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5
3,4 sur 5 étoiles
Quelque part dans la nuit
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Tourné quelques mois après "Dragonwyck" (1946), "Somewhere in The Night" est le deuxième film réalisé par le génial Joseph L. Mankiewicz. Cette histoire de soldat amnésique au lendemain de la guerre s'inscrit parfaitement dans le genre du film noir, genre si prisé à l'époque (Laura d'Otto Preminger, Assurance sur la Mort de Billy Wilder, La Dame de Shangaï d'Orson Welles...). Le scénario de "Quelque part dans la Nuit" est assez complexe. Celui-ci est tiré d'un récit de Marvin Borowsky (The Lonely Journey). La complexité du canevas n'est pas un problème en soi. Brouiller les pistes est d'ailleurs propre au genre (que l'on songe au Grand Sommeil de Howard Hawks...). Mankiewicz connu pour ses talents de scénariste a bien sûr réécrit une partie du récit, notamment les dialogues (un peu à la manière de Raymond Chandler), mais comme on le verra, le film est loin d'être une franche réussite...

George Taylor (interprété par un acteur plutôt méconnu - John Hodiak - l'acteur avait néanmoins tenu un rôle dans le "LifeBoat" d'Alfred Hitchcock...) est un Marine, qui démobilisé pendant la guerre se retrouve dans un hôpital (caméra subjective comme dans La dame du Lac de Robert Montgomery ou encore Les Passagers de la nuit de Delmer Daves). Forcément, il va essayer de récolter des indices sur son passé, tomber sur des êtres louches, voire énigmatiques, errer dans des ruelles et des tripots à la recherche de la vérité... Mais ce procédé de caméra subjective, sorte de "gimmick" qui identifie le spectateur au personnage, même s'il n'est ici que très bref (il n'apparaît qu'au début du film), n'en demeure pas moins une mauvaise idée. J'ai toujours pensé que ce procédé ne servait pas vraiment le cinéma...

Sur un plan formel et esthétique, même si l'on retrouve des éléments propres au film noir (femme fatale, night club, sirènes de police, passage à tabac), "Somewhere in The Night" souffre d'un certain manque de poésie (à contrario, que l'on songe à cette impression brumeuse dans La Griffe du passé de Jacques Tourneur... dans le film de Mankiewicz, on en est très loin...). Alors bien sûr, le récit, malgré sa complexité, est cohérent. Les acteurs ne sont pas mal du tout (pour moi, tous des inconnus). Seul John Hodiak me paraît lisse et peu convaincant. Peut-on parler d'une erreur de casting ? Le film souffre également d'un scénario archi-prévisible. Paradoxalement, il y a si peu de surprises et de rebondissements que ce film ressemble davantage à un exercice de style qu'autre chose... Bref, on l'aura compris, et aussi surprenant que cela puisse paraître (pour un cinéaste de cette envergure), il s'agit là d'un film de série B, ou disons d'un film mineur dans la filmographie de Mankiewicz... A voir quand même.
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8 sur 9 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 14 octobre 2009
Quelque part dans la nuit a été tourné en 1945 et, de ce fait, n'a sans doute pas bénéficié d'un budget important. La distribution regroupe d'ailleurs des acteurs pratiquement inconnus (John Hodiak, Nancy Guild, très bons, il faut le reconnaître). C'est cependant le type même de film noir tel qu'il était à l'honneur dans les années de l'immédiate après guerre aux Etats-Unis.
L'intrigue est tellement compliquée qu'il est peut-être nécessaire de revoir le film une deuxième fois, avant de comprendre. Tel est le cas également du Faucon maltais, si mes souvenirs sont bons. Ce n'est pas un défaut ! Si un film de pur divertissement peut être vu et aussitôt oublié, je souhaite avancer cette idée qu'à l'instar de certains textes qu'il faut sans cesse relire avant d'en saisir le sens, sans jamais hésiter à revenir en arrière, il en va de même de certains films au scénario plus élaboré qui nécessite une activité plus grande de la part du spectateur. La question primordiale tourne autour de l'identité du personnage central, qui a perdu la mémoire au cours de la dernière guerre et qui s'interroge sur ses activités avant de s'engager dans l'armée.
On ne consommera pas ce film comme un vulgaire polar, on le regardera plusieurs fois, en savourant les scènes où l'atmosphère est particulièrement bien rendue : au cours de son enquête sur son propre passé, le héros est confronté à quelques mauvais garçons particulièrement pittoresques, rencontre l'éternelle femme fatale, est sans cesse contrecarré dans ses projets par des personnages qui cherchent à le leurrer. La scène finale qui se passe sur des quais est une scène d'anthologie.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Devenu amnésique, un soldat se lance sur les traces de son noir passé.

Les premiers plans font beaucoup penser à Johnny Got His Gun, sorti en 1971, soit 25 ans plus tard. Sauf que dans ce dernier, le soldat blessé reste cloué au lit tout au long du film. Une torture... pour nous. Ici, cela ne dure que quelques minutes, mais j'ai eu très peur.

