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4.0 étoiles sur 5 Petit bonheur pop, 13 décembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jarvis (CD)
Pour tous les amateurs de pop anglaise (la meilleure au monde, est-il utile de le rappeler ?), la séparation de Pulp en 2002 aura été une vraie catastrophe. C'est qu'au cours de la décennie précédente (1992-2002 donc) ce groupe totalement hors du commun aura sorti une série de singles (O.U., Babies, Do you remember the first time, Common people, Disco 2000, This is hardcore, Bad cover version...) absolument ahurissants et d'albums (Intro, His'n'Hers, Different class, This is Hardcore, We love life) aussi époustouflants que différents les uns des autres.

Joie, Jarvis Cocker, le leader de Pulp, nous revient aujourd'hui avec son premier album solo, et miracle, il reprend les choses à peu près exactement là où il les avait laissées à la fin de We love life, le dernier album de son groupe en 2001. Placé en ouverture du disque après une mini intro musicale, Don't let it waste your time nous replonge ainsi en terrain connu (et ô combien jouissif, comme le faisait d'ailleurs l'excellent Weeds en ouverture de We love life). Jarvis Cocker, ce n'est pas un secret même si les compositions de Pulp étaient signées collectivement, était bien la force musicale créatrice derrière le groupe, et il continue à en apporter ensuite la preuve éclatante tout au long du disque : pop perverse et irrésistible (Black magic, Heavy weather, Tonite), jolies ballades (Baby's coming back to me), morceaux inquiétants et majestueux (I will kill again, Disney time) et même certainement le titre le plus rock qu'il ait jamais composé (Fat Children et ses ah ah irrésistibles), Jarvis Cocker nous montre une nouvelle fois l'étendue apparemment sans limite de son talent.

Maintenant ok, ce disque n'a ni l'absolue perfection pop de Different Class ni la majesté désespérée de This is Hardcore, ok, ce disque a un peu tendance à s'essouffler (comme We love life d'ailleurs) en fin de parcours, ok, on regrettera toujours que Jarvis ait délaissé définitivement tous ces petits sons kitsh qui singularisaient et embellissaient l'infernale trilogie Intro/His'n'Hers/Different Class. Il n'empêche. En 2006, qui est capable de nous offrir un petit bonheur pop de ce niveau et de cette classe, avec qui plus est un son aussi magnifique ? Morrissey, oui, mais c'est à peu près tout. Tous les amateurs de très bonne pop ont donc bien intérêt à se jeter sur ce disque de l'une dernières authentiques légendes de la musique anglo-saxonne actuelle.
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5.0 étoiles sur 5 Jarvis est magique, 27 novembre 2006
Par 
zybine, amateur éclairé (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jarvis (CD)
Cinq ans après We love life (2001), le dernier album de Pulp, Jarvis Cocker nous revient enfin avec cet album solo, qui est, ô joie, ô soulagement, tout bonnement magnifique. Après un démarrage un rien poussif (Don't let it waste your time et Black magic, qui auraient fait d'honorables faces B période This is Hardcore), l'album décolle brutalement avec l'excellente ballade Heavy weather, qui n'aurait pas déparé sur Different class puis enchaîne cinq perles miraculeuses, où l'on retrouve l'étrangeté malsaine de l'auteur de Freaks, alliée au son merveilleusement diaphane et rétro de Richard Hawley, guitariste en pointillés de Pulp et auteur à temps plein de deux albums solo magnifiques. Si From Auschwitz to Ipswich, délicat précis de la décomposition de la civilisation occidentale (eh oui rien moins que cela), me semble la plus précieuse des cinq, les plus entraînants Fat children et Tonite seront de grands moments des représentations live à venir du bonhomme. Le fan que je suis doit quand même concéder que les claviers de Candida Doyle lui manquent et que, avouons-le, les textes de Jarvis ont souvent été plus forts, plus beaux ou plus drôles. N'empêche : un tel résultat était inespéré. Achat indispensable pour tous les amateurs de Pulp. Et pour les autres aussi.

Facétie du bonhomme, l'excellent et pétaradant single Cunts are still running the world est caché à la 30è minute du dernier titre de l'album. Ne le manquez pas.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Feutré, 29 novembre 2011
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jarvis (CD)
Jarvis Cocker a fait un CD homogène où le piano se taille la part du lion . Les mélodies sont voluptueuses et souvent complexes. C'est un CD de la maturité, Jarvis peut tout dire car il le dit bien. Sa voix est particulièrement belle.Ce CD vous étonnera car il n'y a guère de rock mais des ballades apaisées. A acheter en priorité.
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Jarvis de Jarvis Cocker (CD - 2006)
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