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"On peut écrire de la musique compliquée dans la forme, mais qui reste simple d'accès", voilà ce que confiait récemment David Binney (cf. Jazzman, avril 2009), l'une des figures tutélaires du jazz new-yorkais, estimé par les saxophonistes et quelques rares mélomanes bien conscients que le musicien californien est dépourvu de toute stratégie commerciale, mais construit petit à petit une oeuvre personnelle et singulière. Bastion Of Sanity enregistré en 2004 en quintette tout acoustique possède une telle substance et une telle énergie, qu'on se pince pour le croire. C'est fougueux, enthousiasmant, et quand une balade point son nez, on chavire... Pas de trompettiste dans ce quintette énormissime, mais deux saxes (David Binney à l'alto, donc, et Chris Potter au ténor), et puis cette rythmique superlative, réactive, intelligente, composée de jeunes loups: Jacob Sacks au piano, Thomas Morgan à la contrebasse et Dan Weiss à la batterie. Quelque part, ils rappellent la fougue et l'énergie de la section rythmique du second grand quintette de Miles (quand celle-ci était composée d'Herbie Hancock, Ron Carter et Tony Williams...).

Aussi, Binney, altiste, ne cache pas son admiration pour deux géants du saxophone: Johnny Hodges et Wayne Shorter. Dès le premier thème (Lester Left Town, compo de l'ex-saxophoniste de Miles), les accents sont très shortériens et très identifiables. Secondé et motivé par un Chris Potter ahurissant, propulsé par une rythmique de rêve, Binney se lâche complètement et n'hésite pas à décoller, aussi bien dans les graves que dans les aigus. Prises de risque incroyables (le pianiste donne là l'ampleur d'un jeu stimulant, dès le premier thème) ! Et le disque va ainsi crescendo ! Fly, le thème suivant, est d'une construction hallucinante, complexe, et fait la part belle à l'échange, l'interactivité et les paroxysmes les plus électrisants... C'est d'un niveau sans égal dans le monde du jazz contemporain. Swing, panache, bien-être : le jazz à son plus haut degré d'intensité.

Alors bien sûr, rien de révolutionnaire dans Bastion of Sanity. C'est surtout (au delà d'une prise de son exceptionnelle) la sincérité et la fougue qui donne ici toute mon adhésion. Sorti en 2005 chez Criss Cross records et passé quasiment inaperçu, Bastion of Sanity est un chef-d'oeuvre de musicalité inouïe, d'un tension exacerbée (le sens du paroxysme si chère à Miles...), un chef-d'oeuvre du jazz contemporain parce qu'un disque bourré de surprises et d'adrénaline. Avec des musiciens aussi convaincants les uns que les autres, la qualité d'écriture est à son comble (le répertoire, hors mis une composition de Wayne Shorter et une de Duke Ellington, est essentiellement composé de titres originaux, tous signés de David Binney). Ce disque, quand je l'ai reçu, j'ai dû l'écouter une bonne vingtaine de fois d'affilée. Comment ne pas succomber au groove de Try, la deuxième plage (avec ses accords tout en ostinato?). Aujourd'hui encore, Bastion of Sanity (quel titre!) m'habite dans le plus beau sens du terme et me fout une pèche d'enfer! Il fait partie intégrante de ma vie. A jamais. Un disque indispensable, incontournable, à la fois magnifique et passionnant.
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