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17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Heavy-metal, 22 juin 2009
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beck-Ola (CD)
30 minutes et quelques secondes...Voilà tout ce que dure ce disque, le second du Jeff Beck Group, enregistré en 1969.
Sous sa pochette illustrée par un tableau de Magritte ("La Chambre d'Ecoute") se cache le premier disque de metal au monde. Attention, n'allez pas vous imaginer une musique à la Metallica ; disons juste que pour l'époque, Beck-Ola sonne extrèmement lourd, heavy.
Petit rappel : Jeff Beck est un ancien guitariste du groupe de rock The Yardbirds, groupe dans lequel ont également joué Eric Clapton et Jimmy Page. Jimmy Page, lors de son départ du groupe, fondera Led Zeppelin, empruntant pas mal au répertoire des Yardbirds (et y compris à ce que Beck avait fait dans le groupe) pour ses propres compositions. Et réussissant, avec le premier album de Led Zeppelin (début 1969), à cartonner et à faire une musique lourde, très rock.
Jeff Beck, à ce moment-là, avait déjà sorti un album avec son Group, l'album Truth de 1968, qui avait plutôt bien marché, mais qui, depuis l'arrivée de Led Zep, est totalement vieux jeu. Totalement énervé devant le succès de son ancien acolyte, Jeff Beck embarque ses musiciens du Group (bassiste Ron Wood - futur Rolling Stone - , chanteur Rod Stewart, pianiste Nicky Hopkins, batteur Tony Newman) pour enregistrer LE disque ultime qui fera ravaler son caquet à Jimmy Page. Ce disque de vengeance personnelle, ce sera Beck-Ola.
Musicalement parlant, le rock n'aura pas pris une aussi grosse claque au cul depuis le premier Doors.
En seulement 7 titres (dont deux reprises d'Elvis Presley, méconnaissables), Beck-Ola ravage les esgourdes des auditeurs, propose la musique la plus lourde possible. Riffs en métal trempé dans de l'acier en fusion, batterie atomique, chant incroyablement bluesy (The Hangman's Knee) et puissant de Rod Stewart (qui n'en était pas encore à chanter Do Ya Think I'm Sexy ? comme il le fera dans les années 80), basse incroyable (le solo final de Spanish Boots) de Ronnie Wood...Et au milieu, le piano limite fragile de Hopkins, pas le mec le plus violent du monde, et un des plus grands pianistes existant, faut-il le rappeler (Girl From Mill Valley, instrumental magnifique, seul moment de calme dans le bordel sonore du disque).
L'album se termine par un instrumental remarquable de plus de 7 minutes, Rice Pudding, vraie explosion nucléaire à fusion lente, dont Hendrix lui-même s'inspirera légèrement par la suite (son In From The Storm joué lors du concert de l'île de Wight 1970 contient un riff de ce morceau beckien), ce qui signifie que le Voodoo Chile a du être fortement impressionné.
J'ai parlé de deux reprises du King, sans les citer. All Shook Up est un des titres les plus longs (presque 5 minutes) et puissants du disque, tandis que Jailhouse Rock, bien que sans grosse surprise, dévaste assez bien le passage. Mais le milleur moment du disque est tout de même Rice Pudding.
Peu de temps après la sortie du disque, le Jeff Beck Group devait participer au festival de Woodstock (sur les premières affiches, le groupe est même clairement crédité), mais un évênement impromptu a fait qu'hélas pour eux, ça n'a pas pu être le cas. Peu de temps après ce fiasco personnel (auquel s'ajoutent des tensions dans le groupe), le JBB splitta comme une bande de losers. Reste ce disque, certes court, certes un peu oublié de nos jours, certes pas aussi vendu que les deux premier albums de Led Zeppelin, mais totalement rock, totalement maîtrisé, et totalement jouissif. Indispensable.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 le mur du son de jeff, 19 février 2010
Par 
bluesy guy "pascal 49" (maine et loire france) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beck-Ola (CD)
Je trouve que la remaserisation est tres importante sur ce disque car la production d'epoque avait un peu vieillie,ici cela donne une fraicheur non negligable a l'album,de plus les bonus valent le detour avec le cover de "sweet little angel" de bb king genial qui demontre que jeff avait tout compris sur le blues et "throw down a line" belle chanson pop de hank marvin.un disque a redecouvrir meme si il est moins cite que d'autres productions de l'epoque.pascal49
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Beck hausse le son., 12 mai 2010
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jean-claude "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beck-Ola (CD)
