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Berlioz : Symphonie Fantastique
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14 sur 14 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Le chef d'orchestre alsacien Charles Munch (1891-1968) a vécu une véritable osmose avec l'œuvre. Il l'a enregistré x fois ! L'artiste, élégant et énergique voulait que chaque concert fût un évènement, un choc. Ce tempérament fougueux peut expliquer l'affinité avec la tumultueuse et romantique symphonie. Celle-ci a été enregistrée à Boston en 1954. 1954 ! Un repiquage de 78 tours ? Et bien pas du tout, RCA venait d'inventer le microsillon stéréophonique et de commencer un catalogue insurpassé avec la crème des chefs et orchestres américains (Chicago et Reiner, Boston et Munch entre autres). Donc anecdote : ce disque est la première Fantastique en stéréo et quelle maestria !

Dès les premières mesures de la première partie, retenues, frissonnantes, soucieuses d'un legato net, Charles Munch nous va nous maintenir dans l'univers du rêve, du désir, de l'atermoiement amoureux. Il anticipe une conception onirique globale de l'œuvre non limitée aux terrifiants fantasmes sous opiacés des deux derniers mouvements. Les différents pupitres jouent enfiévrés, une sensibilité qui annonce ou prolonge l'inspiration des poètes romantiques du spleen et de la douleur : Baudelaire, Rimbaud, Mallarmé. Dans le développement, le solide alsacien secoue "l'artiste songeur" pour le faire sortir de sa rêverie. L'orchestre s'anime, oscillant entre affres, joie ou jalousie. La direction tend ainsi vers une approche concertante mettant en avant la rutilante orchestration de Berlioz ; merveilleux dialogue des bois avant la farouche coda.

L'interprétation reste de la même veine dans les quatre autres mouvements. Dans la scène aux champs, le chef, guidant un orchestre dans un phrasé frémissant, suggère une flânerie sous un soleil crépusculaire, un rare moment idyllique joué gracieusement aux cordes. Munch rompt le charme brutalement. Les timbales orageuses dramatisent la mélodie, des bois ayant perdu leur chaleur marquent le retour du spleen. Ces sombres sonorités distillent une atmosphère menaçante de dépit et de combat intérieur, désillusion musicalement palpable grâce à la splendide sonorité mélancolique du Symphonique de Boston'
La nuit de sabbat s'annonce comme un cauchemar. Le pas des sorcières, tambour et bois opposés, est altier, venimeux. Ces démones seront malfaisantes. L'orchestre scande sans retour en arrière possible la marche diabolique écrite par Berlioz. Les cloches sonnent avec vigueur. Pire qu'un sabbat, les tubas et autres cuivres préparent un sacrifice démoniaque. Munch déchaîne les forces du mal avec une violence infernale. Vraiment maître de Berlioz et de sa folie musicale, la baguette impétueuse du chef fait exploser la diabolique coda dans une bacchanale de tous les instruments.

Une des incontournables références plus de 50 ans après sa gravure, avec John Elliot Gardiner dans une conception « d'époque » ardente et qui nous rappelle que Berlioz n'avait que 27 ans, et puis Colin Davis à Londres, parmi ceux qui me viennent spontanément à l'esprit.
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17 sur 18 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Charles Münch était un interprète privilégié de la musique de Berlioz, dont la "Symphonie Fantastique" était un cheval de bataille qu'il enregistra pas moins de sept fois avec les principaux orchestres qu'il eut à diriger.

Pour la RCA, il grava deux témoignages successifs avec le Symphonique de Boston, dont nous retrouvons ici le premier (et le meilleur...), capté en novembre 1954.

Münch avait une connaissance intime de la partition, ce qui ne l'empêchait guère de moduler imprévisiblement les phrasés, les accents, les couleurs, en fonction de son inspiration du moment, qui visait avant tout à faire vivre le texte plutôt qu'à lui être servilement fidèle.

