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4.0 étoiles sur 5 Une intégrale cohérente et homogène
On a oublié Cluytens aujourd'hui. Cela est dommage et ce coffret est là pour nous le prouver. Le grand chef belge est assez loin de Böhm, Jochum et Furtwängler, qui dirigèrent souvent la Philharmonie de Berlin dans les années 1950, et beaucoup plus proche des maniérismes et du dynamisme polissé d'un Karajan qui...
Publié le 30 janvier 2007 par Un mélomane

versus
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3.0 étoiles sur 5 un certain lymphatisme, mais quelques réussites
Il existe beaucoup d'intégrales des 9 symphonies et rien ne permet vraiment de défendre celle-ci comme premier et seul achat, ce qu'elle risque d'être pour des personnes impécunieuses et ravies de l'aubaine. Pourtant, elle a été réalisée avec les Berliner Philharmoniker, elle est techniquement satisfaisante, mais elle ne...
Publié le 19 novembre 2009 par Pèire Cotó


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4.0 étoiles sur 5 Une intégrale cohérente et homogène, 30 janvier 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Les 9 Symphonies (Coffret 5 CD) (CD)
On a oublié Cluytens aujourd'hui. Cela est dommage et ce coffret est là pour nous le prouver. Le grand chef belge est assez loin de Böhm, Jochum et Furtwängler, qui dirigèrent souvent la Philharmonie de Berlin dans les années 1950, et beaucoup plus proche des maniérismes et du dynamisme polissé d'un Karajan qui s'appropriera le titre de la "Première intégrale des neuf" quelques années plus tard. Pourtant Cluytens n'est pas Karajan : il est à la fois plus poète, plus profond et plus subtil que lui. Il joue moins sur le registre de la virtuosité et de la perfection technique pour s'attarder, à raison sur celui de l'affect. Cela donne des interprétations vivantes, réussies, parfois très émouvantes mais manquant quelquefois d'ampleur et de tension. D'un tempérament contemplateur, Cluytens a en effet du mal à restituer toute la dramaturgie de certains opus, mais cette critique reste ponctuelle et n'entache qu'un minimum l'excellente qualité de cette intégrale cohérente, homogène, convaincante à presque tous les points de vue. La prise de son est fort bien faite, "aristocratique", fine et transparente,et rappelle Karajan, même si les choeurs de la Neuvième ont du mal à percer.

Les deux premières symphonies sont gaies, joyeuses, légères mais pas "haydnisés". On entend là du vrai Beethoven et ces versions sont désormais ma référence.

L'Eroica est fort belle, très convaincante dans ses mouvements rapides avec des passages vraiment héroïques. Domamge que la marche funèbre manque de tension.

La Quatrième renoue avec le succès absolu des deux premières. Cette page semble atteindre son apogée de poésie et d'émotion sous la baguette joyeuse de Cluytens.

La Cinquième est fort bien faite, avec un mouvement lent particulièrement émouvant ; mais le premier mouvement pourra sembler trop mou.

La Pastorale est incontestablement la réussite de ce coffret. Tout semble flotter dans un bain de légéreté, de fluidité et de précision d'une poésie raffinée. Même l'orage est d'une (trop ?) grande douceur. Mention spéciale aux mouvements extrêmes et surtout au finale, chantant comme nul par ailleurs.

La Septième et la Huitième souffrent toutes deux d'un premier mouvement trop lent ; en outre, on aurait pu espérer plus de fougue pour les mouvements rapides de la Septième. Mais l'Allegretto est sublime et la réussite n'est pas loin.

