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le 18 avril 2010
Les rendez-vous de Paris :

L'anti-AméliePoulain ! Toutes les critiques qui ont vanté le romantisme de ce film se sont trompées. Ce film est aromantique, antiromantique puisqu'il nous montre son mensonge en trois séquences bien définies, qui ont leur saveur propre et leur poésie, occasion d'errer à travers ce Paris, loin de la carte postale, réservant parfois quelques situations pour le moins cocasses, je pense au final de la première séquence intitulée "Le Rendez-vous de sept heures" : pour séduire, encore en couple, il faut fuir... comme il faut fuir celles ou ceux qui réclament des preuves ou demandent, illusionnés, que leur amour soit à la hauteur ou à la même mesure que (de) l'autre ; Rohmer tente de comprendre le germe du sentimentalisme qui nourrit la capitale en implantant son action dans les lieux qui en forment encore aujourd'hui la cellule souche. Il n'y a pas, ici, d'exaltation des sentiments mais révélation,démonstration, à travers ces personnages à l'air "très poli pour être dragueur ; trop poli pour être honnête".
On apprend que, chers libertins, si vous voulez continuer une relation et la marquer au fer rouge, il vous faut éviter toute dépoétisation. Dans Les Bancs de Paris, malgré quelques notions en zoologie, ce littéraire-errant provincial accepte d'être un amant de passage pour comprendre qu'Elle n'est avec lui qu'en raison d'une attitude, l'errance, la bohème, le goût pour la fuite, une peur de l'ennui, de la conjugalité, autant de sournoiseries qui minent la notion même de couple moderne qui, à force de se sacraliser, a fini par éclater, à force d'illusions perdues. Raison principale pour laquelle nombre de romantiques finissent dans le libertinage. Ils n'ont pas compris que le romantisme contenait, en substance, un libertinage. Il faut revenir aux causes pour comprendre de tels effets. Rohmer nous montre tout cela, avec une intelligence dans cette fausse légèreté mise en scène.
Ensuite, on comprend qu'il faut imiter (être avec un amant ou feindre d'être avec) pour révéler, pour tuer le jeu amoureux, il faut révéler le hasard qui n'existe pas. Il faut feindre de jouer pour arriver à cette apocalypse du sentiment. Comme le chantonnent nos artistes dans la rue, avec leur accordéon, "il y a des surprises, il y a des méprises".
Tout lyrisme est banni. Pour autant, Rohmer ne sombre pas dans un nihilisme sommaire - ou pessimisme grave, voire l'absurde - comme c'est la mode encore aujourd'hui. Dans la dernière séquence, la plus subtile, la plus riche, le peintre (qui ne sait pas dessiner, comme il l'avoue lui-même) succombe dans son nihilisme errant, niais ; il aime le délabré, le gris pour lui est la couleur de la vie, c'est pour ça qu'il aime Paris qui est l'expression typique du gris, du morne. Voilà pourquoi la poésie de Paris s'élève, se réveille, selon moi, la nuit, quand le gris tombe enfin et que la ville révèle son vrai visage. Paris dort le jour et se réveille la nuit.
Ce peintre ne supporte pas cette blonde un peu cruche, inculte, et Rohmer va nous montre que l'inspiration ne doit pas se substituer à l'élan du coeur, péché de l'artiste, le blasphème le plus total. L'élan du coeur, c'est séduire sans l'assumer, c'est réclamer de l'amour en en donnant, c'est l'art comme expiation. Cet artiste ne cherche aucune relation avec cette cruche apparente, en petit snob bien-pensant qui se cherche, soi-disant, au nom de l'esthétique. Il croit que les banalités échangées avec elle en sont et que seul l'expression d'art, la critique d'art, fait autorité pour donner du corps à une relation.
Mensonge. Il ne travaille pas cette relation comme il travaillerait une toile pour une raison très simple : il cherche un complément d'âme à son travail, par cette fille connaisseuse et sans doute bien plus chiante que cette cruche apparente. Voilà le mystère. Voilà la révélation. Cet abruti n'hésite pas à dire : "Il faut parler de la peinture quand on l'a vue, pas quand on la voit" ; pourtant, il n'hésite pas à en parler devant la fille qu'il convoite. C'est un ridicule, un minable petit romantique qui croit légitimer son art par sa pose et qui a besoin d'une fausse transcendance, la Muse, pour être "inspiré". Il erre et adore ça.
Un vrai film (in)formateur qui révèle beaucoup sur la nature. Après ce film, sera considéré comme complice - malhonnête - celui ou celle qui confondra émotion et sentiment.
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 23 juin 2013
film remarquable avec de très belles images de nestor almendros ; l'oeuvre de Kleist est valorisée et complètement respectée par Rohmer et son équipe ; edith clever et bruno ganz sont magistraux.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 13 décembre 2013
J'apprécie les films de Eric Rohmer et ce coffret correspond tout à fait à mes attentes. J'en suis très satisfaite.
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4 sur 5 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 8 janvier 2010
C'est un plaisir de voir ou revoir un film de Rohmer, qui de plus passe bien sur le petit écran (ce qui n'est pas le cas d'une oeuvre de Dryer par exemple.
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2 sur 11 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Qui va stopper Luchini-Perceval dans son oeuvre de destruction ? Merlin Rohmer ? Dussolier Arthur ? Non seul Dirty Callahan va y arriver. Il va foutre un p.... de bastos dans la tronche à Perceval et puis il ira se taper une Bud ou une Miller, voire même Arielle, tellement glamour qu'elle mettrait en rut un escargot c'est selon et comme il veut....parce que personne ne donne d'ordre à Dirty C... Capiche ?
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