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30 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très belle édition.
"L'homme de l'ouest" est un Anthony Mann discutable. On peut en effet trouver le film trop théâtral et considérer que le réalisateur finit par caricaturer ce qui a fait de lui l'un des meilleurs metteurs en scène de westerns notamment. Cela n'en demeure pas moins un très bon film qui a marqué toute une génération de...
Publié le 22 septembre 2004 par bosko balaban

versus
9 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un Mann un peu décevant
On a beaucoup écrit, et fort élogieusement, sur l'art du western chez Mann (Godard, Tavernier...) et je garde un très bon souvenir de Bend of the river ou de l'homme de la plaine.

Je considère malgré tout que l'homme de l'ouest est un film très surestimé.

L'interprétation de Lee J Cobb est trop...
Publié le 19 juillet 2006 par Nostromo


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30 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très belle édition., 22 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme de l'ouest (DVD)
"L'homme de l'ouest" est un Anthony Mann discutable. On peut en effet trouver le film trop théâtral et considérer que le réalisateur finit par caricaturer ce qui a fait de lui l'un des meilleurs metteurs en scène de westerns notamment. Cela n'en demeure pas moins un très bon film qui a marqué toute une génération de réalisateurs par la suite.
Les avis seront par contre unanimes pour trouver cette édition DVD particulièrement réussie. Le film, d'une part, bénéficie d'une superbe qualité d'image qui rend justice au très beau cinémascope choisi par le réalisateur. Seul bémol technique: il n'est pas encodé en 16/9.
Ensuite, les suppléments, comme très souvent avec l'éditeur Carlotta, sont très pertinents et intéressants. On commence avec un portrait très bien monté du réalisateur, qui choisi d'approcher le parcours de ce dernier au travers des différents genres cinématographiques qu'il a abordé et ses apports à ceux-ci. Un second bonus nous propose une lecture de l'article de Godard, dans les cahiers du cinéma de l'époque, sur le film. Chaque point développé par le critique est accompagné de la séquence concernée. Que l'on soit d'accord ou non avec lui, il s'agit là d'un document exigeant mais passionnant. Enfin, on peut assister à la discussion, concernant le film, entre deux spécialistes de Mann: Tavernier et Rissient. Encore une fois, il s'agit là d'un débat extrêmement instructif.
En bref, cette édition est très fortement recommandée pour sa qualité, tant d'un point de vue technique que d'un point de vue analytique. Par ailleurs, par son niveau d'exigence, elle met en valeur l'attitude d'un éditeur qui ne considère pas les consommateurs comme des idiots. Ce qui est rare de nos jours.
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5.0 étoiles sur 5 Mann of the West, 4 juin 2004
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme de l'ouest (DVD)
Dernier chef-d'oeuvre d'Anthony Mann, l'Homme de l'Ouest annonce les films de Peckinpah tout en parachevant les westerns antérieurs du cinéaste: un héros vieillissant, le passé qui rattrape, l'avenir qui n'offre plus rien, la violence sèche, la douleur et la mort. Impassible comme jamais, muet ou d'un laconisme désabusé, le Link Jones de Gary Cooper confine au minéral, ce qui fit dire à Godard à la sortie du film que Mann retournait aux vérités premières...Le cinémascope isole les protagonistes dans le vide des plaines, cadre la cabane perdue de la bande dérisoire de Dock Tobin comme un fantôme turpide surgi du passé et déroule l'hécatombe dans la ville fantôme de Lassoo comme ce que Clint Eastwood commencera à filmer quinze ans plus tard.
La brutalité aigrie de Lee Jack Cobb, la veulerie crasseuse de truands minables sur lesquels Mann réussit à nous apitoyer,la lassitude perdue de Julie London, violée sur l'autel d'un passé trahi qui lui échappe en tout...ce film exhale une odeur de mort cendreuse.
Rare à l'âge d'or du western, les coups font mal, et on peut sentir la peur.
"Lassoo est une ville fantôme, et c'est ce que tu es aussi, Doc, un fantôme" lâche Cooper avant d'enterrer ce qui a su le rejoindre, pour repartir seul, auprès d'une femme avec qui il ne vivra pas. Magistral, et en cinémascope.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 pour les amateurs de western, 15 octobre 2014
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quel spectacle pour ce western en blu ray; on voit bien que le blu ray donne une nouvelle dimension à ce western mythique
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Inoubliable Gary Cooper, 11 mai 2009
Par 
marialicia "stella di crena" (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme de l'ouest (DVD)
Ce film est sorti en 1958, c'est un des derniers qu'interprétera Gary Cooper (décédé deux ans plus tard, d'une maladie dont on voit la souffrance, son interprétation est celle d'un grand acteur, mais il est indéniable que ses traits sont marqués par ce mal qui le ronge)

