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The Innocents [Import anglais]
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23 sur 24 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Avant "Les Autres" il y eu en 1961, ce chef-d'oeuvre du cinéma britannique. Cette adaptation d'un livre d'Henry James, fait encore aujourd'hui son petit effet. La suggestion est reine et c'est cela qui donne sa force à cette histoire de possession. Un noir et blanc somptueux, une grande maison "vivante", une Deborah Kerr au bord de l'hystérie et deux enfants "innocents" mais inquiétants. Jack Clayton donnait, avec ce film, ses lettres de noblesse au cinéma de genre. Ici point de surenchère technique: le seul effet spécial étant cette caméra subjective qui telle un fantôme hante les sombres recoins de cette demeure qui est loin d'être chaleureuse.

Du cinéma fantastique adulte comme on n'en fait plus.
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8 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 23 avril 2011
Réalisé en 1961 par Jack Clayton ("Les Chemins de la haute ville"), adapté du roman culte "Le Tour d'écrou" de Henry James, scénarisé par Truman Capote, photographié par Freddie Francis (rien de moins que le chef opérateur d'Orson Welles sur Cityzen Cane !), mis en musique par George Auric, "Les Innocents" et sa "dreamteam" préfigure, avec plus de trente ans d'avance, les chefs d'œuvre de l'épouvante récents que sont "Sixième sens", "Les Autres" et autres pépites hybériques telles "La Secte sans nom", "L'Orphelinat" et Cie...
Partisan, avec "La maison du diable" ("The haunting" de Robert Wise, 1963) de la peur suggérée, le film propose la version idéale du roman maintes fois adapté, au théâtre, à la télévision et à l'opéra !
Déborah Kerr, actrice d'une profondeur de jeu inouïe (l'interprète du "Narcisse noir", quand même !), incarne la préceptrice nouvellement nommée de deux jeunes orphelins dans leur manoir victorien. Avant elle, la gouvernante l'ayant précédée s'était adonnée à des plaisirs interdits avec le jardinier et ce, devant les enfants ! Puis ils sont morts dans d'atroces circonstances...
Seulement voilà, notre nouvelle nounou, vieille fille frustrée, surprise par l'attitude étrange des deux bambins, soupçonne l'ascendance des défunts libertins de perdurer. Comment ? Et bien peut-être par leur présence spectrale !
Le film bascule alors dans une atmosphère angoissante totale n'ayant pas pris une ride et se révèle bien plus effrayant que la plus-part des films d'épouvante actuels !

Toute la force de ce chef d'œuvre réside dans sa mise en scène toute en nuance et en tension psychologique (la bande son venant renforcer les images, avec écho lointain et chuchotements). Le spectateur, qui voit les événements à travers le personnage de Déborah Kerr, se trouve à plusieurs reprises dans la certitude d'apercevoir les fantômes... Sans pouvoir en être réellement certain ! Dès lors, une question se pose : Sont-ce réellement des morts-vivants ou sortent-ils purement et simplement de l'imagination de notre bien instable gouvernante ?
La fin, sans concession, vous laissera sur le carreau, assurément !

Avant tout un film sur le monde de l'enfance et la cruauté du parcours initiatique qui mène à l'âge adulte. Effrayant, angoissant, sublime, bouleversant, un des plus beaux films de l'histoire du cinéma.
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19 sur 20 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 17 novembre 2006
Ce film est un bien étrange compromis entre La maison du diable de Robert Wise, La nuit du chasseur de Charles Laughton et Rendez-vous avec la peur de Jacques Tourneur. Une préceptrice, Deborrah Kerr dans un rôle à contre-emploi, remplace l'ancienne gouvernante, morte dans des conditions mystérieuses, de deux jeunes orphelins dans une demeure anglaise du XIXème siècle. Elle n'a que pour confidente une vieille intendante qui connait les événements dramatiques qu'elle se refuse à livrer sur le passé qui resurgira au sein du château et de ses petits occupants.

