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C'est François Truffaut qui a dit cela un jour : il y a un avant et un après CITIZEN KANE. On sait toutes les prouesses techniques réunies dans ce film. Pourtant, comme le souligne quelqu'un, le procédé de flash back était déjà utilisé avant, et en France, avec LE JOUR SE LEVE de Carné. La contre plongée aussi était une figure de style que John Ford affectionnait, et LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE (1939) était le film de chevet de Welles pendant le tournage. Mais alors pourquoi CITIZEN KANE donne l'impression d'être si précurseur ? Car Orson Welles a poussé ces procédés jusqu'au paroxysme. Et cela lui venait de ses années de théâtre.

Que voit-on sur une scène de théâtre ? Des acteurs à gauche et à droite, mais aussi à l'avant scène et à l'arrière fond. Des voix qui viennent de tous côtés, se mélangent. Pour le spectateur du premier rang, on voit les cintres, le plafond, et pour ceux du fond ou du balcon, on voit la scène en petit. Pour signifier un changement de lieu, en cours de scène, il suffit de pousser un décor sur roulettes, faire disparaître une chapelle, et apparaître trois arbres en cartons, et vous passez d'une messe à un champs de bataille. Orson Welles a tout simplement voulu filmer l'équivalent, mais en deux dimensions, sur un écran plat. La RKO lui ayant donné carte blanche et budget illimité pour sa première réalisation, Welles a recruté le meilleur chef opérateur, a bidouillé les caméras, s'est servi de trompe-l'aeil, de maquettes, de transparence, de bande d'actualité retouchées. On le savait passionné de prestidigitation, et bien il a joué au magicien, au sorcier, en créant un objet cinématographique inédit.

Sa mise en scène a évidemment choqué, public et professionnels. Comparez avec LE DICTATEUR, l'autre chef d'aeuvre tourné cette même année. Les mises en scènes de Chaplin de Welles sont aux antipodes. Les deux hommes s'appréciaient, et ont même imaginé un projet commun, MONSIEUR VERDOUX, que Chaplin tournera finalement seul. Mais cela vous donnera une idée du bond en avant réalisé par Welles. Cette façon de faire, d'organiser l'espace, de travailler l'image, le montage, a considérablement influencé des générations de metteurs en scène. Quel film fantastique, de l'excellent BATMAN de Tim Burton, au récent THERE WILL BE BLOOD de PT Anderson, ne sont pas traversés par l'esprit de CITIZEN KANE ? Il faudra attendre Godard et A BOUT DE SOUFFLE (20 ans plus tard), pour vivre une seconde révolution dans la manière de tourner des films.

Cette mise en scène est au service d'une intrigue forte, à la construction osée, mêlant flash back, voix off, scènes chorales. Welles s'attaque à Hearst, le magna de la presse. Ce dernier contrôlait les médias, les cinémas, et l'échec du film était inévitable. Les scènes d'enfance sont poignantes, l'ivresse du succès s'efface avec le temps, les amis s'éloignent, Kane est un homme seul, son adoration pour sa maîtresse est pathétique, ses millions ne comblent pas le vide, le manque, le traumatisme. « Rosebud » mot mythique, auquel se rattache tout un pan de vie. Les hommes y sont finalement sales, corrompus, malhonnêtes. Welles, à l'instar de Renoir dans LA REGLE DU JEU ne mâche pas ses mots.