Link Jones (Gary Cooper) est un homme à double personnage. L'homme digne, honnête, sincère, chevaleresque est rattrapé par son passé pourtant enfoui...Un passé qui ressurgit de façon dramatique, lui rappelant l'homme qu'il a été, celui qu'il est capable de redevenir pour se faire justice... C'est le neveu et un ancien compagnon de rapines, viols, massacres de tous genres de Dock Tobins (Lee T.Cobb).

Le scénario est très bien construit, adapté d'un roman de Wil C. Brown. Il nous surprend tout au long du film. Les aventures sont multiples, les situations des personnages en total décalage avec leurs attentes, les rebondissements nombreux.

Gary Cooper campe un homme au passé trouble, tous ses actes sont guidés pourtant par un seul objectif : réussir la mission qu'on lui a confiée. Il protégera jusqu'à la limite du possible ses compagnons de mésaventures en respectant une conduite de non agressivité.
Ses compagnons :
- Une chanteuse de saloon, une aventurière Billie (Julie London)...elle tombera amoureuse et cet amour la transformera pour la vie...
- Un homme peureux, bavard, vantard, roublard, il sera capable du suprême courage, celui de s'interposer dans un combat où il laisse sa vie....
Link va reprendre les armes, en contredisant ses engagements et promesses faites à une épouse...

Ce film a des relents de morts hideuses données par des truands minables aux abois, données par un chef de bande semblable à un "parrain", qui ne veut pas voir sa dignité bafouée. Ce film est à la fois construit avec les codes chevaleresque, il est déroutant, il nous dépeint des personnages classiques. tout d'abord :
-Une chanteuse de saloon qui cherche fortune,
-un homme cupide et peu dégourdi,
-l'homme de l'ouest, l'homme honnête bien rangé dans une vie sans histoire,
-des truands à la petite semaine.
Ces truands s'avèreront terriblement dangereux. Le chef, l'oncle heureux de retrouver son neveu qui l'a abandonné est prêt à passer l'éponge et à l'entrainer à nouveau dans son monde de vices. Cet oncle, ce "parrain" est capable du pire. L'homme de l'ouest, le neveu va reprendre les armes ..il tuera , retrouvera la bête en lui. Comme je l'ai dit plus haut, les autres compagnons sont métamorphosés par leur terrible aventure...

Ce film est une perle noire !
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5.0 étoiles sur 5 l'homme de l'ouest, 21 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme de l'ouest (DVD)
superbe histoire .... un Gary Cooper très protecteur ! et qu'on aurait aimé voir en père de famille repenti !!
un coté comique au début qu'on aurait aimé voir tout au long du film .... mais vu l'histoire dont il s'agit , il était difficile de rendre cela comique .... mais l'histoire d'un homme qui sauve une femme et qui ne cède pas à la tentation par fidèlité .... c'est bien trouvé
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7 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un grandissime western, 2 mars 2009
Par 
Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme de l'ouest (DVD)
Jean-Luc Godard, dans les "Cahiers du Cinéma" saluant la sortie de "L'Homme de l'Ouest" en 1959, écrivit :

"L'Homme de l'Ouest fait partie de ces surwesterns (...) une admirable leçon de cinéma".

Les 3 bonus qui accompagnent ce film nous aident très clairement à comprendre la qualité exceptionnelle de ce film réalisé par le spécialiste du film noir et du western qu'est Anthonny Mann.

