par Marius, épouse Panisse qui adopte Césariot, l'enfant de l'amour, et l'élève comme son fils. Aujourd'hui, Césariot est adulte et Panisse se meurt. Fanny révèle la vérité à son fils qui décide alors de partir à la recherche de Marius, son père. La première trilogie du cinéma dans sa version originale restaurée... Celle de Raimu, le vrai Marius! Oubliez Hanin, CMF DVD vous offre ici le grand plus chef-d'oeuvre marseillais, son bar de la marine, son vieux port, ses acteurs inoubliables, une interprétation inégalable, des expressions idiomatiques marseillaises que l'on entend encore chez les aînés et tout ceci joué avec un vrai accent. Les films ont des bonus (bandes-annonces d'époque, filmographie et biographie de Marcel Pagnol et un enregistrement audio inédit de Marcel Pagnol revenant sur la genèse théâtrale et cinématographique de Marius (60 minutes) de Fanny (18 minutes) et de César (10 minutes). Un coffret que tout marseillais (tout provençal!) se doit de posséder...
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Raimu hors du temps. Cette Trilogie est et restera un Must pour tout cinéphile. A voir et revoir et revoir encore
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le 15 septembre 2015
Mais le prix est scandaleux et dissuade de l'acheter même pour Pagnol.
Dommage car il y a longtemps que je souhaite m'offrir la trilogie originale.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 22 décembre 2015
INOUBLIABLES CES TROIS FILMS DES ANNEES TRENTE....MARCEL PAGNOL REALISE LA SON CHEF D OEUVRE AIDE D UNE INTERPRETATION MAGISTRALE DE TOUT LE CASTING....MARSEILLAIS...AIDE PAR LE FABULEUX TOULONNAIS RAIMU ET ...L ALSACIEN PIERRE FRESNAY SENSATIONNEL.....
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le 10 mai 2014
Bonjour,
j'adore ce film ,
juste 1 question pourquoi neuf 89 euros et d'occasion 213 euros ? une erreur de frappe?

je le recommande au amoureux de Pagnol
Cordialement
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le 12 août 2014
Que dire de plus sur ses oeuvres, tout et tous sont parfaits, l'histoire émouvante et l'époque qui nous laisse des regrets, car loin maintenant de notre réalité actuelle.
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Cette trilogie traduit fidèlement l'oeuvre écrite de Marcel Pagnol. Truculences, drames de l'ego quand abandonné à l'orgueil, il s'aveugle. Marius est poignant, Fanny l'est encore plus à la faveur du retour de Marius, en escale à Marseille. César est moins trépidant. Il s'agit d'une synthèse heureuse des deux premiers mouvements.

A écouter rien que pour le plaisir. C'est beau, tout simplement humain.

La scène du jeu de cartes dans Marius : "tu me fends le coeur" est d'anthologie... Si l'on ne peut plus tricher entre amis, on ne joue plus aux cartes." Quel esprit ce Raimu !

Je regrette que la jaquette de cette trilogie ne se soit pas inspirée des affiches de cinéma dessinées par Albert Dubout Albert Dubout : Le Fou dessinant dont la plus aboutie me paraît être celle illustrant "Fanny".
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