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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une très belle introduction à la musique de chambre de Mendelssohn, 27 décembre 2011
Par 
Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn : Musique de chambre (Coffret 5 CD) (CD)
Dans le gratin pour violoncelle hérité de la tradition germanique, on connait bien évidemment les cinq sonates de Beethoven ou les deux sonates de Brahms. Il faut y ajouter les deux sonates de Mendelssohn, des oeuvres magnifiques pourtant trop rarement jouées. Elles sont présentées ici sous l'archet stylé de Paul Tortelier, accompagné au piano par sa fille aînée Maria de la Pau, enregistrées en avril 1978.

Mendelssohn a également écrit deux superbes trios pour piano, violon et violoncelle : le premier en ré mineur op.49, le second en ut mineur op.66. La partie du piano y tient une place prépondérante, et l'on y reconnaitra les influences de Liszt et de Chopin (1er mouvement de l'op.49), ou encore de Schumann et Schubert (1er et 2ème mouvement de l'op.66). Mais on y reconnaitra bien entendu le style de Mendelssohn, avec son effervescence passionnée et ses inimitables scherzos. On retrouve ici à nouveau Paul Tortelier au violoncelle, entouré du piano d'André Prévin (qui nous rappelle qu'il n'est pas seulement un excellent chef) et le violon lyrique de Kyung Wha Chung, des enregistrements réalisés respectivement en décembre 1978 et en décembre 1989.

Bien peu de compositeurs se sont aventurés dans la forme des octuors : citons l'octuor à vents de Beethoven, l'octuor pour cordes et vents de Schubert, le très peu connu octuor à cordes du danois Gade, ou encore celui d'Enesco). Mendelssohn quant à lui s'y est lancé à l'âge de 16 ans, réalisant un authentique chef d'oeuvre : l'Octuor pour 4 violons, 2 altos et 2 violoncelles, en mi bémol majeur op.20. Cette oeuvre bouillonante et d'une richesse thématique et sonore exemplaire est vivifiée par une pulsation naturelle ensorcelante. L'enregistrement proposé ici nous fait entendre les Membres du Melos Ensemble de Londres, dans une prestation intense et attachante captée en janvier 1968 (dans une prise de son un peu plus datée).

Mendelssohn a écrit pas moins de six quatuors à cordes, qui s'étalent sur vingt ans : n°1 en la mineur op. 13, n°2 en mi bémol majeur op.12, n°3 en ré majeur op.44/1, n°4 en mi mineur op.44/2, n°5 en mi bémol majeur op.44/3, n°6 en fa mineur op.80. (note : s'y ajoutent 4 pour quatuor à cordes op. 81, absentes ici). Un corpus important, encore largement sous-estimé, pour une musique remarquablement inspirée, depuis les deux premiers opus inspirés par la disparition de Beethoven jusqu'au poignant ultime inspiré par la disparition de la soeur aimée Fanny, en passant par le remarquable tryptique op.44. Le quatuor Cherubini en donne une vision très travaillée, à la fois vivante et raffinée, dans une émotivité omniprésente. Un superbe intégrale, enregistrée en 1989 et 1990.

Enfin, pour compléter ce coffret, le Quintette à cordes n°1 en la majeur op.18, composé par un Mendelssohn de 17 ans placé sous influence mozartienne (déjà par l'usage d'un second alto et non d'un second violoncelle), puis modifié quelques années plus tard (suite à la disparition d'un des ses amis et professeur, Eduard Rietz) pour y remplacer le second mouvement initial (un menuet) par un Intermezzo, andante remarquable tel que nous le connaissons aujourd'hui. L'ensemble Hausmusik de Londres est capté en avril 1988, et nous livre une interprétation remarquablement inspirée, qui nous fait regretter que ne soit pas présent le second quintette !

En complément du dernier disque, les deux Konzertstück pour clarinette, cor de basset et orchestre, n°1 op.113 et n°2 op.114 (orchestrée par Carl Baermann), des oeuvres de moindre importance écrites sur commande, mais pourtant emplies de charme et de malices, et toujours du savoir-faire mélodiste du compositeur. Ils sont proposés ici avec l'incontournable clarinette de Sabine Meyer, Wolfgang Meyer au cor, le Württembergische Kammerorchester Heilbronn étant dirigé par Jörg Faerber, un enregistrement de novembre 1984.

Un coffret de musique de chambre regroupant des enregistrements de premier ordre, et dont le principal défaut (hormis un tracking discutable : le 1er trio et le 3ème quatuor se retrouvant coupés sur deux cds) réside dans les pièces qu'il ne contient pas ! A défaut d'une intégrale, voici donc une très belle introduction à la musique de chambre de Mendelssohn, encore bien trop largement sous-estimée.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Excellent, 12 avril 2013
Par 
Jean michel Muller (Lyon, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn : Musique de chambre (Coffret 5 CD) (CD)
La musique de chambre de Mendelssohn contient de véritables joyaux. Dans l'ensemble, les interprétations sont ici excellentes, et la prise de son est de qualité.
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