CITIZEN KANE est un film qui déborde de vie, truculent, drôle, mélodramatique, c'est un manège « coloré » qui tourne à toute vitesse, fait de bruits, de musique, de cris. Comme un des internautes, j'ai moi aussi découvert ce film au Champollion, à Paris, au même âge ! Difficile de s'en remettre, difficile de ne pas trouver les autres films fades après celui-là. On en ressort des images plein les yeux, des images qui vous marquent à jamais. Et honnêtement, presque 70 ans plus tard, le film garde toute sa puissance. Il reste une référence. Ce n'est pas un classique poussiéreux, ni un objet d'adoration pour cinéphiles avertis. C'est une aeuvre puissante, ambitieuse, colossale, qui fait honneur au cinéma, et surtout, qui reste accessible à tous.
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le 27 février 2004
Quand je dis "cinéma américain", j'entends par là celui de Capra, de Mankiewitz, de Coppola, de John Huston ... et non celui de Jerry Bruckheimer. Je parle de l'art du cadrage, de l'utilisation du plan séquence, de la déconstruction narrative, de l'usage mesuré des effets spéciaux (Citizen Kane est l'un des premiers films à avoir fait d'une maison, en l'occurence le palais de Xanadu, un personnage à part entière, nécessitant par conséquent de filmer une maquette et de faire des plans époustoufflants - ah, le plan séquence traversant la véranda ...)... Bref, on parle ici de cinéma et d'un jeune trublion mégalomane de 25 ans qui pensait faire le meilleur film du monde et qui n'était peut-être pas loin d'avoir raison.
Quelque soit l'âge ou le moment où vous verrez CK, vous vous en souviendrez longtemps.
Moi, j'avais 19 ans, c'était au Champollion, salle mythique de Paris avec son plafond façon ciel étoilé, sa vieille ouvreuse polonaise machonnant une cigarette et bougonneuse. Je connaissais pas grand chose au cinéma, je ne comprenais pas bien ce que "mise en scène" voulait dire et ne voyait pas pourquoi il fallait s'extasier sur des mouvements de caméra.
En sortant, j'avais appris deux ou trois trucs sur le cinéma et avais surtout appris à reconnaître les grands films.
Merci Mr Welles!
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le 14 janvier 2003
Dans toute forme d'art, certains artistes proposent une vision novatrice, sorte de vibration prémonitoire du futur. Dans la forme, ce film contient des techniques et des effets qui ont été photocopiés depuis à l'infini. Dans le sujet, Orson Welles a anticipé notre société médiatisée à l'extrême et la corruption du rêve américain. A juste titre, une référence.
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le 30 août 2010
Le titre de meilleur film de l'histoire du cinéma n'est pas volé.
Même 70 ans après sa réalisation, l'oeuvre conserve toute son originalité et sa fraîcheur. Une histoire humaine et une histoire d'humanité, une leçon philosophique et une technique qui vous donne l'impression d'être vous-même derrière la caméra.
Un seul bémol : les sous-titres de cette version sont très approximatifs et souvent incomplets. Si vous n'avez pas de bonnes bases en anglais optez pour une autre collection.
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le 31 août 2009
Charles Foster Kane meurt doucement dans son improbable château. Ancien magnat de la presse, milliardaire à la vie riche et remplie, il chuchote avant de rendre l'âme ce dernier mot :"Rosebud". Pourquoi ?

Le film commence sur un plan de Xanadu, l'immense demeure de Charles Foster Kane, sorte de fusion improbable entre le château de Dracula, envahi par la brume, et un temple maya. Il y a une touche fantastique ici, qu'on retrouvera à la fin du film, lorsque l'on visitera un peu ce drôle de château.

L'une des grandes réussites de Citizen Kane est qu'aujourd'hui encore, après 70 ans, il ne se regarde pas comme un classique, mais tout simplement comme un film. Montage, placement de la caméra, c'est aussi dans le jeu naturel des acteurs qu'on se retrouve en tant que spectateur. On est assez loin du "théâtre de cinéma" (expression de mon invention) où les acteurs prennent la pose, déclament, où les gestes significatifs sont accentués comme pour marquer le spectateur.
De même il ne demande pas de culture cinématographique pour s'apprécier. Pas besoin de savoir que tel type d'éclairage est génial car inspiré directement de... Il s'apprécie directement, sans détours.

