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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enfermés., 25 janvier 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les démons de la liberté (Version Pocket) (DVD)
Dés les premières images du film, le réalisateur vous enferme dans cette prison, la porte se referme sur vous. Jules Dassin nous entraîne dans une étouffante relation entre : le Cptain Munsey chef de l'ordre perverti par son sadisme et son ambition démesurée (interprété par un Hume Cronyn magistral) , et les prisonniers menés par un Burt Lancaster habité.
Jules Dassin prend ici le parti des prisonniers qui les décrits comme des humains plongés dans un lieu inhumain. D'ailleurs les analogies entre la prison et un camp de concentration sont assez nombreuses pour croire à un hasard de la part du réalisateur ...
Le film qui résiste très bien au temps est d'une justesse qui le rend passionnant de bout en bout, c'est d'ailleurs ce qui en fait l'un des meilleurs long métrages sur le milieu carcéral .
A noter aussi le rôle magnifique du médecin de la prison interprété par Art Smith (son empoignade verbale avec le tyrannique Captain Munsey est magnifique !).
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 la révolte gronde..., 11 mars 2012
Par 
oiseau de nuit "oiseau de nuit" (Quelque part dans le Sud Ouest...) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Démons de la liberté (DVD)
Entre 1947 et 1950, Jules Dassin n'était pas encore blacklisté. Mais tout comme Joseph Losey (et à cause de l'affaire MacCarthy), il allait devenir un cinéaste maudit. Avant de s'exiler en Europe, il réalise trois films dignes d'intérêt, dont Night and The City (avec Gene Tierney et Richard Widmark) et ce "Brute Force" (Les Démons de la Liberté) tourné en 1947 avec Burt Lancaster, Ann Blyth et Yvonne Di Carlo. Les acteurs ne sont pas encore très connus mais se sont déjà fait remarquer dans de grands films. Brute Force marque aussi une reconnaissance publique et critique pour son réalisateur (Dassin n'avait pas encore percé, son premier long métrage sorti en 1942 s'intitulait alors "Nazi Agent" pour la M.G.M.). Produit par Mark Hellinger, Brute Force (connu sous le titre français Les démons de la liberté) fut réalisé juste avant The Naked City (La Cité sans Voile), autre film digne d'intérêt, et s'avère être une belle réussite du genre. Quand il réalise ce long métrage, le cinéaste vient de quitter la M.G.M. qui lui était devenue insupportable. Son métier de réalisateur comme il le déclarera plus tard dans quelques entretiens accordés à Michel Ciment, il s'en moquait alors pas mal. Avec Brute Force, c'est donc le début d'une nouvelle carrière. L'occasion de repartir à zéro. Faut dire que Dassin a su aussi s'entourer de très fortes individualités qui ne cherchaient pas à tout contrôler. Le cinéma indépendant était né. Avec Richard Brooks (scénariste de Brute Force), Elia Kazan ou encore Samuel Fuller, Jules Dassin faisait alors partie de cette génération de cinéastes qui fit prendre conscience au public américain des problèmes sociaux qui minaient alors leur pays. En l'occurrence, l'univers carcéral, les femmes des prisonniers, etc...