Beck avait cette volonté d'être constamment au sommet, d'inventer, d'être différent à une époque où le hard fourbissait ses premières armes (Led Zep, pour n'en citer qu'un, semble alors inarrêtable). Beck ne digérait pas que Jimmy Page, son alter ego au sein des Yardbirds ait pu lui faire un gosse dans le dos en menant Led Zeppelin sur le devant de la scène avec des titres... de Beck. Avec ce deuxième album du JBG, après un réussi Truth, encore ancré dans le blues, de 1968, Jeff Beck, accompagné de Rod Stewart au chant, Ron Wood à la basse, Tony Newman à la batterie et de Nick Hopkins aux claviers, va balancer à la face du monde qu'il n'est pas le dernier à produire du lourd, du bon heavy. Il va remettre les pendules à l'heure dans un contexte musicale de forte concurrence et clouer le bec à l'ennemi héréditaire. Il va faire encore plus fort, hausser le son. Elles étaient comme ça, vos idoles, que croyez-vous ? Dans la foulée de ce Beck-Ola, JFG aurait du se produire à Woodstock, mais, une fois encore, le projet tombe à l'eau pour des problèmes d'égo démesuré et de scissions au sein du groupe. Jeff Beck, le chat noir, aura cette faculté de passer à côté de belles opportunités pour sa carrière. Page, Clapton, non. All Shook Up, Jailhouse Rock, Hangman's Knee en sont les illustrations qui fixent les premiers pas du hard rock. Dans les faits, Beck-Ola est un album musclé et bien équilibré, donnant parfois le sentiment d'être un peu bordélique. Les 7 titres d'une lourdeur incroyable vous en donnent pour votre argent en termes de décibels. La voix de Rod Stewart n'en finit plus de s'érailler, les riffs de Beck se font acérés et tueurs, la batterie de Newman martèle comme jamais, la basse de Ron Wood (qui était un super bassiste, meilleur qu'il n'est guitariste) se promène subtilement dans cette déferlante sonore, tandis que le grand Hopkins impose son piano, un peu léger dans ce contexte, le temps d'un répit (Girl From Mill Valley). Cet album s'achève comme il commence, dans une explosion musicale malsaine et destructrice par un instrumental de plus de 7 minutes (Rice Pudding). Dans son empressement à régler les comptes avec Page, il en arrive même à massacrer (sans altérer) les deux versions empruntées au King (All Shook Up et Jailhouse Rock). Irrespectueux sur le coup, aveuglé par la rivalité, sa haine a finalement servi les destinées du rock. C'est littéralement décoiffant. C'est fait tête baissée, en serrant les dents pour ne pas montrer qu'on pleure, avec une grosse boule qui fait mal, là, à l'intérieur...Belle revanche, Mr Beck ! Belle revanche.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 le deuxieme et dernier de Beck avec Stewart, hélas..., 12 mars 2008
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P. Vero (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beck-Ola (CD)
Sorti en 69, un Beck Ola démontre la même rage et la même inventivité. Plus rockeux que Truth ( deux titres de Presley sont repris ? plutôt reconstruits et transformés du tout au tout, plus bluesy un long blues qui met l'incomparable Nicky Hopkins en valeur,Beck Ola est une autre pierre sur laquelle le monde du metal a construit sa musique. les trois compères ex yardbirds Clapton, Page et Beck ont tout inventé à la même époque et tout le monde les a copiés.
Beck quant à lui a utilisé la distortion de sa guitare comme personne n'a jamais osé y réver. Le son qu'il tire de son matériel est tout simplemet monstrueux et s'accorde merveilleusement à la voix éraillée de Rod Stewart qui donne l'impression qu'il est lui même distordu tant il est en union sonore avec la guitare de Beck.
il s'agit là du dernier album de ce groupe. Avaient il tout dit? probablement pas. Mais la tristesse est que jamais plus ils n'ont joué ensemble, et séparés, avec d'autres au talent immense cela n'a pas été pareil.
A écouter pour le bonheur d'entendre un guitariste incroyablement inventif et talentueux et, sans doute, à cette époque, le meilleur chanteur de rock du monde.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mangez des pommes, 6 juillet 2011
Par 
Lester Gangbangs - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beck-Ola (CD)
Jeff Beck est un cas à part, tant musicalement qu'humainement. Toujours cité dans la poignée des plus grands guitaristes de tous les temps, un des plus parfaits compromis entre technique, feeling et imagination. Humainement, c'est une tête de lard, un quasi autiste qui ne semble avoir un comportement social acceptable que depuis une dizaine d'années, un caractériel angoissé capable d'imprévisibles sautes d'humeur.
