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33 internautes sur 42 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Epoustouflant !,
Par Un client
Enfin un film qui parle de la banlieue sans les clichés habituel. Pour séduire la belle Lydia, Krimo qui est timide et introvertis, décide de jouer le rôle d'arlequin personnage fantasque et exubérant, dans la pièce de Marivaux « le Jeu de l'amour et du hasard ». Ce que nous dit le réalisateur Abdelatif Kechiche, c'est que quelque soit les époques, les Hommes usent des mêmes stratagèmes dans le jeu de la séduction. C'est à travers le professeur de Français qui leur faits jouer la pièce que le film nous délivre ce message : elle demande à Krimo, de sortir de lui-même et de sa timidité, afin de jouer Arlequin. Mais Krimo n'y arrive pas. Cela nous renvoi au message que Marivaux à voulu faire passer : quelque soit le costume que nous endossons, ce que nous sommes, la façon dont nous parlons et nous bougons - résultat de notre condition social, nous trahit toujours. Les dialogues sont époustouflants ! On passe Du langage stylisé de Marivaux à celui de la banlieue avec fulgurance et incandescence ! La prestation des acteurs et notamment Sarah Forestier ( Lydia ), presque tous amateurs est hallucinante de vérité et ferait pâlir tous les professionnels Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
30 internautes sur 39 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
A voir sans à prioris !,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Esquive (César 2005 du Meilleur Film) (DVD)
J'ai beaucoup aimé ce film, que je trouve presque aussi bon que "La Haine", dans un registre différent, mais avec la même idée de fond : on n'échappe pas à son milieu, à fortiori quand il s'agit d'une cité...Le film est très vrai, dans le sens où le language, les situations, les personnages sont authentiques et les jeunes acteurs très naturels. Le réalisateur fait bien ressortir le contraste flagrant entre le sentiment amoureux et le language des cités, brutal et agressif, et donc inadapté à l'expression d'un tel sentiment. Ce qui pousse l'interrogation plus loin : l'amour est il possible dans un milieu où il est quasiment impossible à exprimer ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
19 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Elle est belle l'exception culturelle...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Esquive (César 2005 du Meilleur Film) (DVD)
Une bande de jeunes de banlieue répète, pour leur cours de français, un passage du "Jeu de l'amour et du hasard" de Marivaux, oeuvre sur l'hypocrisie et les faux semblants. Krimo, qui ne joue pas dans la pièce, tombe amoureux de Lydia et s'arrange pour remplacer Arlequin afin de l'approcher. Mais, aussi balourd que timide, il a autant de mal à répéter la pièce qu'à séduire Lydia.Présenté au Festival du Film Entre Vues 2003 à Belfort, "L'esquive" a reçu le Grand Prix du long métrage français et le Prix du Public, et s'est vu récompenser par six Oscars à Cannes 2005. Quand un film se voit attribuer autant de Césars, on ne peut s'empêcher de vouloir connaître la raison d'un tel plébiscite : résultat, on a un scénario qui tiendrait sur un coin de ticket de métro, récompensé par le César du meilleur scénario original. Une réalisation caméra au poing tenue par un ivrogne, récompensée par le César du meilleur réalisateur. Un film qu'on n'oserait pas montrer dans une soirée entre potes récompensé par le César du meilleur film. Des ''acteurs'' qui partent en vrille gratifiés des Oscars des meilleurs espoirs masculin et féminin, des dialogues dignes de "La guerre du feu" avec un répertoire de 20 mots maximum (et encore il faut voir lesquels...), et nous avons selon le Jury des Césars rien de moins que le film de l'année 2005 ! Le scénario, en gros : y'a un galérien du tiéquar c'est Krimo sa race, wesh alors y kiffe une taspé mais y sait ap comment lui dire voilà quoi nique sa mère wesh alors coup de vis, y commence à faire du théâtre comme aç y croit qu'y va la moyenner wesh alors mais elle le calcule ap t'as vu elle s'en bat grave la race de lui. Les ''acteurs" (dont c'était le premier essai, à part Sarah Forestier qui avait déjà quelques rôles à son actif) ne font que jouer ce qu'ils sont dans la réalité. On a parlé d'"incandescence" à leur sujet... faut vraiment pas charrier. Osman Elkharraz, notre meilleur espoir masculin