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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Deux films en couleurs de Bergman, un chef d'oeuvre et une comédie assez moyenne, 24 janvier 2011
Par 
Le Doq - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Une passion + Toutes ses femmes (DVD)
Les deux films regroupés sur ce DVD font partit des rares films de Bergman tourné en couleur.
Il sont très différents et inégale, "Une passion" est un drame poignant tandis que l'autre est une comédie, assez moyennement réussi.

"Une passion" (1969) est un long-métrages tourné par Bergman dans son île de Faro et mettant en scène Liv Ullman et Max Von Sydow, comme dans "La honte" et "l'heure du loup". On peut voir une certaine corrélation entre ses trois œuvres, en effet ils mettent tous en scène le même couple, traitent chacun à leur manière de la solitude, accentué par le coté claustrophobique de l'île de Faro, véritable personnage à part entière.

Bergman laisse, pour une fois, une grande part à l'improvision. Le cinéaste leur demande, lors d'une scène mémorable du film où les quatre interprètes principales sont assis autour d'une table, de se livrer totalement et personnellement sans aucune ligne directrice, les incitant même à boire de l'alcool.
Dans le bonus, Liv Ulmann nous explique qu'elle garde une grande rancœur contre Bergman car il a coupé au montage un long monologue où elle se livre intimement.

Andreas Winkelman vit seul sur une île, il essaie d'oublier sont passé et son ancienne femme. Il rencontre Anna, une jeune femme estropié lors d'un accident de voiture qui a couté la vie à son fils et son mari. Il fait également la connaissance d'un couple. C'est l'occasion pour lui de briser sa solitude......

Je ne m'attarderai pas trop sur "Toutes ses femmes".
Il s'agit d'une comédie loufoque, complètement à part dans la filmographie du cinéaste.
Un film qui n'est pas inintéressant mais qui reste très moyen.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Des âmes en perdition, 14 janvier 2014
Par 
Philomèle (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une passion + Toutes ses femmes (DVD)
"UNE PASSION" (1969) : Des âmes en perdition

Clôturant la trilogie commencée avec "L’Heure du loup" et "La Honte", "Une passion" achève d’explorer les effets de forces maléfiques, tant psychiques que sociales sur un couple : un homme séparé de sa femme et replié dans sa solitude sur une île tente une nouvelle expérience amoureuse qui lui confirmera son impossibilité de vivre en couple, tant de son propre fait que de celui de sa compagne. Parallèlement, se déchaîne dans le milieu clos de l’île une épidémie de violence atroce d’abord tournée contre les animaux, puis contre l’homme. Ce double thème est exposé à travers une symbolique insistante, des images très concrètes, et des dialogues explicites sur la malignité constitutive de l’homme et du monde : cette « méchanceté virulente, terrible, dont seul, parmi les animaux, l’homme est capable. Une méchanceté irrationnelle et n’obéissant à aucune loi », dira Bergman dans Images.

Au plan photographique, ce film est le premier où Bergman a sérieusement travaillé la couleur, avec une réussite remarquable, depuis l’inquiétant effet introductif de parhélie, jusqu’à la lente dissolution de la dernière image dans le grain de la pellicule, en passant par les reflets lumineux dans les yeux des personnages, et la prégnance de la couleur rouge chère au cinéaste. En revanche, très inutile et maladroite est la « distanciation » qu’opèrent les mini-interviews des quatre acteurs principaux insérées au cours du film, en cela « gravement daté », selon Bergman lui-même. Si les révélations progressives sur le passé des deux personnages principaux sont habilement distillées, la construction du film souffre de l’ellipse qui raccorde brutalement l’amorce d’une relation entre Andreas et Eva avec l’annonce en voix off qu’Andreas et Anna vivent désormais ensemble, sans qu’on ait vu le commencement de cette « passion d’Anna ».

Les cinq personnages du film, magistralement interprétés, sont tous psychiquement malades ; leur point commun est leur impossibilité de communiquer avec qui il leur importerait de le faire. Andreas (Max von Sydow), « malade d’humiliation », paralysé par le mépris de soi (« je voudrais être chaleureux, tendre, vivant, pouvoir faire un geste »), est enfermé dans un désespoir égocentrique (un « cancer de l’âme », avait diagnostiqué son ex-femme). Anna (Liv Ullmann), dure et fragile à la fois, est obsédée par son fantasme de transparence fusionnelle, aussi passionnée de « vérité » qu’ habitée par le mensonge. Eva (Bibi Andersson), seul personnage en qui persiste un espoir d’humanité, est écrasée par un sentiment d’inexistence, d’inutilité et d’infériorité face à son mari, et se débat contre « le poison qui ronge le meilleur de nous-mêmes ». Elis (Erland Josephson), son mari, photographe et collectionneur d’ « âmes », est un cynique blasé, dominateur et assez pervers. Enfin Johann (Erik Hell) est un misanthrope traumatisé par un procès perdu, persécuté par la barbarie collective et condamné au pire par l’incapacité d’Andreas à lui venir en aide. N’était la chaleur objective de ses couleurs, ce dernier volet de la trilogie, au moins aussi pessimiste que les précédents, laisserait peut-être, du fait de sa construction un peu bancale, une impression de malaise encore plus grande, annonçant le nihilisme glacé des personnages sans âme du futur "De la vie des marionnettes" (1980).

"TOUTES SES FEMMES" (1964) :

De l'aveu même de Bergman, cette comédie creuse, ennuyeuse et pas drôle du tout, malgré sa distribution prestigieuse et ses couleurs, est un ratage complet. Mais "Une Passion" suffit largement à justifier l'acquisition de ce DVD.
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Une passion + Toutes ses femmes
Une passion + Toutes ses femmes de Ingmar Bergman (DVD - 2004)
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