On ne compte plus ses revirements artistiques, qui tiennent autant de l'hésitation maladive que de la recherche de nouveaux horizons sonores. Et ce depuis ses débuts. Parti des Yardbirds sur un coup de tête, suffisamment traumatisé par les premiers concerts londoniens d'Hendrix pour avoir songé arrêter la musique, il va revenir sur le devant de la scène avec un groupe, le Jeff Beck Group, dont l'intitulé seul montre qu'il en est le leader irascible. Une comète qui se désintègrera après quelques mois et deux disques qui ont marqué les esprits de l'époque.
Il faut dire que le gaillard a su s'entourer, recrutant Rod Stewart, co-chanteur des éphémères et oubliés Steampacket, Ron Wood, guitariste du groupe garage les Birds embauché à la basse (on ne fait pas d'ombre à Jeff Beck à la guitare), le pianiste de studio réputé Nicky Hopkins (remplaçant John Paul Jones présent sur le premier disque mais parti gagner sa vie avec Led Zeppelin), et le batteur de séances Tony Newman. Du costaud. Du lourd, même pourrait-on dire.
Parce qu'après un premier album (« Truth ») de facture plus « classique », mais qui ne souffre en aucun cas de la comparaison avec des choses comme « Beggar's banquet », c'est dire son niveau, Jeff Beck va pousser le curseur vers des territoires encore plus sauvages, encore plus violents. Participant à la fuite en avant qui amènera à la naissance du hard-rock ou du heavy metal.
« Beck-Ola » place la barre plus haut que Led Zeppelin, le Jeff Beck Group est plus bouillonnant, plus crade. Les Américains au pied lourd sur la pédale fuzz (Blue Cheer, Vanilla Fudge, Iron Butterfly), n'ayant à proposer que du « gros son » sont renvoyés à leurs études. « Beck-Ola » n'est pas un disque pour guitaristes. Ou pas seulement. Il n'y a pas ici de démonstration, la technique assez insensée de Beck n'est là que pour sublimer les titres. En gros, ceux qui cherchent des solos de dix minutes avec douze milliards de notes à la seconde peuvent changer de crémerie et se payer l'intégrale de Ten Years After.
Ici, it's only rock'n'roll ... avec deux titres popularisés par Elvis (« All shook up », « Jailhouse rock ») défenestrés avec une énergie rare, avec mention particulière au second, totalement transfiguré. Toujours rayon strict rock'n'roll un « Spanish boots » avec un « extraordinaire » (c'est Beck lui-même qui l'écrit sur les notes de pochette du 33T original) Rod Stewart au chant, parce que celui-là, avant qu'il se demande si on le trouvait sexy ou si les blondes étaient plus marrantes, était un immense chanteur, une plus belles voix « noires » jamais sorties du gosier d'un visage pâle... Chose assez rare dans sa carrière, Jeff Beck laisse même Nicky Hopkins prendre les choses en main sur un instrumental écrit par le pianiste, El Becko se contentant juste d'incendier le titre de quelques éclairs guitaristiques dévastateurs. Rien cependant à côté de la nucléaire jam finale, l'autre instrumental « Rice pudding », parti sur une classique base boogie, et emmené vers ... un shunt brutal après sept minutes et vingt-deux secondes de folie furieuse. Rajoutez un boogie-blues de plomb (« Hangman's knee »), un titre débuté tranquillement rythm'n'blues (« Plynth ») et qui après une multitude de syncopes rythmiques, breaks en tous genres, zigzags ahurissants de guitare, délivre finalement un orage zeppelinien d'une rare intensité ...
Empaqueté dans une toile de Magritte, ce « Beck-Ola » impressionnera fortement son monde, les programmateurs de Woodstock contactent le groupe, l'avenir s'annonce radieux ...
Une énième saute d'humeur de Beck, et adieu veaux, vaches, cochons, le groupe explose ...
Reste deux disques, parmi les meilleurs d'une époque peu avare en disques marquants, et pour moi les deux meilleurs de Jeff Beck.
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5.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE PHILIPPE MANOEUVRE MAGAZINE ROCK&FOLK, 11 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beck-Ola (CD)
CHRONIQUE DE PHILIPPE MANOEUVRE MAGAZINE ROCK&FOLK OCTOBRE 1976 N°117 Page 86/88
2° Album 1969 33T Réf : Pathé C062 90496
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""Réflexions sur la trajectoire en dents de scie (électrique) du plus doué de tous les guitaristes de rock""
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Beck m'intéresse parce qu'il a vu assez clair pour comprendre que la seule solution aux problèmes du rock anglais se trouvait en Amérique.
Beck m'intéresse parce qu'il a enregistré des albums qui sont autant de témoignages directs de l'histoire du rock des Sixties et des Seventies, avec en plus une dimension qui selon tout le monde fait de plus en plus défaut à ce média : le génie créateur.
