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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tres touchant, 16 décembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Depuis qu'Otar est parti... (DVD)
Le DVD est tres bien fait avec un making of detalle et d'autres supplements. Le film est une perle rare. Peu de films montrent la realite Georgienne avec a la fois de l'humour et beaucoup de realisme. A voir absolument si vous aimez cette region du monde.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La révélation d'une cinéaste rare, 7 août 2010
Par 
LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 10 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Depuis qu'Otar est parti... (DVD)
A l'heure où va sortir The Tree / L'Arbre, le deuxième film de fiction de Julie Bertuccelli, peut-être est-il utile de rappeler que son premier - elle avait toutefois déjà réalisé plusieurs documentaires - l'a révélée d'emblée comme une cinéaste singulière et rare.

Rare, elle l'est également par le rythme avec lequel elle réalise ses films. 7 ans se sont écoulés entre Depuis qu'Otar est parti et L'Arbre. Pourtant, le premier avait connu un relatif succès, sans parler des prix qu'il avait glanés (César du meilleur premier film en 2004). C'est donc qu'elle aime prendre son temps et mûrir ses projets. Autre trait caractéristique: elle est allée tourner ses deux films ailleurs qu'en France, en tout cas pour une partie de Depuis qu'Otar est parti.

S'étant rendue en Géorgie en 1995 en tant qu'assistante sur un des films du grand réalisateur géorgien Otar Iosseliani, tombée amoureuse de ce pays, elle décide d'en faire le cadre de son premier film. Quand on sait que la Géorgie était encore dans une phase de transition et d'instabilité qui n'engageait sans doute pas une réalisatrice débutante à aller faire ses premières armes là-bas, on ne peut que saluer l'initiative. Mais cela ne serait rien si la réussite n'était pas au rendez-vous, évidemment.

Or, ce film est une perle. Bien sûr, il ne frappe pas par des impressions visuelles fortes et reste dans un cadre essentiellement réaliste - ce qui n'a d'ailleurs pas l'air d'être tout à fait le cas de L'Arbre - mais tout est déjà à la fois pleinement ressenti et assuré, sans esbroufe mais avec un sens de l'espace et du cadre certain. S'il y a une cinéaste aux commandes, il y a aussi et peut-être avant tout une scénariste. L'argument, la caractérisation des personnages, le développement du récit (voir synopsis), le choix des langues et de la façon dont elles se répondent, tout cela est aussi simple que fin et précis.

Car c'est une grande idée que d'avoir pris ces trois femmes, qui correspondent à trois générations mais aussi en l'espèce à trois façons d'être reliées à leur pays et à son histoire, trois façons de considérer un pays oppresseur (la Russie soviétique) et un ailleurs idéalisé (Paris), tandis que trois langues et cultures se répondent et se mélangent. Elles ont aussi chacune leur manière de s'accommoder de la perte et du mensonge, les deux thèmes majeurs de ce film qui mine de rien pose également des questions plus larges. Le mensonge au coeur du récit pose ainsi la question du rapport au mensonge sous toutes ses formes, du haut en bas, de l'Etat à l'individu. Si c'est la seule dimension de discours du film - cela est peut-être un peu trop explicité dans les dialogues à un moment - la légèreté de touche de Julie Bertuccelli fait que les développements ultérieurs sont tout à la fois non convenus et d'une grande pertinence, très émouvants aussi.

L'autre grande force de cette réalisatrice, c'est qu'elle a su choisir des interprètes idéales, en particulier pour son trio de personnages principaux. Esther Gorintin, qui avait commencé sa carrière à 85 ans passés et déjà illuminé de sa présence et de sa moue espiègle le très remarquable Voyages d'Emmanuel Finkiel, trouve là un autre rôle majeur. Décédée cette année, sa "carrière" aura été brève mais on peut dire qu'elle aura figuré dans deux des meilleurs films français des années 2000. Nino Khomassouridze, grande actrice de théâtre en Géorgie, réussit à faire exister le personnage le moins aimable des trois. Quant à la très belle Dinara Droukarova, elle trouve là son meilleur rôle depuis sa révélation, enfant, dans ce chef-d'oeuvre cher à mon coeur qu'est Bouge pas, meurs et ressuscite de Vitali Kanevski (voir mon commentaire), et depuis qu'elle s'est installée en France. Trois magnifiques actrices qui ne sont pas pour peu dans la grande réussite de ce film.

