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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 inner urge..., 1 juillet 2011
Par 
freddiefreejazz (Quelque part dans le Sud Ouest...) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inner Urge (CD)
En l'espace de vingt mois, c'est à dire entre ses débuts sur le label Blue Note aux côtés de Kenny Dorham (Una Mas), et cet Inner Urge, enregistré en novembre 1964, Joe Henderson inscrit un nombre incroyable de chefs-d'oeuvre. Cinq albums en quintette avec le trompettiste qui sera longtemps considéré comme son alter ego (Kenny Dorham), et un nombre impressionnant d'enregistrements qui démontrent sans équivoque sa mobilité et sa puissance créatrice: que l'on se souvienne de ses prestations aux côtés d'Horace Silver, de Lee Morgan, de Andrew Hill ou encore de Grant Green. Que du bonheur! Après In 'n Out, enregistré quelques semaines plus tôt, Joe enregistre cet opus de toute beauté dans un quartette tout acoustique, somme toute très coltranien, et dont les linéarités sont marquées entre un hardbop de bon aloi et un jazz modal dont les principaux acteurs étaient alors George Russell, Bill Evans, Miles Davis et John Coltrane. D'ailleurs, Henderson s'est approprié une partie de la rythmique de Trane... Mais la comparaison s'arrête là. Joe a un son à part, un style et une expression bien différente du créateur de "A Love Supreme". Comme le dit Bob Blumenthal dans les notes de pochette, la musique évite de sonner comme du Coltrane recyclé. Tyner et Jones jouent sur des harmonies et des contours rythmiques autres. Les couleurs du pianiste restent puissantes et charpentées, identifiables dès les premières notes, mais le sens de la dramaturgie de Joe est différent, jouant moins rubato que le Trane de cette époque (1964).

Quant à Elvin Jones, il procure par son flux polyrythmique de nouvelles ambiances, chaudes et musquées. Alors bien sûr, le côté dramaturgique de la session est palpable dès le premier thème, Inner Urge, basé sur une variation en 24 temps (c'est une sorte de blues), avec de fascinantes substitutions au niveau des accords. Bob Cranshaw, le contrebassiste de Sonny Rollins, offre l'une de ses plus belles prestations. Le disque est composé de trois compositions originales de toute beauté (Inner Urge, Isotope, El Barrio) et de deux standards (You Know I Care, balade savoureuse de Duke Pearson, et Night And Day, le thème archi rebattu de Cole Porter). Comme l'écrit encore Bob Blumenthal, ce qui est étonnant, et on peut le regretter, c'est que Joe ne soit pas revenu enregistrer plus souvent avec ce genre de configuration, le quartette acoustique, qui semblait si bien lui convenir. On notera seulement quatre ou cinq albums majeurs sous ce format: The Real McCoy (1967) avec McCoy Tyner, Ron Carter et Elvin Jones, Four! et Straight, No Chaser (1968) avec Wynton Kelly, Paul Chambers et Jimmy Cobb , puis le fameux live au Japon (1971) avec des musiciens locaux exceptionnels, et enfin Relaxin' At Camarillo (1979) avec Richie Beirach, Chick Corea, Ron Carter, Tony Williams et Billy Higgins, et enfin Mirror, Mirror (1980) avec Chick Corea, Ron Carter et Billy Higgins... Mais cet Inner Urge pourrait bien être en haut du panier...
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Inner Urge
Inner Urge de Joe Henderson (CD - 2004)
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