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Après un premier album fulgurant de fraîcheur et d'imagination ("Three Imaginary Boys") et son faux double (la réédition "Boys Don't Cry" à la play-list un peu modifiée - trois morceaux retirés mais trois nouveaux ajoutés), The Cure change de cap avec cet album qui allait inaugurer une célèbre trilogie de spleen et de brouillard, brouillard annoncé dès la pochette de "Seventeen Seconds" dont l'image floue et éthérée donne déjà le ton... Mais en réalité, si l'univers présenté ici est plutôt sombre et mélancolique, la musique n'en est pas moins solidement architecturée, et chaque instrument bien défini : guitare, basse, batterie, quelques claviers (joués par un Mathieu Hartley juste de passage), auxquels s'ajoutent de curieux effets spéciaux industriels comme dans "Play For Today" au rythme obsédant (et qui constitue un enchaînement parfait avec "A Reflection", la mémorable intro), ou encore "M".
Plusieurs instrumentaux (dont "A Reflection" et l'entêtant "Three") viennent s'intercaler parmi des chansons aussi simples, directes et captivantes que ces derniers, en particulier "At Night" et surtout "A Forest", aussi épiques l'une que l'autre et au minutage étrangement identique (5'54"); mais c'est bien "A Forest" qui restera comme l'une des plus célèbres et réussies de la bande à Robert Smith.

Lost in the forest, lost in the mist...

Seventeen Seconds...

Court (35'41"), minimaliste, mais monumental et considérablement influent pour des générations à venir.
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le 4 janvier 2011
Le disque qui a changé ma vie et celle de beaucoup d'autres...même pour ceux qui ont découvert THE CURE via "the head on the door" beaucoup parmi eux ont compris que leur 'Grand-Oeuvre" était passé et portait le nom de "Seventeen Second". Je me joint à Mr Excessif (commentaire n°3)pour dire que ce disque laissera à ceux qui le rencontre une trace indélébile qui durera bien plus longtemps qu'une adolescence fugace....ESSENTIEL.
0Commentaire| 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Second album pour cet ovni de groupe anglais et déjà changement de line-up. Robert n'a que 20 ans, il est mince, beau gosse, se ballade en costard avec les cheveux courts. Il a une vision limpide de The Cure et est vif comme l'éclair, dans l'esprit du moins comme dans l'exécution des nouveaux titres. Il avance au coup par coup, mais se dessine en lui une direction précise qui consiste à s'éloigner de la culture pop le plus possible. En effet Bob excècre les gros pontes du genres, comme Queen par exemple, ou encore Elton John. Il adore faire dans le dépouillé. C'est là qu'un artiste se révèle, comme dans la poésie.
Alors il enregistre en une semaine un disque étonnant. Il a encore sa guitare à deux balles avec laquelle il fait des merveilles, par un jeu alerte et limpide. Simon Gallup intègre le groupe pour la première fois. Il va changer le son du combo à tout jamais avec ce style impossible à décrire, l'un des meilleurs musiciens des eighties. Smith ne composera par la suite d'ailleurs plus qu'autour de la basse , devenue le nerf du style Cure, ou pis-aller pour masquer un manque d'inspiration qui frappera Smith bien plus tard. Même quand il n'est pas dans Cure, la basse sonne Gallup ("Lament"). Se joint un clavier médiocre, mais c'est ce que recherche Smith (ça n'empêchera pas de lui gueuler dessus en permanence) car il veut un son mélodique à "un coup". Lol Tolhurst tape à l'économie, sample et filtre sa batterie de façon supra-originale pour lui donner des allures de boite à rythme. Tous ces ingrédients font que l'album a un son collant, plastifié, et sens quelque peu le souffre.
"17 seconds" sort avant le printemps 80 ; il fait encore frisquet, c'est idéal... Les critiques sont abassourdis par la mâturité du concept. En général, ce genre de sceud arrive plus loin dans une discographie. Succès colossal, en particulier en Amérique du sud, chez les passionnés de post-punk. La New-Wave anglaise a trouvé son porte étandard. OUI, "Seventeen seconds" est, ni plus ni moins, le disque fondateur de LA New-Wave cotonneuse britannique naissante. On tient donc là un album majeur des années 80. Un référence.
Smith est inaccessible, parle plus qu'il ne chante de façon éthérée et comme si il était au fond d'une pièce blanche. La pochette est floutée, les photos des membres aussi. L'album se murmure. C'est un palais rempli traversé de courants d'air où flotte des parfums de secrets. Robert erre dans une maison comme dans les limbes, ou repère une voix perdue en forêt. Il chante aussi son Amour pour la belle Marie, sa chérie, avant d'évoquer qu'après l'acte sexuel et la jouissance masculine qui dure précisément 17 secondes, il ne reste rien d'autre que l'indifférence.