L'histoire est celle d'un homme parti vers l'Est pour recruter une institutrice. Il est mandaté par tout le village avec en poche, la rémunération d'une année de salaire de ce recrutement.

Il prend le train. Attaque du train par des bandits. Laissé seul sur la voie avec une chanteuse de bar et un tricheur professionnel, il cherche un abri pour la nuit; un ranch abandonné, repaire d'une bande de bandits - celle de l'attaque du train - dont il fut l'un des membres. Contraint de reprendre du service pour sauver ses compagnons, il participe à l'attaque d'une banque dans une ville qui s'avérera être fantôme. Duel final.

Le génie de Anthony Mann se révèle dans la sobriété intelligente des plans cinématographiques. Le détail est explicite. Il ne trompe pas.

Un cavalier (Gary Cooper) entre en ville. Un homme, sortant du saloon, porte une échelle qu'il veut poser contre un mur. Nous le remarquons de petite taille, en difficulté pour cette manoeuvre anodine. Gary Cooper l'aide. L'homme est un nain.

Sur le quai de la gare, un groupe d'enfants joyeux en arrière plan. Le train part, le groupe se déplace toujours en joie. Entre ces deux instants, le shériff est persuadé avoir reconnu Link Jones (Gary Cooper). Il insiste et lui demande s'il ne connaît pas Dock Tobin (qui s'avérera être le chef de la bande de pillards). Malaise. Le malaise se poursuit car Link Jones monte manifestement pour la première fois dans un train qu'il trouve laid. Son installation sur la banquette, à l'espace trop réduit pour ses grandes jambes, est laborieuse. Le spectateur partage ce moment de malaise psychologique et physique.

La scène du streap-tease forcé est empreinte d'une gravité extraordinaire. Superbe Julie London !

Un autre plan. Après le meurtre d'une pauvre femme dans la banque désaffectée, par le bandit qui l'accompagne, Link Jones le tue. Ce dernier dans un ultime sursaut s'enfuit, descend la rue vide, et tombe. Link Jones sort. Il hésite. La nature fantomatique de la ville abandonnée, la solitude, la peur marquent son visage. Il descend les marches. Travelling ensuite (et non avant; c'est du génie). Le paysage en entier se dévoile. Link Jones descend la rue.

L'homme de l'Ouest typique d'Anthony Mann est celui qui cherche un avenir meilleur, qui est courageux, lucide, instinctif, qui connaît ses faiblesses mais s'affirme dans la brutalité comme dans la délicatesse. James Stewart l'a très bien incarné dans Winchester 73, L'Homme de la Plaine, Les Affameurs, Je suis un aventurier. Gary Cooper excelle dans ce rôle, comme nous l'avons pu apprécier, sous d'autres réalisateurs, dans Le Train sifflera trois fois ou Le jardin du diable.

Paysages crépusculaires en phase avec l'état psychique du héros. Magnifiques.

Ce western est géant.
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un grand western à l'intrigue impittoyable..., 30 novembre 2012
Par 
"Rubens" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme de l'ouest (DVD)
Largement commenté ici, ce commentaire n'a d'autre prétention que de partager avec vous ce western crépusculaire et sombre qui nous relate l'histoire de l'ancien hors-la-loi Link Jones (Gary COOPER), chargé par la petite communauté de God Hope, dans l'Arizona, d'aller à Fort Worth engager une institutrice pour la ramener au village...

Gary COOPER est vieillissant et déjà marqué par la maladie lorsqu'il tourne "Man of the West/L'homme de l'Ouest", aussi ne joue-t-il plus dans ce western le séduisant héros mythique de ses nombreux films passés, mais bien celui d'un homme dur marqué par l'âge, la vie et rattrapé par son passé trouble qu'il veut oublier. Un grand western à l'intrique impitoyable, cruelle même par instants et "d'un réalisme inquiétant".

