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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Je fais partie des admirateurs du cycle mahlérien enregistré par Kondrachine...,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 10 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : symphonie n°6 (CD)
...mais non de ces thuriféraires inconditionnels prêts à justifier les options les plus arbitraires, notamment en matière de tempo, quand celles-ci évincent la profondeur de l'oeuvre et paradoxalement en schématisent l'effet au détriment du sens.De l'énergique marche scandant l'Allegro, cette preste interprétation précipite l'allure manu militari, souligne l'agressivité, mais n'oblitère-t-elle pas le douloureux pathos qui est cependant une des clés de l'architecture émotionnelle de ce pessimiste opus ? L'élan du chaleureux thème d'Alma (évoquant la femme du compositeur) en perd sa signification, son rôle de contrepoids affectif. Réécoutons par exemple la lecture de John Barbirolli (Emi) pour admettre que la lenteur peut se montrer plus évocatrice, si ce n'est plus efficace, pour faire percevoir les menaces insidieuses. Dans le Wüchtig, on ne sait si l'on doit saluer la pugnace cursivité de la Philharmonie de Leningrad ou regretter encore un empressement qui ne puisse mieux souligner la démarche claudicante de ce Scherzo, qui semble ici gesticuler contre des chimères. On apprécie que l'Andante vienne ménager un havre de relative tranquillité. Les cordes russes phrasent avec plénitude et une totale absence d'affection, évitant toute mièvrerie. Dans le Finale : les luttes, les galops hostiles, les fatidiques coups de boutoir arrachés au burin s'enchaînent en un trépidant télescopage qui laisse ahuri. Mais cette tapageuse course à l'abyme juxtapose des bribes sans me faire percevoir le tragique théâtre et l'insondable désespérance de ces pages meurtries. Ce ton insurrectionnel, cet héroïsme forcené, ce refus de l'affliction ne vident-elles pas cette symphonie d'une partie de sa substance dialectique, de sa grandeur ? J'admire ici la virtuosité de l'orchestre et la maîtrise technique de la baguette qui le mène à de telles extrémités, mais leur radicalité disloque mon écoute de cette oeuvre que je ne comprends pas de la même façon. Doit-il n'en rester qu'une commotion, des cicatrices et des ecchymoses ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
un univers terrifiant,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : symphonie n°6 (CD)
Dès l'entrée en matière, l'auditeur est saisi aux trippes, et il se retrouve prit au piège d'une machine diabolique qui ne le quittera plus durant ces 1h05 de folie. Cravachée de bout en bout, l'interprétation place ce chef d'oeuvre au firmament de l'esprit humain créateur, que rien ne semble pouvoir dépassé. L'allegro enegico ma non troppo, d'une violence inexorable et tortuté par des percussions idoines, est littéralement épuisant. Le Scherzo qui suit ne laisse aucunement tombé la tension. C'est de loin, à ma connaissance, le scherzo le plus fou que j'ai jamais entendu ! Enfin un Andante qui donne toute la démesure au climax central, déchirant, et qui rend à cet Andante la dimension tragique qu'il mérite. Quant au Finale, il est soutenu dans un tempo harassant, emplis d'élans désespérés avec des coups de marteaux très convaincants. On ressort de là transpirant, une boule dans la gorge vous étouffe, et vous ne savez plus où aller.
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symphonie n°6 de Gustav Mahler (CD - 2004)
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