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Andrei Zviaguintsev a signé avec Le Retour un des grands premiers films des dernières années, parfaitement maîtrisé et d'une grande beauté plastique. Ce récit du retour du père, aux accents d'évidence aussi psychanalytiques que bibliques, permet au réalisateur d'observer le voyage qui réunit ces deux fils à leur père supposé, qu'ils n'acceptent pas tous deux de la même façon. La réaction des deux garçons, tous les deux remarquablement interprétés, face à ce bloc impénétrable est passionnante à contempler. Mais même si la psychologie a un grand rôle à jouer dans ce film, elle est comme dépassée, ou magnifiée, c'est selon, par la forme adoptée par Zviaguintsev. Car la forme, notamment la façon dont le réalisateur et son chef opérateur inscrivent leurs personnages dans la nature environnante, l'organisation de l'espace ou la lumière, contribuent bien à créer le sens et accompagnent les rapports entre personnages.

Si ce film est donc bien une parabole, s'il y est question d'un combat ancestral entre un enfant et la figure de son père, sa beauté réside dans l'ambiguïté qui émerge petit à petit, qui est en partie due à la manière dont le récit est nourri par la forme adoptée. C'est également le cas du deuxième film de Zviaguintsev, Le Bannissement, moins évident à aimer peut-être mais honteusement balayé du revers de la main par beaucoup de critiques alors qu'il montre largement les mêmes qualités que Le Retour et témoigne de la grande ambition cinématographique (et de la réussite!) de son réalisateur. A propos d'ambiguïté, ne laissez surtout pas passer les photos qui apparaissent au moment du générique de fin, qui si vous les observez bien vous conduiront peut-être à relire le film tout entier, et en tout cas orientent la lecture qu'on peut en faire. A noter que l'interprète de l'aîné, Vladimir Garine, est décédé après le tournage en faisant du bateau sur un lac : une ironie tragique très poignante lorsque nous spectateurs voyons le film aujourd'hui.

La copie est très correcte, et rend plutôt bien les variations de climat et de lumière recherchées par le réalisateur et son chef-opérateur. Un blu-ray de qualité serait néanmoins franchement bienvenu. Le seul bonus intéressant est un entretien avec le réalisateur pour une émission de France Inter (25'). Elle apporte quelques éclairages, mais montre surtout à quel point Zviaguintsev fait partie de ces réalisateurs réticents à expliquer leur oeuvre et à lever des zones d'ombre qui doivent selon eux le rester. Au spectateur de se poser les questions et se confronter à une histoire qui, comme le monde et les êtres, n'est pas univoque. Une leçon que Zviaguintsev explorera plus avant dans Le Bannissement (voir mon commentaire sur ce film).

MISE A JOUR 02/16 Les éditions françaises du Retour et du Bannissement semblent toutes deux épuisées. Il faut toutefois savoir que Pyramide Vidéo a sorti un coffret dvd réunissant les quatre premiers films d'Andrei Zviaguintsev : Coffret Andreï Zviaguintsev : Elena + Le retour + Le bannissement + Leviathan. On doit d'autant moins hésiter à se le procurer que chacun de ces films a son (grand) intérêt d'une part, qu'il propose un copieux livret très intéressant d'autre part.
55 commentaires|42 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Un pur film de cinéma, simple en apparence, mais extrêmement construit et splendidement mis en scène.
Le réalisateur maîtrise ses personnages et son intrigue de bout en bout, laissant exister ses paysages, ses personnages, et ne les laissant "respirer" que pour mieux resserrer ensuite sur eux, petit à petit, la prise du destin qu'il leur a tissé jusqu'à l'inéluctable ressort dramatique final.

L'image est magnifique, les jeunes acteurs touchants et vibrants, et le spectateur ne s'ennuie jamais.