Bien qu'à sa sortie ce western fut sous-estimé par la critique, il se bonifiera au fil du temps car il sera considéré comme l'un des meilleurs westerns du cinéma d'Anthony MANN. De plus, dans le genre, il porte à sa manière un témoignage de la mutation qui s'opéra et bouleversa le western américain à la fin des années 1950. Ce grand western fut tourné en Californie et dans le désert du Mojave. Ce DVD restauré de 100'est d'une assez bonne qualité avec en bonus trois documentaires inédits : Anthony MANN, un homme de l'Ouest, une biographie (13') - Super MANN, une analyse de Jean-Luc GODARD pour les cahiers du Cinéma de l'époque (13') - Propos sur A. Mann, le point de vue de deux passionnés de l'oeuvre d'Anthony MANN par TAVERNIER et RISSIENT (21'). A conseiller.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un des chefs d'oeuvre de Mann, 18 août 2014
Par 
jonas "jones" (france) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme de l'Ouest [Blu-ray] (Blu-ray)
Peu de temps auparavant, Anthony Mann - qui ne l'oublions pas avait fait ses débuts n tant que metteur en scène de théâtre - avait mis de ses deniers pour adapter au cinéma Le Petit Arpent du Bon Dieu de Erskine Caldwell- un projet qui lui tenait à coeur depuis longtemps - roman torride sur le Sud. Mais, paralysé par le sujet? difficulté pour un "Nordiste" de bien recréer l'ambiance du Sud Profond? , Mann n'avait pas très bien réussi ce film qui, malgré de bonnes scènes, l'interprétation de Robert Ryan et la plastique de Tina Louise (qui avait provoqué l'ire de la censure de l'époque et amputé une partie du film, ce qui n'arrangeait rien - semblait largement inabouti. Deux ans plus tard, Mann décidait de reprendre à la louche le roman de Caldwell mais cette fois en le situant au Far West. C'est L'homme de l'Ouest. Nous sommes loin cette fois de l'humanisme des westerns avec James Stewart et Gary Cooper est un personnage aussi glacé que son regard perçant et visiblement malade (un cancer devait l'emporter peu après). Le film est extrêmement violent avec des scènes qui restent encore aujourd'hui comme celle du strip tease forcé de Julie London (pas un bout de peau n'est dévoilé mais quelle forte séquence érotique!) ou le long plan séquence qui voit Royal Dano s'éloigner et aller mourir au bout d'un long sentier dans un premier (et ultime) cri... Terrifiant! Même si on peut préférer les westerns de Mann avec Stewart (tous admirables), celui-ci est quand même tout à fait remarquable: le fruit d'un metteur en scène magistral qui, à travers ce film torturé, semble douter de lui et de son parcours. Edition Carlotta de premier plan comme toujours
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cooper et Mann, les hommes de l'ouest., 5 février 2010
Par 
Michel Gonon (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme de l'ouest (DVD)
J'ai reçu ma commande de ce dvd cette semaine et j'ai visionné le film aujourd'hui. Il y avait environ vingt ans que je ne l'avais pas vu et je ne me souvenais de presque rien. C'est donc pour moi une redécouverte.

Alors que puis-je dire de l'avant-dernier western d'Anthony Mann? C'est un chef-d'oeuvre! A l'instar de sa série avec James Stewart. Je dois aussi faire mon mea culpa, car j'avais affirmé un jour à l'ami Latour que je préférais Wayne à Cooper car ce dernier jouait toujours les héros purs, et bien c'était sans compter "L'homme de l'ouest" où il campe un ancien desperado devenu devenu un honnête père de famille et qui devra affronter son ancien complice.

J'ai toujours aimé les personnages tourmentés dans les westerns, et Link Jones-Cooper en est un beau spécimène. Elevé par son oncle Dock Tobin (Lee J. Cobb) il fût un bandit et un tueur de la pire espèce avant de prendre conscience du mal qu'il faisait et d'abandonner sa bande.
Il revient dans la région longtemps après pour ramener une institutrice pour son village, mais le train qui le conduit à Fort Worth est attaqué par des bandits lors d'une halte pour charger le bois de la locomotive.

Link se fait voler sa valise contenant l'argent que lui avaient confiés ses concitoyens. Le train ayant redémarré sans lui il se retrouve en compagnie d'un bavard (Arthur O'Connell) et d'une chanteuse, Billie (Julie London). Les trois naufragés partent à la recherche d'un abri pour la nuit.

