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Voici le dernier album de Pharoah Sanders pour le label Impulse! (sorti en 1974) et c'est carrément une bombe ! C'est surtout l'un de ses disques les plus - injustement - sous-estimés. A tort, forcément. Car l'on retrouvera toute la quintessence de l'art de ce saxophoniste issu du free jazz. C'est une musique essentielle, prenante, vivante, unique en son genre. L'influx nerveux dans cette musique est assez exceptionnel je dois dire. Et Sanders y transcende son art. Jamais chez Impulse! (hors mis peut-être sur Tauhid ), ne l'avais-je entendu aussi puissant et aussi viril. Pour s'en convaincre, il suffit d'écouter la pièce en ouverture, le magnifique Elevation, sommet du free et du jazz modal, thème au cours duquel, sur les ostinatos entêtés du pianiste, Sanders enfourche aussi bien le ténor que le soprano dans un souffle carrément tellurique! Bon, bien sûr, il faut être sacrément préparé. Si l'on n'est pas trop versé dans le jazz et les musiques improvisées, ni dans le free, ni dans les dissonances, mieux vaut passer son chemin et s'orienter vers Ben Webster ou Coleman Hawkins qui restent des modèles de la mélodie jazz.

Sur les cinq pièces, quatre ont été captées "live" au Grove Ash de Los Angeles en septembre 1973. Le deuxième morceau, "Greeting To Saud (Brother McCoy Tyner)", thème surprenant de bout en bout, est le seul à avoir fait l'objet d'un pressage en studio. Le fidèle Joe Bonner est toujours au piano, ainsi que deux vétérans de la guerre du Vietnam : le contrebassiste Calvin Hill (qui se fera remarquer quelques années plus tard au sein du combo de Max Roach, avec Cecil Bridegewater et Odean Pope) et le batteur Michael Carvin (carrément sous-estimé de nos jours, on oublie trop facilement qu'il a joué aux côtés de Jackie McLean, Mal Waldron, Hampton Hawes ou encore Billy Bang). L'on croisera également John Blue et Laurent Killian aux percussions.

Lignes méditatives mêlant une intensité hors du commun ("Elevation"), ainsi qu'une tendresse infinie (la coda de "Greeting to Saud"), une simplicité renvoyant aux bonheurs simples ("Ore-se-Rere"), gémissement primal, piano hypnotique (l'intro de Joe Bonner sur "The Gathering")... Cris, pleurs et incantations ("The Gathering"), le paradis comme l'enfer s'y côtoient dans cette galette qui malgré les apparences (c'est drôle, vous l'avez remarqué vous aussi, dès que le mot "free jazz" est lâché, tout le monde se barre en courant!) reste très accessible. "Elevation" reste surtout une borne du free jazz. Voilà où se situent les enjeux, la raison d'être de cet enregistrement.

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Disque digipack de luxe, son remasterisé (excellente qualité sonore), édité par Verve/Impulse!GRP.
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