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5.0 étoiles sur 5 Du talent des autres...
Il fut sacré « plus mauvais réalisateur de tous les temps », dirigeant en perruque blonde, talons aiguilles et pull en angora rose la plus improbable bande de bras cassés jamais réunie sur un plateau de cinéma. Lui consacrer un film pouvait tourner soit à la mièvrerie (version indulgente) soit au lynchage facile (version...
Publié le 24 janvier 2007 par selonmoi

versus
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3.0 étoiles sur 5 Tim Burton entre deux
Le scénario : en 1952, Ed Wood, apprenti réalisateur enthousiaste, cherche à percer dans l’industrie du cinéma et lance ses premiers projets de films à Hollywood. Mais le film est un grave échec à la fois commercial et critique... Il rencontre le producteur Georgie Weiss alors que celui-ci cherche à faire un...
Publié il y a 18 mois par Incognita


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29 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du talent des autres..., 24 janvier 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ed Wood (DVD)
Il fut sacré « plus mauvais réalisateur de tous les temps », dirigeant en perruque blonde, talons aiguilles et pull en angora rose la plus improbable bande de bras cassés jamais réunie sur un plateau de cinéma. Lui consacrer un film pouvait tourner soit à la mièvrerie (version indulgente) soit au lynchage facile (version cruelle). Tim Burton évite brillamment l'un et l'autre dans le genre le plus difficile, la comédie.

Magnifiquement interprété par Johnny Depp, son Ed Wood est un sympathique looser, un candide pathétique mal adapté au monde des adultes, définitivement attachant malgré ses énormes (et désopilantes) incongruités. Ceci grâce à son enthousiasme fervent et inaltérable devant la magie de la création cinématographique (audacieux parallèle avec Orson Welles...) et à sa profonde bienveillance : le récit de son amitié avec un Bela Lugosi (superbe Martin Landau) déchu et sombré dans la drogue est magnifique de chaleur et de sensibilité.

Un peu atypique (car très réaliste) dans la carrière de Tim Burton, ce film très drôle et plein d'humanité, qui émeut et fait rire sans jamais se moquer, est sans doute l'un de ses meilleurs: ce talentueux hommage à un réalisateur décrié le confirme comme l'un des plus grands. Les bonus de cette édition soignée sont nombreux et intéressants. Seul petit bémol, les images de certaines scènes présentent une pixelisation (carrés) un peu forte quoique tolérable.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le meilleur Burton ?, 11 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ed Wood (DVD)
Les marginaux et les rêveurs de tous poils ont toujours passionné Tim Burton. Il n'y avait donc aucune raison pour que le papa de Batman ne croise pas un jour la route d'Edward Davis Wood Junior, élu en 1980 "plus mauvais réalisateur de l'histoire du cinéma" ! Fasciné par la personnalité ambigüe du réalisateur (qui était un adepte du travestissement depuis son plus jeune âge), mais surtout par son incroyable enthousiasme, Burton rend ici un bel hommage aux abandonnés du système et aux "tâcherons" du septième art, ceux qui ont tenté sans relâche de se frayer un passage dans le petit monde sclérosé d'Hollywood.

Fantastique Johnny Depp. Ebouriffant dans les vêtements d'un cinéaste qui a passé son existence à se battre contre des moulins à vent, le comédien délivre une prestation qui le hisse au niveau des plus grands. Affublé d'un sourire qui traduit une foi dans la vie inébranlable, Depp apporte une densité et un charisme à couper le souffle à Ed Wood, rendant le personnage finalement plus touchant que ridicule, même lorsqu'il en est réduit à voler une pieuvre géante dans un entrepôt de cinéma pour mettre en boite une scène de son film La Fiancée du monstre ! Merveilleusement secondé par un Martin Landau plus vrai que nature en clone de Bela Lugosi, autre oublié du système auquel Wood va tendre la main, Johnny Depp nous entraîne dans l'envers du décor des séries Z, celui où chaque jour de tournage constitue un défi à relever ; le manque d'argent, les couacs de lumières, de caméras, de sons et d'autorisations venant sans cesse perturber les plans de notre joyeux luron! Marqué par une sincérité et une poésie sans limites, ce biopic est l'une des plus belles créations du Tim Burton première période, le réalisateur confirmant des talents de conteur déjà entrevus dans Edward aux mains d'argent, plus que jamais passionné par sa petite galerie hurluberlus (l'excellent Bill Murray campe un impresario efféminé du meilleur cru) ostracisés par une société qui n'a cure de leurs états d'âme, de toute manière trop occupée à se regarder le nombril. Finalement, malgré leur aspect bricolé et les immenses lacunes de leur scénario (inoubliable Plan 9 from outer space, l'une des productions les plus improbables de tous les temps), les films d'Ed Wood avaient au moins le mérite de n'appartenir qu'à leur auteur. Ne jamais baisser les bras, toujours croire en l'impossible, refuser de rentrer dans le rang : sans l'ombre d'un doute, le Burton de l'époque était bel et bien le fils spirituel de ce cinglé d'Ed Wood.

