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5.0 étoiles sur 5 Méditation, 10 mai 2014
Par 
Tornado (Provence Côte d'Azur) - Voir tous mes commentaires
(TOP 10 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Composer Plays (Album vinyle)
Antonio Carlos Jobim avait inventé la bossa-nova en 1958, style musical né du mariage entre la samba et le jazz, le tout nimbé d'une note mélancolique.
En 1963, l'année même où paraissait le légendaire Getz/Gilberto (un album qui marquait la rencontre entre le saxophoniste Stan Getz et le guitariste et chanteur Joao Gilberto, dans lequel on n'entendait que des compositions de Jobim, lui-même étant présent au piano !), le maître enregistrait cet album instrumental dans lequel il faisait une sélection des titres qui allaient devenir les grands standards de cette "nouvelle manière" (traduction littérale de la bossa-nova).
"The Girl From Ipanema", "Amor Em Paz (Once I Loved)", "Agua De Beber", "Dreamer", "O Morro Não Tem Vez", "Insensatez", "Corcovado", "One Note Samba", "Meditation", "So Danco Samba", "Chega De Saudade", "Desafinado". Il ne manque pas beaucoup de titres phares pour empêcher cet album de référence de s'imposer comme l'étendard de la musique brésilienne des années 60 !

Manifeste de la musique "lounge" ou "easy leastning", "The Composer of Desafinado, Plays" est un album somptueux qui ne doit tout de même pas tomber entre n'importe quelles oreilles. Car il faut le savoir : chaque titre est emballé dans un écrin gorgé de soleil, de volutes sucrées et de violons, ce qui risque de déplaire aux puristes réfractaires aux enregistrements symphoniques taxés aujourd'hui de ringardises sirupeuses...
Pour les autres, il y a fort à parier que vous ne vous relèverez pas de sitôt de la première écoute de ce chef d'œuvre de la musique moderne, dont la simplicité n'a d'égal que la finesse de sa beauté à fleur de peau.
Fort d'un arrangement optimisé à l'extrême (l'album était destiné à faire connaitre la bossa-nova au monde entier), Jobim se voit ici épaulé d'une dream-team de musiciens venus des quatre coins de l'occident afin de parfaire des enregistrements de légende. George Duvivier à la contrebasse, Leo Wright à la flûte (omniprésent tout au long de l'album) et Claus Ogerman aux arrangements orchestraux se démarquent de l'ensemble avec classe et décontraction, pour un résultat velouté et absolument irrésistible de romantisme exotique. Mais il faut savoir que Jobim lui-même assure les notes de piano pour tomber définitivement à la renverse : En effet, écoutez le sublime "Insensatez" et pensez qu'il ne jouait que d'une seule main, note après note, et vous n'en reviendrez pas !
Etrangement, cette manière de jouer presque "archaïque", loin de freiner la fluidité musicale des enregistrements, semble au contraire les libérer et les guider vers une émotion à nulle autre pareille...

Alors oubliez les puristes pour qui le jazz symphonique est une chose impie et plongez corps et âme dans l'un des plus beaux albums de musique du XXème siècle, tous genres confondus. Car entre Claude Debussy et George Gershwin, entre Henry Mancini et Gil Evans, entre Henry Salvador et Frank Sinatra, il y a "Tom Jobim", dont "The Composer of Desafinado, Plays" est assurément le chef d'œuvre définitif.
Le maître enregistrera une série d'albums du même type jusqu'à la fin des années 60, avant de décider de pousser la chansonnette en réenregistrant chacun de ses standards dans un nombre incalculables de versions alternatives. Hélas, sa voix n'était pas aussi belle que ses notes de piano et, pour cette ultime raison, ce sont ces premiers enregistrements symphoniques des 60's qui doivent être choisis entre tous...
Une des pièces maitresses de ma discothèque idéale. Probablement le plus bel album de bossa-nova, avec "Getz/Gilberto". A écouter le soir en été, en regardant le soleil se coucher derrière les vagues d'une mer chaude...