De plus en plus, le réalisme cèdera sa place au surnaturel...

Avec un scénario adapté du livre d'Henry James, Le Tour d'écrou, telle histoire trouve une fois de plus un écrin de prestige tourné par d'audacieux techniciens: le noir et blanc qui permet trucages plus réussis, mouvements de caméra et cadrages flous plus impressionnants, éclairages qui contribuent à déstabiliser le spectateur.

Le résultat est un chef-d'oeuvre du genre.
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Inspiré de la nouvelle d'Henry James "Le Tour d'écrou" , dont Truman Capote a tiré le scénario, "The Innocents" est sans conteste un des plus grands films fantastique jamais réalisés, au même titre que "La Maison du Diable" de Wise, les deux films ayant pour point commun une grande demeure gothique dans le rôle principal.

Les Innocents est avant tout un film de fantômes ; un film fait pour faire peur et instaurer un climat paranoïaque, et qui y réussit admirablement. La force des scénaristes et du réalisateur va être d'insuffler cette peur par petites touches successives et légères. Un seul thème: la possession démoniaque. Sans l'hystérie, les gros mots, les lits baladeurs, les grimaces, les dégueulis et les pipis de "l'Exorciste" . Ici, les fantômes n'envahissent jamais l'écran. Leurs rares et très brèves apparitions ne misent pas sur l'effet de peur, et l'on n'est même pas certain qu'ils ne soient pas le fruit de l'imagination de la gouvernante.

La maison est un personnage à part entière, au même titre que le parc de la propriété, où l'on trouve d'étranges statues; d' inquiétantes images pieuses ou des scènes païennes de couples enlacés, disséminées ici et là. Il y a la vieille tour, envahie par les mouches, au sommet de laquelle passent des ombres qui semblent vous fixer... Et puis il y a ces autres silhouettes évanescentes qui hantent une maison trop grande, que la gouvernante, au contraire des enfants, n'arrive pas à s'approprier. Les enfants, eux, ont fait de toutes ces pièces, souvent abandonnées, leur propriété privée et leur terrain de jeux, qu'ils partagent avec "les autres", dans d'incessants et lugubres chuchotements...

Les ambiances sont générées par des signes annonciateurs de la présence du Mal : des échos lointains, le bruissement du vent dans les feuillages ou dans les rideaux, se transformant en voix sépulcrales à peine audibles, comme des appels de l'au-delà ; par des cris d'animaux déchirant la nuit et faisant sursauter le spectateur. Et lorsque cela arrive, la petite Flora dans un sourire inquiétant vous murmure à l'oreille : "Faisons semblant de ne pas entendre... pour ne pas s'imaginer des choses..." Glaçant !

Clayton nous transporte dans un univers d'autant plus terrifiant que les effets spéciaux se réduisent à des flammes de bougies qui vacillent, à quelques larmes sur la page d'un livre, ou à des soupirs. Oiseaux qui pépient, bruits de la nature, bouquets de roses, murmure de l'herbe caressée par la brise, pigeons qui roucoulent, tout cela crée une atmosphère faussement rassurante genre premier mouvement de la symphonie pastorale de Beethoven.

La peur éclate brutalement parce que d'un seul coup, tous ces sons s'arrêtent, et que l'on aperçoit -ou croit apercevoir- pendant un bref moment et de loin, une silhouette en haut d'une tour, ou une femme immobile de l'autre côté de l'étang...

Très belle photographie en noir et blanc qui combine raffinement et esthétisme et offre des plans superbes et des images "léchées", que ce soit à l'intérieur de la maison ou dans le parc.

Enfin les acteurs, tous impeccables, surtout Deborah Kerr qui est juste parfaite dans ce rôle, femme à la fois sensible et combattante, mais que l'on peut légitimement suspecter d'hystérie jusqu'aux dernières minutes du film.