Bonne copie. 10 scènes coupées commentées par la réalisatrice (25'). Making-of artisanal, un peu long mais avec quelques moments savoureux (40'). Des photos de Tbilissi. 4,5 étoiles pour le film et l'édition.

Faut-il préciser que je vous conseille vivement tous les films indiqués en lien ci-dessus en plus de celui-ci?
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Sans paillettes mais pourtant lumineux, 9 février 2014
Par 
Incognita - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Depuis qu'Otar est parti... (DVD)
En Géorgie, trois femmes de trois générations différentes vivent seules dans un petit appartement à Tbilissi : la grand-mère Eka, vieille dame délicieuse, francophile et légèrement nostalgique de l’époque stalinienne ; Marina sa fille et sœur d’Otar, diplômée, qui gagne modestement et tristement la vie de la famille ; enfin Ada la petite-fille, interprète, qui rêverait d’être à Paris, elle aussi…
Otar, l’homme de la famille, le fils, le frère et l’oncle, médecin, a quitté le pays pour aller travailler en France et tenter d’obtenir une vie meilleure. Un jour, Marina et Ada apprennent qu’Otar est mort, tombé de l’échafaudage où il travaillait. Elles se refusent à en parler à la grand-mère et décident de lui faire croire qu’il est toujours vivant…

Depuis qu’Otar est parti… est un film sur l’absence. Celle d’Otar, donc, espoir et honneur de sa vieille mère Eka, mais également source de jalousie pour sa sœur Marina, restée à Tbilissi pour accompagner les derniers jours de la première, en compagnie de sa fille Ada. Or Otar, déjà parti une première fois, part de nouveau, définitivement. C’est le début pour Marina et Ada d’un difficile exercice de funambule, où le mensonge, la fiction, s’imposent pour continuer à vivre…

On assiste là à une variante déjà abordée dans Goodbye Lenin qui trouve ici une résonance plus touchante encore, plus intimiste, même si le contexte général (la Géorgie notamment) a toute sa place.

La réalisatrice Julie Bertucceli montre avec grande intelligence son goût pour le détail, les émotions diffuses et la proximité. La caméra explore de près le visage de ses protagonistes, leurs yeux, leurs rides et leurs sourires, et fonctionne à l’économie. C’est dans cette simplicité que ce long métrage excelle. Il n'est pas question de sentimentalisme, ou bien dès qu'on l'effleure est-il aussitôt contourné finement, comme dans cette séquence où Eka, qui est de ces vieux qui "ne pleurent plus, ou alors seulement parfois du bout des yeux", comme le chantait Brel, découvre brutalement la vérité en rendant une visite surprise à son fils mort depuis des mois. C’est le ciel de Paris qui fond en larmes à sa place, lavant par là même les espoirs d’hier. Alors une fiction chasse l’autre, et tandis qu’Ada fait des adieux muets à son passé, derrière les portes vitrées d’un aéroport, ce sont des horizons nouveaux qui s’offrent à notre imaginaire. Et qu’on adorerait poursuivre...

Depuis qu’Otar est parti… ne sonnerait pas aussi juste s’il n’était porté par un formidable trio d’actrices. Esther Gorintin, tout d’abord, sublime grand-mère, qui trouve sans doute là ce qui restera sans doute comme son plus grand rôle. Nino Khomasuridze ensuite au jeu brut et sincère. Mais on retiendra surtout l’épatante Dinara Drukarova, dont la finesse et le talent explosent ici. Une révélation.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Trois femmes puissantes..., 20 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Depuis qu'Otar est parti... (DVD)
Peinture émouvante d'une famille très soudée de trois femmes, la grand-mère, la mère et la petite-fille, autour de laquelle gravitent trois hommes : l'amant de la mère, le fils en exil de la grand-mère et le prétendant maladroit de la petite-fille. En arrière-plan, des conflits, des jalousies et des préférences entre les enfants d'une même fratrie, ainsi que la grande difficulté de la vie au quotidien dans une Géorgie où les intellectuels ne gagnent pas leur vie et doivent parfois émigrer pour travailler sur des chantiers avec un doctorat de médecine et où l'annexion soviétique a laissé des traces.
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5.0 étoiles sur 5 pleine satisfaction, 16 août 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Depuis qu'Otar est parti... (DVD)
remarquable pour le travail sur le cadrage et la lumière! histoire passionnante intergénérationnelle interprétées par des actrices sensibles.A voir et revoir absolument!
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