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4,9 sur 5 étoiles35
4,9 sur 5 étoiles
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le 24 avril 2010
Cette édition comprenant un CD avec des bonus tracks + un DVD avec 2 options pour le 5.1 surround dont la technologie la plus récente, à savoir le MLP Lossless 5.1 surround censée reproduire la même qualité qu'en studio sans aucune perte (lossless).
Le résultat est évidemment à la hauteur de ce qu'on attend d'une restitution sonore d'un album datant de 1974.
Cependant cette édition comporte une arnaque qui pour moi est de taille : l'absence des lyrics des 3 morceaux chantés présents dans l'édition précédente (30th anniversary). Ce sera donc une étoile en moins. (La musique vaut, évidemment 5*)
En guise de conclusion, si vous n'avez pas d'équipement 5.1, si vous êtes allergiques aux bonus tracks (et il y en a...) et si vous en avez rien à cirer des extras vidéo du DVD et ne voulez QUE l'album original avec un son impeccable, choisissez sans hésiter l'édition 2000 du 30ème anniversaire. La différence entre le remaster 2000 et 2009 est anecdotique et moins de 10% des mélomanes se rendront compte que la dernière est meilleure en stéréo.
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le 6 février 2003
Beaucoup de fans de Crimson ont un faible pour la période 73-74 du groupe et s'écharpent pour savoir quel disque est le meilleur de cette période. Moi j'ai choisi et c'est définitivement Red. La musique de Red est à l'image de sa pochette : d'un noir profond, sans issue, désespérée. Il faut dire que le disque est posthume, paru quelques semaines après l'annonce de la séparation du groupe. Un album de fin de règne... Mais avant de capituler, le monarque livre sa plus belle bataille.
Le morceau-titre est de la braise, un riff qui vous vrille la cervelle, lent, façon Panzerdivision qui écrase tout sur son passage. L'armée Crimson est en marche. Fallen Angel, une ballade que John Wetton chante impeccablement, raconte l'histoire d'un gars qui se prend des coups de lame dans une rue de New York. Le morceau alterne parties douces (couplets) et torturées (refrains et ponts), une formule qui sera recyclée à l'envi par la vague grunge (il paraît même que Kurt Cobain adorait ce disque...) One More Red Nightmare est presque un morceau funk, une chose aux paroles un tantinet absconses et aux claquements de mains un tantinet bizarroïdes. Providence est une de ces improvisations que le groupe tentait chaque soir sur scène ; celle-là a été enregistrée peu de temps avant le dernier concert de la tournée 74, dans le Rhode Island. Ambiance terrifiante, suggérée par les crissements du violon de David Cross. Et puis... et puis il y a Starless. Morceau magnifique, d'une beauté absolue, étoile noire de ce disque déjà sombre. Starless, c'est un rappel saisissant de tout ce qu'a pu faire Crimson durant les cinq années précédentes : utilisation du Mellotron, marque de fabrique de la première mouture du groupe ; sax et instruments à vent, très présents dans les premières oeuvres de Crimson ; montée hypnothique et répétitive, marque de fabrique de la période 73-74. L'ambiance se tend à mesure que le morceau progresse et s'enrichit, la guitare de Fripp gagne en saturation, tout comme la basse de Wetton, qui au final n'aura pas joué avec un son clair plus de cinq minutes sur un disque qui en dure quarante. Les trois dernières minutes de Starless sont purement magiques, final majestueux où le thème du titre est repris, doublé par les instruments à vent, moment inouï où les membres de Crimson jouent comme si leur vie en dépendait. Unique.
PS : à écouter aussi, l'intéressante relecture de Starless par Craig Armstrong sur son album As If To Nothing (2002).
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 24 décembre 2008
Cet album est le premier de King Crimson que j'ai acheté et il est resté mon favori; c'est également le plus fameux, avec "In The Court...".
Cinq années seulement séparent la fracassante première "observation" du Roi Pourpre et ce "Red" sous haute-tension, mais il y a un monde entre les deux, même si une certaine analogie peut-être faite (cinq morceaux, une entrée violente, une ballade - même si de facture très différente -, un instrumental expérimental - si on excepte la première partie chantée de "Moonchild" -, et enfin une longue suite progressive en conclusion, plutôt pompeuse dans le premier cas et beaucoup plus aventureuse dans l'autre).
"Red" est aussi le volet final d'un tryptique ultra original, commencé avec le solaire et ésotérique "Lark's Tongue In Aspic" et poursuivi par le plus sombre et difficile et expérimental "Starless And Bible Black". C'est le plus accessible des trois, le plus électrique aussi, même s'il intègre quelques instruments à vent (moins nombreux néanmoins que dans les premiers albums; ils disparaîtront d'ailleurs complètement par la suite) : saxophones alto et soprano, cornet, hautbois, ainsi qu'un violon (génial David Cross). Par contre, aucun clavier, à part le mellotron dans "Starless" et "Fallen Angel".
Effectif : Robert Fripp, guitares/mellotron - John Wetton, basse/chant - Bill Bruford, batterie/percussions + musiciens additionnels.
Voici une brève description des cinq morceaux du dernier album du groupe avec cette formation :