Brute Force témoigne aussi d'une façon de filmer très différente des réalisateurs que l'on trouvait à la M.G.M. ou à la Fox (les films noirs sophistiqués de Mervyn Le Roy et d'Otto Preminger). Avec Hellinger, Dassin choisit des acteurs encore méconnus, pour une meilleure identification avec le spectateur. Bref, Dassin choisit de faire des films proches du documentaire. Un cas d'école. Ces acteurs qui ne sont pas des stars de cinéma (les très belles Ella Raines ou encore Ann Blyth) sont d'autant plus crédibles que leurs faiblesses, leurs chutes, leur humanité transpirent au fil du film, sur chaque bobine, sur chaque plan. Quant à Burt Lancaster, il crève bien sûr l'écran. Tous ou presque (Hume Cronyn en tête mais aussi l'extraordinaire Charles Bickford) étaient issus du monde du théâtre. Ils donnent ici des répliques qui sonnent vraies. Ils ne surjouent pas, ils sont eux-mêmes. Dans Brute Force, le thème abordé est donc celui de la vie quotidienne en prison filmée comme jamais auparavant (et dont le modèle du genre reste peut-être Le Trou de Jacques Becker ou plus près de nous, Un Prophète de Michel Audiard. Les plans contrastés du début entre d'une part la vie au foyer et l'agitation de la ville, puis la crasse et l'esprit inhumain qui règnent dans l'univers carcéral, ces scènes avec des hommes mais aussi avec ces femmes ordinaires qui attendent la libération de leurs maris (mention spéciale à Ann Blyth et Yvonne de Carlo) sont possibles grâce à l'emploi de flash-backs. La mise en scène est très efficace et le chef de prison (campé pâr Hume Cronyn, un acteur que l'on avait déjà remarqué dans The Postman Always Rings Twice de Tay Garnett) est impressionnant de sadisme.
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Langues VOSTF. Bonus : affiches d'époques et filmographie sommaire.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Deuxième et très bon film de Burt Lancaster !, 14 mai 2011
Par 
Glenn75 "Glenn75" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les démons de la liberté (Version Pocket) (DVD)
"Les démons de la liberté - Brute Force" est un drame policier américain de Jules Dassin (1946-1h38) en N/B
Scénario : Richard Brooks et Robert Patterson (d'après son histoire)
Photo : William Daniels / Musique : Miklos Rozsa / Montage : Edward Curtiss

Casting : Burt Lancaster (Joe Collins), Hume Cronyn (Capitaine Munsey), Charles Bickford (Gallagher), Yvonne de Carlo (Gina Ferrara), Ann Blyth (Ruth), Ella Raines (Cora Lister), Anita Colby (Flossie), Sam Levene (Louie Miller), Jeff Corey (Stack), John Hoyt (Spencer), Jack Overman (Kid Coy), Roman Bohnen (Warden Barnes)...

Synopsis : Une prison surpeuplée est sous le commandement du gardien en chef, le capitaine Munsey, un dangereux sadique qui espère devenir le directeur du pénitencier. Joe Collins n'a qu'une idée en tête, s'évader pour rejoindre Ruth, la femme qu'il aime...

Quelques flashbacks permettent de découvrir des tranches de vie de quelques prisonniers de la cellule R17. On cerne alors, pour chacun d'entre eux, les motivations qui les habitent. La prison étant le sujet principal de l'histoire, une sommaire description s'impose d'emblée pour situer les lieux et sa population :
Westgate est un pénitencier surpeuplé. Perdu au milieu d'un îlot et entouré de très hauts murs, dont le seul accès est un pont relevable. Le solide portail s`ouvre en actionnant un levier qui agit également sur le pont. Les deux s'ouvrant ou se fermant, simultanément, par l'action d'un gardien du mirador. Il est donc pratiquement impossible de s'échapper. Le thème du film est l'univers carcéral, filon déjà très exploité à l'époque mais bien plus encore depuis quelques années. En décrivant les gardiens comme des brutes, particulièrement le capitaine Munsey le pire de tous qui torture cruellement les détenus susceptibles de lui fournir des renseignements pour en faire des mouchards, le réalisateur prend ouvertement le parti des prisonniers. Il va alors délibérément nous rendre témoin de toutes les bassesses du chef gardien allant jusqu'à nous montrer la torture qu'il pratique sur un prisonnier. Le sadique Munsey couvre les cris des prisonniers qu'il frappe sur une musique de Wagner. Personne n'ose s'opposer à ses méthodes, pas même le directeur qui est un brave type mais trop lâche pour imposer son autorité. Dans la cellule R17 se trouve Joe Collins et ses cinq codétenus Spencer, Becker, Stack, Lister, Coy qui remplace Frankie McLain mort par la faute du capitaine Munsey. On sent monter la tension et la révolte qui gronde...

