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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Une belle occasion ratée, 7 août 2012
Par 
Eliacin - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Grande Duchesse De Gerolstein (CD)
Il y a de très bonnes choses dans cette Grande-Duchesse et aussi, malheureusement, de très mauvaises.

La faute en revient surtout à la direction d'orchestre, et aux choix artistiques en général. De la part de René Leibowitz, ce grand musicien et chef accompli, c'est une déception, car il a aussi signé à la même époque deux brillants enregistrements d'Orphée aux Enfers et de la Belle Hélène, qui furent considérés comme des références en leur temps.

Mais comment accepter, ici, ces coupures effroyables qui défigurent les morceaux parfois les plus simples ? Comment s'accommoder de tempi parfois aberrants ? Comment ne pas s'irriter des innombrables décalages, bafouillages et imprécisions multiples qui seraient acceptables dans un live, mais pas dans un enregistrement de studio ?

Les dialogues ne sont pas trop mal dits, mais ils sont eux aussi très coupés, au point de rendre l'action incompréhensible - caractéristique hélas partagée par beaucoup des intégrales de l'œuvre.

L'accent anglo-saxon de John Riley en général Boum est tout à fait acceptable, mais le chanteur est un peu fruste. C'est dommage, car le timbre de ce baryton par ailleurs totalement inconnu est intéressant et l'incarnation convaincante.
L'autre étrangère de la distribution, la polonaise Eugenia Zareska n'a, du moins quand elle chante, quasiment pas d'accent, et c'est une vraie mezzo-soprano, plus à l'aise dans le registre grave (très sollicité dans cette partition, ça tombe bien) que dans l'aigu. Elle incarne une Grande-Duchesse jeune, élégante, un peu froide, avec sans doute plus de classe que de gouaille.
Le Fritz d'André Dran a de la vaillance à défaut de gaieté.
Jean Mollien chante très bien un Prince Paul lui aussi totalement dénué de sourire, et l'excellent Puck de Georges Lacour complète un trio des conspirateurs de bonne tenue.
Saluons aussi l'inconnue Gisèle Prévet, voix fraiche et fine musicienne, la meilleure Wanda de la discographie - mais Wanda est un rôle bien secondaire.

C'est aussi cela qui dessert cet enregistrement: mis à part quelques moments très réussis (l'ouverture, le finale "À cheval, à cheval", le trio bouffe déjà cité) il y manque trop souvent un ton, une légèreté... bref, il y manque Offenbach.

Parmi les "plus" incontestables, une prise de son stéréo éblouissante, qui met superbement en valeur les voix des chanteurs et également un très bel orchestre (Pasdeloup), peut-être un peu trop fourni. Quel dommage qu'on n'ait pas pris le temps de mieux soigner cet enregistrement, et que René Leibowitz ne se soit pas montré, pour une fois, à la hauteur de la situation...

Une belle occasion ratée...
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