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5.0 étoiles sur 5 Chef-d'oeuvre du cinéma américain des années 70
On est récemment beaucoup revenu sur le cinéma américain des années 70, et pour cause, la prise de pouvoir par des grands créateurs (Coppola, Scorsese, Altman, Cimino, etc.) qui ont pu imposer leurs vues et des budgets conséquents avec des projets ambitieux et risqués, bien qu'ayant duré relativement peu de temps, a...
Publié le 1 décembre 2007 par LD

versus
11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 pour les fans de Pacino
un road movie,(palme d'or à Cannes)histoire de 2 paumés dans l'Amérique profonde, celle des laissés pour compte qu'on ne voit pas trop souvent au cinéma. Et un rôle particulierement émouvant pour le tout jeune Pacino: drôle, naif, sensible, perdu.
Publié le 13 mai 2006 par yoda


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17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chef-d'oeuvre du cinéma américain des années 70, 1 décembre 2007
Par 
LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 10 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Épouvantail (DVD)
On est récemment beaucoup revenu sur le cinéma américain des années 70, et pour cause, la prise de pouvoir par des grands créateurs (Coppola, Scorsese, Altman, Cimino, etc.) qui ont pu imposer leurs vues et des budgets conséquents avec des projets ambitieux et risqués, bien qu'ayant duré relativement peu de temps, a été essentielle et a produit des oeuvres à nul autre pareil. Certains films de 2007 retrouvent même, peu ou prou, cette période (Zodiac, American Gangster) et son esthétique (7h58 ce samedi-là de Sidney Lumet, voire La Nuit nous appartient de James Gray). C'est qu'ils sont devenus synonymes, y compris pour ceux qui créent dans le système hollywoodien aujourd'hui, de liberté, d'ambition et de spectacle mêlés, de complexité humaine enfin.

Exemple par excellence de films libres intéressés par la matière humaine, les premiers films de Jerry Schatzberg: Portrait d'une enfant déchue (avec Faye Dunaway, invisible pendant des années et enfin ressorti en salles par Carlotta en 2011, bientôt en dvd et en blu-ray), Panique à Needle Park et L'Epouvantail. Sans aucun doute son chef-d'oeuvre, L'Epouvantail est un petit bijou, un des plus grands films jamais réalisés sur l'amitié. L'histoire de la rencontre de Max, à peine sorti de prison et tout à sa volonté de monter son commerce et de réussir, et de Lion, qui a été marin après avoir abandonné femme et enfant à naître et ne demande qu'à aider Max dans son entreprise, est une histoire simple mais qui laisse toute sa place à une psychologie jamais forcée et à la complexité des rapports humains. Gene Hackman et Al Pacino sont prodigieux, et trouvent tous les deux un de leurs meilleurs rôles, chacun dans un registre de départ bien campé qui évolue très subtilement au cours du film. La perfection de leur jeu, et en même temps les traces d'évidentes improvisations, donnent une impression de grande solidité (les acteurs sont dirigés et savent comment caractériser leur personnage) et de fragilité (elle éclate à tout moment, quelle que soit la tonalité de la scène). Grand film également sur les perdants du rêve américain, L'Epouvantail est un road movie qui ne fait pas beaucoup progresser ses personnages. A la fin, on n'est pas certain qu'ils arriveront plus quelque part, mais des êtres se sont trouvés et l'on se soucie de l'autre. Il s'agit donc d'un de ces voyages qui comptent, ceux où l'on découvre pleinement sa propre humanité.

Schatzberg, magnifiquement servi par la photographie de Vilmos Zsigmond (malheureusement pas parfaitement rendue dans cette édition), choisit ses angles et des cadres pour servir son récit et ses personnages, en s'effaçant quand il faut et en magnifiant par le style quand il faut. Une grande mise en scène donc, pas tapageuse mais inventive, pour un film qui a amplement mérité sa Palme d'Or à Cannes en 1973. A découvrir sans coup férir.