Quant à la Neuvième, elle est un triomphe si l'on considère les trois premiers mouvements, rendus avec finesse et subtilité par les Philharmoniker berlinois. Dommage que le finale, où les choeurs sont en retrait et l'accompagnement orchestral timide, manque de punch.
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5.0 étoiles sur 5 Un Beethoven total et intemporel ..., 25 juin 2011
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Les 9 Symphonies (Coffret 5 CD) (CD)
Les enregistrements vont de 1957 à 1960 à Berlin (Grunewaldkirche ) : ils présentent un beau son stéréo , cohérent , riche , respectueux de la musique , de l'orchestre et de l'interprétation du maître .
En 1957 , au moment du début de l'intégrale entreprise par EMI , la prestigieuse phalange berlinoise sort des mains de Furtwaengler et vient de nommer Karajan comme directeur . On est dans la grande tradition germanique ! Quelle idée d'aller chercher Cluytens , chef de tradition française pour réaliser la 1° intégrale de l' orchestre ? En fait , ce sont les musiciens berlinois qui ont exprimé ce désir ... Cluytens les a dirigés à plusieurs reprises depuis 1955, il a déjà enregistré avec eux la 6° et la 7° en mono , de plus : il est auréolé de la gloire toute récente qu'il a recueillie à Bayreuth , 1° chef français invité sur la "colline sacrée" , fait sans précédent ! ... il a été ovationné seul sur la scène , contrairement à toutes les traditions de ce public averti et ritualisé .
Le résultat dépasse les espérances mises dans l'entreprise. L'intégrale (complétée par quelques Ouvertures dont les interprétations sont admirables , parfois inégalées ) demeure depuis lors une réfèrence continuellement rééditée .
L' art de Cluytens associe tradition et modernité . La tradition des qualités irremplaçables de l'orchestre et la modernité de l'approche du chef dans les équilibres orchestraux entre des cordes somptueuses , toutes en finesse, la richesse des cuivres , des bois irradiants et fruités, la précision des timbales ... des articulations et des accents souverainement maîtrisés... le style est princier associant couleur , transparence , puissance , vision globale de chaque oeuvre et du cycle , l'ensemble continuellement baigné dans un lyrisme lumineux et vibrant .
Il y a des moments particulièrement inoubliables : l'élan et la maîtrise de l' "Héroïque" ( avec une marche funèbre fervente et subtile loin des traditions démonstratives de l'époque ) , la motricité et la profondeur de la 4° , la puissance , le souffle combatif et aristocratique de la 5° , la transparence , la vie intérieure , la largeur de vue panthéiste de la "Pastorale" , l'apothéose de la 7° avec un second mouvement (allegretto) d'anthologie par sa ferveur , sa limpidité et son approfondissement à nul autre pareil ...
Les 1° et 2° symphonies réservent des surprises par la finesse , l' élégance de la direction , une vivacité rythmique et d'accents qui est prémonitoire de "baroqueux" ( le scherzo de la 2° par exemple ). La 9° utilise des voix de garçons pour les sopranos , ce qui donne au dernier mouvement une lumière particulière bien éloignée des martèlements habituels , d'autant plus que Cluytens revient à l'orchestration originale ( pas de trompettes au début du 4° mvt , par exemple ... ) : audacieux à l'époque ...
Les tempi sont marqués par l'équilibre . Les 1° mouvements des 8° et 9° sont un peu lents à mon sens , par contre il réussit comme personne le presto de la fin de la 3°, le tourbillon aérien du dernier mouvement de la 7°, le triomphe lumineux du presto final de la 5°...
Bref : indispensable pour qui connaît et aime le Maître de Bonn ou veut le découvrir. L'apport incomparable de Cluytens dans son cycle beethovenien est sans doute d ' être aussi éloigné des traditions d' hier que des modes d' aujourd'hui : il mène cette musique d'éternité à un accomplissement total et intemporel .
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Idéal pour se familiariser avec l'intimidant corpus beethovénien !, 6 juin 2006
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Les 9 Symphonies (Coffret 5 CD) (CD)
Bien avant Herbert von Karajan qui laissera plusieurs intégrales de renom avec la Philharmonie de Berlin, c'est André Cluytens qui fut choisi par ce prestigieux orchestre pour graver les 9 symphonies de Beethoven à l'ère de la stéréophonie naissante. La série fut enregistrée dans l'acoustique généreuse et réverbérée de l'église Grünewaldkirche.

Le style sobre, mesuré, et plein de fraîcheur du chef belge convient idéalement aux symphonies de jeunesse.

Les cordes n'y hésitent pas à utiliser toute leur longueur d'archet, et la verdeur des bois n'a pas son pareil pour relancer benoîtement le discours.

Les plus belles réussites demeurent la 4° et la "Pastorale" qui trouvent une juste respiration grâce à des tempi parfaitement sentis. Ces oeuvres auront rarement connu une telle salutaire simplicité. La 7° est animée avec mesure et patience et se trouve débarrassée de sa morgue. C'est sans doute une marque du talent de Cluytens que de ne jamais forcer la discipline pour mieux laisser ses merveilleux instrumentistes livrer le meilleur d'eux-mêmes.

Le cycle connaît selon moi quelques relatives faiblesses, notamment dans la 3°, la 5° et la 9° qui nécessitent une dramaturgie autrement plus affirmée que ne l'oserait le calme tempérament du chef.

