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Si Joseph Haydn est vénéré notamment pour son oeuvre symphonique et de chambre, son oeuvre concertante paraît presque anecdotique en comparaison; elle est toutefois bien loin d'être sans intérêt pour autant. Les Concertos de Haydn sont catalogués sous la série VII dans le catalogue Hoboken, une lettre différenciant l'instrument soliste (VIIa, VIIb, etc), dans l'ordre : le violon, le violoncelle, la contrebasse, le cor, la trompette, la flûte, le hautbois, et la vielle organisée (les concertos pour clavier quant à eux sont catalogués Hob.XVIII, et ceux pour baryton Hob.XIII).

Haydn est trentenaire lorsqu'il compose ses quatre Concertos pour violon, entre 1765 et 1770 (et donc écrits pour la cour Esterházy), Hob.VIIa/1-4. S'il subsiste quelques petits doutes quand à la parternité du 4ème concerto, les 5 autres concertos également attachés au catalogue Hoboken (sous les numéros VIIa.A1/B1/B2/D1/G1) sont bien apocryphes (faussement attribués à Haydn). Les quatre opus principaux ont longtemps été considérés comme perdus; c'est d'ailleurs toujours le cas pour le Concerto n°2 (en ré majeur). Les Concertos n°1 et 4 ne furent publiés pour la première fois qu'en 1909 (pour le centenaire de la mort du compositeur). Quant au Concerto n°3, une copie manuscrite n'en sera découverte qu'en 1949, à l'abbaye autrichienne de Melk (d'où son surnom occasionnel de "Concerto de Melk").

Dans ces oeuvres, Haydn fait preuve d'un langage violonistique en directe filiation du baroque autrichien, mais préfigurant par moment le language mozartien, avec des ornementations de style très italien; ce qui donne au final un Haydn aussi proche de Mozart que de Vivaldi. Pas de sentimentalisme non plus dans ces concertos, mais bien un style très élégant et distingué, lumineux, subtil mélange d'affabilité et d'espièglerie.

Fin 1990, Christian Tetzlaff enregistre les trois "vrais" Concertos pour violon de Haydn : le n°1 en ut majeur, le n°3 en la majeur, et le n°4 en sol majeur. Le musicien allemand (alors agé de 24 ans) fait la démonstration des qualités qui font de lui l'un des archets majeurs de sa génération : une sonorité ferme et lumineuse, une technique infaillible, une musicalité omniprésente, et une élégance raffinée particulièrement bien associée ici avec un caractère juvénile et vivifiant. L'accompagnement du Northern Sinfonia sous la direction d'Heinrich Schiff est au diapason et laisse pleinement s'exprimer le soliste.
Dix ans après la lecture salvatrice d'Accardo (le bien prénommé), Tetzlaff plaçait sa lecture aux côtés de celle du maître italien, dans des catalogues qui continuent de bouder injustemment ces oeuvres pourtant splendides. En complément sur ce CD, le Rondo en ut majeur K.373; une oeuvre écrite par un Mozart de 25 ans, pleine de charme et de grâce, petite cerise sur le gâteau des Concertos de papa Haydn.

En tant qu'instrument soliste, le violoncelle n'avait guère les faveurs des compositeurs classiques; on appréciera d'autant mieux que Haydn ait apporté au répertoire deux remarquables Concertos pour violoncelle : le n°1 en ut majeur, et le n°2 en ré majeur (le 3ème du catalogue Hoboken est en fait un doublon du 1er, les n°4 à 6 sont apocryphes). Le premier Concerto date de la période Esterházy mais fut longtemps considéré comme perdu; il ne sera retrouvé qu'en 1961 au Musée National de Prague. Comme pour les concertos pour violon, il se caractérise par une écriture à la fois pleine de charme et d'entrain, volontier cantabile, avec en plus un côté clairement technique et spectaculaire, comme dans le finale particulièrement brillant. Le second Concerto pour violoncelle fut composé quelques années plus tard (vers 1783), et publié en 1804 sous le numéro d'opus 101. Dédié au virtuose Anton Kraft (le celliste principal de l'orchestre Esterháza), il requiert une très haute technicité, et explore véritablement toutes les possibilité sonores de l'instrument. Il n'en demeure pas moins une oeuvre extrêmement mélodique, jouant allègrement sur les contrastes du cantabile et de la virtuosité pure.

Encore peu connu en dehors de sa scandinavie natale, c'est un Truls Mork trentenaire qui enregistre ces deux Concertos en septembre 1991. A l'instar du violoniste allemand sur l'autre disque, l'archet norvégien signe ici une réalisation splendide, faisant la démonstration d'une technique ébouriffante, avec un style vif et raffiné, plein de séduction, et délivrant des sonorités somptueuses (légèrement désservies par la prise de son un peu trop "globale", mais rien de rédhibitoire toutefois). L'accompagnement irréprochable de l'Orchestre de chambre de Norvège et Iona Brown (décidémment les solistes ont la cote à la tête des orchestres de chambre ;) sert d'écrin à ces deux petits bijoux du répertoire classique.

Deux réalisations remarquables de vivacité et d'élégance, par d'excellents musiciens à l'aube de leur formidable carrière, et regroupés ici en un double-album économique; voilà qui pourrait bien être un indispensable de la discographie haydnienne...

Pour les amateurs de sonorités plus baroques, on pourra conseiller sans hésiter le récent enregistrement de Giuliano Carmignola. Il ne faut pas non plus oublier l'album pionnier et toujours plein de charme classique signé en 1980 par Salvatore Accardo, chez Philips, et notamment réédité dans la collection Duo avec les Concertos pour violoncelle par Christine Walevska.
22 commentaires|13 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 4 avril 2014
Pour faire court, j'ai tout aimé ici, alors que la plupart des écoutes un point au moins me laisse sur ma faim...
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 mars 2013
Magnifique harmonie. La musique classique est, sous cette forme, un médium de paix et de sérénité.Le violon est parfait, ce qui est assez rare pour être cité.
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