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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un film éprouvant !
"The Wrong Man", Alfred Hitchcock, 1958, NB, VO et VOST, belle copie, bonus de 20 minutes.

Reconnu par plusieurs témoins comme l'auteur de vols à main armée, Christopher Balestrero (Henry Fonda), contrebassiste dans un night-club, marié, père de famille, archétype de monsieur-tout-le-monde, voit se refermer sur lui...
Publié il y a 20 mois par Roger Dominique Maes

versus
3.0 étoiles sur 5 Un Hitchcock fondé sur des faits réels
Un homme ordinaire est pris dans l'engrenage infernal de la justice suite à sa désignation, par des témoins occulaires, comme auteur de plusieurs hold-ups. Une erreur judiciaire qui conduira son épouse à la dépression...
Le film est de bonne facture, avec une symbolique abondante dans les images, et une musique très...
Publié il y a 10 mois par laurent


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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un film éprouvant !, 12 novembre 2012
Par 
Roger Dominique Maes (Bruxelles) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Faux coupable (DVD)
"The Wrong Man", Alfred Hitchcock, 1958, NB, VO et VOST, belle copie, bonus de 20 minutes.

Reconnu par plusieurs témoins comme l'auteur de vols à main armée, Christopher Balestrero (Henry Fonda), contrebassiste dans un night-club, marié, père de famille, archétype de monsieur-tout-le-monde, voit se refermer sur lui l'appareil policier et judiciaire.
Moins stoïque que tétanisé, il ne proteste pas, et se laisse emmener, mouton pour l'abattoir, posant un regard incrédule sur tout ce qu'il découvre...
Toute cette première partie du film est éprouvante jusqu'à l'insoutenable. La tension dramatique est telle, vous prend si fort à la gorge, le regard d'Henry Fonda vous vrille si bien l'âme dans sa noblesse et son désarroi, qu'on a envie d'arrêter le film, certain de ne pouvoir tenir plus longtemps.
Ce fut mon cas...
Et moins parce que l'histoire est vraie, ou qu'elle pourrait nous arriver à nous, que parce que le film -dans la banalité des faits, les prises de vues d'une implacable géométrie, le noir et blanc coupé au couteau, et le jeu minimaliste et intériorisé de Henry Fonda-, est conçu pour nous prendre dans le même étau que le personnage, sans nous laisser le temps de respirer, jusqu'à l'étouffement.
C'est ici le suspens hitchcockien dans son aspect le plus fort : non pas l'impatience habituelle de savoir comment cela va se résoudre, mais celle de vouloir échapper à l'étreinte empathique puissante que nous éprouvons pour le héros, injustement accusé, injustement menacé.

- Les autres commentateurs ont parfaitement analysé les différents aspects du film, y compris son ambiguité, bien dans la manière de Sir Hitch, maître dans l'art ne jamais nous laisser sur aucune certitude, pour que j'y ajoute quoi que ce soit.
J'ai essayé d'exprimer une émotion...
Mais si c'est là un "petit Hitchcock", on souhaite à beaucoup de cinéastes de faire des petits films de cette qualité-là.
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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un très grand Hitchcock pas assez connu, 17 décembre 2010
Par 
David Waléra (Châlons-en-Champagne) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Faux coupable [VHS] (Cassette vidéo)
A voir l'interprétation d'Henry Fonda, on se dit qu'il est dommage qu'il n'ait pas d'avantage tourné avec "Hitch". Sa composition d'homme ordinaire dépassé par des évènements incompréhensibles est absolument parfaite, même meilleure que celles de James Stewart dans le même genre de rôle ("L'homme qui en savait trop", par exemple). L'Homme qui en savait trop
Vera Miles est impressionnante dans son glissement vers la dépression et donne un avant-goût de l'extraordinaire prestation de Tippi Hedren dans "Marnie". Pas de printemps pour Marnie
Hitchcock nous éblouit par sa mise en scène virtuose :
- cadrages des personnages principaux qui suggèrent leur isolement face à ce qui leur échappe totalement, et l'enfermement que leur font subir le regard et le jugement de leurs accusateurs ;
- photographie noir et blanc toute en grisaille, qui accentue le malaise de la situation ;
- musique de Bernard Herrmann en parfaite symbiose avec l'image ;
- aucune scène spectaculaire du genre de "La mort aux trousse" ou "L'homme qui en savait trop", mais un suspense intense qui se nourrit de détails banals de la vie quotidienne, vus sous un angle intriguant ou un éclairage inquiétant.

