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le 10 décembre 2007
Paavo Järvi est un chef exceptionnel. De Leonard Bernstein, son mentor, il a hérité un sens inné de la respiration orchestrale, ainsi que la faculté (assez rare) de donner des versions très personnelles et en même temps très abouties sur le plan musical. Ajoutons-y une qualité : la faculté de dépouiller au maximum la matière orchestrale sans rien lui ôter de sa matière. Ce jansénisme sied parfaitement aux compositeurs nordiques qui constituent la majorité de son répertoire. Les sonorités assez froides de l'Orchestre National d'Estonie valorisent d'autant mieux cet effet. Ce dernier répond admirablement à l'appel et donne à entendre un Grieg austère, dépourvu de toute sophistication (mais jamais grossier dans les traits) Un tel traîtement dans un genre comme la danse peut sembler surprenant et même gênant, mais la rudesse est de meilleur aloi ici que l'élégance. Les passages élégiaques sont exposés avec pudeur et contrastent habilement avec les passages plus enlevés ou tourmentés (la dernière danse symphonique glace le sang tant sa grandeur est oppressante) Les danses novégienne sont traîtées de la même manière, avec une volonté de s'éloigner de tout cliché sur la danse confinant à l'abstrait. La Suite Holberg, de teinte moinssombre, plus optimiste, gagne en rudesse ce qu'elle perd en lumière. On peut même percevoir une certaine amertume dans ses passages élégiaques (Air), mais c'est la nostalgie qui prédomine. Les mélodies proposées en complément sont magnifiquement senties et habitées par les musiciens et l'orchestre. Un disque fabuleux !
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Je possédais déjà les opus enregistrés sur ce disque dans l'interprétation du père de Paavo, Neeme, avec son orchestre de Göteborg Grieg : L'Oeuvre pour orchestre (Coffret 6CD)

La curiosité l'a emporté et je me suis laissé tenté par ce disque où Paavo Jarvi dirige d'une main de maître l'orchestre symphonique d'Estonie.

Paavo Jarvi s'est déjà rendu célèbre comme un musicien en accord total avec Grieg dans un disque précédant, le fameux "Peer Gynt", qui a fait un tabac à sa sortie en 2005 et avec raison.Grieg : Peer Gynt

Ici il nous offre un programme généreux de presque une heure vingt de bonheur.

Les 17 minutes des quatre danses norvégiennes forment le clou de ce disque; entrainantes, tendues, charmantes sans tomber dans le folklore, elles démontrent la maitrise orchestrale d'un musicien qui a voué une partie de sa carrière à promouvoir la tradition nationale norvégienne.

Les quatre danses symphoniques, d'une durée d'une demi heure environ, écrites à l'origine pour piano a quatre mains, sont également inspirées de thèmes traditionnels mais forment un corpus plus savant musicalement.
Là aussi, Jarvi et l'orchestre estonien font preuve d'une justesse sublime, alternant la verve dans la première danse, la sensualité et la fougue dans la seconde, le lyrisme dans la dernière.

Il faut noter avec satisfaction que la prise de son est exceptionnelle, ce qui ravira les amateurs de HI FI haut de gamme.

La suite Holberg en cinq mouvements, originellement intitulée Suite dans le style ancien susceptible de tromper l'oreille d'un auditeur nostalgique, respecte un découpage traditionnel dans la musique baroque du XVIIIe siècle:
Prélude, sarabande, gavotte, air, rigaudon.
amateurs des Sarabandes de Haendel, des Gavottes de Rameau, vous êtes servis ! Bien que moins connue du public, cette suite s'inscrit dans la même veine que Peer Gynt, à savoir une musique d'apparat agréable à écouter en musique de fond, mais dont la qualité n'est pas en reste.

Le programme est complété par deux pièces élégiaques, "dernier printemps", sorte d'hymne touchant à une jeunesse qui s'enfuit pour orchestre à cordes. Et "blessure du caeur", qui décrit l'abattement et la tristesse de l'amour perdu.

L'ensemble de l'enregistrement baigne dans une grâce où l'on attendait certes Neeme Jarvi, mais qui permet également de saluer le talent de l'orchestre estonien.

Un vrai régal.
55 commentaires10 sur 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 août 2014
Acheter des CD du compositeur Edvard Grieg ce fait en toute connaissance de cause, à moins que ce ne soit pour savoir de quoi il en retourne ; je savais.
Les compositeurs nordiques sont hélas méconnus, il leur en est préféré d'autres plus connus, sortez des sentiers battus et rebattus, sortez du troupeau bêlant !

Henrard fait une description (21 août 2013) du contenu mieux que je ne saurai me faire, lisez-la.
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le 20 février 2014
Il fallait bien un Finlandais pour diriger avec justesse ces morceaux choisis d'Edvard Grieg. Belle mise en valeur. Très proche de la Norvège et des Norvégiens, j'apprécie ce CD qui reflète fort justement l'oeuvre de Grieg.
11 commentaire5 sur 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 27 octobre 2014
L'interprétation est remarquable. Ces musiques donnent réellement envie de danser et de créer tout un univers chorégraphique autour. Je recommande.
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