Les films sur l'univers carcéral sont nombreux et l'on peut même dire qu'ils remontent au tout début du cinéma mais ce ne sont souvent que des courts métrages. Il faut attendre les années 30 pour trouver des films structurés qui s'apparentent très souvent aux films noirs. Quelques exemples non exhaustifs : 1932, "Je suis un évadé" de Mervyn LeRoy et "20 000 ans sous les verrous" de Michel Curtiz. 1936, "Je n'ai pas tué Lincoln (VOST)" de John Ford. 1939, "A chaque aube je meurs" de William Keighley. 1950, "Caged" de John Cromwell. 1955, "Femmes en prison" de Lewis Seiler. 1958, "Je veux vivre !" de Robert Wise. 1960, "Le Trou" de Jacques Becker. 1962, "Le prisonnier d'Alcatraz" de John Frankenheimer. 1973, "Papillon (Édition simple) version longue de Franklin Schaffner. 1979, "L'Evadé d'Alcatraz" de Don Siegel. 1980, "Brubaker" de Stuart Rosenberg. 2008, "Hunger [Import anglais]" de Steve McQueen (l'homonyme anglais du célèbre acteur américain). 2009, "Un prophète (César 2010 du Meilleur Film)" de Jacques Audiard. Etc.

Conclusion: Pour son deuxième film Burt Lancaster nous montre, après « les tueurs », l'étendue de son talent. Il est, avec Hume Cronyn, la pièce maîtresse de ce bon film noir. Très belles images en noir et blanc de William Daniels.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Entre quatre murs, 29 juin 2013
Par 
Martin - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les démons de la liberté (Version Pocket) (DVD)
Jules Dassin nous propose une plongée dans l’univers carcéral et le tour est réussi !
Il faut dire que toute l’histoire se passe « intra-muros » excepté les quelques moments où les détenus se remémorent leur vie passé permettant ainsi au spectacle de respirer un peu, de prendre l’air.

Le point fort du long métrage est principalement l’ambiance. Le film retranscrit à la perfection cette atmosphère lourde, pesante des prisons. L’ombre menaçante du policier Munsey planant constamment sur ces hommes déjà abimés par la vie.

Parlons en de Munsey, un autre grand point fort du film. Ce sadique gardien de prison aux yeux perçants n’hésite pas à humilier les détenus, à les enfoncer plus bas que terre, à les jeter dans un désespoir tel que certains arriveront à se suicider ! Face à un directeur de prison quelque peu indécis, sans autorité, Munsey a véritablement tout pouvoir sur la prison et ses détenus. D’ailleurs je ne pense pas trop m’avancer lorsque je pense que Jules Dassin, à travers Munsey, montre et dénonce l’image du dictateur. Munsey fait de sa prison son royaume comme le ferait un dictateur avec son pays ! On remarque aussi que dans son bureau il a fièrement exposé un cadre contenant une photo de lui en costume (une sorte de portrait officiel) qui n’est pas sans rappeler le culte du chef dans les régimes dictatoriaux. Enfin notons que le film sort juste après la Seconde Guerre Mondiale, moment où le monde a fait l’amer expérience des dictatures (Hitler, Staline, Franco) et les origines juives de Jules Dassin ont surement influencé le film.

Cependant les autres acteurs servent tout aussi bien le film. Lancaster dans le rôle de Joe Collins est très convaincant, on le sent prêt à en découdre avec Munsey. Il faut souligner de même la qualité du jeu d’acteur d’Art Smith interprétant le docteur Walter qui comprendra vite la mégalomanie perverse du policier et se rangera du côté des détenus. Puis il y a les cinq codétenus de Collins, entassés dans cette cellule minuscule, tous ici pour des raisons différentes.

En conclusion, Jules Dassin réussit avec brio un long métrage sur le milieu carcéral. Emprisonnés au milieu des détenus, nous allons vite partager leur rêve le plus cher : sortir de cette prison, y sortir le plus vite possible !
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Les démons de la liberté (Version Pocket) de Jules Dassin (DVD - 2006)
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