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Mahler : Symphonie n° 4 en sol majeur
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12 sur 12 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Avant même de parler de l'interprétation, deux choses sont particulièrement frappantes dans cet enregistrement : la stupéfiante qualité de prise de son et la non moins stupéfiante qualité de l'orchestre.
On a presque peine à croire que cet enregistrement date de décembre 1958 ! dans les années cinquante, les techniciens de RCA réalisaient des captations exceptionnelles de précision et de réalisme. Sur une bonne installation hi-fi on pourrait presque avoir l'illusion de la musique vivante. Cinquante ans ont passés et je ne suis pas sur que nos prises numériques d'aujourd'hui égalent cette merveille.
Et que dire de l'orchestre ! Stravinski avait dit de Reiner qu'il avait fait de Chicago l'orchestre le plus précis au monde. Et il n'est pas que précis, la qualité de timbre, la richesse et la puissance qu'il dégage, capable de la plus grande noirceur comme de l'éclat le plus solaire sont tout simplement admirables.
C'est une chance inestimable que Reiner à la fin de sa vie et au sommet de ses moyens intellectuels et artistiques ait pu disposer d'un tel instrument qu'il a pu façonner selon ses exigences et au service duquel l'élite des ingénieurs du son américains se sont mis.
Nous n'aurons donc qu'un seul regret mais de taille, que Reiner n'ait pas enregistré d'autres symphonies de Mahler et l'on se consolera en écoutant sans fin cette sublime 4è.
Cette symphonie semble en totale adéquation avec son univers musical.
Né à Budapest en 1888, Reiner était un pur produit des institutions musicales de l'empire austro-hongrois dont il avait assisté à l'effondrement et dont il s'était éloigné pour poursuivre sa carrière - et quelle carrière ! - aux Etats-Unis. Il avait donc à la fois la connaissance et la distance pour bien aborder ce chef d'oeuvre d'ambigüité qu'est la 4ème symphonie de Mahler.
Cette symphonie cache sous son apparence de pastorale de sombres abîmes que Reiner débusque comme peu de chefs l'auront fait avant ou après lui ; il ne faut pas attendre de lui une vision souriante de la musique viennoise, si les sourires sont là, ils se transforment bien vite en rictus, c'est Vienne au crépuscule que nous offre Reiner. Il connaît parfaitement cet univers dont il fuit tout le décoratif pour nous amener vers sa face la plus sombre.
Et le lied final, sur lequel achoppent tant de versions, est divinement chanté par une Lisa Della Casa au faîte de ses moyens.
Au sein d'une discographie pléthorique (177 versions à l'heure où j'écris ce commentaire !) cette version reste, 53 ans après sa parution, absolument essentielle au côté de Walter, Van Beinum, Bernstein, Abbado et combien d'autres ?
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8 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
... est sûrement magnifié par le SACD. Mais mon commentaire se base sur une version CD.

Pour avoir des éléments de comparaison, j'ai écouté mouvement par mouvement cet enregistrement, celui de Klemperer et un des meilleurs de Bruno Walter. Mais en était-il besoin ?

La qualité d'enregistrement de ce disque de 1958 rejoint celle des meilleures prises de son des Richard Strauss du même chef. Quelle chance ! Tant de choses se passent dans les moins de 16' du Bedächtig. Nicht eilen, avec des instrumentistes si extraordinaires de précision, de discipline (les soudains silences !) et de couleur, un rebondissement, un sens du rythme et une relative souplesse qui sont à mettre au compte du chef. L'auditeur est comblé par le plaisir sensuel de l'écoute de l'orchestre, il ressent aussi qu'"il y a tout" ce que Gustav Mahler a voulu y mettre. Bien sûr, on pourrait en dire autant pour le 2e mouvement et pour un Ruhevoll éclairé d'une subtile lumière, chaleureux.