Les enfants, dont les jeux prennent trop souvent l'aspect de véritables machinations, sont incroyables de naturel et on ne peut pas oublier de sitôt leur visage angélique contrastant avec leur comportement (étonnant Martin Stephens). Et puis il y a leur rire. Là ou chacun voit dans le rire d'un enfant un moment charmant, Clayton le transforme en facteurs d'inquiétude et de stress. Car au fur et à mesure que le film se déroule, il apparaît de plus en plus que les enfants sont les gardiens de quelque redoutable secret.

Ajouter à tout cela une bande son absolument remarquable dont la lugubre, douce et obsédante chanson d'ouverture "O Willow Wally", revenant, susurrée comme un leitmotiv par la jeune Flora.

Un chef d'oeuvre du film fantastique .
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Début de l'histoire: Miss Giddens (Deborah Kerr) est engagée dans un vieux château anglais pour s'occuper de deux orphelins Flora (Pamela Franklin) et son frère Miles (Martin Stephens).
Quelques temps après son arrivée à Bly ou les deux jeunes enfants vivent avec la domestique Mrs Grose des évènemments étranges se produisent. Elle a l'impression que les enfants sont hantés par les fantômes des précédents tuteurs qui étaient des personnes débauchées et qui sont mortes dans des circonstances étranges.
Ce film de Jack Clayton datant de 1961 est adapté en collaboration ave Truman Capote.
Dans ce film, tout est suggéré mais l'épouvante est poussée à son paroxysme.
Les décors sont somptueux (le manoir, le magnifique parc, le lac etc...). Pourtant cette production est un huis-clos très sinistre ou l'épouvante est omniprésente.
Voix venues de l'au-delà, Fenètres qui claquent, statues presque humaines, l'une des colombes de Miles qui a le cou brisé, les bruits étranges dans la demeure. Ce film m'a fait penser à "La maison du diable".
Deborah Kerr tient son rôle à la perfection et sombre peu à peu dans la folie et la névrose.
L'emploi du noir et blanc crée une ambiance irréelle et de terreur.
Ce chef-d'oeuvre du film d'épouvante mérite largement son statut de film culte.
Il est à noté que le petit Miles avait déja un rôle important dans "Le village des Damnés".
Cette réalisation est une vrai merveille et je le conseille à tous les fans de cinéma Fantastique mais aussi aux autres personnes car c'est tout simplement un chef-d'oeuvre comme peuvent l'être "La nuit du chasseur", "La maison du diable", où encore (je ne peux les citer tous) "Les chasses du conte Zaroff".
La qualité du DVD est de très haute tenue avec plusieurs bonus.
Adanson Marco.
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N'importe quel cinéphile en quête de fantastique ne peut que reconnaître que ce film de Jack Clayton est un des plus beaux
jamais réalisés. La photographie en noir et blanc signée par ce maître qu'était Freddie Francis est somptueuse afin de
nous dépeindre cette l'atmosphère fantasmagorique et oppressante des lieux de cette trame noire et lugubre alors
qu'il n'y a aucun effet visuel gore ici mais que l'angoisse présente se situe plutôt dans le domaine de la psychologie
pour des personnages hors du commun -au cinéma- en 1961 (ce film fut interdit aux enfants en ce temps-là.)

Une nouvelle gouvernante (Deborah Kerr) devra se charger de l'éducation de deux enfants alors que l'institutrice qui
la précédait est morte avec son amant intendant, ces derniers ayant été des êtres pervers et violents qui se livraient
même à leurs ébats sexuels et à leurs propos vulgaires sans cacher ceux-ci aux enfants.

Alors la nouvelle gouvernante, qui est une vieille fille bigote, se trouvera-t-elle réellement en présence des fantômes
des amants maudits et les enfants (frère et soeur) sont-ils d'ores et déjà véritablement corrompus en leurs mentaux?
Ou bien les pulsions refoulées de cette nouvelle gouvernante se refusent à admettre que c'est elle-même qui sera
l'instigatrice du drame final alors qu'elle est réellement amoureuse du petit garçon qui symbolise son idéal masculin
et qu'elle déposera sur la bouche de cet idéal un baiser quand il mourra entre ses bras? A noter encore une fois
l'admirable interprétation du très jeune Martin Stephens, il nous fait croire à la fin du film, quand il tient tête à la
gouvernante, à une telle maturité de la virilité qu'il en devient éblouissant tout comme dans cet autre chef-d'oeuvre
qu'est ''Le village des damnés''.