Comme l'indique un autre commentateur, le jeune Mankiewicz semble s'être livré à un exercice de style, un produit de consommation rapide pour couples de 1946 qui se seraient dit "Et si on allait voir un film noir ce soir ?" puis, une semaine plus tard "Il parlait de quoi, déjà ? Tu sais, ce film avec le long titre ?". Héros bringuebalé à droite à gauche, gangsters brutaux, policier ironique, brune diabolique, blonde angélique, les mystères, les trahisons, les docks dans la nuit, les jeux d'ombres... Tout cela au fil d'une intrigue tarabiscotée, dont on a sacrifié la vraisemblance. On a fait du film noir pour faire du film noir, au point, parfois, de se détacher de l'intrigue, par des remarques du type "Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les policiers des films gardent un chapeau sur la tête ?" ou celle-ci, lancée par la brune en désignant sa rivale : "Who is the character with the hair ?".
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5 sur 6 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Joseph L. Mankiewicz est surtout connu pour ses merveilleuses études de moeurs et ses tragédies qui font partie des chefs d'oeuvre du cinéma mondial. Il a cependant abordé quasiment tous les genres, y compris le western (Le Reptile, There Was A Crooked Man, 1970) et le film noir, comme en l'espèce.

Quelque part dans la nuit (Somewhere in the Night, 1946) est un très bon film noir sur un homme amnésique, à la recherche de son identité, qui craint de découvrir qu'il est un assassin, croit qu'il l'est et finit par trouver son salut dans l'amour d'une femme, un amour évident, mais dont il met du temps à se rendre compte.

Le scénario paraît complexe lorsqu'on le met par écrit comme le fait par exemple de façon détaillée Patrick Brion dans son ouvrage sur Mankiewicz (La Martinière, 2005). A l'écran, l'histoire s'enchaîne bien mieux que ne le laisse penser la retranscription du synopsis.

Un homme se réveille lentement dans un hôpital militaire américain, à la fin de la 2e guerre mondiale. Il sait que tout le monde l'appelle George Taylor, mais est complètement amnésique.
Il fait semblant d'être normal pour éviter d'être retenu à l'hôpital et tente de reconstituer son identité. Pour cela, il n'a que deux indices : une lettre d'adieu d'une femme qui lui en veut à mort de l'avoir abandonnée et un courrier de son ami Larry Cravat qui lui recommande de retirer une somme de 5 000 dollars laissée à son nom dans une banque à Los Angeles.
Dans sa quête pour retrouver son identité, George Taylor risque sa vie, échappe à des tentatives d'assassinat, rencontre de faux amis, de vrais ennemis, trouve de l'aide auprès d'une femme follement amoureuse de lui et redoute de découvrir qui il est réellement.

Mankiewicz s'amuse à montrer que personne n'est ce qu'il donne à penser qu'il est (ni même ce qu'il croit être) et que les apparences sont trompeuses. En même temps, son film constitue un hymne à l'action et à l'amour d'un incroyable optimisme.

Sans bénéficier d'un immense budget ni d'acteurs très célèbres, Mankiewicz réalise un excellent film.
S'agissant des acteurs, le héros du film est interprété par John Hodiak. La femme qui a immédiatement le coup de foudre pour lui en dépit de leur différence d'âge est jouée par la jeune actrice Nancy Guild, qui ressemble par son physique et sa beauté délicieusement énigmatique à Lauren Bacall sans avoir connu la carrière à laquelle on aurait pu s'attendre.

Le film aurait encore pu être meilleur sans l'intervention de Darryl F. Zanuk qui fit couper deux scènes pourtant utiles à la compréhension et à la logique du scénario, permettant d'expliquer l'amnésie du héros victime de l'explosion d'une grenade lancée par un soldat japonais et l'absence de reconnaissance par les tiers du militaire rendu à la vie civile, du fait d'une opération de chirurgie esthétique.
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2 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
500 PREMIERS RÉVISEURSle 20 février 2012
Il ne faut pas espérer trouver dans ce deuxième film le brio étincelant , l'ironie supérieure , la virtuosité de la mise en scène et la profondeur des grandes oeuvres qui suivront quelques années plus tard .

La distribution est bien terne ( surtout les messieurs , Hodiak et les seconds rôles ... ) et le scénario , inutilement complexe , est passablement embrouillé .

Je me suis même demandé parfois si Mankiewicz croyait au film qu'il tournait , tant l'ensemble manque de conviction et même parfois d'intérêt , mais il est tellement regrettable que le studio n'ait pas pu ( ou voulu ? ) donner les acteurs charismatiques qui manquent cruellement ...

C'est d'autant plus frappant qu'à l'époque ( fin des années 40 ) , le niveau moyen des films noirs sortant des studios américains est élevé et le savoir-faire acquis depuis les années 30 déjà considérable .

Quelques belles séquences tout de même : la chanson au piano , la recherche du trésor sous les docks , le joli visage , parfois bien mis en valeur , de Nancy Guild...

Bonne copie .
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