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29 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Loin des clichés, 12 février 2006
Par 
Ouhman (Paris 18) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Prisonnière du désert (DVD)
Dans les années 1870, deux hommes se lancent à la poursuite d'une tribu commanche ayant enlevé une fillette et massacré sa famille. Pendant 5 ans, les poursuivants, interprétés par John Wayne et Jeffrey Hunter, vont sillonner le sud des Etats Unis, offrant ainsi au spectateur une photographie de la société américaine de l'époque.
Le titre original, The Searchers, est beaucoup plus adapté que celui, romanesque, de Prisonnière du Désert. Le personnage de l'enfant kidnappée est tout à fait secondaire, tout le film étant centré sur les deux hommes lancés à sa poursuite. De toutes façons, le vrai personnage principal ici est le contexte historique : la cavalerie, les pionniers, les indiens, les mexicains, tous sont représentés, mais, et c'est remarquable, pas de manière manichéenne. Il y a ni bon ni méchant, chacun a ses raisons d'être ce qu'il est ; certains évoluent, d'autres non, c'est la vie.
Dans cette édition, le film se présente en 4/3 ou en 16/9 au choix et on bénéficie d'environ 25 minutes de documentaire d'époque présentées par un animateur bronzé et souriant, le tout entrecoupé de publicités pour lessive ou pour cigarettes. Après les 2h pleines de tension du film, ce plongeon dans les années 50 américaines permet un retour en douceur à la réalité.
D'une manière générale, à part en ce qui concerne le Technicolor, le film a peu vieilli : c'est dû à la volonté manifeste de John Ford de réaliser une œuvre à la limite du documentaire ; en collant à l'époque de la conquête de l'ouest plutôt qu'à la sienne propre, il a rendu son film intemporel et digne de figurer dans toutes les DVD-thèques, que l'on soit ou non amateur de westerns.
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31 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 John Ford et Monument Valley, 21 novembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Prisonnière du désert (DVD)
Bien sûr, "La prisionnière du désert" est un chef d'oeuvre du cinéma, pas seulement un chef d'oeuvre du Western et celui de John Ford, et aussi le meilleur rôle de John Wayne (son personnage pour une fois n'est pas particulièrement sympathique et c'est un euphémisme).
La passion de John Ford pour le décor de la région de Monument Valley l'a amené à y tourner la plupart de ses westerns, et bien sûr celui-ci. Mais débuter son film après le générique par le placard "Texas 1868" avant que n'apparaissent les magnifiques montagnes de Monument Valley, il a commis là ce qu'on appelle une "erreur factuelle délibérée"...
Monument Valley se situant à plus de 800 kilomètres de la plus proche frontière du.... Texas.
Mais on ne lui en veut pas !
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18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Impérissable, 19 mars 2003
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Prisonnière du désert (DVD)
Que dire du film qui n'ait pas déjà été dit ? Considéré à juste titre comme l'apogée de l'oeuvre de Ford, pourtant pas avare en chefs-d'oeuvre, et toujours la même claque cinquante ans après : John Wayne impérial, Natalie Wood magnifique (mais c'est un pléonasme), au service d'une histoire vieille comme le monde, filmée avec la tendresse habituelle du vieux Ford. Mention spéciale à l'excellente copie utilisée pour le DVD (le film a été re-tiré il y a quelques années à partir du négatif original), à des années-lumière de la version aux couleurs délavées qui a longtemps hanté les écrans de télé. Chose rare pour ce type de DVD, les bonus sont en quelque sorte d'époque, puisqu'il s'agit de saynettes publicitaires faisant office de "making of" ! Une étoile en moins pour la présentation un peu cheap (boitier en carton clipsé, design affreux), pas vraiment digne du contenu... :)
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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 UN CHEF-D'OEUVRE DE L'HISTOIRE DU WESTERN !!!, 22 avril 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Prisonnière du désert (DVD)
Ce film de John Ford, d'une sensibilité et d'une beauté picturale incroyable, est tout simplement l'un des films les plus forts et les plus bouleversants jamais réalisé sur le drame du racisme et de la différence...véritablement un pur chef-d'oeuvre... incontournable !!
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 mon préféré, 29 avril 2010
Par 
D. André (Suisse) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Prisonnière du désert (DVD)
Difficile d'être original sur ce film qui a été analysé de très nombreuses fois...Peut-être tout d'abord, pour dire que c'est mon film préféré. Ensuite, pour attirer l'attention sur le personnages interprété par Wayne (ancien soldat sudiste devenu mercenaire aux côtés de Maximilien) et pour mettre en évidence sa propension à briser les tabous. Enfin, pour rappeler que tous les plans du films sont tout bonnement géniaux !
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Eternel John Wayne, 28 août 2001
Par 
Elvis (St-Etienne-les-Remiremonts, Vosges) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Prisonnière du désert (DVD)
Merci au DVD pour le soin apporté à l'image. J'ai presque eu l'impression de voir le film pour la première fois tant le résultat est impressionnant. Nombreux bonus intéressants après la séance. Génial.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 coup de coeur, 29 novembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Prisonnière du désert (DVD)
Tout a été dit par des érudits du western. Ce qui fait que j'ai vu et revu ce film au moins dix fois en vingt ans, c'est la question: vont-ils retrouver cette petite fille? Car le talent de John Ford est d'avoir si bien filmé la petite Debbie. Elle est extraordinaire de grâce et de naïveté. Nathalie Wood est sans doute très belle, mais sa soeur Lana Wood qui joue la petite Debbie l'enterre (hélas réellement aussi) par son jeu et par son talent. Elle "figure" à peine dix minutes sur plus de deux heures mais c'est à cause d'elle que l'on ne peut décrocher. Pourquoi n'a t'on jamais revu cette fabuleuse actrice?