Link trouve un vieux ranch qu'il croit abandonné et se retrouve en fait dans le repaire des truands.
Il s'agit de la bande de Dock Tobin, qui d'abord heureux de revoir son neveu lui reproche de l'avoir quitté autrefois. Link, pour appaiser les tensions fait croire à Dock qu'il est revenu pour de bon, alors le vieux gredin le met au fait d'un braquage qu'il prépare. Link fait mine d'accepter.
Dès le lendemain, la bande se met en route en emmenant Billie et le "bavard". Mais lors d'une halte la tension étant montée entre Link et son cousin Coaley (Jack Lord) une bagarre éclate, d'une rare violence, ce qui oblige Dock à abattre Coaley.

Le gang s'approchant de la ville, Link se charge de partir en repérage accompagné d'un des outlaws(la confiance de Dock est toute relative), un muet (Royal Dano). En arrivant il constate que la ville est abandonnée et qu'il ne reste qu'une mexicaine et son mari. La femme étant armée, le muet perd son sang froid et la tue, puis tire sur Link qui riposte et le blesse mortellement. L'homme sort se tenant le ventre en courant et hurlant dans la rue avant de s'effondrer.
Il ne reste à Link qu'à attendre le reste de la bande pour en finir.

Si Mann est au sommet de sa forme ce n'est pas le cas de Cooper qui est déjà miné par un cancer, mais néanmoins malgré des signes évidents de fatigue, il réussi à en imposer, notamment dans les scènes d'action.
Que ce soit la longue scène de bagarre avec Jack Lord ou le règlement de comptes final, Gary Cooper reste Gary Cooper, un acteur magnifique.

Ce film est un bijou du genre. Extrêmement bien filmé, et servi par de très bons acteurs.
Julie London trouble par sa sensualité, Lee J. Cobb superbe en vieux gredin digne de Thénardier( il joue un homme bien plus âgé que lui et il avait d'ailleurs dix ans de moins que Gary Cooper), Jack Lord est stupéfiant en truand à moitié débile et très dangereux(aux antipodes du héros de "Hawaï police d'état" qu'il sera plus tard), et entre autres John Denher dans l'un de ses rares rôles de méchant.

Voilà un achat que je ne regrette pas et que je conseille vivement aux autres westerners.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un surprenant strip-tease, de Julie London, qui s'arrête à temps pour que la morale soit sauve !, 19 janvier 2011
Par 
Glenn75 "Glenn75" (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme de l'ouest (DVD)
"L'homme de l`Ouest - Man of the West" est un western américain de Anthony Mann en couleurs (1958-1h40).
Scénario : Reginald Rose et Will C. Brown (d'après son roman 'The Border Jumpers').
Photo (cinémascope et technicolor) : Ernest Haller / Musique : Heigh Harline.

Casting : Gary Cooper (Link Jones), Julie London (Billie Ellis), Lee J. Cobb (Dock Tobin), Arthur O`Connell (Sam Beasley), Jack Lord (Coaley), John Dehner (Claude), Royal Dano (Trout), Robert Wilke (Ponch), Joe Dominguez (un mexicain), Dick Elliott (Willie)...

Synopsis : Link Jones (Gary Cooper), un ancien bandit, mène une vie rangée auprès de sa femme et de ses enfants. Ses concitoyens le chargent de trouver et de ramener de Fort Worth une institutrice pour l'école du village. Dans le train, Link fait la connaissance de Billie Ellis (Julie London), une chanteuse, et de Sam Beasley (Arthur O'Connell), un joueur professionnel. Le train est attaqué par des malfaiteurs. Link et ses deux compagnons de voyage sont abandonnés sur la voie. Ils se réfugient dans une cabane apparemment inhabitée, mais en réalité occupée par les hors-la-loi qui viennent de les dépouiller. Parmi eux se retrouve Dock Tobin (Lee J. Cobb), l'oncle de Link...