Hitchcock a ainsi réussit à porter au sommet le suspense psychologique sans grands effets, si ce n'est la scène violente dans laquelle Vera Miles jette une brosse au visage d'Henry Fonda.

Enfin, le réalisateur transcende l'intrigue à un niveau supérieur et inattendu en faisant intervenir la providence divine dans la résolution du quiproquo fatal : c'est suite à la prière du héros, catholique, que le vrai coupable est démasqué. Et le plus fort, c'est que ce "miracle" nous est montré "en direct", tandis que le héros prie : Hitchcock réutilise, mais avec une force magistrale, le vieux procédé de la surimpression progressive du visage du héros sur celui du vrai coupable.
On peut vraiment appliquer ici à Hitchcock les mots de François Mauriac qui disait que le grand don de Bernanos est de "rendre naturel le surnaturel".
Compliment qui convient aussi parfaitement à "La loi du silence" ("I confess") du même "Hitch"... La Loi du silence
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une descente aux enfers, 19 septembre 2013
Par 
Philomèle (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Faux coupable (DVD)
Un citoyen exemplaire, de condition très modeste, est victime d’une erreur policière et du mauvais sort qui s’acharne contre lui, entraînant la ruine de son bonheur conjugal et familial. En soi, le propos est typiquement hitchcockien : les gens ordinaires embarqués par hasard dans une aventure dramatique, la peur de la police et de la prison, la technique du suspense, l’étude psychologique du couple, et jusqu’à la référence au catholicisme sont des thèmes caractéristiques de l’auteur. Mais ce qui fait l’originalité de ce film, c’est son sérieux : au lieu de sa coutumière apparition humoristique au détour d’un plan, Hitchcock intervient au début avec gravité pour avertir le spectateur que l’histoire est authentique : ce n’est donc pas à une fiction qu’il nous demande de croire, mais à la réalité, ce qui est beaucoup moins confortable.

D’où un réalisme inhabituel, une lente insistance sur les détails factuels des procédures policière puis judiciaire, d’autant plus effrayantes que leurs exécutants, en particulier les policiers, ne font preuve d’aucune brutalité ni agressivité, se montrant certes familiers, mais plutôt courtois (c’est même de l’un d’eux que viendra le secours). Aucun humour, mais pas de cynisme non plus ni d’ironie, si ce n’est celle du sort, dans cette histoire où – c’est rare chez Hitchcock – il y a à peine un « méchant ». Ce réalisme très poussé n’exclut pas ça et là quelques pointes de symbolisme (dès avant le drame, le héros marchant dans la rue « par hasard », de façon prémonitoire, entre deux policiers), ou d’expressionnisme (le tournoiement vertigineux de la caméra dans la prison), mais jamais de façon anecdotique : pas un plan ni un détail inutiles, pas une seconde de trop dans les séquences de ce film techniquement très travaillé : tout y est tiré au cordeau et cousu au plus serré suivant un story-board plus minutieux que jamais.