1. Red (6'16) - Robert Fripp dans ses oeuvres. Impassible, il balance des accords géométriques, riffs électriques d'un nouvel âge, comme un "néo-métal" avant l'heure dont se réclameront bien plus tard plusieurs leaders du grunge, à commencer par l'icône KC... Le pont fait contraste, accalmie temporaire dans ce déluge métallique; il sera repris presque à l'identique, mais aux claviers, dans le premier titre du "Danger Money" de UK (avec le même John Wetton à la basse et au chant). Un morceau répétitif et tendu, rythmé par la batterie déchaînée de B. Bruford, et dont le motif sera réutilisé et développé à l'extrême dans les oeuvres largement ultérieures du groupe (le glacial "Thrak" en 1995, le cérébral et quelque peu hermétique "The ConstruKtion Of Light" en 2000, etc).
2. Fallen Angel (5'58) - Il s'enchaîne avec le précédent. Une monumentale litanie, et une des plus belles chansons/mélodies de KC avec "The Night Watch" ou encore "I Talk To The Wind". Couplet assez doux avec hautbois, et refrain plus enlevé, la voix de J. Wetton superbe et déchirante, désabusée... Entre les deux, la guitare électrique déclame de beaux accords, en compagnie d'un saxophone expressif, puis le morceau se termine en gerbes de timbres mélangés dans un flux grandiose qui finit par être emporté, fondu au noir...
3. One More Red Nightmare (7'07) - Très original, peut-être le titre le plus original du disque. La guitare électrique de R. Fripp en accords secs, ponctuée de claquements de métal froissé, comme d'étranges coups de tonnerre de théâtre, la batterie de Bruford qui là encore ne fait pas de la figuration, et le saxophone qui apporte un peu de couleur dans toute cette noirceur tourmentée. Groovy, orageux et sarcastique, comme une sorte de danse burlesque et cauchemardesque composée par un Chostakovitch sous acide et qui se serait convertit au rock, dans une autre vie...
4. Providence (8'06) - Le second instrumental de l'album (guitare, basse, violon, batterie). La batterie, utilisée au même titre que les autres comme un véritable instrument, comporte une partition particulièrement développée, de plus en plus expressive au fur et à mesure que la musique monte en puissance. Le début calme rappelle le "Trio" nocturne de l'album précédent quoiqu'en plus dissonant, mais ensuite, le climat se fait menaçant, atonal, et de plus en plus agité jusqu'à la fin en "queue de poisson". Une pièce à la limite de la musique contemporaine.
5. Starless (12'18) - Ce morceau, l'un des plus importants et imposants du groupe, peut se diviser en trois parties principales, même si on peut distinguer d'autres subdivisions. Seul le début est chanté; il s'agit d'une ballade sur fond de mellotron avec la présence d'un mélancolique saxophone soprano. Une séquence pas extraordinairement originale, mais après, le décor va radicalement changer... La guitare égrenne une note répétitive s'élevant progressivement par degrés en même temps que l'intensité monte peu à peu, et puis on atteint le point de non-retour, la six cordes de Fripp jouant toujours la même note dans l'aigu, dans une tension extrême, la basse grondant juste en-dessous... L'effet acoustique est surprenant : on a l'impression d'une violence sous-jacente qui ne demande qu'à exploser, et c'est comme une sorte d'étrange illusion auditive; en effet, la musique semble aller vite et lentement, en même temps...
Quand la tension est arrivée à son comble, le saxophone s'éclate dans un solo énervé sur une rythmique pas en reste; après une brève accalmie, l'agitation reprends de plus belle dans un maelström sonore d'où s'extirpe à peine un démentiel solo de guitare électrique presque noyé dans la masse... avant que l'atmosphère se détende enfin, avec la reprise majestueuse du thème de la première partie, cette fois-ci dominée par le saxophone presque radieux, avant que le tout ne reflue dans le silence...
... un silence assourdissant, du moins pendant encore quelques minutes après la fin...
"Starless" est le somptueux et mémorable chant du cygne d'un groupe qui va disparaître peu après pour renaître quelques années plus tard, avec un tout nouveau line-up et une musique encore une fois entièrement renouvelée (la trilogie "Discipline"/"Beat"/"Three Of A Perfect Pair").
Entre temps, R. Fripp multipliera les collaborations avec d'autres intellectuels de la musique tels Brian Eno, David Byrne ou encore David Bowie, et continuera ces prolifiques et diverses collaborations jusqu'à aujourd'hui, en alternance avec son activité de compositeur/guitariste en chef de la cellule Crimso... En tout cas, avec cet album novateur (comme le "Station To Station" de Bowie sorti à peu près à la même époque ou le "Fear Of Music" de Talking Heads sorti un peu plus tard ou encore les albums de Police), King Crimson a définitivement gagné le droit de figurer au panthéon des plus grands et des défricheurs de terres musicales nouvelles, même aux yeux des détracteurs les plus virulents du "rock progressif", genre musical que ce disque visionnaire, sans lumière, "sans étoiles", engloutira à lui seul tel un trou noir...
Ou quand le rock se rapproche de la musique dite "sérieuse" et devient de la grande musique.
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Des joyaux précieusement incrustés dans la couronne du Roi Cramoisi, Red est un des plus étincelants. Une pierre ô combien précieuse qui supporte la comparaison avec le grand-oeuvre de la première période (In the Court of the Crimson King, 1969) et celui de la troisième (Discipline, 1981). Et, Croyez-moi, ce n'est pas rien !

