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le 30 janvier 2007
On a oublié Cluytens aujourd'hui. Cela est dommage et ce coffret est là pour nous le prouver. Le grand chef belge est assez loin de Böhm, Jochum et Furtwängler, qui dirigèrent souvent la Philharmonie de Berlin dans les années 1950, et beaucoup plus proche des maniérismes et du dynamisme polissé d'un Karajan qui s'appropriera le titre de la "Première intégrale des neuf" quelques années plus tard. Pourtant Cluytens n'est pas Karajan : il est à la fois plus poète, plus profond et plus subtil que lui. Il joue moins sur le registre de la virtuosité et de la perfection technique pour s'attarder, à raison sur celui de l'affect. Cela donne des interprétations vivantes, réussies, parfois très émouvantes mais manquant quelquefois d'ampleur et de tension. D'un tempérament contemplateur, Cluytens a en effet du mal à restituer toute la dramaturgie de certains opus, mais cette critique reste ponctuelle et n'entache qu'un minimum l'excellente qualité de cette intégrale cohérente, homogène, convaincante à presque tous les points de vue. La prise de son est fort bien faite, "aristocratique", fine et transparente,et rappelle Karajan, même si les choeurs de la Neuvième ont du mal à percer.

Les deux premières symphonies sont gaies, joyeuses, légères mais pas "haydnisés". On entend là du vrai Beethoven et ces versions sont désormais ma référence.

L'Eroica est fort belle, très convaincante dans ses mouvements rapides avec des passages vraiment héroïques. Domamge que la marche funèbre manque de tension.

La Quatrième renoue avec le succès absolu des deux premières. Cette page semble atteindre son apogée de poésie et d'émotion sous la baguette joyeuse de Cluytens.

La Cinquième est fort bien faite, avec un mouvement lent particulièrement émouvant ; mais le premier mouvement pourra sembler trop mou.

La Pastorale est incontestablement la réussite de ce coffret. Tout semble flotter dans un bain de légéreté, de fluidité et de précision d'une poésie raffinée. Même l'orage est d'une (trop ?) grande douceur. Mention spéciale aux mouvements extrêmes et surtout au finale, chantant comme nul par ailleurs.

La Septième et la Huitième souffrent toutes deux d'un premier mouvement trop lent ; en outre, on aurait pu espérer plus de fougue pour les mouvements rapides de la Septième. Mais l'Allegretto est sublime et la réussite n'est pas loin.

