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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tribal Banquier, 8 août 2011
Par 
L. Aglio "Charles Phaser" (Nimes, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : You Gotta Say Yes To Another Excess (CD)
Attention, voici un chef d'oeuvre sous estimé et rare !
Yello à su faire ses preuves avec Stella et One Second, mais voici peut être le meilleur album à mes yeux de long en large.
Un son unique et inégalé, rugueux, gras, qui a beaucoup d'imperfections, de distorsions légères, de dégradations numériques (dû en partie au grain du Sampler Fairlight qui fait son arrivée chez Boris Blank, mais qui ne sonne pas comme les autres prods qui utilisent cet instruments)
Ce son crasseux prend au final une forme séduisante, puissante, et choquante.

"I love you" ouvre le bal de cet album sombre, tribal, industriel, menaçant, et pourtant bourré d'humour fin !
Ses borborygmes simiesques vocodés et ses sirènes d'ascenceur tournoyantes et malades (qu'on retrouve dans "Pumping Velvet", génèrent un climat d'angoisse, contrastant avec l'aspect dance efficace, des samples de foule, des séquences de basses qui creusent, des nappes extatiques et percussions en avalanche.
Les samples de dérapage de voitures se confondent avec les voix. C'est effrayant et efficace. Ce premier titre donne le ton de tout l'album parmi lequel on trouvera des préfigurations du style indus-pop américain, NIN ("Pumping Velvet"; "Crash Dance"; "Heavy Whisper"), mais aussi des épisodes plus dansants et accrocheurs. Notamment le très "club" "No more words", "Lost Again" (très New wave, avec une basse étrange qui sonne comme une noix qui craque) "You gotta say yes", (morceau uniquement rythmique et agité, peut être plus intéressant dans sa version single, plus riche et accrocheuse). "Crash Dance" c'est LE bijou dont personne ne parle (un peu comme le "Treefingers" de Radiohead), et qui mélange les raclements et rythmes industriels à des nappes angoissantes à la Skinny Puppy, du charabia de gorille insensé et une mélodie à la Ennio Morricone.

'Smile on you' et 'Pumping Velvet' sont des titres qui exploitent le malaise et l'angoisse mélangés à l'humour, comme dans 'I love you'. Rockab terrifié et alarmant pour 'Smile on you' énumérant des noms d'individus inouïs, 'Pumkin Velvet' le groove dans la veine de Prince, avec guitares Funky, synthés dévastateurs et refrain qui déraille et déraille encore, au point de penser que le vinyl est en train de ralentir. Voilà de bons exemples de pop massacrée et de structures démontées et ingénieuses.

"Swing" est totalement déroutant, avec ses fausses contrebasses jouet et ses samples de voix bizarres, avec un climat blagounette décelable aussi dans "Great Mission", un sketch exotique, tiré de la B.O d'un film parabolique se déroulant dans une jungle en papier maché.

Ironie du sort par rapport au titre éponyme, l'album est sponsorisé par UBS (grande banque suisse). Dieter Meier continue ses performances en les transférant dans le monde de la musique. C'est pour le fun ou c'est du sérieux ? Quand a Boris Blank, il montre que "jamais" quelqu'un aura l'idée même de copier le son de Yello, en élaborant une recette charmeuse et ingénieuse, en jouant avec les samples pour les transformer en intruments à part entière, richesse / legereté / efficacité / force / rondeur / grain / étrangeté ? Bien joué les gars !
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