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50 PREMIERS REVISEURSle 21 septembre 2015
La composition des sonates et partitas pour violon correspond à un épisode tragique, celui de la disparition, à Köthen, en 1720, alors que son mari était en voyage à Karlsbad, avec son employeur, de Maria Barbara Bach, première femme (et lointaine cousine) de BACH avec qui il eu 7 enfants, et ce alors qu'elle semblait en parfaite santé à son départ.

Bach, qui ne put même pas assisté à son enterrement, fut profondément boulversé par cet épisode, qui participa probablement à ce sentiment qui semble l'avoir poursuivi pendant toute sa vie, d'être sinon maudit, au moins pas épargné par le destin.

Ainsi, beaucoup pensent, par exemple, que la chaconne est un monument musical à la mémoire de la femme de BACH.

Cette version de Helène Schmitt, sur violon baroque, renvoie à une conception tourmentée des sonates et partitas de BACH, complètement défendable compte-tenu de ce que BACH devait éprouver à cette époque et compte tenu aussi du fait que l'oeuvre de BACH, profondément baroque, est truffée d'affects et de d'effets rhétoriques qui loin d'être tièdes.

Cette conception est aussi encore plus défendable sur un instrument d'époque qui permet de jouer librement, et avec ses tripes, sans tomber dans le romantisme anachronique, car autant l'émotion est partout dans la musique de BACH, autant le sentimentalisme de l'est pas.

L'attention portée au son, à la fois de la part d'Hélène Schmitt et du preneur de son, la sincérité, à fleur de peau et presque impudique, du ton employé et la parfaite lisibilité des lignes et des intentions, participe à la réussite de cette version intense, singulière et personnelle, en aucun cas scolaire ni même apollinienne, malgré l'application extrême de la violiniste dans l'execution de sa propre vision de ce cycle.

Cette vision a seulement les défauts de ses qualités, c'est à dire, une tendance à hacher un peu le discours, à varier les tempi de facon un peu excessive (on ne lui en voudra pas, après tout Frescobaldi disait lui même qu'il fallait alterer le tempo et marquer les affects et le langage de BACH est aussi le produit de cette tradition) forceant l'auditeur à entrer dans le monde et les états d'âmes et l'appropriation subjective de l'interprète plutôt qu'à simplement contempler et se nourrir de l'oeuvre du compositeur.

Je dois avouer, à cet égard, que l'incarnation des affects, plus économe en moyens, telle qu'exprimée par Christine Busch, elle aussi sur violon baroque, me séduit plus naturellement.

On peut aussi reprocher à cette vision une tendance un peu trop univoque à l'expression de la tristesse ou de la douleur, là où Rachel Podger, par exemple, sait faire cohabiter la gaieté et la tristesse d'une manière quasi-simultanée.

N'empêche, c'est une très belle version, très intense, jouée avec une sensibilité exacerbée, avec un son de violon baroque particulièrement plein, un phrasé extrêmement inventif expressif et une attention aux textes et aux affects que l'on ne peut pas accuser d'être fantaisiste ni désinvolte.

La réédition économique, en deux volumes séparés (très mal référencés d'ailleurs), dans la collection "rewind" (ASIN: B0092YHGTS pour le premier volume, ASIN : B00IRQBTDG pour le second volume), est une bonne opportunité de découvrir cette version qui sort des sentiers battus.
0Commentaire2 sur 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Ce disque est le volume I des Sonates et Partitas pour violon seul de Bach enregistrées par Hélène Schmitt sur instrument d'époque et, comme le volume II, il est, selon moi, exceptionnel. Hélène Schmitt fait en effet un choix qui n'appartient qu'à elle: plutôt que de tenter de maîtriser ces oeuvres en virtuose (ce que d'autres ont fait mieux qu'elle), elle décide de se consacrer essentiellement à l'émotion de la ligne musicale en train de naître. Evitant toute sécheresse, cherchant constamment le chant le plus intense possible, mais jouant aussi toujours avec grande maîtrise et sobriété, Hélène Schmitt prend nettement son temps, refuse de se précipiter, et, construisant son interprétation pas à pas, nous conduit de beautés en beautés. Car le point essentiel c'est qu'ici on entend moins une interprétation "bouclée" ou achevée qu'un travail en train de se faire: la prise de son (précise et chaude) nous fait pénétrer dans l'intimité de la séance d'enregistrement, à laquelle nous sommes en quelque sorte invités à participer et au cours de laquelle l'interprète cherche la poésie vibrante de chaque phrase. Hélène Schmitt écrit: "Dire avec sa voix ce qui frémit là de vitalité et d'inventivité obsède et brûle. Ecrase. (...) Dans les "Sei Solo" Bach repousse les limites techniques et harmoniques du violon et leur confère une tension éblouissante que l'on doit entendre. Mais il y coule aussi un sang violent et une émotion charnelle qui en est le contrepoint rafraîchissant et heureux. C'est ce que j'aimerais tant donner à entendre."
Ainsi, des 7 versions que je possède de ces œuvres (Yehudi Menuhin, 1ère version ; Sandor Végh (ASIN:B00004SDHJ) ; Nathan Milstein, 2ème version ; Sigiswald Kuijken 1ère et 2ème versions; Hélène Schmitt; Viktoria Mullova), celle-ci est sans aucun doute l'une des plus profondes et essentielles : aussi engagée et émouvante que celle de Sandor Végh, aussi délicate et sensible que la 1ère de Sigiswald Kuijken, mais inouïe par son absolue simplicité et par la pureté de son chant.
NB: Un ami m'a dit être gêné par le côté trop ouvertement émotif de cette approche. Il préfère Mullova. C'est aussi le sens des réserves exprimées par "Nicolas" dans sa remarque sur mon commentaire du volume II. Mais, personnellement et après avoir réécouté ces disques, je ne partage pas ces réticences.
33 commentaires1 sur 1 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 19 septembre 2015
Des enregistrements des sonates et des partitas pour violon seul de J.S Bach, il en existe une multitude. Celle-ci interprétée par la violoniste baroque Hélène Schmitt a quelque chose en plus. On a l'impression, à l'écoute, que toutes phrases sont explorés dans toute leur complexité, tout en s'écoulant dans une sorte d'évidence incroyable. Rien ne pèse ici que ce soit les adagios, les allemandes ou dans les prestos : tout semble couler de soi sous l'archet d'Hélène Schmitt. Et puis ce son à la fois fruité, charnu et ductile. Sonate N° 1, dans son adagio, sa fugue ou sa sicilienne, semble élargir l'espace; nous faire respirer autrement. Le chant de ce violon est aérien et vous tient en haleine en même temps; vous visiter nombre de paysages. Un disque à emporter dans son île déserte.
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