Il faut préciser à nouveau que tout dans ce film relève de la suggestion, il vise les conscients et les subconscients
respectifs de tous et non à nous montrer l'horreur physique pour l'horreur physique, pas du tout à ce point de vue-là.

Billy.
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6 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Ce commentaire est avant tout destiné aux anglophones heureux détenteurs d'un lecteur blu-ray. Cela exclut beaucoup de monde, je sais, mais même si la France dispose de quelques éditeurs mettant bien en valeur le patrimoine filmique, il n'existe malheureusement pas le strict équivalent de ce que font Criterion aux Etats-Unis et des institutions comme le British Film Institute en Angleterre. Qui font de l'excellent travail d'édition mais ne proposent hélas jamais de sous-titres autres qu'anglais.

Ainsi, le BFI a sorti une édition remarquable d'un fleuron du cinéma anglais, The Innocents / Les Innocents, de Jack Clayton (1961), admirable adaptation du Tour d'écrou de Henry James. Elle existe en dvd, et en Blu-ray depuis peu.

Précisons pour les seuls francophones qu'il existe une édition française, pour l'instant épuisée, de bonne qualité, pour la copie comme pour les suppléments: Les Innocents. Précipitez-vous tant qu'il reste des exemplaires pas trop onéreux en occasion. Et espérons un retirage prochain, voire une édition en blu-ray. En attendant, ces éditions anglaises sont bien mieux qu'un pis-aller pour ceux qui comprennent la langue.

Jack Clayton est un cinéaste intéressant, qui a réalisé plusieurs films de qualité, mais on peut affirmer qu'il s'est surpassé pour The Innocents. Cela est peut-être dû à la fascination qu'il ressentait pour l'oeuvre depuis qu'il l'avait lue, assez jeune. Un autre facteur est qu'il a su s'entourer de multiples talents, pour l'écriture comme pour la réalisation du film. C'est en fait d'une adaptation théâtrale de James qu'il est parti, mais constatant qu'elle aplatissait trop l'oeuvre littéraire et gommait l'ambiguïté qui était en son coeur, il demanda à deux autres auteurs, un Anglais et un Américain, de se pencher sur cette adaptation. Finalement, c'est Truman Capote, alors en pleine conception de De sang-froid, qui assura le plus gros du travail. Apparemment, c'est lui qui aurait apporté au script la tension entre le plein soleil et la décrépitude, il est vrai assez caractéristique du "Gothique du sud" américain, qui complète bien ce récit exprimant à sa façon la répression et les névroses de la fin de la période victorienne.