Si vous chercher d'autres références dans le genre, voici une petite liste d'albums phares, en plus du "Getz/Gilberto" (tous datent des années 60, hormis le dernier) :
- Cannonball's Bossa Nova
- The Astrud Gilberto Album
- Sinatra/Jobim : The Complete Reprise Recordings
- Herb Alpert Presents Sergio Mendes & Brasil 66
- Avanço
- Solitude On Guitar
- Jazz Samba
- Antonio Carlos Jobim : Wave
- Joao Gilberto : Amoroso & Brasil
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5.0 étoiles sur 5 And the window looking on the mountains and the sea, how lovely..., 25 juillet 2013
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Composer Of Desafinado Plays (CD)
Commenter un tel album relève de l'impossible. Que pourrions-nous dire de sensé devant une toile de Carlo Dolci ou de Rembrandt ? Rien qui ne soit plus important qu'un silence ému et admiratif. Cet album de 1963 est le chef-d’œuvre d'Antônio Carlos Jobim. Les premiers battements de "Girl from Ipanema" joués par Edison Machado, les cordes dirigées par Claus Ogerman nous emportent rapidement vers un lieu de paradis. J'imagine souvent, à l'écoute de "Corcovado", une balade nocturne aux abords d'une mer calme. Cette musique est remplie d'images, de pureté et de sensualité. L'influence impressionniste, de Debussy notamment, est ici évidente. Les musiciens atteignent des sommets d'harmonies et de perfection. L'auditeur sensible partira à la rencontre de paysages inconnus, accompagné par le son de flute de Leo Wright. L'introduction de cordes sur "Amor em Paz" est une invitation à l'extase et à la joie. Nous arrivons, après quelques instants de promenade, au sommet d'une colline. La ville se découvre lentement sous une pure et opaque fumée de nuages. "Vivo Sonhando" résonne.
"The Composer of Desafinado Plays" est à mon sens le meilleur album de Bossa nova. Celui qui a fait de cette musique l'une des belles choses au monde. Un disque écouté un nombre incalculable de fois, été comme hiver, aux heures les plus tardives de la nuit comme de bon matin. Une apparente simplicité qui touche au sublime. Ce sublime si bien décrit par Longin, clair et enivrant. Un album réconfortant et immortel.

Obrigado Senhor Jobim.
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5.0 étoiles sur 5 The Composer Of Desafinado Plays (1963) - Antônio Carlos Jobim, 17 juin 2014
Par 
Miedj (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Composer Of Desafinado Plays (CD)
Le premier album "solo" d'Antônio Carlos Jobim, cofondateur du style Bossa Nova avec principalement João Gilberto e Vinicius de Moraes. Un album Latin Jazz / Bossa Nova dont la particularité est d'être purement musical, Antônio Carlos Jobim ne s'essayant au chant que l'année suivante sur l'album "The Wonderful World Of". Sobre (Antônio Carlos Jobim ne joue du piano que d’une main, à partir d'un simple note à note), aérien (soutenu par la légèreté de la flûte de Leo Wright, l’un des plus subtils flûtistes que le jazz ait connus), "The Composer Of Desafinado Plays" nous plonge dans l'univers raffiné et distingué de la Bossa Nova des premières heures. Si j'insiste sur la qualité de la production et de l'interprétation, je me dois de signaler que ces dernières sont mises avant tout au service d'un répertoire musical irréprochable. "The Composer Of Desafinado Plays" contient déjà une majorité des "grands" standards intemporels d'Antônio Carlos Jobim : "The Girl From Ipanema", "Agua De Beber", "Insensatez", "Corcovado", "Meditation", "Só Danço Samba", "Chega de Saudade" e "Desafinado" (en partenariat avec Vinicius de Moraes ou Newton Mendonça). La teneur très jazzy de l'album s'explque par la volonté de la production d'exporter la Bossa Nova "touch" vers le continent nord américain. Un album atmosphérique et stratosphérique, simple et beau, donc essentiel (bossa-normandie.over-blog).
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The Composer Of Desafinado Plays
The Composer Of Desafinado Plays de Antonio Carlos Jobim (CD - 2007)
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