Quant à la Neuvième, elle est un triomphe si l'on considère les trois premiers mouvements, rendus avec finesse et subtilité par les Philharmoniker berlinois. Dommage que le finale, où les choeurs sont en retrait et l'accompagnement orchestral timide, manque de punch.
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le 25 juin 2011
Les enregistrements vont de 1957 à 1960 à Berlin (Grunewaldkirche ) : ils présentent un beau son stéréo , cohérent , riche , respectueux de la musique , de l'orchestre et de l'interprétation du maître .
En 1957 , au moment du début de l'intégrale entreprise par EMI , la prestigieuse phalange berlinoise sort des mains de Furtwaengler et vient de nommer Karajan comme directeur . On est dans la grande tradition germanique ! Quelle idée d'aller chercher Cluytens , chef de tradition française pour réaliser la 1° intégrale de l' orchestre ? En fait , ce sont les musiciens berlinois qui ont exprimé ce désir ... Cluytens les a dirigés à plusieurs reprises depuis 1955, il a déjà enregistré avec eux la 6° et la 7° en mono , de plus : il est auréolé de la gloire toute récente qu'il a recueillie à Bayreuth , 1° chef français invité sur la "colline sacrée" , fait sans précédent ! ... il a été ovationné seul sur la scène , contrairement à toutes les traditions de ce public averti et ritualisé .
Le résultat dépasse les espérances mises dans l'entreprise. L'intégrale (complétée par quelques Ouvertures dont les interprétations sont admirables , parfois inégalées ) demeure depuis lors une réfèrence continuellement rééditée .
L' art de Cluytens associe tradition et modernité . La tradition des qualités irremplaçables de l'orchestre et la modernité de l'approche du chef dans les équilibres orchestraux entre des cordes somptueuses , toutes en finesse, la richesse des cuivres , des bois irradiants et fruités, la précision des timbales ... des articulations et des accents souverainement maîtrisés... le style est princier associant couleur , transparence , puissance , vision globale de chaque oeuvre et du cycle , l'ensemble continuellement baigné dans un lyrisme lumineux et vibrant .
Il y a des moments particulièrement inoubliables : l'élan et la maîtrise de l' "Héroïque" ( avec une marche funèbre fervente et subtile loin des traditions démonstratives de l'époque ) , la motricité et la profondeur de la 4° , la puissance , le souffle combatif et aristocratique de la 5° , la transparence , la vie intérieure , la largeur de vue panthéiste de la "Pastorale" , l'apothéose de la 7° avec un second mouvement (allegretto) d'anthologie par sa ferveur , sa limpidité et son approfondissement à nul autre pareil ...
Les 1° et 2° symphonies réservent des surprises par la finesse , l' élégance de la direction , une vivacité rythmique et d'accents qui est prémonitoire de "baroqueux" ( le scherzo de la 2° par exemple ). La 9° utilise des voix de garçons pour les sopranos , ce qui donne au dernier mouvement une lumière particulière bien éloignée des martèlements habituels , d'autant plus que Cluytens revient à l'orchestration originale ( pas de trompettes au début du 4° mvt , par exemple ... ) : audacieux à l'époque ...
Les tempi sont marqués par l'équilibre . Les 1° mouvements des 8° et 9° sont un peu lents à mon sens , par contre il réussit comme personne le presto de la fin de la 3°, le tourbillon aérien du dernier mouvement de la 7°, le triomphe lumineux du presto final de la 5°...
Bref : indispensable pour qui connaît et aime le Maître de Bonn ou veut le découvrir. L'apport incomparable de Cluytens dans son cycle beethovenien est sans doute d ' être aussi éloigné des traditions d' hier que des modes d' aujourd'hui : il mène cette musique d'éternité à un accomplissement total et intemporel .
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Beethoven, "Symphonies n°1 à 9, Ouvertures de Prométhée, Egmont, Fidélio", Orchestre Philharmonique de Berlin, André Cluytens
(1957-1960),
5 CD EMI 2006 (réédition du coffret EMI sorti en 1995)

La réputation de clarté "à la française" faite au chef d'origine belge pourrait faire craindre un Beethoven excessivement épuré, dépouillé,
dénaturé peut-être, il n'en est rien. La simplicité mûrie de réflexion qui caractérise la direction d'André Cluytens doit s'appeler l'honnêté
intellectuelle. Elle projette l'évidence, avec intensité. Et si toutes les symphonies trouvent ici leur unité organique, les grands moments,
les moments inoubliables sont les 5, 6 et 7èmes, la rigueur de la direction n'en freinant ni le souffle, ni le lyrisme.

Pour la Neuvième, si le premier mouvement semble un peu compassé, les deux suivants touchent à l'excellence, tant par la solidité de la
forme que par l'ampleur du discours: ils comblent profondément et les sens et l'esprit. Quant au mouvement final, Cluytens s'y refuse à
tout dramatisme, et malgré une présence chorale un peu maigre, l'Hymne, illuminé par les voix de Gré Brouwentsijn et Nicolai Gedda, se
déploie grandiose, plus exalté que martial, ce qu'il doit être. Il est vrai, à la décharge des chefs confondant liesse avec frénésie, que le texte
de Schiller et le rythme choisi par Beethoven peuvent prêter à confusion, et pousser au pathos ou à l'effet des esprits moins élevés que celui
d'André Cluytens.

Servie par un Berliner, tout à la fois riche et mordant, une intégrale ni excessive, ni timide, qui réussit un bel équilibre entre dynamisme
et solidité...
La dimension sans le gigantisme, la densité sans la lourdeur. Du grand Art!
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Bien avant Herbert von Karajan qui laissera plusieurs intégrales de renom avec la Philharmonie de Berlin, c'est André Cluytens qui fut choisi par ce prestigieux orchestre pour graver les 9 symphonies de Beethoven à l'ère de la stéréophonie naissante. La série fut enregistrée dans l'acoustique généreuse et réverbérée de l'église Grünewaldkirche.