Comme on est au cinéma, le côté allusif de la prose jamesienne ne pouvait pas être pleinement respecté et il fallait faire des choix de représentation. L'intelligence du script et de la réalisation est de ne pas perdre de vue que, même si c'est une histoire de fantômes, il s'agit des mots mêmes de James d'une "intrusion dans le chaos", le chaos en question étant l'esprit de la gouvernante, Miss Giddens, qui se rend dans cette grande demeure afin de veiller sur ces deux enfants, Miles et Flora. Sans garder toute l'ambiguïté de l'oeuvre littéraire - tout ne naît-il pas de son esprit malade à elle? n'est-il question que de projections, qui deviennent pathologiques, ou les fantômes ont-il une existence en dehors d'elle? faut-il pour autant croire que l'enfance ne peut pas être pervertie? etc. - le film réussit à en conserver une bonne part, en optant à la fois pour l'expressionnisme visuel et pour la suggestion. Comme dans quelques autres grands films fantastiques, il n'y a pas de refus des effets, mais rien n'est tapageur. Profondeur de champ, organisation de l'espace, fondus enchaînés, et surtout travail considérable sur les lumières: Clayton réussit tous ses effets, non seulement parce qu'ils ne sont jamais de trop, mais aussi parce qu'il est aidé en cela par un génial chef-opérateur, Freddie Francis (d'ailleurs également devenu réalisateur). Afin de rendre le trouble et la névrose à peine masquée derrière le sourire, Deborah Kerr était le choix idéal; elle est ici plus prodigieuse que jamais. Le choix des enfants est également une réussite, et on imagine que Clayton n'est pas pour rien dans la justesse de leur jeu. Il est assez drôle d'apprendre que Martin Stephens, qui incarne l'angélique (?) Miles, avait joué au préalable dans Le Village des damnés de Wolf Rilla. Si l'on ajoute à tout cela la musique très adéquate de Georges Auric, on comprend que l'on tient une oeuvre à la réussite de laquelle tout concourt. Une fusion parfaite de tous les éléments, pour une forme maîtrisée de bout en bout (dans un fantastique Cinémascope N&B), tout entière au service d'un récit passionnant.

L'édition BFI bénéficie d'un très beau transfert HD, même si l'on peut trouver la copie parfois un peu trop lumineuse. Je rappelle qu'il n'y a de sous-titres qu'anglais. Il y en a pour les suppléments également, qui sont excellents:
- introduction vidéo de Christopher Frayling (25') qui situe bien tous les aspects évoqués ci-dessus, de la conception à la réception du film, qui fut rejeté par beaucoup des amateurs de fantastique (c'était la grande période de la Hammer) parce que trop suggestif, et par les autres parce que pas assez et signalant un retour trop marqué aux effets du gothique
- commentaire audio du même Frayling
- "The Bespoke Overcoat", très intéressant court métrage de Clayton (37') inspiré du "Manteau" de Gogol
- "Naples is a battlefield", documentaire (14') de Clayton sur la destruction et la reconstruction de Naples en 1944
- très beau petit livret, aux textes pertinents et à l'iconographie parfaite

Rappelons aux amateurs d'opéra que Benjamin Britten a adapté ce récit de James lui aussi, pour un résultat des plus réussis: The Turn Of The Screw (voir mon commentaire) - le titre donné ci-dessus est tiré du livret de cet opéra.