La musique de Bernard Herrmann, particulièrement discrète, est bien appropriée, avec ses sourdines angoissantes, au ton pudique du film. La photo de Robert Burks, en noir et blanc sur écran large, contrastée mais sans excès, n’est pas pour autant celle d’un film noir : elle donne même une certaine chaleur au New York nocturne. Manny, le personnage principal, n’est pas sans relief, malgré sa droiture : il est certes abasourdi, assommé, désemparé, mais bien qu’il ne se révolte pas, il n’est pas non plus un « mouton pour l’abattoir » : on sent chez lui une sagesse profonde (au début, il est très conscient de son bonheur, malgré ses difficultés), mais aussi une dignité, une patience, et une endurance (on le voit serrer les poings), qui laissera le temps à la chance – ou au miracle – de faire advenir la découverte du vrai coupable, ou la guérison de Rose. Inutile de dire que Henry Fonda était idéal pour ce rôle, par son tact, son humilité d’acteur et sa simplicité admirables : dès le début, il suffit de croiser son regard pour savoir, sans le moindre doute, que Manny est innocent.

Le personnage de Rose, sa femme, n’est pas moins intéressant : naturellement modeste et anxieuse, elle réagit d’abord courageusement, mais à la longue sa fragilité l’emporte et elle sombre brutalement dans la culpabilité dépressive, puis dans la maladie mentale, enfermée dans une bulle d’indifférence et d’inertie. Vera Miles est très juste dans ce rôle difficile, très émouvante quand elle devient violente sous l’emprise de son sentiment de culpabilité, ou qu’on la voit glisser, le regard fixe, dans une prostration dont la réhabilitation de son mari, survenue trop tard, ne suffira pas à la faire sortir avant la fin du film. Les autres personnages sont très secondaires, à l’exception de l’avocat compréhensif, bienveillant et tenace joué par Anthony Quayle.

La morale de l’histoire ? On peut en voir trois. D’abord : l’inhumaine « injustice » du sort, la tragédie qui guette au coin de la rue, l’horreur tapie derrière la porte. Ensuite : l’humaine fragilité, même celle du couple le plus uni, face à un traumatisme qui le dépasse complètement. Enfin, l’humaine endurance, quelle que soit la dureté des coups du sort (c’était déjà le message d’Homère dans "l’Odyssée"). Ainsi le film laisse le spectateur partagé entre une angoisse que l’annonce finale de la guérison de la véritable Rose au bout de deux ans ne suffit guère à soulager, et l’exemple encourageant de la « résilience » de Manny, comme dirait Boris Cyrulnik. Il est en tous cas réconfortant de constater que ce très beau film, qui eut peu de succès à sa sortie, semble aujourd’hui presque unanimement apprécié à sa juste valeur.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Classique, mais efficace, 19 avril 2013
Par 
Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Faux coupable (DVD)
Face à tous ces commentaires, dont certains sont de très grande qualité, je me bornerai à confirmer qu'il s'agit là d'un bon film, inspiré par une histoire bien authentique, et dont le thème ne laisse pas indifférent.
Qui n'appréhende de se trouver un jour dans cette situation infernale de l'homme parfaitement innocent mais que l'on croit coupable, par simple malentendu, par une vague ressemblance avec le véritable coupable ?

L'intrigue est captivante, le processus de chute attristant, l'impact sur l'homme innocent et surtout sa femme navrant. On se met dans la peau du personnage principal.
Le tout avec le talent d'Alfred Hitchcock, il va de soi.
Un film au rythme assez lent, toutefois. Ne vous attendez surtout pas à un vulgaire film d'action.
Henry Fonda y apparaît simple, modeste, parfait dans la peau du faux coupable.

Un bon film, qui serait à mon avis parfait en version roman, permettant de mieux ressentir encore la psychologie du personnage. Mais je ne veux pas là tempérer l'enthousiasme de ceux qui ont particulièrement apprécié ce film, et à la lecture des commentaires desquels je vous renvoie d'ailleurs sans réserve.
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9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Hitchcock et Le Faux Coupable, 11 septembre 2010
Par 
Nicolas Mesnier-Nature "NMN" "LE DISC... (Besançon, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Faux coupable (DVD)
Le faux coupable (1957) est le 44è film d'Hitchcock, le 21è tourné aux Etats-Unis, entre L'homme qui en savait trop et Sueurs froides.