Le style sobre, mesuré, et plein de fraîcheur du chef belge convient idéalement aux symphonies de jeunesse.

Les cordes n'y hésitent pas à utiliser toute leur longueur d'archet, et la verdeur des bois n'a pas son pareil pour relancer benoîtement le discours.

Les plus belles réussites demeurent la 4° et la "Pastorale" qui trouvent une juste respiration grâce à des tempi parfaitement sentis. Ces oeuvres auront rarement connu une telle salutaire simplicité. La 7° est animée avec mesure et patience et se trouve débarrassée de sa morgue. C'est sans doute une marque du talent de Cluytens que de ne jamais forcer la discipline pour mieux laisser ses merveilleux instrumentistes livrer le meilleur d'eux-mêmes.

Le cycle connaît selon moi quelques relatives faiblesses, notamment dans la 3°, la 5° et la 9° qui nécessitent une dramaturgie autrement plus affirmée que ne l'oserait le calme tempérament du chef.

Cela ne dépare pas pour autant l'unité interprétative d'une approche qui reste une des plus accessibles et recommandables pour découvrir l'intimidant corpus beethovénien.
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Cette édition n'est ni la première ni la dernière du premier enregistrement du cycle intégral des symphonies de Beethoven par l'orchestre philharmonique de Berlin.
En effet, entre 1957 et 1960, l'orchestre berlinois a enregistré pour Electrola (branche allemande d'EMI) ces 9 symphonies sous la direction du chef français André Cluytens.
Les enregistrements ont lieu entre 1957 et 1960 à la Grünewaldkirche, à Berlin - et ce sont ces enregistrements qui sont ici proposés par EMI.

Parmi les interprètes, on peut citer :
- Gré Brouwenstijn (soprano),
- Kerstin Meyer (contralto),
- Nicolaï Gedda (tenor),
- Frederick Guthrie (basse),
- ainsi que le chœur de la cathédrale Ste-Hedwige de Berlin.

Le style d'André Cluytens ne faisait pas forcément l'unanimité à l'époque, surtout lorsqu'il s'attaquait au répertoire allemand.
Si l'on compare aux enregistrements de 1984 sous la direction de Karajan, le chef allemand a une vision plus grandiose - et peut-être plus approprié - de la 5è et de la 9è symphonie.

Pour les autres symphonies - et même si je n'ai pas d'autres enregistrements pour comparer, j'ai tout de même apprécié l'interprétation que propose André Cluytens pour la "Pastorale".
Le deuxième disque regroupant les symphonies n°2 et 4 est également très bon. C'est sobre et très agréable à l'oreille.
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le 3 novembre 2013
Excellente idée de EMI d'avoir fouillé dans son catalogue et retrouvé ces enregistrements
d'André Cluytens avec la Philharmonique de Berlin et de l'avoir re-edité en version economique .
La technique de re-enregistrement est exceptionnellement claire
et l'interpretation , en général, alerte , pleine d'entrain , de rebondissements
Un vrai régal à l'écoute .
Pour moi , cela a été l'occasion de redecouvrir le grand Beethoven " dépoussieré , rajeuni ! )
Meêm si on dispose déjà , vu l'énorme discographie, de tres bonnes interpretations
ce coffret , vu sa qualité et son prix modique merite largement qu'on se le procure
J-P H

PS pour ceux qui ne connaissent pas André Cluytens :
C'est un chef d'orchestre belge né à Anvers , qui a fait une bonne partie de sa carriere en France
( il a fini par prendre la nationalité Française )
Pour moi il allie en quelque sorte la "profondeur" germanique avec une certaine "legereté" latine
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le 22 août 2010
On ne devrait plus présenter A.Cluytens, cet immense chef naturalisé français dont la direction fut toujours synonyme de clarté et de concision.
C'est le cas ici où il fait sonner le Berliner comme il ne sonnera plus après avant longtemps.
Tous les pupitres sonnent à merveille, les cuivres et les bois ressortent toujours à bon escient. Les cordes toujours homogènes.
Si on peut reprocher une 8ème un peu poussive et une neuvième dont la sobriété dérange, le reste de l'opus est remarquable(5,7) voire incontournable.(1,2,3,4,6).
On retrouvera une lecture assez prés du texte et un emploi des moyens jamais exagéré.
A posséder!
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