totalement amorphe, traîne sa carcasse et sa face de chien battu du début à la fin pour interpréter son rôle d'amoureux maladroit. Sarah Forestier est d'une vulgarité à faire dresser les cheveux sur la tête. J'ai encore préféré Sabrina Ouazani, deuxième meilleur espoir féminin, qui joue Frida. Pour moi le meilleur rôle est celui tenu par Carole Franck, tout à fait convaincante dans son rôle de prof gauchiste brute de décoffrage. Le ''film'' est donc servi par des "acteurs" qui nous offrent des gros plans sur leurs trognes et nous crachent leur patois à un point que ça donne mal au crâne. Les "dialogues" sont à vomir, ça commence normalement et ça finit par se hurler les uns sur les autres à grands renforts de "Ouah la chnek à sa grand-mère wesh alors t'as vu l'bâtard comment qu'y m'a carot' woullah l'hadim sur l'coran d'la Mecque qu'j'vais lui niquer sa mère à c'fils de pute stakhfallah t'as vu" : un sous-titrage aurait pu être prévu pour les non-initiés ! "L'esquive" montre une banlieue fantasmée par des bobos qui n'y ont jamais mis les pieds. "Ça se passe en banlieue, c'est authentique" ! A voir... parmi autres irréalismes démagogiques, les filles sont à parité, respectées, habillées sexy et parlent aux garçons d'égal à égal. Les immeubles sont passés à l'eau de javel pour donner un décor limite idyllique. Cette ambiance bon enfant entre sexes, et même ethnies (on a même un wesh-wesh asiatique !), cette absence de préjugés m'ont bien fait rire. Frida qui s'énerve parce que Lydia est arrivée en retard c'est tellement gros que ça m'a juste fait sourire. C'est vrai que la ponctualité est une vertu en banlieue... Et bien sûr pour se faire plaisir - cerise sur le gâteau - une rafle de flics qui ne sert absolument à rien, il fallait juste que les wesh-wesh se fassent "victimer" pour que le public comprenne bien l'origine du "malaise des banlieues". Les méchants flics par contre sont tous bien blancs, histoire de cacher le fait que les premiers racistes sont les banlieusards. L'irréel tourne carrément à la manipulation. On va bientôt nous faire croire que l'unique problème des banlieues, c'est la lutte des classes... Les sentiments refoulés pour ne pas passer pour un bouffon, le manque de vocabulaire empêchant d'exprimer clairement toute pensée ou émotion sont le seul fait avéré du film. "L'esquive" reposait pourtant sur une idée originale pour traiter de la banlieue ; le double niveau de langage aurait pu y donner de la profondeur. Au final on passe de l'un a l'autre sans subtilité, et on n'arrive qu'à une caricature de plus : si Kechiche avait comme but initial déclaré de fustiger les préjugés, c'est le contraire qui ressort de ce ''film'' truffé de clichés très préjudiciables pour les quelques habitants de banlieue qui ne se reconnaîtront pas dans cette lourde farce. De plus, ''L'esquive'' aurait pu être humainement intéressant si ce n'était sa lourde teneur idéologique. On y est constamment invité à apprécier les "jeunes" alors que la situation ne s'y prête pas, et il diffuse une idéologie démago et misérabiliste insupportable (on n'échappe pas à sa condition sociale etc.). La raison de ces Oscars tient donc pour moi uniquement au politiquement correct. On nous sort le stéréotype du jeune reubeu discriminé, et là les bobos allumés se pâment ! Ça fait "engagé", "concerné" par le "problème", non raciste, proche des "jeunes" : que du "social" de bonne conscience. On encense ''L'esquive'' pour ceux qu'il filme mais pas pour son contenu. Amis bobos, si vous tenez à vous encanailler avec ce que vous pensez être le nouveau prolétariat, quittez donc la rive gauche pour vous installer au Val Fourré... Au final, ''L'esquive'' est une injure à tous les jeunes réalisateurs talentueux qui ne peuvent percer faute de ne pas aborder des sujets suffisamment racoleurs. Après il ne faut pas crier au scandale quand le public préfère les films américains, au vu de ce que nous pond notre cinéma national. Espérons juste que le réalisateur nous épargne une suite du genre "L'esquive II, sa grand-mère la grosse taimp du 9-3". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3.0 étoiles sur 5
mitigé,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Esquive (César 2005 du Meilleur Film) (DVD)
La qualité du film est indéniable mais le langage banlieue poussé à l'extrême finit par être fatigant. L'histoire est touchante mais on a du mal à comprendre les dialogues parfois.