Coup de maître ici, pour ce film tendu, touchant, et accessible.
0Commentaire|8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Film à ne manquer sous aucun prétexte: Le Retour. Film primé à Venise (Lion d'or 2003). Comme le disait un critique, c'est le film qui "sonne comme un message d'espoir pour le cinéma russe actuel". Pour son premier long métrage, Andrei Zviaguintsev signe une oeuvre forte, et comme le rappelle LD (lire son excellente chronique), le sentiment d'y trouver une parabole atemporelle. Le Retour, c'est donc le retour du père. Je ne reprendrai pas la synopsis de l'histoire, mais ce film est d'un lyrisme et d'une rigueur plastique inouïe qui m'ont littéralement scotché... Plusieurs niveaux d'interprétations sont possibles (le père est-il vraiment le père des enfants? n'est-ce pas là la figure d'un rêve ou d'un fantôme revenu du néant? sort-il de prison ou bien rentre-t-il d'un long voyage (comme Ulysse)? Je n'en dirais pas plus, si ce n'est que les acteurs sont époustouflants de justesse et de sincérité (les enfants incarnés par Ivan Dobronravov et Vladimir Garine sont tous deux remarquables), que les décors naturels (l'Oural? la Volga? la Sibérie? le nord de la Russie? je ne saurai dire...) sont magnifiques, et que la sensibilité et la description psychologique, carrément puissantes.

En vrac (désolé), il y est question de solitude (la mère), de désespoir (la crise d'adolescence), d'incertitude (le retour du père), d'apprentissage (le père les amène sur une île...), de fragilité, de conflits, de couple, d'enfance... Un film à ne pas manquer donc, l'expérience restera inoubliable, et surtout, comme le rappelle Jean Christophe Ferrari (dans le numéro de Positif de décembre 2003), il n'y a ici aucune "trace de formalisme, si l'on entend par là une structure dynamique qui constitue l'objet esthétique indépendamment de son contenu", reproche qui sera peut-être permis de faire pour le deuxième film de Zviaguintsev, Le Bannissement (désolé LD de te couper l'herbe sous les pieds...). En effet, avec le Bannissement, j'ai eu le sentiment, jusqu'au dénouement final de m'être fait manipulé par le cinéaste... Longtemps l'on a parlé d'ambiguïté, certes, mais il s'agit de mon point de vue, en tout cas, d'une ambiguïté qui tourne à vide, à la limite du non sens, voire du ridicule... Tandis que le Retour est un film hautement réussi, qui fait sens, malgré les zones d'ombres qui l'entourent... Mieux, le Retour, c'est un chef d'oeuvre à nul autre pareil. Dépaysement assuré, conte initiatique à portée universelle. L'un des films marquants de la décennie (voir ma listmania, si vous avez une minute...). Aussi, l'on peut dire que Le Retour s'adresse à tout public.

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VF et V.O. (russe sous titré français). Bonus: interview savoureuse avec le réalisateur.
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C'est un film qui laisse sous le choc ( et qu'il faudra revoir , ensuite , par blocs de séquences plutôt que cursivement , à mon avis ) : par sa tension , son intensité , son inquiétude , la montée magistrale de la sensation diffuse d'une menace , de quelque chose de terrible qui peut survenir , soit de la part de ce père dur , violent et peu aimant , au sens féminin du terme , soit du cadet , enfermé dans une hostilité crispée , soit de cette nature splendide et complètement inhabitée . Dans la période très récente , je n'ai retrouvé cette puissance oppressante , obtenue avec bien peu de moyens matériels , ce niveau d'engagement des acteurs , que chez Bruno DUMONT ...

Si le film n'est jamais aride , il exige néanmoins du spectateur une attention soutenue et surtout une vraie disponibilité ...

Il y aurait un grand danger à plaquer sur le film de lourdes grilles ( Freud , la Bible , Homère ...) , faussement rassurantes et finissant par empêcher de voir le film , dans toute sa singularité , son opacité maintenue , qui laisse au spectateur une belle liberté.