Si vous vous intéressez au jeu de monstres sacrés comme Pacino et De Niro, deux conseils de lecture, ces deux ouvrages étant tous deux de grande qualité et complémentaires: Pacino/De Niro : Regards croisés de Michel Cieutat et Christian Viviani, et Al Pacino de Christophe Damour. Pas des livres de fans sur un acteur comme c'est trop souvent le cas, mais de véritables études qui essaient de - et arrivent à - mettre des mots sur un jeu d'acteur pour le décrire et le décrypter. Passionnant.
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10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifique!, 10 décembre 2006
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C'est un des films qui permettent d'apprécier la richesse du cinéma américain des années 70. Les héros magnifiques sont des personnages en rupture, qui parcourent des chemins de traverse qui les mènent... ils ne savent pas plus que nous où (revoir par exemple "Les gens de la pluie","Macadam cowboy", "Un aprés-midi de chien"...). Le travail de J.Schatzberg est en tout point remarquable. Le duo Pacino-Hackman est au-delà de tout éloge : également admirables.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un film fort sur un sujet intemporel, 20 janvier 2013
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Un film qui fait incontestablement partie des films majeurs de cette nouvelle vague des années 70, ancrée dans le réalisme et à l'opposé du strass d'Hollywood. Scorcese, Cassavettes, Coppola, et le moins connu Jerry Schatzberg ont su faire évoluer avec intelligence le cinéma américain.
Réalisé 1 an après un Panique à Needdle Park particulièrement âpre, l'Epouvantail consacre une nouvelle fois Al Pacino, auteur d'une prestation halucinante. Avec lui, un Gene Hackman bagarreur, maniaque et solitaire, qui se lie d'amitié à ce jeune ni tout à fait adulte ni complètement fou. Leur point commun, être paumé et partager la même route. Le film alterne scènes plutôt banales (discussions dans les bars) avec des scènes fortes émotionnellement (l'appel téléphonique à son ex, la scène finale avec le basculement dans la folie), et l'humour est aussi de la partie (le strip tease improvisé de Gene Hackman)contrairement à Panique à Needle Pack noir de bout en bout.
Au final, un film à découvrir et qui garde encore aujourd'hui cette puissance particulière faite de la force de l'amitié, de la fragilité des personnages, et de la dureté de la réalité. Une palme d'or méritée.
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3.0 étoiles sur 5 pour les fans de Pacino, 13 mai 2006
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un road movie,(palme d'or à Cannes)histoire de 2 paumés dans l'Amérique profonde, celle des laissés pour compte qu'on ne voit pas trop souvent au cinéma. Et un rôle particulierement émouvant pour le tout jeune Pacino: drôle, naif, sensible, perdu.
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5.0 étoiles sur 5 Un beau film haut en couleur, 13 juillet 2014
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C'est avec une bonne impression que j'ai acheté ce film primé à Cannes où se tenait en vedette le tout jeune Al Pacino de l'époque.
Je dois dire que son rôle de rigolo naïf en quête de son fils m'a séduite davantage que d'autres, comme celui de Tony Montana dans Scarface ou de Michael Corleone dans Le Parrain. L'histoire est dure, frappante et belle, les personnages sont attachants. Ce n'est pas ce qu'on pourrait qualifier de "chef d'oeuvre", mais c'est le genre de film qui marque et heurte par son réalisme brut.