Comparé à Bruno Walter, Reiner n'est évidemment pas sentimental (Klemperer non plus !) et cela peut être discuté. Peut-on dire que la musique de Mahler n'est pas sentimentale à proprement parler, mais qu'elle détourne (au sens artistique du mot détournement) toute une série d'éléments considérés comme de mauvais goût dans la musique sérieuse, comme les fanfares militaires, ou des éléments musicaux et sonorités considérés comme "vulgaires" et qui supposent une certaine dose de sentimentalité au premier degré ? Par ces moyens, Mahler aurait fait passer la musique du XIXe siècle au XXe siècle. Un refus de toute sentimentalité ferait qu'il n'y aurait rien à détourner; inversement, trop de sentiment (cf. Bruno Walter) rattacherait Mahler au romantisme. Il me semble que Reiner permet à son auditeur de ressentir des sentiments, même si lui-même n'appuie pas, et que son interprétation, loin d'être formelle, est hautement évocatrice (0'47'', délicatesse; 1'22'', naïveté, 1'35'' à 2' 02'', nostalgie; 2'31'', drame.... 5'52'', accès d'angoisse, souvenir). On ne pourrait en dire autant avec Klemperer, où tout cela est émoussé.

Il reste qu'à comparer Reiner, Klemperer et Walter, on finit par se demander où est la "vraie" quatrième symphonie de Mahler, tant les options divergent. N'en déplaise aux dellacasaques, le dernier mouvement chanté n'atteint pas ce que font Schwarzkopf avec Klemperer ou Seefried avec Walter (en 1950 et surtout en 1953). C'est parfait, mais un peu neutre à mon goût. Il n'empêche, si je devais choisir une seule version de cette œuvre, j'en serais bien sûr désolé, mais je considérerais que celle-ci est la plus riche et la plus représentative.
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11 sur 12 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Fritz Reiner a malheureusement très peu enregistré Mahler : un sublime "Chant de la terre" avec Forrester, et cette "Quatrième" demeurent ses seuls témoignages.

Au sein d'une discographie particulièrement riche, le chef hongrois est parvenu à imprimer sa marque à cet opus, par un dosage infinitésimal de tous les paramètres sonores (rythme, gradation dynamique, phrasés...) qui atteint une précision de diamantaire.

Le Symphonique de Chicago obéit au doigt et à l'oeil à cette exigeante discipline, qui n'exclut heureusement pas le bonheur de jouer (écoutez le cor du "Bedachtig, nicht eilen" !)

La direction serrée n'exhale peut-être pas tout le lyrisme que l'on attend du "Ruhevoll" mais la pureté de la ligne de chant l'illumine comme un joyau scintillant.

Quant au "scherzo", tendu et grinçant, et même dans l'innocent Lied final, on peut compter sur Reiner pour déjouer les pièges de leur naïveté.

On trouvera ailleurs des versions plus émouvantes, plus colorées, plus évocatrices, mais la perfection instrumentale de cette lecture est inégalable, désarmante.

Splendidement capté par les micros de la RCA, peaufiné par un excellent remastering, voilà un vrai trésor de toute discothèque mahlérienne, à garder au coffre.
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7 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Une très très belle version de la 4ème de Mahler : un bijou de ratio musicalité/qualité d'enregistrement.
C'est, en plus, la meilleure "entrée" (et la plus facile) dans le monde des symphonies de Gustav. Si vous devez offrir un disque pour faire connaître et aimer Mahler, c'est certainement celui-ci.
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25 sur 30 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 8 janvier 2006
Fritz Reiner, ami et immense interpréte de Richard Strauss, est venu très tard à Mahler, en même temps que le disque le faisait réssuciter. C'est moins de 5 ans avant sa mort qu'il grava cette 4ème, qui s'il n'est LA référence, fait partie des 3 ou 4 sans aucun doute, avec Bernstein/DG en priorité pour l'alternative "voix de garçon". La fraicheur, la liberté et la sensation unique de naturel et de clairvoyance que procure cet enregistrement en font un standard toujours solide, dans cette partition où il est si tentant de surenchérir dans la préciosité ou l'illusion analytique.
Reiner aura dirigé deux oeuvres (avec Das Lied...) à la fin de sa vie, et ce sont deux merveilles.
Le deuxième miracle est une des raisons du premier: datée de 1958, cette 4ème reste la mieux enregistrée de toutes - et si vous n'avez jamais entendu distinctement les commentaires de la harpe dans le finale, il vous faut l'acquérir: la partition s'affichera devant vous.
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le 9 avril 2015
cette version de la 4 éme est historique . Reiner nous offre une merveille a conserver précieusement aux cotés des interprétations de Walter . indémodable . incontournable . indispensable .
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