A la fin , le Passeur s'éloigne , par le plus cruel et aussi le plus logique des hasards , mais les gamins du début du film n'en sont plus .

La musique intervient peu mais envoûte , tout comme le film .

Bonne copie . Interview sutr France Inter longue et sans grand intérêt , avec une journaliste qui veut arracher ( en vain !) au metteur en scène sa " vérité " sur le film !
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le 28 juin 2010
L'ayant vu au cinéma après avoir entendu de très bonnes critiques à l'emission "le masque et la plume" sur France Inter j'ai fait alors un très bonne découverte et je l'ai revu avec le même enthousiasme en DVD. Tellement surprenant ce film russe restera à jamais dans ma mémoire (comme le film locataires de Kim Ki-Duk). Il y a aussi une certaine esthétique et une ambiance particulière dans ce road movie .
Je le recommande vivement à ceux qui veulent découvrir du vrai cinéma et pas du cinéma commercial formaté à l'américaine ni du film branché à la française.
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le 28 mars 2014
Tout est à la fois simple et mystérieux dans ce Retour, où se rejoignent lumières et ténèbres. D’abord l’histoire : dans un coin paumé d’une Russie orpheline et abandonnée à son sort, deux frères de 13 et 15 ans découvrent un « beau » jour qu’ils ont un père. Après avoir disparu sans donner le moindre signe de vie pendant 12 ans, ce père qu’ils ne connaissent que d’une vieille photo réapparaît.

Et cet homme qui se dit leur père entend bien reprendre tout naturellement son rôle de chef de famille au pouvoir absolu et n’admettant aucune contestation. Aussitôt arrivé, il les embarque dans une excursion qui prend vite la forme d’un voyage initiatique. Au fil des routes, au gré des accès de colère de cet homme autoritaire, les deux frères devront affronter ce « père » et faire face à leur destinée.

Visuellement splendide, ce premier film témoigne à tout moment d’une étonnante maîtrise. A travers une mise en scène juste et dépouillée, où la nature joue un rôle essentiel, Zviaguintsev renoue avec la meilleure tradition du cinéma russe. La narration est tendue et intense, constamment à l’écoute des infimes mouvements de l’âme. Le regard du réalisateur est plein de compassion, sans jamais s’appesantir dans le mélodrame.

Je ne finirai pas sans parler des interprètes, en particulier les deux enfants : ils dégagent une émotion et une détresse auxquelles personne ne peut rester insensible.

Peu de films savent nous parler aussi fort de l’apprentissage de la vie. Peu de films nous hantent à ce point longtemps encore après la dernière image.
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le 29 décembre 2011
L'image, presque trop belle fait un peu d'ombre au propos. Un film dans la lignee de Kanevski, dont la puissance se ressent dans le ventre.
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le 18 septembre 2014
A voir et revoir et revoir et encore revoir. Très émouvant et très bien joué. J'ai appris que le plus jeune frère (merveilleux !) s'est noyé par la suite dans ce même lac. Une fois que le film était prêt, le metteur en scène avait envoyé un mail à tous les participants pour qu'ils se réunissent le même soir pour fêter ça. Mais le jeune garçon n'avait pas consulté ses mails. Donc au lieu de se joindre aux autres, il est allé s'amuser sur le lac et c'est là qu'il a rencontré son destin. A chaque fois que je revois ce film, je pense à ça avec tristesse.
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le 20 juillet 2014
J'ai toujours aimé les films russes, celui-ci n'échappe pas à "ma" règle, avec deux enfants confrontés à un père qu'ils connaissent à peine et vice-versa. Film lent mais où l'on ne s'ennuye jamais, profond à la fois.
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le 28 décembre 2014
Un beau film , simple avec des jeunes acteurs talentueux . Un drame sur le retour d'un père , qui veut renouer avec ses fils ados qui ne le comprennent pas . Un film esthétique et sobre . Un réalisateur prometteur .
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