La place du film dans l'oeuvre complet d'Hitchcock en dit déjà long sur la raison de son relatif purgatoire : entre deux grands films dont un chef-d'oeuvre - Sueurs Froides - il ne pouvait qu'en pâtir. Mais malgré tout, s'il n'a pas leur puissance, il est loin de faire partie des navets.

L'interprétation est très bonne : Henri Fonda parfait, Véra Miles également. D'autres personnages jouent leur propre rôle dans ce film « documentaire » basé sur une histoire vraie. Tel nous le présente Hitchcock lui-même vu dès le prologue en silhouette à contre-jour.

Le titre évoque sans détours une des obsessions du cinéaste : l'innocent faussement inculpé. Mais étrangement, aucun fait probant et indéniable ne peut nous le confirmer. Le « vrai » coupable arrêté à la fin en flagrant délit de tentative de hold-up a-t-il réalisé les autres vols ? Rien ne nous le confirme. La relative ressemblance avec le vrai/faux coupable n'est due qu'à des témoignages s'avérant aussi peu sûrs de la part de témoins à la base de l'erreur judiciaire initiale. Une telle erreur aux conséquences dramatiques ne peut-elle pas se reproduire ? Hitch nous laisse avec ce doute.

Le film est construit en deux parties distinctes ayant pour point commun l'enfermement :
- les détails de l'arrestation et de l'incarcération raconté par le menu débouchant sur
- la liberté conditionnelle précédant un autre emprisonnement, mental celui-là, celui de sa femme Rose.
L'arrière-plan urbain, baigné dans des noirs éclairés par des lumières fantomatiques, l'intérieur des bâtiments (club, logement du faux coupable, prison, tribunal) où planent des lampes à l'éclairage aveuglant et des moyens de transport (train, voiture) donnent au spectateur un sentiment de malaise. La saison choisie - l'hiver - avec ses blancs violents couvrant les rares paysages extérieurs diurnes - et les brumes nocturnes sont symboliques d'un vide et d'une menace entourants.

Dès le premier plan, on sait que le quotidien va se briser : l'entrée du club où travaille H. Fonda est vue en contre-plongée décadrée. Ce plan penché symbolise chez Hitchcock une fêlure, une angoisse, la disparation de repères rassurants. Désormais, tout sera fait pour accuser H. Fonda :
Second soupçon : lorsque la soirée est achevée, en sortant du travail il est vu encadré par deux policiers qui semblent le suivre. Son arrivée à domicile, vue en caméra subjective, nous montre son inquiétante ombre portée complètement découpée par les marches du perron. Lors de la scène chez l'assureur, les multiples barreaux du bureau lui fractionnent le visage. Ce thème des grilles sera présent tout au long du film : sur les habits rayés, les stores, les barreaux des escaliers, ceux du tribunal renforcé par les cannelures des pilastres, les montants des vitres, les murs de brique derrière les fenêtres (au commissariat et en prison), le sommet se trouvant bien entendu dans la scène de la prison : les multiples grilles envahissent plastiquement l'écran.

Certains plans sont très signifiants : les contre-plongées menaçantes (façade de l'hôtel de police), les plongées écrasantes (interrogatoire suivant associé à un travelling ascendant par deux fois lors de l'accusation par les policiers, lors de la prise d'empreintes, lors du départ pour la prison dans les couloirs du commissariat, lors de l'enregistrement arrivé sur place). Dans la cellule, l'oppression est rendue par la musique de B. Hermann et par une caméra objective faisant le tour de la cellule minuscule, renforçant la claustrophobie carcérale (vas-et-viens sur une courte distance, gros plans sur les pieds repris dans la fourgonnette sur ceux des autres détenus). Fait unique chez Hitch, le gros plan montrant la tête d'H. Fonda se met à tourner de plus en plus vite nous donnant littéralement la nausée. Cette défiguration se répète dans l'étonnant plan d'H. Fonda nous le montrant avec un micro en plein milieu du visage lors du passage devant l'identité judiciaire.

