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5.0 étoiles sur 5 Debussy, Bartok et Stravinsky animés par la baguette de Mravinsky en concert, 18 avril 2009
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bartok : Musique pour cordes, percussion et célesta / Debussy : Prélude à l'après-midi d'un Faune / Stravinsky : Agon (CD)
Ce CD réunit trois oeuvres diversement caractéristiques de la modernité (leur trouverait-on un autre point commun ?) captées publiquement à Moscou (28 février 1965) et Leningrad (30 octobre 1968).

L'électrisante ambiance du concert donne l'impression d'y être, comme quand les instrumentistes se réaccordent entre l'Allegro et l'Adagio de la "Musique pour cordes, percussion et célesta". Et quel Allegro d'ailleurs ! à la fois souple, fermement tendu par les archets russes (mais sans raideur...), et martelé par les mailloches contondantes d'A. Ivanov.
L'interprétation du Finale impressionne tout autant, par sa capacité à varier instantanément le flux rythmique, avec des tempi parfois très périlleux mais assumés. Les applaudissements fusent aussitôt.

Peu sensuelle mais pourtant finement poétique : cette lecture du "Prélude à l'Après-midi d'un Faune" est jouée comme par superposition de nuances d'aquarelle.

C'est par la constante expressivité de ses pupitres, dont les couleurs crues et vives (flûtes, hautbois et bassons notamment) peuvent rappeler la verve vaudoise de "Renard", que Mravinsky réussit à ranimer le langage sériel de "Agon".
Ce faisant, le maestro concrétise ce qu'Ernest Ansermet préconisait quelques années auparavant pour conjurer l'austère formalisme de certaines partitions tardives de Stravinsky : « si sa musique doit survivre, il faudra qu'elle trouve à l'avenir des exécutants capables d'y insuffler la vie, et la vie n'est pas qu'une fureur motrice réglée par une horloge » ("Fondements de la musique dans la Conscience humaine", II° partie, chapitre 2).
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