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On peut, et on se doit, de découvrir et d'apprécier les nombreux et talentueux jeunes et moins jeuns clavecinistes dans BACH, mais, pour ma part, comme apparemment pour beaucoup d'autres d'ailleurs, je reviens toujours à Gustav Leonhardt avec un plaisir et une admiration renouvelés.

Gustav Leonhardt, c'est la maitrise du temps. Pas la maitrise au sens de la simple tenue d'un tempo régulier (à la portée de beaucoup, quoique...), mais plutôt la capacité à faire vivre et foisonner la musique de manière vivante et différenciée en cherchant à servir le texte, mettre en valeur telle ou telle relation/proportion, tel plan sonore, telle sonorité du clavecin avec tel ou tel arpège, mettant en évidence la force évocatrice des mots (groupes de notes), l'éloquence d'un geste rhétorique (dernière chose qu'il maitrisait parfaitement à l'époque de cet enregistrement) à mi-chemin entre langage des mots et la simple évocation de la danse, et tout cela sans, ni se prendre les pieds dans le tapis, ni se laisser happé par le temps et l'ivresse de la vitesse.

Comme l'expliquait si bien Frédéric Munoz dans son hommage juste après la disparition du maitre, l'art de Gustav Leonhardt c'est celui de diviser le temps en micro-intervalles (celà, Leonhardt l'avait déjà à la fin des années 60) pour combiner lisibilité, éloquence et surtout assurer une vibration permanente des cordes tout en jouant et exploitant au maximum la force des silences (ou plutôt des intervalles entre les notes, puisqu'il y a vibration permanente des cordes), ce qui est le signe des plus grands (Schnabel, lui aussi un maitre du temps, disait déjà, en gros, que c'est ce qu'il y a entre les notes qui compte le plus).

On peut trouver le clavecin de ces partitas un peu neutre, la prise de son peu colorée (mais cela convient aussi bien au jeu de Leonhardt), on peut trouver le ton un brin analytique, plus concentré qu'expansif (quoiqu'il y bien une poésie et une tendresse particulièrement touchantes), on peut trouver le contraste de tempo entre les mouvements peu marqués, on peut chipoter ici ou là voire préférer d'autres approches (Le jaillissement et la digitalité de Scott Ross bien sûr, la fluidité du jeu et l'éclat du clavecin de Christophe Rousset, la souplesse et la versatilité de Trevor Pinnock, voire aussi l'approche plus organistique d'un Rafael Puyana), mais je ne connais aucune version, même parmi mes favorites, de ces partitas de ce niveau de tenue, de richesse et de détail sur l'ensemble de chacun des mouvements des 6 partitas (les sarabandes de Pinnock sont parfois pesantes, les premières et troisièmes partitas de Ross sont un peu plus mécaniques que les autres, Rousset n'échappe pas à quelques naivetés ici ou là, certaines options de Puyana sont parfois troublantes...).

Les allemandes et surtout les sarabandes sont en particulier extraordinaires, grâce à cet art unique de la gestion du temps doublé ici, dans cette seconde version, d'un art de la rhétorique et d'une technique clavecinistique hors pair.

Et puis, par rapport à sa première version, elle-aussi passionante, on sent que Leonhardt, peut-être au contact de ses élèves ou de par le sentiment d'avoir déjà gagné la bataille, qui fut rude, de la reconnaissance des instruments anciens, s'est, comme une fleur, ouvert, a gagné en sérénité, en charme, peut-être en style aussi (chose apparemment importante pour lui) par rapport à sa première version nettement plus intransigeante (mais qui garde aussi pour moi une force visionnaire).

Voilà donc une des versions des partitas qui compte encore et comptera encore pour longtemps. Mais cela, tout le monde le sait déjà...
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le 23 mai 2004
C'est une véritable leçon de clavecin que Gustav Leonhardt nous donne ici en livrant de ces 6 chefs d'oeuvres que sont les Partitas et que Bach lui-même tenait en haute estime (puisqu'il les publia comme opus 1) une vision charpentée, sûre et raffinée. Une version (Virgin) à placer tout en haut de la hiérarchie, au-dessus du sensible Scott Ross (Erato). Il y manque les reprises, et 40 minutes de bonheur, dira-t-on! Qu'à cela ne tienne, le maître hollandais sculpte d'autant plus vivement cette musique, en y faisant apparaître toute l'architecture à la fois sublime et dansante dont seul est capable le génie de Bach. Une leçon de style magistrale supérieure aussi, et pas seulement grâce à l'instrument, à la première du même interprète (DHM). L'idéal est de posséder les versions Leonhardt II et Ross, disponibles maintenant toutes deux à prix très doux. En attendant peut-être Blandine Rannou...?
0Commentaire21 sur 25 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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