J'en profite également pour renvoyer à un autre très beau film sur l'enfance troublée, lui aussi d'un fantastique se nourrissant de la suggestion: The Other / L'Autre, de Robert Mulligan (voir mon commentaire).
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le 29 novembre 2007
Un film très classieux. Il manque toutefois une certaine fièvre à mon goût et l'atteint même quelquefois - hélas rarement ! - avec l'apparition glaçante au loin, de l'autre côté du lac, et cette forme dans le vent qui passe dans le couloir ou encore l'apparition derrière la vitre.
Il faut dire que les apparitions sont amenées de façon remarquable, en témoignent ses jeux sur les lumières lors de la séquence de Quint en haut de la tour, le tout en sobriété à la manière de la réalisation. Côté interprétation, il faut saluer surtout l'actrice principale -, aucun réel faux pas, même si le ton mélo. pourrait en agacer plus d'un ; là-dessus, le respect de la novella de James est impeccable, le travail de Capote est tout simplement abouti, y compris dans la réalisation qui retransmet bien le style maniéré au possible de James, respect malgré quelques rajouts - la tortue ou un peu la fin qui n'a pas lieu dehors dans la novella, les refoulés pédophiles étant plus explicites ici aussi. Un joli film maîtrisé et qui joue volontiers avec des symboles bienvenus propres à créer un soupçon malsain (l'hirondelle, la tortue, les enfants évidemment), à l'atmosphère sourde rendue avec un rare sens du doigté.
Henry James doit surtout la complexité de son intrigue à son style qui lui permet d'agencer un décor, une prose poétique au service des ruminations de son personnage principal. Complexe, au-delà d'une interprétation psychanalytique, dans la littérarité proposée par le texte. Un chapitre vraiment "intrus" est celui du début où un groupe de Lords vont parler d'une histoire retrouvée dans une lettre, etc... Cette première approche permet à James de rendre à l'histoire un socle conté, dans sa plus stricte tradition (le conte auprès du feu), de sorte à rendre purement littéraire le récit narré par la gouvernante. La définition du tour d'écrou se trouve contenue ici : dans ce mélange entre intériorité agissante d'un côté (la gouvernante) et personnages racontés par James de l'autre (le début de la novella), le lecteur sort du texte grâce à ce règne de la suggestion qui joue volontiers avec cette dualité où se confondent style littéraire/style oral. Chose qu'a évidemment très bien comprise Capote.
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Dès le début l'atmosphère particulière de l'oeuvre s'impose. Un peu comme dans "la nuit du chasseur" de Charles Laughton, bien que celui-ci ne soit pas un film de terreur.
"Les innocents" ou comment concevoir un formidable chef d'oeuvre en respectant la règle en or des trois unités : un bon scénario, un bon réalisateur, de bons acteurs. Après celà, plus besoin d'interminable dialogue et encore moins de trucage abrutissant de gavage. Car c'est bien là l'un des points fort du film, on nous montre peu de choses, on nous en dit encore moins, on nous suggère avant de nous faire douter sur cette même suggestion. Est-elle folle cette splendide Déborah? Sombre t-elle vraiment dans la folie? Est-ce ces "innocents" qui sont victimes de revenants? Possédés? Ou victime du fanatisme religieux de leur nurse? Comment savoir?
Apparitions furtives auxquelles se rajoute se qui semble bien être une terrifiante complicité des enfants avec les forces démoniaques. Une retranscription physique de la débauche d'une jeune femme et d'un jardinier qui se réincarne dans le corps et la mentalité de deux enfants. Formidable Déborah, formidable Martin Stephen (que l'on peut voir tout aussi inquiètant dans un autre chef d'oeuvre, "Le village des damnés"), un noir et blanc magique qui approfondi le mystère. Les images sont belles, tout ce qu'il y a de plus belles. L'ambiance, menée par une musique capable de discrétion mais stressante à la fois, atteint les sommets de l'inquiètude. Rares sont les films d'une telle ampleur, et qui à ce point flirt avec la perfection. Digne du "village des damnés", de "La maison du diable", et même un peu mieux je dirai que "Rendez-vous avec la peur", c'est peu dire. Plus proche de nous, seul "Shinning" peut y être comparé, voir peut-être, j'emettrai une réserve, "Les autres" qui parait-il s'en serait inspiré. Une oeuvre majeur.
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le 19 septembre 2006
Enfin !!! l'edition en dvd de ce chef d oeuvre du cinéma fantastique !!!

Adaptation géniale!!! de truman capote au scenario de ce classic d'henri james (le tour d écrou)...

Le film raconte l histoire d'une gouvernante à la sensibilitée torturée et à l imagination fertile qui va prendre en charge deux jeunes enfants assez ambigues dans leur comportements dans un vieux chateau austere....

Ce film vous tiens en haleine du debut à la fin...aucune scene de sang ni de violence...et pourtant tout est la...suggerée ...l'ambiance parfaitement rendue...la superbe fotographie en noir et blanc de freddy francis !!! la mise en scene tres inspiré de jack clayton....

Et que dire des acteurs les enfants sont épatant de naturel...

Deborah Kerr trouve la un de ces plus beaux role ...avec son regard au leger strabisme elle donne une force et une crédibilitée à son personnage...

Le film tout au long tourné en caméra subjective c a dire du point de vue de l heroine laisse toujours un doute sur le bien fondé de ses visions ...

Un film qui n as du tout vieilli !!! Au contraire il c bonifié avec le temps !!!!

A VOIR ET A REVOIR !!!!!
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