En l'occurrence, pour ce qui est de la partie audio de cette édition commémorant le 40ème anniversaire des débuts du groupe, le travail de (re)mise en son ne pouvait pas être aussi impressionnant qu'il l'avait été sur In the Court of (où on revenait de très loin, il est vrai). N'empêche, quelle Rolls, ce machin ! Comparé à la précédente génération de remasters (2001) et encore plus à une première édition cd franchement pas recommandable (1989), les améliorations sont légion : dans la dynamique, dans l'étendu du spectre (rendant d'autant plus identifiable chaque finesse d'une interprétation qui n'en manque pas) et, généralement, une clarté et chaleur sonore augmentée ô combien bienvenue. Evidemment, l'album gagnera à être écouté sur un équipement digne de ce nom pour un plein rendu de son énorme potentiel.

Pour ce qui est de la musique même, pas besoin de faire l'article, les 5 compositions ici présentes - où se télescopent esprit jazz et prog symphonique précis et puissant dans un ensemble d'une cohérente beauté à couper le souffle - parleront d'elles-mêmes. En bonus, nous sont offertes 2 outtakes intéressantes car présentant des versions plus dépouillées que celles de l'album et qui épatent par leur admirable puissance et tenue même ainsi dénudées de leurs fioritures, et une version complète de Providence (déjà disponible sur le coffret The Great Deceiver mais un live de suprème qualité tout de même), c'est peu mais c'est bon alors on s'en contentera. Peu ou prou la même chose (dont l'album en version 5.1, énorme ceci dit en passant, en plus de la version stéréo classique) et quelques bonus vidéo (son mono !) qui ont plus qualité de document que de révélation, captation ancienne oblige. On prend quand même, pour ne pas gâcher (d'autant que - cococrico ! - ce sont des documents de l'ORTF)...