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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chef-d'oeuvre absolu, 8 janvier 2010
Par 
Walterjovi - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ed Wood [Import anglais] (DVD)
Si je devais retenir un film de Tim Burton, ce serait celui-ci. Hommage d'une rare finesse à un personnage pourtant décrié comme peu l'ont été, "Ed Wood" brille par un scénario exemplaire, un casting de luxe et une mise en scène impeccable. Tous les acteurs semblent possédés par leur rôle : Johnny Depp est survolté, Bill Murray est une pleurnicheuse permanente, mais surtout, il y a Martin Landau, totalement habité en jouant Bela Lugosi. Inventive, l'histoire fait d'Ed Wood un rêveur permanent qui verra dans un papier froissé le Graal, et celui-ci n'a de cesse d'être le nouveau Orson Welles (qu'il croisera lors d'une scène n'ayant jamais existé en vérité). Malheureusement, le talent, ce n'est pas aussi simple d'en avoir, et Ed Wood n'en a aucun. Mais Tim Burton fait de ce trublion à l'imagination débordante un personnage plus qu'attachant. Tim Burton brille par sa mise en scène, bien aidé par une splendide musique d'Howard Shore, et le noir et blanc reste le plus bel hommage à toute cette époque de films étranges. Merci Tim!!!
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38 internautes sur 43 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une émouvante grandeur, 2 février 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ed Wood (DVD)
Avec le shakespearien "Batman 2, le défi" et l'iconoclaste "Mars Attacks", c'est mon film préféré de Burton - ou du moins l'un de ceux qui m'ont le plus marqué, tant la liste des "films préférés de Tim Burton" est sujette à variations et repentirs. Quel gageure que de mettre en scène la vie d'Ed Wood, sacré "pire cinéaste de tous les temps", petit maître des effets spéciaux bidouillés et de la réalisation catastrophique ! Tim Burton réussit cependant à rendre chaque minute de ce film passionnante, en suivant cet homme dont le seul rêve est de faire du cinéma. Car cet amour démesuré pour le 7ème art anime aussi bien l'un comme l'autre réalisateur. Ed Wood, avec sa tendresse pour les "monstres" quels qu'ils soient - monstres des films d'horreur, monstres de foire, monstres sacrés sur le retour (Bela Lugosi, alias "Dracula"), travestis - trouve des échos évidents dans l'amour de Burton pour les anciennes stars de la Hammer (Vincent Price entre tous), les personnages marginaux et décalés (Edward Scissorhands, etc.), la formation d'une "famille de cinéma"... Cet amour pour le cinéma éclate dans le film de manière communicative, chaque espoir, chaque effort de Wood (magistral Johnny Depp comme envahi par la ferveur dans un jeu proche du film muet)trouvant une résonance, venant se répercuter en nous. Martin Landau, acteur hitchcockien ambigu, ancien professeur de Jack Nicholson, interprète avec un mimétisme hallucinant un Bela Lugosi héroïnomane et agonisant, et Sarah Jessica Parker joue parfaitement la petite amie large d'esprit devant les excentricités de l'homme qu'elle aime. L'ensemble dépasse finalement le dérisoire, et paradoxalement, à travers le rire, atteint une justesse désarmante et une émouvante grandeur.
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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un film à (re)découvrir d'urgence !!!, 9 juin 2003
Par 
The Dreaming - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ed Wood [Import belge] (DVD)
Sans doute l'un des films les moins connus de Tim Burton, "Ed Wood" est aussi, et surtout, son oeuvre la plus "modeste" (ceci explique peut être cela...). Et c'est probablement cette modestie (mais aussi, bien sûr, son sujet-même) qui le rend si attachant. Avec Ed Wood, alias "le cinéaste le plus nul de toute l'histoire du cinéma", Burton a trouvé un matériau en or pour illustrer une nouvelle fois son thème de prédilection : le "héros" solitaire rejeté parce qu'il n'est "pas comme les autres". Le film adopte un ton d'humilité idéal pour un tel sujet, là où tant d'autres se seraient allègrement vautrés dans le dédain, voire une certaine condescendance vaguement méprisante, tellement en vogue en cette époque de cynisme obligé. "Ed Wood" est l'hommage d'un cinéphile à un homme qui, pour pouvoir assouvir sa passion (le cinéma), n'a eu peur de rien, pas même du ridicule.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 From outer space..., 20 octobre 2013
Par 
Tornado (Provence Côte d'Azur) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ed Wood [Blu-ray] (Blu-ray)
Boitier en plastique pour une édition basique. Quelques bonus d'agrément (trois documentaires de 8 à 13 minutes, un clip et cinq scènes coupées). Le transfert en HD est très beau, avec de superbes contrastes, même si une forte granularité persiste sur les images les plus claires, ce qui est assez habituel dans ce type de restauration. C'est la meilleure édition à ce jour.