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27 internautes sur 37 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Césars mérités,
Par Stanic06 (Grasse) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Esquive (César 2005 du Meilleur Film) (DVD)
Plongeon au coeur de la cité, non pas avec les sempiternels clichés de la violence mais avec la brutalité et l'urgence du langage, ce langage qu'on commence à assimiler - afin de l'apprécier à sa juste valeur - après tout de même plusieurs visionnage ! Mais le résultat est là, le film est magnifique et en reprenant Marivaux, le message du réalisateur sur notre condition sociale est on ne peut plus clair. La performance des acteurs est quant à elle incroyable ; autant de verve et d'aisance est tout à fait déconcertant de la part de "non-professionnels"... Du timide Krimo à la pétulante Lydia en passant par la prof de Français passionnée, sans oublier les autres personnages, au premier abord écorchés vifs mais plein de générosité, tous sont excellents. Et attachants. Ce film devrait être vu par tous, toutes générations confondues. Les quatre Césars qu'il a reçu sont donc je pense amplement mérités, certes au détriment de certaines autres grandes et belles productions qui en méritaient tout autant. C'est indéniable mais là n'est pas le propos...
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
le vrai se mêle au faux,
Par un lecteur (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Esquive (César 2005 du Meilleur Film) (DVD)
Ce qui est vrai, ce sont les accents. Avec à la clé plusieurs enseignements d'ordre sociologique. D'abord, le fait que dans un quartier où l'immigration d'origine maghrébine est dominante, l'accent arabe se généralise, y compris chez la jeune Française de souche et chez l'immigré d'origine asiatique. Ensuite - et c'est l'un des thèmes explicites du film, qu'on reste malgré tout conditionné par ses origines - le fait, que jouant Marivaux, la Française de souche arrive à retrouver un accent quasi pur, alors que les Maghrébins gardent celui de leur conversation quotidienne.Mais la médaille a son revers: la vérité des accents rend le film difficile à suivre, voire rebutant pour tout spectateur non résident des "banlieues". C'est la même erreur que celle de Balzac s'obstinant à faire parler Nucingen avec son accent allemand, qui nous donne plus d'une fois envie de lâcher le bouquin. Dans le film, des sous-titres auraient été utiles; loin d'être vexants, ils auraient mis en évidence une incommunicabilité bien réelle. Ce qui est vrai aussi, c'est qu'on suscite l'adhésion des élèves immigrés en les traitant comme des Français dits "de la bourgeoisie". Ici cela est mis en scène par le recours au "Jeu de l'amour et du hasard". Les rares professeurs ayant osé de telles oeuvres en Zone d'Education Prioritaire (en violation des instructions officielles de l'Education Nationale) confirmeront ce propos. Mais ipso facto cette classe de français n'est pas représentative de la réalité commune. Car sous prétexte de proposer des oeuvres "conforme au goût et aux capacités des élèves" l'EN a banni des programmes du collège, entre autres, le théâtre classique, humiliant ainsi les élèves sous couvert de bons sentiments, et contraignant les professeurs les plus valeureux et les plus courageux à la rébellion. La classe de français du film prend ainsi une allure de "village Potemkine", dont il serait parfaitement injuste que l'Education nationale s'attribue le mérite... ce qu'elle tend pourtant à faire à l'occasion de ce film, en jouant sur le fait que le grand public ignore ses coulisses. Globalement, l'appréciation du film est donc mitigée. La pluie de récompenses qui l'a couvert apparaît exagérée : faut-il y voir la main d'un "antiracisme officiel"? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Les mots de l'amour,
Par Yves Gerbal "Ivre Verbal" (Aix en Provence) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS) (TESTEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Esquive (César 2005 du Meilleur Film) (DVD)