Le film se déroule comme une enquête. Un reporter, cherchant à faire la lumière sur ce dernier mot émigmatique, va interroger ses anciens collègues et collaborateurs, sa deuxième femme. Ainsi par flash-back, on nous raconte l'histoire de Charles Foster Kane, un homme qui aime le contrôle. Ce qui favorise sa spectaculaire réussite du temps de sa jeunesse l'aliénera progressivement par la suite.
Orson Welles s'est inspiré d'un magnat de la presse écrite, William Randolph Hearst, mais on peut y voir aussi le destin de Howard Hugues, lui aussi fana du contrôle, qui possédait une CIA personnelle qui avait entre autres la charge de surveiller ses petites-amies.
En version cinématographique, le destin du magnat du pétrole de There Will Be Blood, jusqu'à l'explosion de violence finale, a de nombreuses ressemblances avec Charles Foster Kane.

Si le film est passionnant par l'histoire qu'il raconte, il l'est également par les procédés cinématographiques. Je ne suis pas assez calé dans les termes techniques (à base de champ, contre-champ et autres) pour m'y aventurer, par contre on remarque beaucoup de trucs visuels. La façon dont Orson Welles se vieillit par exemple, très astucieuse, en changeant sa voix et sa démarche, en se grossissant, en rentrant sa mâchoire inférieure pour se faire un double menton. Il y a peut-être un plan, sur la fin, où son visage fait trop jeune, mais le reste du temps c'est très bien fait. Quand on compare aux innombrables films, jusqu'à aujourd'hui, et le vieillissement est souvent une affaire délicate et ratée, on ne peut qu'être admiratif.

Pour le reste, à base de décors en trompe-l'oeil et de maquettes, Orson Welles nous livre des décors à la hauteur de son personnage, jusqu'à ce Xanadu, aux intérieurs immenses et terrifiants où s'entassent des statues grecques.

Certes, Orson Welles en fait trop, trop de modernité, d'effets visuels, trop de tout. Normal. C'est le premier film d'un esprit bouillonnant, il fallait que ça sorte. Pourtant, ce trop ne dessert jamais le film, il participe pleinement à l'édification du portrait d'un personnage qui, lui aussi, en fait trop.
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le 16 décembre 2006
Un milliardaire américain, Charles Foster Kane, empereur de la presse du pays, meurs en prononçant ce mot énigmatique : Rosebud (Bouton de Rose). Des journalistes chargés de faire sa biographie sur pellicule s'interroge sur la signification de ce mot, l'un d'entre eux décide donc de mener son enquête, interrogeant les différentes personnes ayant fait parti de la vie de Kane.

Si ce film a acquis une telle renommée, c'est qu'il a révolutionné le cinéma, rien qu'une des premières séquences, un long pastiche d'une hagiographie journalistique imitée à la perfection, plans courts et percutants, enchaînement de scènes avec fondu, rythme rapide, dès le début Orson Welles en met plein la vue.

La structure du film est également une première, elle est constituée de flashbacks déclenché par les témoignages ou les mémoires de divers personnes, maintenant ce procédé est utilisé partout, mais ce film date de 1941.

Quant à la photographie et le montage, ils sont exceptionnels, une quantité incroyable de plan est à couper le souffle, chaque scène innove : plan-séquences, saut dans le temps sans coupure, cadrages audacieux, jeux de lumières flamboyants, décors somptueux, il y a beaucoup à dire.

Mais le film n'est pas seulement une prouesse au plan technique, c'est aussi une magnifique histoire, celle d'un personnage aux multiples facettes, solitaire, détestable et attachant, incarné également par Orson Welles qui, en plus de dynamiter à la réalisation, est un formidable acteur doté d'une grande prestance dont le jeu évolue suivant les différents passages de la vie de Kane. Les autres acteurs ne sont pas en reste, d'autant plus qu'ils étaient peu connus à l'époque.