Tout le monde le sait : Edward Wood Jr possède la réputation peu enviable de "plus mauvais réalisateur de l'histoire du cinéma" ! Et son film le plus célèbre, Plan 9 From Outer Space, réalisé en 1959, est évidemment considéré comme le "pire navet du 7° art" !

Tim Burton nous propose ici un biopic à la fois très original, puisque fortement encré dans son univers particulier, et fidèle à la réalité historique.
S'il fait du personnage d'Ed Wood un naïf lunaire et illuminé, il respecte les éléments biographiques de chaque personnage et met en scène toutes les anecdotes véhiculées par l'entourage d'Ed Wood au fil des décennies. Le film est donc, au final, un magnifique mélange hybride entre le film d'auteur et le film Historique.

Film d'auteur, car Burton parvient à plier la réalité biographique de cette poignée d'originaux de manière à épouser ses thématiques récurrentes et son esthétique poético-gothique. Sous sa caméra, Ed Wood, Béla Lugosi, "Vampira", Thor Johnson, Bunny Breckenridge et "Criswell", tous plus ou moins exposés sous les feux du vedettariat à un moment donné de leur existence, mais réduit à l'état de "loosers" à la fin de leur vie (et par extension au moment où Ed Wood les engage dans ses tournages...), deviennent les incarnations bien réelles de ces figures marginales, excentriques et solitaires qui peuplent son univers cinématographique. C'est ainsi que le microcosme d'Ed Wood, qui s'était constitué une véritable bande d'amis digne d'un cirque ambulant de fête foraine, avec le vieil acteur mythique sur le retour, le "voyant", la "fausse femme-vampire" et le "catcheur-colosse", finit par ressembler comme deux gouttes d'eau à l'univers du réalisateur d'Edward aux mains d'argent...
Burton réalise son film en noir et blanc, comme s'il s'agissait d'un long métrage tourné à l'époque consacrée. Il livre ainsi de splendides tableaux expressionnistes, dans le pur esprit des films d'horreur de la Universal, dans lesquels Béla Lugosi, omniprésent dans le film, avait été l'un des acteurs phares. Ce faisant, il parvient à donner à son biopic la même esthétique que sur ses œuvres habituelles, sorte de mélange entre les images gothiques et une forme de poésie lunaire !

Film Historique, puisque toutes les scènes du film sont inspirées de faits authentiquement réels et corroborés par de multiples témoignages de l'époque concernée. Béla Lugosi était bel et bien ce vieil acteur ringard et oublié ayant sombré dans la drogue, vivant seul et dormant dans un cercueil habillé en costume de "Dracula", soit le rôle qui avait fait sa célébrité dans les années 30. Il termina effectivement sa carrière dans les œuvres d'Ed Wood, qui recycla dans ses films les moindres prises où il apparaissait, ce qui lui permit de mettre le nom du vieil acteur hongrois en tête de générique ! (Burton reprend d'ailleurs la dernière bobine de Lugosi, tournée devant sa maison et introduite dans la séquence d'ouverture de "Plan 9 From Outer Space", ajoutant à son film de véritables images d'archives !). Tous les autres personnages du film ont réellement existé, et partagé l'existence d'Ed Wood de la même manière.
Film Historique, également, dans la manière dont Tim Burton décrit la production hollywoodienne de l'époque en matière de films à petits budgets, surnommés les "films de série B" et, en ce qui concerne le cinéma d'Ed Wood, les "films de série Z" ! Ainsi, nombreuses sont les scènes (hilarantes, pour la plus-part) dans lesquelles on voit le jeune Ed Wood, pugnace, redoubler d'imagination pour réussir à tourner ses films improbables, quoiqu'il arrive !
Film Historique, enfin, puisque Ed Wood était véritablement cet hétérosexuel qui aimait se travestir et revêtir les pulls angoras de ses compagnes, allant jusqu'à tourner habillé en fille, avec perruque blonde et talons aiguilles ! Parce que tous les films dans lesquels on le voit travailler sont bien les films qu'il a tournés, et que le biopic respecte sa biographie officielle de manière scrupuleuse. Burton extrapole uniquement sur la personnalité illuminée et sincère du réalisateur, ainsi que sur sa rencontre fictive avec son idole, le grand Orson Welles !