Beck m'intéresse parce que, à l'image des grands conquérants, il a su assimiler un maximum de connaissances technologiques pour les redistribuer dans les genres à la mode (blues, rock, nommez les autres, n'oubliez pas le rock funk, il y tient) sans jamais perdre de vue son identité électrique. Il a gâché bien des choses. La somme potentielle de son histoire ne fut jamais égale à celle, effective, de ses ventes d'albums. Il reçut des raclées terribles. C'était inévitables, puisqu'il était original et primitif. Un pionnier. C'est ce qu'il en coûte aux rêveurs qui s'avisent de découvrir l’Amérique. Le propre de Beck, c'est de magnifier, il magnifie l'espace, la technologie, le blues, le rock, la wah-wah, le son, et par dessus tout le Guitariste. Acte technique, imposé par le fait américain. Les Américains se figurent être de fameux rockers. Mais leurs victoires ne sont l'oeuvre de la machine. Elle seule, aux yeux de l'homme moyen, a su maîtriser l'espace. Depuis la AC 30 Vox de James Burton jusqu'aux lasers du Blue Oyster Cult, elle dessine la trajectoire. Pour Beck, ce n'est pas la volonté d'être libre, mais cette volonté de vaincre, d'écraser la nature, de brouiller le son.
Oui, il aurait pu jouer plus vite que Slow-hand, plus dur que Page, plus spacy que Jimi, plus laconique que Townshend. Mais il a préféré brouiller le son. Faire une alliance de la simplicité du rock'n'roll avec la bave ferrugineuse de l'incongru technologique. Démarche neuve, absolument neuve en matière de guitare, initiative de fou. UNE INNOVATION. Toujours aussi loin que l'on remonte chez les solistes, il n'avait été question que de lancer une phrase, mais claire, rapide (sans doute), virtuose (sans peine). Mais ça !
Quelques premiers solos repères : "Jeff's Boogie". "Psycho Daisies". "Stroll On" (version "Blow Up").
"Rock My Plimsoul". Derrière lui, certains ont tenté de l'imiter. Beaucoup ont essayé, peu y sont parvenus. Retenons tout de même en entre autres : Buck Dharma, Joe Perry, Mick Ronson.
"Beck-Ola". "Quand nous avons enregistré ce disque, la tendance était à la Heavy Music. Écoutez et décidez si vous pouvez trouver une petite place dans vos têtes pour ça", était-il précisé au dos de l'album. Tu parles ! "Beck-Ola" sortant entre deux Creedence métronomiques, une Ten Years After sympathisé et un Zeppelin dithyrambique, faisait des dégâts monstrueux. A l'époque, on ne pouvait songer "écouter" ça. On l'avalait, comme une soupe à l'huile de ricin sur le ventre gras de laquelle auraient surnagé des capsules d'amphés. Les arrangements de Nicky Hopkins sont rugueux, bancals. Trois accords de piano honky tonk, et c'était le choc, le shoot, la crise d'épilepsie, les guitares à tête chercheuse, les solos qui s'entrechoquent, dans les graves, les aigus. Rod Stewart est enroué, Ron Wood va faire exploser ses amplis de basses, Tony Newman crève ses grosses caisses. Les blues sont râlés, ça parle de bourreau, d'exécutions éjaculatoires, de carotides broyées. Les rocks ont été volés à Dieu le Père (Elvis Presley dans ce rôle) : "All Shook Up", "Jailhouse Rock". Le dernier morceau dure sept minutes, c'est une jam informe, une bouillie au cours de laquelle Beck désaccorde sa meule, puis la rebranche (tchac !) à fond. Cassures, brouillages, reprises, lave en fusion qui déborde sans prévenir. Émulsion évidente de métal, ce disque devra attendre des années pour se trouver un petit frère. Personne ne pouvait récupérer le venin de ces oiseaux boutonneux, on prétend que Rod Stewart en est resté idiot, et quand le Cult désira s'approprier la recette du gâteau, il lui fallut trois guitaristes pour rendre l'intensité de "Beck-Ola".
Et la pochette est un tableau de Magritte (qui s'en plaindrait ?).
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5.0 étoiles sur 5 Tres bon album, 8 août 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beck-Ola (CD)
Bon produit que j'attendais avec impatience.
Très belle finition.
Emballage parfait, comme toujours.
Super comme toujours.
Merci pour tout.
Je continuerai a commander chez vous car
je suis toujours satisfait de mes achats.
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Beck-Ola
Beck-Ola de Jeff Beck (CD - 2007)
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