Cela ne dépare pas pour autant l'unité interprétative d'une approche qui reste une des plus accessibles et recommandables pour découvrir l'intimidant corpus beethovénien.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Excellent rapport qualité -prix, 3 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Les 9 Symphonies (Coffret 5 CD) (CD)
Excellente idée de EMI d'avoir fouillé dans son catalogue et retrouvé ces enregistrements
d'André Cluytens avec la Philharmonique de Berlin et de l'avoir re-edité en version economique .
La technique de re-enregistrement est exceptionnellement claire
et l'interpretation , en général, alerte , pleine d'entrain , de rebondissements
Un vrai régal à l'écoute .
Pour moi , cela a été l'occasion de redecouvrir le grand Beethoven " dépoussieré , rajeuni ! )
Meêm si on dispose déjà , vu l'énorme discographie, de tres bonnes interpretations
ce coffret , vu sa qualité et son prix modique merite largement qu'on se le procure
J-P H

PS pour ceux qui ne connaissent pas André Cluytens :
C'est un chef d'orchestre belge né à Anvers , qui a fait une bonne partie de sa carriere en France
( il a fini par prendre la nationalité Française )
Pour moi il allie en quelque sorte la "profondeur" germanique avec une certaine "legereté" latine
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le premier enregistrement de Beethoven par un orchestre allemand, 5 mai 2012
Par 
EagleOne - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Les 9 Symphonies (Coffret 5 CD) (CD)
Cette édition n'est ni la première ni la dernière du premier enregistrement du cycle intégral des symphonies de Beethoven par l'orchestre philharmonique de Berlin.
En effet, entre 1957 et 1960, l'orchestre berlinois a enregistré pour Electrola (branche allemande d'EMI) ces 9 symphonies sous la direction du chef français André Cluytens.
Les enregistrements ont lieu entre 1957 et 1960 à la Grünewaldkirche, à Berlin - et ce sont ces enregistrements qui sont ici proposés par EMI.

Parmi les interprètes, on peut citer :
- Gré Brouwenstijn (soprano),
- Kerstin Meyer (contralto),
- Nicolaï Gedda (tenor),
- Frederick Guthrie (basse),
- ainsi que le chœur de la cathédrale Ste-Hedwige de Berlin.

Le style d'André Cluytens ne faisait pas forcément l'unanimité à l'époque, surtout lorsqu'il s'attaquait au répertoire allemand.
Si l'on compare aux enregistrements de 1984 sous la direction de Karajan, le chef allemand a une vision plus grandiose - et peut-être plus approprié - de la 5è et de la 9è symphonie.

Pour les autres symphonies - et même si je n'ai pas d'autres enregistrements pour comparer, j'ai tout de même apprécié l'interprétation que propose André Cluytens pour la "Pastorale".
Le deuxième disque regroupant les symphonies n°2 et 4 est également très bon. C'est sobre et très agréable à l'oreille.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'élégance et la clarté, 22 août 2010
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Les 9 Symphonies (Coffret 5 CD) (CD)
On ne devrait plus présenter A.Cluytens, cet immense chef naturalisé français dont la direction fut toujours synonyme de clarté et de concision.
C'est le cas ici où il fait sonner le Berliner comme il ne sonnera plus après avant longtemps.
Tous les pupitres sonnent à merveille, les cuivres et les bois ressortent toujours à bon escient. Les cordes toujours homogènes.
Si on peut reprocher une 8ème un peu poussive et une neuvième dont la sobriété dérange, le reste de l'opus est remarquable(5,7) voire incontournable.(1,2,3,4,6).
On retrouvera une lecture assez prés du texte et un emploi des moyens jamais exagéré.
A posséder!
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 un certain lymphatisme, mais quelques réussites, 19 novembre 2009
Par 
Pèire Cotó (Occitània) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Les 9 Symphonies (Coffret 5 CD) (CD)
Il existe beaucoup d'intégrales des 9 symphonies et rien ne permet vraiment de défendre celle-ci comme premier et seul achat, ce qu'elle risque d'être pour des personnes impécunieuses et ravies de l'aubaine. Pourtant, elle a été réalisée avec les Berliner Philharmoniker, elle est techniquement satisfaisante, mais elle ne vaut pas, par exemple, les symphonies isolées réalisées par Fricsay à la même époque et avec le même orchestre, aussi dans des tempi modérés. Ni Szell ni Blomstedt n'étant généralement accessibles à des tarifs excessifs, qui souhaite ne pas trop dépenser pourra s'offrir une intégrale plus représentative de l'image qu'on a normalement du compositeur; ma formule est prudente, puisque l'appréciation qu'on peut avoir de la musique dépend en partie du tempérament personnel.
Il s'agit d'interprétations peu exaltantes, contemplatives, voire précautionneuses, dont l'absence de flamme ne convient guère, à mon goût, au bouillant Ludwig van ! Le premier mouvement de la 7ème est ici particulièrement difficile à écouter. Cependant, même dans ce style réservé, la Deuxième, surtout la Pastorale et, bien entendu, quelques mouvements des autres symphonies méritent plus que l'attention.
Finalement, ce coffret vaut pour ceux qui ont d'autres versions : ils écouteront vraisemblablement quelques maillons de la chaîne assez souvent, et plus rarement les autres. Après tout, c'est l'avantage du bon marché, on s'offre ces disques comme complément à d'autres; si je peux en dire quelque chose, c'est bien parce que c'est mon cas.
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