Chef-d'oeuvre du Cure authentique, premier, originel!
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le 3 octobre 2014
Si en 1979 "Three imaginary boys" semblait destiner THE CURE vers une carrière pop, Robert Smith y décidera un détour de quelques années...
Car début 1980, la vision qu'il veut donner à son groupe se situe plutôt vers les JOY DIVISION qui viennent de marquer leur empreinte musicale également un an auparavant. (D'ailleurs la comparaison sera vite effectuée par les médias après le suicide de Ian Curtis 2-3 mois après la sortie de l'album!)
Michael Dempsey pas vraiment en accord avec cette nouvelle résolution préférera rejoindre les ASSOCIATES, et c'est le mythique Simon Gallup qui prendra la basse accompagné de son compère Matthieu Hartley aux synthés!
Premier de cette fameuse trilogie, "Seventeen seconds" radicalise son climat dès les premières notes jouées d'"A reflection". Dépouillé, oppressant, inquiétant, parfois désespéré, l'ensemble d'une trentaine de minutes remplit correctement son cahier des charges ("Secrets", "In your house", "Three", "At night", "M"). Le tout martelé par la batterie "robotique" de Laurence Tolhurst! Simple mais efficace...
Si "Play for today" reste le titre le plus enjoué, c'est incontestablement "A forest" (#31 G.B. Avril 80), devenu single de légende pour tout fan qui se respecte, qui s'introduit judicieusement dans votre inconscient pour ne plus en sortir!
A noter la première participation de Mike Hedges à la production, principal artisan du son CURE des débuts.
8,5/10*
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le 20 octobre 2009
Beaucoup vous dirons que le meilleur est "Pornography", mais pour moi, c'est incontestablement "Seventeen seconds"! Le climat est froid, sombre, mais pas trop glauque. "Boys don't cry" est un excellent disque de pop, "Pornography" un excellent disque de Cold Wave" mais surement le plus difficile d'écoute. "Seventeen seconds" fait office de pallier entre ces 2 périodes. Surement les meilleures car il vaut mieux éviter les disques de l'après "Pornography" à l'exception de "Kiss me kiss me kiss me" et "Disintegration" et de l'énorme "Want" qui se trouve sur le pitoyable "Wild mood swing". Donc le meilleur, c'est "Seventeen seconds", point barre. La façe A contient 5 superbes morçeaux de pop avec un je-ne-sais-quoi qui les rend sombres et tristes. "Play for today" est une chanson rythmée et lumineuse, "A reflection" est une intro faite au piano mécanique. Le meilleur moment est sans doute "Three", avec son rythmme militaire qui prend aux tripes. La façe B est une suite de titres sombres, froids qui préfigurent "Faith". "The Final sound" commence comme "A Reflection" au piano mécanique, mais cette fois avec un son beaucoup plus net. A la 51eme seconde, le morçeau coupe brusquement et on enchaine directement sur le premier chef d'oeuvre du disque, "A Forest". L'intro commence lentement, puis tout à coup, la rythmique arrive à toute vitesse et nous plonge directement dans les tréfonds de cette fameuse foret. La voix semble lointaine, étouffée ce qui favorise la noirçeur du titre. Puis tous les instruments s'en vont progressivement, ne reste plus que la rythmique qui continue inlassablement avant de s'arreter. "M" est un court morçeau de la meme trempe que "Secrets" qui introduit le second chef d'oeuvre du disque, "At night". Ce morçeau s'annonçe très sombre, le synthé ajoute une petite touche de sombre, l'ambiance est sombre, angoissante. "Seventeen seconds" conclut ce disque, que dit-je ce monument avec un peu de sombre de "A forest", un peu de clair de "Play for today" tout cela conclut le disque et j'ajoute en conclusion qu'il s'agit là de l'un des meilleurs disques des années 80 et que c'est l'un des seuls disques ou on utilise le synthé à bon escient.