A l'arrivée, "Ed Wood le film" s'impose comme une des œuvres les plus personnelles de Tim Burton, comme une déclaration d'amour à toute une forme de cinéma, ainsi qu'à toutes ces figures marginales et malaimées qui peuplent son univers cinématographique. Par dessus tout, Burton réalise un superbe plaidoyer en faveur de l'acteur Béla Lugosi, ici interprété de manière splendide par Martin Landau, qui finit par devenir Lugosi en personne (et obtient l'oscar à l'unanimité !), jusqu'à se confondre avec les images d'archive !
Biopic brillant, film d'auteur complet, portrait de personnages poignant et bouleversant, "Ed Wood" s'impose comme une œuvre parfaite, hélas réservée, dans l'idéal, à un public de privilégiés puisque, tout au long du film, les clins d'œil et les références au cinéma concerné (soit les scènes les plus cocasses !) ne seront finalement repérables que par les "spécialistes" qui connaissent à la fois les films de Wood et ceux de Lugosi...
Pour les néophytes, je conseille trois films d'Ed Wood : "Plan 9 From Outer Space", évidemment, mais aussi "La Fiancée Du Monstre" ("Bride Of The monster") et "La Nuit Des Revenants" ("Night Of The Ghouls"). Ils sont très mauvais, mais possèdent une dimension surréaliste irrésistible et complètement hilarante ! A regarder entre copains pour se marrer comme des baleines. En revanche, je déconseille "Glen Or Glenda", totalement irregardable !!! Tous ces films sont disponibles dans le coffret DVD L'Etrange Univers de Ed Wood. En ce qui concerne Béla Lugosi, une bonne connaissance des films de la Universal, à commencer par le Dracula de 1931, est également conseillée...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Black and white Blu !, 19 mai 2013
Par 
Francisco - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ed Wood [Blu-ray] (Blu-ray)
Hormis un peu de bruit dans l'image à deux-trois reprises, l'ensemble du transfert HD est magnifique. Respect du grain cinéma, noirs profonds et belles nuances de gris. Détails et textures multipliées. Si vous possédez un écran de belle taille la différences avec le dvd est abyssale. N'hésitez pas à redécouvrir ce portrait drôle, émouvant et pathétique d'un amoureux fou du cinéma qui sans moyens et dans le mépris général parvint malgré tout à laisser son empreinte dans l'histoire du septième Art. Ed Wood, prince de la série Z, la passion jusqu'au bout et sans compromis.
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3.0 étoiles sur 5 Tim Burton entre deux, 18 janvier 2014
Par 
Incognita - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ed Wood (DVD)
Le scénario : en 1952, Ed Wood, apprenti réalisateur enthousiaste, cherche à percer dans l’industrie du cinéma et lance ses premiers projets de films à Hollywood. Mais le film est un grave échec à la fois commercial et critique... Il rencontre le producteur Georgie Weiss alors que celui-ci cherche à faire un film basé sur l’histoire de Christine Jorgensen (la première personne à s’être faite opérer pour changer de sexe) et lui propose d’écrire le scénario. Peu après, Wood rencontre l’acteur Bela Lugosi et les deux hommes deviennent rapidement amis. Wood persuade Weiss de le laisser réaliser le film car lui-même aime s’habiller en femme et en mettant en avant la participation de Lugosi au projet. Wood réalise son rêve en étant à la fois acteur, scénariste, réalisateur et producteur de Glen or Glenda. Mais le film est un grave échec à la fois commercial et critique...