Un beau film, qui mérite sa palme d'or.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 l'actor's studio..., 21 février 2012
Par 
oiseau de nuit "oiseau de nuit" (Quelque part dans le Sud Ouest...) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Épouvantail (DVD)
Décidément, j'ai du mal avec le cinéma de Jerry Schatzberg, cinéaste très actif dans les années 70. Cet ancien photographe de mode pour Vogue et Esquire se voit vite estampillé cinéaste indépendant. Même si ses films sont exigeants et maîtrisés (voir mon com' sur Puzzle of a Downfall Child pour lequel je ne nie pas certaines qualités..), je ne serai toutefois pas aussi élogieux et dithyrambique que mes amis chroniqueurs... Il est vrai que le cinéaste est d'abord connu pour cette fameuse trilogie des années 70 (Puzzle, The Panic in Needle Park et ce "Scarecrow", qui a reçu la Palme d'Or à Cannes...). Comme témoignage de l'Amérique des années 70, avec un partie pris navigant entre road movie et fable sociale, "Scarecrow" a son importance historique. Un film qu'il faut avoir vu au moins une fois. Mais le fait que le cinéaste et ses premiers films soient encensés par la critique dite "sérieuse" ne changera rien à mon évaluation...

Aussi, je ne comparerai pas l'oeuvre de Jerry Schatzberg avec celle de John Cassavetes, mais disons que je me sens plus proche de ce dernier... Schatzberg, c'est le cinéma de l'errement, sans queue ni tête. Filmer pour le plaisir de filmer. Cassavetes, c'est l'errement, mais ça a du sens. C'est le plaisir de filmer pour dire quelque chose. Difficile dans ce cas de ne pas être subjectif... Non pas que les films de Schatzberg ne disent rien. Sur l'Amérique contemporaine, corrompue et en complète décadence, il en dit des choses (notamment sur le mythe du rêve américain). Seulement, dans les années 70, après le Easy Rider de Dennis Hopper, oeuvre culte s'il en est, la voie était forcément ouverte pour ce genre d'oeuvre difficilement compréhensible... Je n'ai rien contre, bien au contraire. Je reconnais à "L'épouvantail" un certain regard, honnête et sincère (et même indispensable), mais pour moi, ça ne suffit pas pour en faire un grand Classique... Mes réserves à n'en pas douter frapperont ses admirateurs de stupeur. Je vais tenter de m'expliquer.

Le scénario, d'abord. Celui-ci est très simple: deux gars (Gene Hackman et Al Pacino) font du stop sur les routes du sud et se lient d'amitié. L'un sort de prison, l'autre tente de retrouver son épouse et son gosse, après une longue séparation... Ils deviendront inséparables (le première scène est vraiment d'anthologie). Mais, contrairement à Cassavetes, Schatzberg ne va pas au bout de son propos, du moins à l'égard de ses personnages (qui m'apparaissent comme de pauvres paumés restant enfermés dans leurs pauvres schémas de pensée)... On les croit libres, mais ils sont tous sauf libres. Certes, le cinéaste nous les montre sans fard (en train de rôter à table par exemple, ou en train de se faire tabasser) mais l'humour me paraît parfois suranné. Leur quotidien n'est qu'une suite de banalités, avec parfois des moments forts (la scène des retrouvailles avec les femmes de Gene Hackman ou la scène de bal...). Mais cela fait trop peu. Une certaine complaisance aussi dans certaines scènes (la bagarre entre Al Pacino et l'homosexuel qui l'agresse) m'apparaît superflue... Bref, à moins d'être passé à côté, je me dis seulement que ce film est important en terme de cinéma indépendant et surtout comme témoignage de l'Amérique de ces années-là. Un cinéma qui fait du bien également, ne serait-ce que par le fait qu'il égratigne le Rêve américain... A voir...

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Film en V.F., et V.O. (anglais) avec des sous-titres français ou anglais. Pas de bonus.
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5.0 étoiles sur 5 passionnanat, 28 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Épouvantail (DVD)
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Strip Tease, 5 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Épouvantail (DVD)
Dans ce film, notre ami Gene Hackman nous fait un strip-tease.

Enfoncée Kim Bassinger. Enfin, si vous me permettez l'expression.

Que vous dire d'autre ? Chef d'oeuvre, ça vous va ?
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L'Épouvantail
L'Épouvantail de Jerry Schatzberg (DVD - 2006)
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