A écouter donc.
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le 7 mars 2009
Regarder sans la voir la pluie battre les carreaux. Ecouter sans l'entendre la rumeur de la rue qui s'agite en une longue soirée d'hiver. Chercher à son poignet sans le trouver le doux battement de la vie. Ne plus se souvenir d'un visage que l'on croyait inoubliable. S'éveillant d'un rêve particulièrement poignant, ne plus savoir un instant où se situe la réalité et où commencent la fausse mémoire. Avancer dans un brouillard si dense que l'avenir en semble annihilé, inatteignable. Tout cela ne dure peut-être pas toute une vie, mais certainement plus de dix-sept secondes.
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le 10 décembre 2014
Après des débuts plutôt encourageants en 1979 avec des titres marquants comme 'Boys Don't Cry' et 'Killing an Arab', le groupe prend une direction musicale tout à fait innovante et avant gardiste. En effet, 'ROBERT SMITH' et sa bande vont s'en le vouloir être les précurseurs d'un style de musique appelée 'COLD-WAVE'. Cette vague froide fera des ravages au début des années 80 en entrainant d'autres nombreuses formations dans ses profondeurs sombres et mélancoliques !

'Seventeen Seconds' sort en 1980 et sera le premier de cette fameuse trilogie 'Cold-Wave' avec les albums respectifs 'Faith'(1981) et 'Pornography'(1982) qui suivront.
Alors pour vous donner une idée générale, les ingrédients utilisés sur ce disque sont assez minimalistes avec souvent des rythmiques guitares à base de flanger, reverb et delay et des notes qui peuvent paraitre volontairement fausses par moment, une rythmique 'Batterie/Basse' très binaire et mécanique toujours aussi réverbérée, un son de basse rond et metallique si particulier aux 'CURE' qui en fera sa marque de fabrique avec des titres comme 'Play For Today' et l'excellent 'A Forest' qui est le pic de l'album, puis des sonorités froides et lointaines de claviers, et enfin une voix assez enfouie notamment dans les étranges morceaux 'Secrets', 'Three' et 'At night'.

Avec cet album, le groupe se crée un véritable univers, un son et une identité qui va asseoir sa notoriété jusqu'en 1992 avec 'Wish'. La suite sera malheureusement moins glorieuse avec des sorties d'albums très espacés et beaucoup moins inspirés. Heureusement qu'ils continuent cependant à se produire de temps en temps en live lors de festivaux en nous délivrant des shows de 2h30 avec un répertoire qui fait la part belle à leurs vieux ouvrages !

Aujourd'hui en 2014, près de 35 ans se sont écoulés et j'éprouve toujours autant de plaisir à réécouter ce CD dans sa version remastérisée depuis 2006 qui redonne du 'peps' à ces compositions qui n'ont finalement pas tant vieilli que ça...

Ce sera 4 étoiles brumeuses !!
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le 1 mai 2015
Mon préféré de CURE.

A forest, LA chanson qui a provoqué un véritable choc en moi. Je ne me lasserai jamais de l'écouter...
c'est ma chanson pour toujours ;)

At night est la deuxième meilleure de cet album
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le 17 juillet 2013
un des meilleur album derrière pornography avec des recherches musicales poussées et tres abouties
je recommande donc ce cd avis aux amateurs
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