Les années 1940-1950 furent, pour le western, bénéfiques car le public aimait le genre même si quelques années plus tard, le filon allait s'épuiser pour le grand écran, en raison de la télévision de plus en plus concurrentielle et gourmande en programmes de toutes sortes, westerns compris. Anthony Mann (1906-1968) nous offre avec "L'homme de l'Ouest" son avant dernier western, le dernier étant le controversé "La ruée vers l'Ouest". Une carrière commencée en 1939 avec un petit téléfilm "The Streets of New York" et 43 films (dont 11 westerns de 1950 à 1960)qui s'achève à Berlin, en 1968, par un accident cardiaque à l'âge de 61 ans pendant le tournage de "Maldonne pour un espion", c'est la vedette du film, Laurence Harvey, qui finira ce film. Anthony Mann fait partie, aujourd'hui, des grands maîtres du western avec ses onze titres : 1950 "Winchester 73", "Les furies" et "La porte du diable", 1952 "Les Affameurs", 1953 "L'appat d'Anthony Mann [ DVD] (1953) Avec James Stewart, Janet Leigh, Robert Ryan, Ralph Meeker,", 1954 "Je suis un aventurier", 1955 "L'Homme de la Plaine" et "La Charge des tuniques bleues", 1957 "Du sang dans le désertThe Tin Star [Import anglais]", 1958 "L'homme de l'Ouest", 1960 "La Ruée vers l'Ouest".

Gary Cooper, la vedette du film, est à l'époque, déjà miné par un cancer des poumons, qui ne sera découvert qu'en 1960. En raison de nombreux contrats il n'avait que peu de répit entre deux films et il négligeait sa santé. Le rude gaillard de ses débuts était devenu, en 1958, un homme affaiblit qui n'avait jamais eu la volonté d'espacer les films par souci financier, car il dépensait énormément. De fait il n'y avait pas que pour les films qu'il n'avait pas de volonté, pour les femmes c'était pareil. Ce très bel homme avait beaucoup de succès féminins et sans doute bien plus encore que ses liaisons connues. Durant le tournage de "L'homme de l'Ouest" le souffle lui manque à chaque gros effort or dans ce western une scène de bagarre avec John Dehner va être pour lui un calvaire car même si pas mal de séquences sont filmées avec le cascadeur qui le double, il faut tout de même qu'il en fasse un minimum pour les raccords au montage. Cela va l`épuiser au point qu`Anthony Mann lui demandera, à plusieurs reprises, si tout allait bien. Ce à quoi Cooper répondait que ce n`était qu`un peu de fatigue passagère. Les autres acteurs, Lee J. Cobb en tête sont tous bons et Julie London tient sa place avec un strip-tease, pendant lequel elle est rudoyée.

Anthony Mann s'est formé sur les films noirs et cela ne passe pas inaperçu sur ses westerns car on retrouve cette petite touche particulière propre au genre de ses débuts. Mann est, dans tous ses films, à la recherche d'une innovation plastique et s'efforce d'apporter, avec l'aide de ses directeurs photos, les plus belles images dans les plus beaux cadres. Il fourmille d'idées nouvelles qu'il met en pratique pour valoriser chacun de ses films avec des trouvailles personnelles jusque dans le jeu des acteurs. Il fait de Link Jones (Gary Cooper), un personnage à plusieurs facettes : Au début du film il lui fait jouer un naïf plutôt "plouc" qui prend peur des jets de vapeur, à l'arrivée du train en gare. Il lui demande ensuite de tenir le rôle d'un dur impassible, mais sur ses gardes, en retrouvant ses anciens amis hors-la-loi. Le déroulement du strip-tease de Billie Ellis (Julie London) qui oblige Link à ne rien tenter, avec un couteau sous la gorge. Enfin redevenir le brave type du début en retrouvant sa dignité après avoir réglé tous ses comptes. Magnifique western.

Conclusion : Ce western est l'un des meilleurs de l'année 1958. Il est l'un des maillons de l'histoire du western et, à ce titre, il s'avère indispensable.
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L'Homme de l'ouest
L'Homme de l'ouest de Anthony Mann (DVD - 2004)
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