On peut toujours craindre le pire d'un film qui cherche une forme de réalisme trop criant... Et ici, on crie souvent...Pourtant, cette "Esquive" où se rencontrent , grâce à une prof de français, Marivaux et la banlieue, est une vraie pépite cinématographique. Un petit joyau d'interprétation notamment grâce à l'énergie incroyable de Sara Forestier. Un vrai bijou aussi car cette histoire peut se lire à plusieurs niveaux grâce à un scénario parfaitement ficelé. C'est Marivaux en classe et Marivaux dans la cité, c'est l'impossible marivaudage amoureux dans la banlieue par la faute d'un langage qui "coince" le jeune Krimo dans sa bulle et dans sa bande... Magnifique film, donc, mille fois plus intéressant que le "Entre les murs" de Laurent Cantet (palme d'or 2008). Chacun reprend à la fin ses habits du quotidien, marquant l'impossibilité d'échapper à sa condition sociale, comme les héros de Marivaux reprennent leurs costumes de maitres et de valets après les avoir échangés... Mais la fin laisse tout de même une ouverture : le théâtre a peut-être bien ,tout de même, changé leur vie... A voir absolument, sans se laisser arrêter par le langage brut de brut qui n'est pas ici exploité avec complaisance ou démagogie mais comme le témoignage d'un enfermement linguistique dont on ne mesure pas toujours bien les conséquences catastrophiques... A voir, donc, et à méditer...
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60 internautes sur 105 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
sûrement les 4 césars du plus gros navet,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Esquive (César 2005 du Meilleur Film) (DVD)
difficile de donner une note car on ne peut pas noter en dessous de zéro !je n'avais pas vu un film aussi mauvais depuis bien longtemps. Il faut vivre dans une citée pour comprendre les "dialogues". Ils ont leur langage d'accord mais si les acteurs articulaient un minimum ça serait compréhensible. Ce ne sont que des hurlements, injures pendant tout le "film", aucun intérêt. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
10 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Epoustouflant !,
Par Un client
Enfin un film qui parle de la banlieue sans les clichés habituel. Pour séduire la belle Lydia, Krimo qui est timide et introvertis, décide de jouer le rôle d'arlequin personnage fantasque et exubérant, dans la pièce de Marivaux « le Jeu de l'amour et du hasard ». Ce que nous dit le réalisateur Abdelatif Kechiche, c'est que quelque soit les époques, les Hommes usent des mêmes stratagèmes dans le jeu de la séduction. C'est à travers le professeur de Français qui leur faits jouer la pièce que le film nous délivre ce message : elle demande à Krimo, de sortir de lui-même et de sa timidité, afin de jouer Arlequin. Mais Krimo n'y arrive pas. Cela nous renvoi au message que Marivaux à voulu faire passer : quelque soit le costume que nous endossons, ce que nous sommes, la façon dont nous parlons et nous bougons - résultat de notre condition social, nous trahit toujours. Les dialogues sont époustouflants ! On passe Du langage stylisé de Marivaux à celui de la banlieue avec fulgurance et incandescence ! La prestation des acteurs et notamment Sarah Forestier ( Lydia ), presque tous amateurs est hallucinante de vérité et ferait pâlir tous les professionnels Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
10 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Digne d'Antigone, l'adolescence en ébulition,
Par Sylvain, alias Volaire de Toinet (Châteauroux) - Voir tous mes commentaires Une grande leçon d'humilité, apprenez, savourez, admirez. Quand le théâtre redevient accessible grâce à une prof passionnée ou une maison de quartier, c'est toute la cité qui en revit et n'en revient pas... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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