L'habituelle suspicion d'Hitchcock envers tout ce qui est officiel, en particulier la justice, éclate ici : les locaux sinistres du commissariat aux murs abimés maculés d'encre sur lesquels pendent des fils électriques (!) entourant symboliquement H. Fonda lors de son interrogatoire, les fonctionnaires procéduriers, les membres du jury, les avocats et les spectateurs désintéressés (un s'en va, l'autre se maquille, un autre dessine, d'autres encore discutent apparemment entre eux de tout autre chose). Les accusateurs sont montrés à moitié dans l'ombre lors de la reconnaissance au poste, scène réitérée pour le « vrai » coupable. Les témoins à décharge sont soit morts soit partis. Pour Hitchcock, le chaos nous entoure.

Ce qu'il y a de plus étonnant c'est que tout se passe sans la moindre violence. Le cynisme règne en maître. Le spectateur ne trouve même pas d'exutoire dans la violence ou la révolte.

A cet enfermement du mari succède celui de sa femme, Rose. Entre les deux, une caution est versée par la famille pour le libérer (= vénalité de la justice). La scène clé est celle de l'avocat de la famille où Vera Miles réussit son passage dans l'autre monde, celui de la folie culpabilisatrice. Ainsi, après avoir détruit l'homme, la société aura détruit la femme. Leurs deux enfants en feront les frais. Succède l'autre scène importante (la seule violente) : Rose envoie une brosse sur son mari et brise le miroir : le visage de Fonda apparaît en deux morceaux...

La nourriture est associée à l'emprisonnement : afin de confondre H. Fonda, les deux policiers l'emmènent chez les commerçants qu'il aurait attaqués : un vendeur de spiritueux et un de sucreries. La vrai coupable est arrêté après avoir demandé du jambon à la commerçante.

Le thème de la religion apparaît fréquemment : d'origine italienne, H. Fonda est croyant et porte sur lui un chapelet. Il lui est pris et rendu au poste de police, il le tient sous la table lors du procès (deux gros plan du Christ en croix), un chromo du Christ est pendu au mur et il prie devant ; on croit à un miracle et à des prières pour le sortir de là (surtout sa mère qui l'incite à demander la force) : en fondu enchaîné apparaît le vrai coupable qui surimprime son visage à H. Fonda...

La fin garde toutefois un espoir car on nous dit que Rose sortira guérie après deux ans de traitement. Mais on sait très bien que leur vie ne sera plus jamais la même.