Ses musiciens américains se souviennent que c'était toujours un événement de jouer l'oeuvre sous sa baguette, l'un deux le comparant même à un gladiateur descendant dans la fosse aux lions !

Les tempi sont toujours alertes, la tension ne se relâche jamais, le geste est tranchant, quoique plus sensuel que sous la direction acerbe de Markevitch.

Ma seule réserve concerne l'allure cursive de la procession du "Dies Irae", trop preste pour évoquer l'imagerie ironique et délétère que savent si bien restituer Paul Paray ou Willem Van Otterloo.

Hormis des cuivres qui manquent un peu d'éclat dans la fanfare de la "marche au supplice", la projection instrumentale est particulièrement vive, rendue encore plus brillante par le remastering de ce SACD.

Si vous voulez découvrir un Münch encore plus survolté, voyez la version avec le National de France, captée dans le feu d'un concert à Lisbonne (chez Auvidis).

En complément, la Scène d'amour de "Roméo et Juliette" nous rappelle quels envoûtants sortilèges le chef alsacien était enclin à faire naître de ses pupitres.
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21 sur 25 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 23 février 2006
Cette réédition est une aubaine. Cette Symphonie Fantastique porte réellement bien son nom. Enregistrée aux tous débuts de la stéréo, elle est l'occasion d'un déferlement de musique et de rythmes qui laisse l'auditeur pantois (voir le dernier mouvement "Songe d'une nuit de Sabbat" et sa ronde des Sorcières proprement diabolique). Charles Munch est "possédé" par cette oeuvre, dans la plus folle et la plus magistrale des versions qu'il nous a laissées.
Sa publication en SACD hybride est à ne pas manquer !
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5 sur 6 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 3 mai 2012
Mes prédécesseurs ayant tout dit, et grâce leur en soit rendue, je me bornerai à insister que quelques points de cette interprétation - exceptionnelle à tous égards. La Symphonie Fantastique est remarquablement servie à l'enregistrement. Bien des versions font mieux que tenir la route, même les moins connues - celle d'André Cluytens, par exemple. Avec Munch, ce qui me frappe, c'est la cohérence du discours. On sent d'emblée un cheminement, un approfondissement patient de l'œuvre - non pas un coup d'éclat, un coup de théâtre ou feu d'artifice, mais une vision intériorisée, longuement pensée de ce monument. Le fougueux Munch, ici, fait montre d'une maîtrise et d'une science - d'une lecture infiniment attentive de la partition. Avec, à son service, un orchestre (Boston) qui s'élève à des niveaux de virtuosité, tutti et soli confondus, rarement atteints. Les bois (le cor anglais de la scène aux champs !) en particulier font preuve d'une rondeur, d'une chaleur et d'une souplesse à pleurer. L'enregistrement, enfin. Une pure splendeur. Le "Living Stereo" de RCA, fait ici encore des merveilles. 1954' a-t-on jamais fait mieux depuis?
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 7 mars 2014
"Des enregistrements d'une époque de qualité retranscris en sacd pour une nouvelle génération d'auditeurs". c'est clairement ça... j'ai acheté ce sacd car je connaissais cette symphonie mais je la possédais sur aucun support audio., C'est superbe ! Magnifique interprétation, son ample, naturel et suave, instruments étincelants...une merveille. Living stéréo ? oui, je suis bien parti pour m'offrir presque toute la série en sacd...
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le 6 mars 2015
Même si on possède déjà ce disque en version CD, le surplus de qualité saute aux oreilles (surtout avec une écoute au casque).
La version SACD respire, remet de l'air autour des instruments, la scène sonore s'élargit et tout est plus naturel.
Je ne vois pas comment on pourrait faire mieux à part revenir dans le passé et aller voir physiquement le concert...
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le 17 juin 2014
Je ne connaissais pas. J'écoute de la musique classique depuis peu. Je cherchais de la musique fantastique, féérique. Cette symphonie est une belle découverte. CD peut-être un peu cher comparativement à d'autres qui sont de tout aussi bonne qualité sonore et moins onéreux.
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