Tim Burton ne sait pas encore s’il est Ed Wood ou Orson Welles (dans son film, il offre généreusement un magnifique cadeau à Wood : il lui fait rencontrer Welles, ce qui n’est pas arrivé dans la réalité). Ce doute habite le film et c’est ce qui en fait sa valeur même si « Ed Wood » est une oeuvre de transition pour Burton, un film de metteur en scène « habité » qui dérive, dans sa deuxième partie, après la mort de Bela Lugosi (ah, les images muettes du vieux Dracula filmé quelques jours avant son décès !), et est affaibli par un jeu halluciné un poil surjoué de Johnny Depp (Ed Wood) dont l’enthousiasme et l’aspect ne convainquent pas toujours. Depp était formidable dans « Edward aux mains d’argent » parce qu’il avançait masqué et que le masque est l’autre thème de Tim Burton, ce qui n'est pas le cas ici. Par contre, le jeu de Martin Landau en Bela Lugosi est formidable…

À priori, l’intérêt de Tim Burton pour l’œuvre de Edward D. Wood Jr. (1924-1978) pouvait paraître insolite. Mais en fait, ce qui rapproche Ed Wood de Tim Burton est bien sûr la passion pour la féerie artisanale et le fantastique, tant au niveau des trucages que des jeux d’acteurs. Il va sans dire que ce film s’inscrit pleinement dans l’univers de Tim Burton, la folie, l’angoisse et la mégalomanie de son (anti-)héros faisant écho aux diverses figures illuminées incarnées par Johnny Depp (Edward aux mains d’argent, Sweeney Todd, etc.) Sans le dénouement qui nous révèle ce que sont devenus les véritables protagonistes, et des images d’archives donnant à revoir le vrai Bela Lugosi dans Dracula, on se croirait dans un conte irréel et fantasmé, avec ses hôpitaux psychiatriques pour toxicomanes ou ses villas à ambiance gothique gardés par des chiens ayant l’air aussi désaxés que leur maître.

Certainement pas le meilleur film de Tim Burton, "Ed Wood" s'avère néanmoins intéressant parce qu'il transmet les préoccupations les plus intimes de son auteur, entre les sommets du succès et les gouffres de la recherche de soi-même.
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5.0 étoiles sur 5 Coup de coeur!, 21 juillet 2006
Par 
Catherine TURQUE (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ed Wood (DVD)
Il n''est pas nécessaire de connaître la carrière du cinéaste américain Ed Wood, qui a la réputation d''être le pire qui ait existé, pour adorer ce film. Loin de mépriser Ed Wood Tim Burton en fait l''incarnation de l''amour même du cinéma dans un milieu où il n''est perçu que par l''argent qu''il peut rapporter. Essuyant tous les échecs, toutes les humiliations, vivant dans un extrême dénuement, n''obtenant aucun moyen matériel ni financier pour tourner ses projets , le Ed Wood de Tim Burton, rêveur, candide , toujours enthousiaste , ne renonce jamais à la passion qui l''habite : le cinéma est son rêve . Johnny Depp lui prête un émerveillement d''enfant permanent face à la magie de l''image et de l''imaginaire , et, lorsqu''il réussit à tourner quelques plans (objectivement pitoyables) il est en extase d''être ce magicien. Tim Burton a fait de ce réalisateur un idéaliste, un halluciné mais aussi un être qui se situe en dehors de toute convention (il a plaisir à se travestir, sans aucune perversité) . Loin de le rendre pitoyable, il en fait un génie incompris, floué par les ambitions commerciales des producteurs, une sorte de frère d''Orson Welles (très belle rencontre). Son Ed Wood a l''amour des artistes et son admiration éperdue pour un Bela Lugosi ravagé par la drogue, la misère , la folie et l''oubli, alors qu''il fut le mythique Dracula, est bouleversante. Contrairement à l''implacable ingratitude qui est la loi d''Hollywood Ed Wood apparaît comme un cœur pur et généreux . Bien sûr il y a un travail époustouflant de Tim Burton sur le noir et blanc pour s''immerger dans l''époque et pour reproduire plan par plan des séquences des films d'Ed Wood(les conditions de tournage de certaines sont hilarantes !) . Ce n''est pas un documentaire, ce n''est pas un hommage, c''est une œuvre d''une richesse inépuisable, c''est LE CINEMA même !
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un des meilleurs film de Tim Burton, 13 avril 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ed Wood (DVD)
Un des films le plus intime et dépooillé de Tim Burton. Le réalisateur signe une biographie touchante qui a force de magie convains même de revoir les films d'Ed Wood. Avec toujours en filigramme les thème centraux de Tim Burton, des monstres incompris, des cimetières, des vampires mais bien vivant cette fois. Un hommage réussi à Wood, Lugosi, Vampirela et aux cinéastes qui croient en leur métier.
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