In fine, un remaster de qualité supérieure suffit de faire de cette édition celle de référence, celle que les fans comme les nouveaux arrivants se devront de posséder pour pleinement vivre et jouir de l'expérience Red, album extraordinaire d'une formation ne l'étant pas moins. Indispensable, quoi.

CD AUDIO
1. Red 6:16
2. Fallen Angel 6:03
3. One More Red Nightmare 7:10
4. Providence 8:10
5. Starless 12:16
bonus:
6. Red, Trio Version 6:27
7. Fallen Angel, Trio Version (instrumental) 6:26
8. Providence, Full Version 10:08

DVD
- Lossless stereo
bonus:
. Red (trio version)
. Fallen Angel (trio version, instrumental)
. Providence (full version)*
. A Voyage to the Center of the Cosmos*
(* du coffret "The Great Deceiver")

- lossless 5.1
bonus:
. Fallen Angel (trio version, instrumental)
. Providence (full version)*
. A Voyage to the Center of the Cosmos*
(* du coffret "The Great Deceiver")

Personnel:
King Crimson
- Robert Fripp: guitare, mellotron
- John Wetton: basse, chant
- Bill Bruford: batterie, percussions
Musiciens additionnels:
- David Cross: violon
- Mel Collins: saxophone soprano
- Ian McDonald: saxophone alto
- Robin Miller: hautbois
- Marc Charig: cornet

Contenu vidéo:
. Larks' Tongue in Aspic II
. The Night Watch
. Lament
. Starless
(diffusé le 22 mars 1974)

Personnel:
- David Cross: violon, mellotron
- Robert Fripp: guitare, mellotron
- John Wetton: chant, basse
- Bill Bruford: batterie
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Pour commencer, la pochette est sympa, très classe, on dirait presque un disque de Police...

Il se dit qu'on aurait retrouvé "Red" dans le lecteur CD de Kurt Cobain le jour où...

Bien que d'une noirceur absolue, paradoxalement cet album m'a toujours filé la pêche, j'aime la tristesse quand elle est belle! Et puis quand c'est pas son jour...

A l'été 1974, Crimson va pratiquement se retrouver en trio. Sous la pression de John Wetton, le violoniste David Cross va se trouver éjecté, par manque de charisme et d'audace. Robert Fripp, qui vient de légèrement pêter les plombs, laisse les coudées franches à ses partenaires (surtout Wetton) pour la production du futur album. La différence avec le précédent(Starless And Bible Black) sera de taille!

L'album "Red" commence par l'instrumental éponyme. "Torrent de lave incandescente", "brûlot", " descente aux enfers", sont généralement les termes employés par les fans pour qualifier ce morceau. Avec une très belle intro, suite de mélodies espacées en tierces mineures, qui servira aussi de final, "Red" est un genre de blues heavy-métal qui emploie les tritons (les notes du diable, pas les batraciens!) à la place des accords I-IV-V traditionnels. La guitare de Robert Fripp, violente, saturée, incroyablement efficace, a perdu la stridence agaçante de l'album précédent. La basse de Wetton martèle comme une enclume et Bruford (bien qu'appréciant peu le morceau pour son côté basique) se livre à un festival insolent de viruosité et d'à propos. Le passage calme au violoncelle est sublime (qui joue? Personne n'est crédité sur l'album). Tout apprenti hard-rocker se doit d'écouter "Red" au moins une fois dans sa vie de bourrin.

