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le 21 mars 2014
Un des rares et délicieux romans de Louise de Vilmorin.
Il met en scène une jolie femme, gracieuse et charmante, coquette et étourdie, un mari plus âgé, raide, et l'hypocrisie des mariages de raison. Rien d'un vaudeville, toutefois, mais une lente glissement, raffiné comme une valse, vers la tragédie. L'histoire se cristallise petit à petit autour d'une paire de boucles d'oreille donnée, vendues, rachetée, redonnée, revendue, qui lie les personnages entre eux à leur insu.
Bijou de raffinement, incarnation rêvée de la coquette Madame de'.. Par Daniele Darrieux, exquise
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 2 février 2010
Ralph Baum, le producteur de MADAME DE... a déclaré qu'il était toujours plus pertinent de produire le film d'un réalisateur qui vient de faire un bide, plutôt qu'un succès. Le réalisateur, trop content de pouvoir travailler, serait moins exigeant sur l'aspect budgétaire... C'est donc après l'échec commercial de LE PLAISIR, Le Plaisir que Max Ophüls entame le tournage de MADAME DE (1953). L'idée est inspirée d'une nouvelle de Louise de Vilmorin, qui a d'ailleurs peu apprécié l'adaptation, la qualifiant de « rasoir ». Ophüls a changé les personnages, et a transposé l'intrigue à la Belle Epoque.

Paris, 1900. Louise, jeune épouse frivole d'un général d'artillerie, revend discrètement des boucles d'oreille en diamant offertes par son mari, puis feindra de les avoir perdues à l'opéra. L'incident met en émoi le tout Paris, on parle de vol, et le bijoutier, contrarié, rapporte les diamants au mari, qui s'empressera alors de les offrir à sa maîtresse...

La mise en scène de Max Ophüls est dominée par quelques figures de styles, comme les longs plans séquences, les travellings étourdissants, les rondes et arabesques. Dans cette histoire de diamants qui voyagent, passent de mains en mains, on retrouve donc le thème cher à l'auteur : le mouvement, et le cercle. Le premier plan est une gageure. Gros plan sur une main gantée qui fouille tiroirs et penderies, hésitant à choisir un bijou. Or chaque porte est dotée de miroirs. Si l'angle de prise de vue est mal choisi, le miroir reflètera toute l'équipe de tournage ! En se reculant, la caméra découvre Louise (Danièle Darrieux) essayant des boucles d'oreilles, avant de quitter sa chambre, suivie en travelling latéral, et refermant une à une toutes les portes, juste avant le passage de la caméra. Comme premier plan, on ne pouvait pas faire plus compliqué !

MADAME DE... commence comme un vaudeville sophistiqué (qu'un Lubitsch n'aurait pas renié) qui s'assombrit sur la fin. Ophüls porte un regard toujours aussi désabusé sur les amours et sentiments de ses contemporains, sur les notables et classes sociales supérieures, pointe la vanité des uns, la veulerie des autres, et l'hypocrisie de tous. Mais l'ironie, qui faisait le sel de LA RONDE La Ronde, laisse place vers la fin à la tragédie. Les mouvements d'appareils se font moins virevoltants, les robes de Darrieux moins chatoyantes, ses coiffures plus communes, sa voix traduit la lassitude et la peur. Faux semblants, artifices, et sourires de façade au menu. On donne le change, on reste digne, mais le vernis craque.

L'interprétation est brillante. Danièle Darrieux, interprète fétiche du metteur en scène, est plus pétillante, effrontée et perfide que jamais. Sa grande scène de l'évanouissement chez le bijoutier, ou sa panique feinte dans la loge de l'opéra, sont des modèles du genre. Ses deux partenaires masculins possèdent la maturité et le charme nécessaire : Charles Boyer, impeccable, très classieux dans le rôle du mari, et Victorio De Sica, impérial, dans celui de l'amant, aristocrate et diplomate, transi d'amour pour la belle parisienne. Au début de l'histoire, le mari de Louise est presque amusé par les petits mensonges de sa femme. Ce serait presque un honneur de voir sa femme courtiser par un autre. On l'entend dire à un homme, qui lui reproche de reluquer son épouse : "Monsieur, vous direz à votre femme que si elle ne veut pas qu'on la regarde, elle n'avait pas à être si belle!". Mais plus Louise s'éloigne de son mari. plus son couple est en péril. Et son honneur. Ce général qui devrait symboliser autorité et maîtrise de soi, à recours aux armes pour régler la situation. (Relevons cette phrase admirable : « si les diplomates faisaient mieux leur travail, on n'aurait pas besoin des militaires... »). L'autorité qu'il perd à la maison, il l'a décuplera à la caserne, abandonnant son flegme, devenant irascible.

Une scène se démarque dans ce film, d'une beauté infinie, lorsque Louise, au comble du désir, est contrainte par son mari de congédier son amant, lui murmurant en refermant la porte : « je ne vous aime pas, je ne vous aime pas, je ne vous aime pas... ». Il y a aussi cette scène de bal, rythmés par une valse, où de Sica dit à Darrieux après chaque fondu enchaîné: « 4 jours sans vous voir... » puis : « deux jours sans vous voir.... ». Ellipse de temps, dans le mouvement, qui souligne le rythme de leurs rencontres, et donc, leur intimité croissante.

MADAME DE... est un grand classique, d'une parfaite maîtrise technique, doté d'un trio de comédiens magnifique. Sans doute le film le plus emblématique de son auteur.
1010 commentaires6 sur 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 avril 2013
mm commentaire que dans objet :
bien sauf je croyais avoir commandé un dvd ! ms c'est ma faute, pas assez bien regardé descriptif
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