Autre particularité : ce film ne comporte aucun humour.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Est-ce si impossible? Non, c'est tiré de faits réels, 9 juillet 2014
Par 
Ada Leema (Finistère + Québec) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Faux coupable (DVD)
Ce DVD d'Alfred Hitchcock n'est pas une expérience qui met à l'aise. Loin de "The birds"(1963) ou "North by NorthWest"(1959) qui s'apparentaient à du pur divertissement bien huilé, "The wrong man"(1956) est douloureux, une plaie ouverte, laissant entrevoir l'impact que peuvent avoir des accusations mensongères sur la vie, la santé et le destin entier d'un innocent injustement désigné comme coupable. Magnifique sujet de cinéma, la trame fait la part belle aux retournements de situations, aux rétractations en tous genres et aux témoins improbables et roublards.
Ma grand-mère disait toujours:"quand on veut noyer son chien, on l'accuse de la rage". Balestrero, musicien new-yorkais, joué à la perfection par Henry Fonda, est un "monsieur-tout-le-monde", père de 2 enfants et époux de Rose, la merveilleuse Vera"Psycho"Miles. Accusé à tort de vol, Balestrero peut compter sur l'aide de ses amis et collègues. Mais le prix à payer pour sa femme sera plus cher et son sort plus cruellement sordide encore.
J'ai adoré cette histoire émouvante d'injustice. J'ai eu de nombreuses fois envie de me lever de mon siège et de hurler ma colère à l'encontre de ce funeste sort qui est réservé à ce couple. C'est tout une famille qui voit ses fondations-mêmes s'éventrer et se fissurer de partout. J'avais beau me répéter "ce n'est qu'un film", je me doute bien que de telles infamies arrivent sûrement au quotidien. Quelle horreur! C'est d'ailleurs là que la Hitchcock touch apparaît clairement. La toile d'araignée se resserre et semble étrangler Balestrero. Celui-ci prie sagement Dieu et un courage et une force presque venus d'ailleurs.
Je vous recommande vivement ce must. Sans vous révéler la fin, la justice fait son travail et la morale est sauve. Comme souvent, pour ne pas dire toujours.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un homme pris dans un engrenage infernal., 25 janvier 2011
Par 
Jean LE GOFF (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TESTEURS)    (TOP 100 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Faux coupable (DVD)
Manny Ballestrero est un homme sans histoire, un homme ordinaire qui pourrait être chacun d'entre nous.
Musicien dans un club de jazz, il se consacre entièrement à sa famille, sa femme et ses deux enfants. Afin de pouvoir payer des soins dentaires à sa femme, il pense emprunter une avance sur l'assurance-vie de sa femme et se déplace au bureau de la compagnie où tous les employés le reconnaissent comme le voleur qui leur a extorqué quelques jours auparavant de l'argent sous la menace d'une arme.

La police l'arrête, le confronte aux commerçants agressés récemment : tous le reconnaissent et les témoins qui pourraient confirmer son alibi sont morts. L'étau se resserre. Il semble bien impossible de sortir de cet engrenage.

Hitchcock semble avoir été obsédé toute sa vie par le thème du faux coupable qui revient dans nombre de ses films, des 39 Marches à l'Inconnu du Nord Express en passant par Young and Innocent.

Ici le thème est traité de façon sombre et réaliste. Le spectateur se sent pris lui-même dans un étau dont il semble impossible de s'échapper.
Le scénario est aussi plus réaliste car directement inspiré d'une histoire vraie et tourné sur les lieux des évènements réels de l'erreur judiciaire qui a inspiré le film.
Balestrero est magnifiquement interprété par un Henry Fonda de plus en plus émacié au fil de ses malheurs tandis que Vera Miles interprète le rôle douloureux de Rose Balestrero.

Le film montre la fragilité de la vie, chaque homme, même le plus ordinaire, peut être victime d'une erreur judiciaire, et le fonctionnement aveugle des institutions se fiant aux apparences et à la fragilité du témoignage humain, au risque de broyer les individus.
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3.0 étoiles sur 5 Un Hitchcock fondé sur des faits réels, 16 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Faux coupable (DVD)
Un homme ordinaire est pris dans l'engrenage infernal de la justice suite à sa désignation, par des témoins occulaires, comme auteur de plusieurs hold-ups. Une erreur judiciaire qui conduira son épouse à la dépression...
Le film est de bonne facture, avec une symbolique abondante dans les images, et une musique très réussie (notamment au générique du début). Henri Fonda est parfait dans le rôle de l'homme ordinaire qui ne comprend pas ce qui lui arrive, et qui fait ce qu'il peut pour se défendre (on ne peut s'empêcher de se projeter dans une telle situation !). Le suspens n'atteint pas néanmoins les sommets que l'on peut connaitre dans d'autres films de Maître Hitch...
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4.0 étoiles sur 5 excellent, 4 mai 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Faux coupable (DVD)
un beau film d'Alfred Hitchcock et une remarquable interprétation de Henry Fonda. Mise en scène qui exploite parfaitement une situation dans laquelle personne ne souhaiterait se trouver
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4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 DVD PARFAIT, 19 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Faux coupable (DVD)
En VO ou VF, avec sous-titres. Il faut le dire, car des fois il y a des surprises ! (pas de VO alors qu'annoncée, ect)
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