"Fallen Angel" est une sublime ballade alternant entre l'acoustique (superbes arpèges de guitare, mellotron caressant et divine mélodie de hautbois) et l'électrique le plus noir (riff arpègé de Les Paul en mouvement perpétuel style bande de Moébius, imparable!) avec de très beaux passages de sax soprano de Mel Collins. La voix de Wetton est magnifique, rejoignant en émotion celle de Greg Lake dans "In The Court".

"One More Red Nightmare" est un peu moins convaincant faute à une partie vocale moyenne, mais est sauvé par le final totalement époustouflant où Ian McDonald (celui du premier Crimson, de retour aux affaires à la demande de Wetton) se livre à des solos de toute beauté.

"Providence" qui commence la deuxième face de l'album est une impro live tirée d'un concert du mois précédent donné dans la ville du même nom (c'est aussi la ville de Lovecraft, le morceau n'est pas sans rappeler ses romans, on imagine volontiers voir surgir des monstres abyssaux symbolisés par le son de basse sépulcral de Wetton). Ce titre est plus proche de la musique expérimentale électro-acoustique que du rock. David Cross encore présent au violon bartokise au début du morceau, mais se fait littéralement avaler par les trois autres lascars dans le final dantesque ( "Providence" est-il un hommage à leur ancien collègue ou un enterrement de première classe?).

Et le meilleur pour la fin: le sublime "Starless", divin joyau testamentaire du Roi Pourpre.

Le morceau commence sur un va-et-vient de deux accords de mellotron sur une pédale de ré (rien à voir avec l'île du même nom). La mélodie à la guitare est belle à pleurer, le son, bien que saturé est d'une douceur infinie, presque sans attaque comme surgi du néant. La voix de Wetton est atrocement belle (jamais plus il ne chantera aussi bien). Les paroles sont d'une tristesse à se pendre et les plaintes du sax alto de Ian McDonald n'arrangent rien à l'affaire.

La seconde partie du morceau est un somptueux crescendo, une descente aux enfers ou montée au paradis, au choix selon l'état psychique de l'auditeur.
A ce moment précis, Bill Bruford est le meilleur batteur du monde (pourtant, je n'aime pas trop les classements), Fripp prend des solos sur une seule note sans même être ridicule et la basse rampante amène le tout à un point de tension à la limite du supportable.

Le sax de McDonald, rejoint par celui de Mel Collins dénouent l'affaire dans un final magistral de beauté, on ne sait plus s'il faut rire ou pleurer. Mellotron majestueux, basse grondante, batterie fulgurante, on se retrouve six ans plus tôt, la boucle est bouclée et l'histoire est finie.

