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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 ich bin ein berliner..., 19 avril 2011
Par 
oiseau de nuit (Quelque part dans le Sud Ouest...) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miles Davis In Berlin (CD)
C'est certainement le plus bel enregistrement "live" de ce quintette de rêve. Personnellement, je le mettrais presque au dessus des sessions historiques au Plugged Nickel (Chicago, décembre 1965). Nous sommes en septembre 1964 à Berlin. Le mur a déjà été érigé pour diviser la ville en deux, la guerre froide bat son plein, Kennedy a été assassiné, mais voilà, sur le plan artistique, un collectif, celui de Miles, va franchir le mur du son et exalter des générations de musiciens et de mélomanes. Et pourtant, à cette époque, le free jazz bat son plein (Archie Shepp, Albert Ayler, Ornette Coleman, Bill Dixon...). On en oublierait presque que Miles vient de créer son second grand quintette... Celui-ci n'a pourtant rien d'une simple parenthèse entre le classicisme défini entre 1954 et 1959 (cf. les albums Cookin', Walkin', Steamin', Relaxin', Milestone, et le sommet que représente Kind of Blue) et l'avènement du jazz-rock (avec notamment Filles de Kilimandjaro et surtout In a Silent Way en 1969). Loin de là... Ce quintette de rêve marquera au fer rouge et par des références absolues d'un néo-bop qui n'a décidément rien à voir avec le bop, les quatre années suivantes qui vont si vite passer. Et le collectif de Miles, faut le reconnaître, trouve alors sa fulgurance, son aura, sa magie, avec l'arrivée de Wayne Shorter, véritable pierre angulaire de l'édifice. Directeur artistique chez Art Blakey (de 1959 à 1964), le saxophoniste mit du temps avant de pouvoir se libérer. John Coltrane avait déjà remarqué ce brillant technicien aux singularités aussi flottantes qu'ahurissantes (un sens de l'improvisation inouï, avec cette faculté de jouer rubato autour des mélodies et surtout un talent de compositeur hors pair).

Cela ne fait donc même pas un mois que Wayne a intégré le quintette de Miles qu'il enregistre déjà à leurs côtés, comme si Miles avait voulu marquer l'événement. L'évidence de Shorter au sein du quintette ne faisait aucun doute! Un sentiment d'urgence habite en effet le Sorcier Noir qui voit là enfin un vrai groupe. Pas une seconde à perdre donc! La rythmique, maintenant bien rodée (elle tourne à plein régime depuis l'été 63'), s'en donne à coeur joie. Les thèmes sont transfigurés, et même si l'on a là que des standards, la vitesse d'exécution a de quoi laisser l'auditeur K.O.. Vitesse supersonique (le jeune Tony Williams avait une telle énergie et un tel talent: accélération radicale, jeu ternaire époustouflant, frisées hallucinantes).

Comparé aux albums précédents (Miles in Tokyo, Miles in Europe, My Funny Valentine et Seven Steps to Heaven), ce concert à Berlin est carrément d'un niveau au-dessus. Même les ballades sont méconnaissables. Herbie Hancock, Ron Carter, Tony Williams déboulent à toute vitesse, bousculent le Sorcier noir qui est pourtant dingue de cette rythmique! A Berlin, le public est éberlué (plus qu'à Juan Les Pins). Le répertoire est donc inchangé, mais au fil des mois, et c'est bel et bien le cas ici, les tempos rapides font exploser le métronome. Les ballades implosent (Autumn Leaves, Stella By Starlight) minées par une rythmique d'artificiers... Dès le premier thème, Milestones, le feu est mis aux poudres et l'on peut dire que le groupe est touché par la Grâce. Miles est en pleine forme (contrairement à la session donnée au Plugged Nickel). Les progressions harmoniques sont osées (écouter le solo de Hancock sur Walkin' ou sur So What), l'interaction et l'intuition entre les musiciens, leur écoute mutuelle, le son de ce groupe, tout contribue à dire que ce concert tient du document historique. L'on sent déjà les possibilités et les aventures qui suivront (ESP, Miles Smiles, Nefertiti, Sorcerer). Bref, on a là un disque d'une évidence absolue, une borne dans la discographie de Miles et l'un des meilleurs (sinon le meilleur) enregistrement live de ce fabuleux second quintette! A ne manquer sous aucun prétexte! PS. Quant à la qualité sonore, elle est exemplaire, d'une netteté et d'une brillance magnifique, mettant en valeur chaque instrument! Cet opus qui n'est pas un enregistrement pirate, mais bel et bien un disque officiel sorti chez Columbia en 1965 aurait pu être enregistré cette année ! Historique et in-dis-pen-sa-ble.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 OUI C'EST MILES...., 24 février 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miles Davis In Berlin (CD)
une prise de son superbe pour l'époque et c'est un concert qui a une sacré réputation.Du grand jazz inspiré.pour combler même un néophyte.
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Miles Davis In Berlin
Miles Davis In Berlin de Miles Davis (CD - 2005)
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