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Les versions prestigieuses du Winterreise ne manquent pas : Hotter/Moore, Fischer-Dieskau/Moore, Fischer-Dieskau/Brendel, Goerne/Johnson, Hampson/Sawallisch, Haefliger/Dähler, Pregardien/Staier, Ludwig/Levine, pour ne parler que de celles que je connais bien.
Celle-ci réunit deux noms immenses et elle constitue une deuxième tentative pour le chanteur comme pour le pianiste. Mais que nous apporte-t-elle exactement de nouveau ?
D'abord il s'agit d'un enregistrement de concert et cela se sent : la concentration et l'unité, la continuité, sont extrêmes ; le recueillement est absolu. La prise de son, en revanche, est un peu étouffée : il a fallu réduire les bruits liés au concert.
Ensuite l'accord entre le pianiste et le chanteur est exceptionnel. Brendel, qui peut être parfois un peu démonstratif, joue ici avec une simplicité et une humilité absolues : il accompagne et sert le chant de Goerne dans ses moindres inflexions (c'est, en un sens, l'un de ses plus grands disques). Ecoutez " Auf dem Flusse " ou " Frühlingstraum " et vous saurez ce qu'accompagner veut dire : d'une totale discrétion, Brendel prépare pourtant, suscite et soutient chaque phrase du chanteur. Du coup, le génie de Goerne s'épanouit pleinement aussi bien dans l'exercice de sa puissance (quelle incroyable voix ! toujours pleine et ronde jusque dans la violence) que dans celui de sa sublime et caressante mezza-voce. Ecoutez encore " Frühlingstraum ", je vous assure qu'il y a de quoi être réellement saisi et ému : à la légèreté, à l'insouciance des strophes 1 et 4 succèdent la noirceur et la violence magnifique des strophes 2 et 5, puis la douceur bouleversante des strophes 3 et 6. Ecoutez le dernier vers, " Wann halt' ich mein Liebchen im Arm ? " : l'avez-vous déjà entendu chanté avec une telle douceur, un tel dépouillement ?
Cette version, qui est tout entière au service de l'œuvre et non des interprètes, est donc d'une qualité exceptionnelle et elle prend assurément sa place parmi les meilleures que je connaisse. A titre personnel, je serais même tenté de dire qu'avec celle de Haefliger/Dähler (qui est totalement différente puisque Haefliger est un ténor et que Dähler joue du pianoforte), c'est celle qui me touche le plus.
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le 11 mai 2016
A chaque fois que j’embarque pour ce triste voyage avec de grands artistes comme ces deux-là, diseur et pianiste, moi, qui ne comprends pas un mot d’allemand, je suis ému en pensant à la destinée de ce pauvre Schubert. S’il était capable, encore jeune, de produire des œuvres aussi « matures », que nous aurait-il donné par la suite ?
La voix de Goerne, masculine mais pas trop sombre, son style de chant, pas appuyé ni dramatique, me semblent parfaits. Comme Fischer-Dieskau, cela reste humain, ce n’est pas le chant déchiré (mais si émouvant !) de Vickers. J’hésite à parler d’ « accompagnement » pour le piano de Brendel, ou alors c’est dans le sens de deux compagnons de chemin, car c’est bien un chant à deux voix que j’entends.
Je ne peux hélas préciser en quelles langues est le commentaire ni s’il y a le livret des lieder, je suppose que oui, car cet achat d’occasion m’est parvenu avec toutes les pages du lifflet subtilisées ! Enregistrement « live » de 2004 (?).
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le 1 juillet 2015
Mais pas extraordinaire, contrairement à ce que laissait penser un commentaire dithyrambique, dont je me demande qui l'a posté, et malgré Afred Brendel au.piano.
Je vais d'ailleurs le mettre en vente, puisque j'avais acheté l'excellente version de Jonas Kaukmann.
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le 10 mai 2014
Un film réalisé en allemagne reprend le thème avec un éleveur de volaille qui les nourrit avec leurs propres carcasses concassées et l'on grince des dents à l'idée de son fils qui tente de le fuir et de l'éliminer.
11 commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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