Une superbe histoire donc, mais également une véritable charge contre les aspects verreux du système américain, dénonçant le contrôle de l'opinion publique, la corruption et l'écran de fumée du rêve américain et des self-made men, toujours sur un ton ironique, toujours aussi actuel.

Orson Welles réalise l'exploit de faire un film fabuleux sur tous les plans, un film unique qui a marqué le cinéma à tout jamais.
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 17 novembre 2015
Il est de rares oeuvres, telle 'Ivan Le Terrible' par exemple, qui comme ce magnifique Citizen Kane traversent les ages souverainement au dessus des autres quelque soit leur qualité; Ce film d'Orson Welles, lui, demeure de surcroît parfaitement moderne et intemporel, point n'est besoin d'en faire un long discours. Cette Belle édition ici présente, reprend peu ou prou le contenu de l'édition US 'all zone' parue en 2011: autant dire que l'image reste la plupart du temps somptueuse, le son correct et les suppléments satisfaisants; Pour autant, il est à déplorer que pour cette sortie 'française', Warner soit resté de nouveau imperturbablement fidèle à son exaspérante "tradition" qui est de ne jamais sous-titrer les commentaires audio!!! Un mot pour le livre qui lui nous donne un avantage sur l'édition US dans ce sens qu'étant de belle dimension, les photos le constellant ne présentent pas de 'rabotage' en haut et en bas (ou en tout cas beaucoup moins), nous apparaissant ainsi du mieux qu'il convient. Pour conclure, il ne me reste plus qu'à recommander chaudement le visionnage de cette oeuvre fameuse aux néophytes, les autres fondant tout naturellement sur cet achat comme un ours sur un pot de miel!
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A un moment, le cinéma, malgré son caractère industriel, touchait par moment à l'Oeuvre d'Art...Il devenait l'expression, à travers l'image mobile sans possibilité de d'arrêt ou de retour, de ce qu'un Créateur portait en lui...

Un univers unique, offert au plus grand nombre, point de rencontre entre un accouchement au forceps et des groupes devenus témoins privilégiés du résultat. Cela allait plus loin...On était sous le choc...ce choc remplissait l'imaginaire personnel de très nombreuses possibilités jamais pensées, entrevues ou souhaitées. Une rencontre invraisemblable, impensable et pourtant réelle.

J'en ai fait deux : la première lorsque la Cinémathèque a projeté "Les sept samouraïs" d'Akira Kurosawa en version japonaise sous titrée italienne et la deuxième quand j'ai vu en VOSTF "Citizen Kane "D'Orson Welles...

L'empreinte est inefaçable....
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le 27 janvier 2002
Je redoutais un peu un spectacle intelligent, mais ennuyeux. Il n'en est rien. Le film est extraordinairement intéressant. Citizen Kane n'est évidemment pas un film d'action, mais la réalisation est si spectaculairement inventive (cf. les angles de prise de vue, la fameuse « profondeur de champ », les trucages très bien réalisés) et le propos si intelligent que l'on reste captivé de bout en bout. Attention cependant à la qualité d'image: la version zone 1 est très nettement préférable à l'édition européenne. Vous pouvez me faire confiance, j'ai les deux éditions et c'est vraiment le jour et la nuit. Le zone 2 est accompagné d'un excellent documentaire « Image par image » sur la réalisation du film et la mise en scène d'Orson Welles, qui vaut le coup. Les suppléments du zone 1 sont également très intéressants (le deuxième disque y est entièrement consacré).
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le 9 avril 2014
Il est absolument indispensable de posséder ce chef d'oeuvre du cinéma en haute définition. Citizen Kane, le film qui a donné ses lettres de noblesse au 7e art. D.W. Griffith en a établi les règles ; Chaplin lui a donné l'émotion et Welles l'a réinventé par son sens du cadre et de la profondeur de champ. Bonne édition avec un magnifique noir et blanc et un grain absolument parfait. Dommage qu'il faille le commander en import. A quand une édition hexagonale ? Qu'importe, je l'ai...
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