Le groupe avait prévu de continuer à quatre avec Ian McDonald, mais Fripp au bout du rouleau mettra fin au règne du Roi Cramoisi, nous laissant orphelin à jamais.
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le 22 octobre 2005
Il n'y a que 5 étoiles, j'ai essayé d'en mettre 6...
Trés difficile de choisir un Crimso, tant la production est parfaite au fil des ans. Le seul group prog qui ne vieillit pas!
RED: La violence belle du morceau éponyme, la voix sublime de Wetton sur Fallen Angel pour une composition à hurler de bonheur...One More Red Nightmare, son chorus fou de sax sur des tempos ahurissant et STARLESS la perle, le joyau peut-être LE MORCEAU!!! Ne pas avoir cette opus dans sa discothéque ne permet pas d'utiliser le nom de discothéque.
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le 15 février 2003
Vraiment un très bel album, avec une tension très intériosée.
Mélodie parfois naïve, répétition, rythme implacable, guitare torturée, saxo schizoide, discours parfois aride...
On ne perçoit aucune note d'espoir dans cette musique dénuée de couleurs...C'est noir et à tel point que l'on a parfois l'impression que les musiciens, parvenus à des états de tension exacerbée, se mettent dans le rouge.
Ce n'est pas donc noir mais au final bel et bien RED....
On comprend alors tout le sens des commentaires de Fripp qui, après avoir dissous le groupe, a annoncé l'apocalypse...
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le 19 septembre 2004
Après "Lark's tongues in aspic", où Fripp avait réuni une nouvelle formation de 5 musiciens expérimentés, et "Starless and bible black" où déjà, un malaise s'installait, vient le dernier album de la première vie de King Crimson : Red. Cet album est l'album de la saturation, de l'implosion. D'ailleurs, le titre signifie clairement que le groupe est "dans le rouge"... comme le montre également le cadran du verso de la pochette : le 7 et le 8 sont rouges et représentent "Starless and Bible black" et "Red", le 8 étant la dernière graduation.
Cet album est le plus minimaliste et le plus violent du groupe, et probablement un des albums les plus sombres de tout le rock. On entame par le morceau-titre, l'instrumental le plus terrible du groupe. Ensuite viennent deux chansons tourmentées : "Fallen angel" et "One more red nightmare". On entame la deuxième face avec "Providence" : impro très difficile à suivre et très perturbante. Et enfin vient "Starless", véritable générique de fin, une des chansons les plus fatalistes qu'on puisse imaginer.
"Red" n'est certainement pas recommandé aux dépressifs... un tel désespoir est fascinant. Certains trouvent que c'est trop, mais ce disque est souvent reconnu comme un de leurs chefs-d'oeuvre. Je ne peux qu'abonder dans ce sens en disant que j'hésite entre celui-ci et "In the wake of Poseidon" pour attribuer la première place.
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le 2 septembre 2001
Dernier volet de la trilogie initiée par Larks' Tongues in Aspic, Red est tout aussi indispensable que les deux précédents. Reduisant la part d'impro par rapport à Starless & Bible Black (tout de meme presente dans Providence et la fin du morceau Starless) Red est peut etre l'album de KC par lequel il faut commencer, plus accessible avec des chansons comme Fallen Angel et One More Red Nightmare, qui vous resterons longtemps dans la tete. Sans parler du riff monstrueusement inquietant et lourd du titre eponyme qui ouvre l'album, encore un tres grand instrumental par Fripp... et Starless pour cloturer le chef d'oeuvre avec LA voix de John Wetton. Mythique et Fabuleux, ca n'a de plus pas pris une ride!
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le 26 décembre 2008
Il est des oeuvres qui vous percutent au moment ou vous vous y attendez le moins, vous font changer de direction, vous emmènent sur des chemins que vous n'auriez jamais eu l'idée d'emprunter. Red est de celles-là, rare, monumentale, qui sur la voie royale et balisée du rock s'impose comme la plus formidable des alternatives.
Rock, Red l'est incontestablement, sur la forme comme sur le fond, difficile de le contester à l'écoute du morceau éponyme. Mais Red est autre chose, bien plus; Progressif ? Ce seul mot mal adapté a suffi à cantonner King Crimson au rang de musique pour disjonctés pédants. Oubliez cela, Red est simplement la quintessence de ce que peuvent produire des musiciens virtuoses quand ils ont parfaitement digéré leurs influences, rock, jazz, musique contemporaine, et qu'ils ont décidé de tout mettre en oeuvre pour toucher la perfection. Musique pour initiés certainement, tant il faut être « éduqué » quand l'art convoque en nous les sentiments les plus complexes, les impressions les plus subtiles. La musique de Red ne se « laisse » pas écouter ; Elle vous prend par les tripes dès le premier accord, vous enserre dans un étau indéfectible pour vous emmener jusqu'à l'apothéose, et vous laisse lessivé, abasourdi.
La musique qui se joue ici est à l'image de la pochette : sombre, hiératique, angoissante pour certains, magnifiquement mélancolique pour les autres. Quoi qu'il en soit, aucun autre disque ne m'a jamais donné cette impression de perfection, de puissance granitique, d'apocalypse magnifique. Un chef-d'oeuvre.
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