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Selon L'American Film Institute, ce long-métrage est le meilleur western de tous les temps. Je partage assez cet avis., 1 octobre 2013
Par 
ADANSON. "Marco" (Poitou.) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Prisonnière du désert (DVD)
"The Searchers" est un film de John Ford sorti en 1956 avec, John Wayne "Ethan Edwards", Jeffrey Hunter "Martin Pawley", Vera Miles "Laurie Jorgensen", Ward Bond "le révérend Johnson Clayton et aussi capitaine des Texas Rangers" et Natalie Wood "Debbie Edwards".
Début de l'histoire: Aaron Edwards qui vit avec sa femme Martha, son fils Ben, son fils adoptif Martin et ses deux filles Lucy et Debbie dans un ranch perdu, reçoit un jour la visite de son frère Ethan.
Ce dernier soldat pendant la guerre de Sécession a attendu trois ans depuis la fin des hostilités pour revenir.
Qu'a t'il fait pendant tout ce temps?
Lors du repas, il manifeste un peu d'agressivité envers Martin qui a du sang Indien.
Le lendemain de son arrivée Johnson Clayton viens demander de l'aide car à 50 KM de là, des comanches ont volé du bétail à un éleveur.
Sur Place Ethan se rend vite compte que les indiens les ont éloigné de leur ferme.
Ils reviennent en toute hâte et constatent que la maison de son frère est en feu, que Aaron, sa femme et son fils Ben ont été massacrés et les deux filles enlevées.
Ethan partira plus tard avec le fiancé de Lucy et Martin Pawley à leur recherche.
Il découvrira le corps de l'ainée des Edwards tuée par la bande du chef comanche.
Furieux le fiancé se précipite vers le camp des indiens et est tué.
Pendant 5 ans, Ethan et Martin continuent la traque.
Ce Western classé premier par l'AFI (tout le monde ne sera pas forcément d'accord) est de toute façon dans les cinq premiers.
Une merveille.
L'histoire s'inspire d'un fait réel.
Dans ce film contrairement à son habitude John Wayne joue un rôle de tueur impitoyable détestant les indiens: (la scène ou il tire dans les yeux d'un comanche mort pour qu'il n'aille pas dans le paradis des grandes prairies, l'autre où fou furieux, il abat des bisons pour priver les indiens de nourriture, celle bien que cela soit suggéré où il scalpe un comanche ou encore celle où il veut tuer Debbie qui pour lui est devenue indienne).
Ce long métrage tourné notamment à Monument Valley est à mon avis très différent des productions habituelles et beaucoup plus complexe.
En effet contrairement à beaucoup de westerns de cette époque, le bien et le mal ne sont pas toujours très bien définis.
Ce long métrage nous permet de retrouver Natalie Wood dans le rôle de Debbie qui venait de tourner "La Fureur de vivre" avec James Dean.
A noter que Debbie petite est jouée par Lana Wood, la jeune soeur de Natalie.
Je vais arrêter là car sans cela je pourrai écrire des pages.
En résumé chef-d'oeuvre du western et du cinéma tout court.
Le DVD est absolument excellent.
Adanson Marco.
PS: n'oublions pas le génocide indien par les colons Américains.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 «Ceux qui cherchent»: le chef-d’œuvre de Ford…, 19 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Prisonnière du désert (DVD)
LE DVD
La qualité de «La Prisonnière du désert» en DVD est très correcte. Le film conserve tout de même des impuretés (points noirs et blancs, griffures…).
La stabilité de l’image est excellente.
Tourné en février 1955 pour les scènes hivernales et entre juin et août 1955 pour les scènes désertiques, cette œuvre en Technicolor de John Ford a été entièrement filmée en VistaVision, procédé de prise de vues cinématographique plus large (1.85:1) et sans anamorphose à la différence du CinémaScope. Ce format d’image est magnifiquement utilisé par Winton C. Hoch, le photographe de 5 films de Ford: les scènes réalisées en extérieur à Monument Valley ou au Canada sont absolument splendides. Les contrastes sont nets, la profondeur de champ est parfaitement restituée et les couleurs sont superbes (sauf peut-être pour quelques scènes intérieures où les carnations ont tendance à tirer vers l’ocre foncé).
Pour le son, les versions originale sous-titrée et française sont proposées en mono d’époque mais sont satisfaisantes.

Le principal défaut visuel est un manque de définition globale sur grand écran.
On peut donc privilégier le Blu-ray car, pour ce support, «La Prisonnière du désert» a bénéficié d’une très belle restauration en 2007 (le DVD datant de 2000).

LE TITRE DU FILM
«La Prisonnière du désert» est une traduction étrange car le titre original est «The Searchers».
Mais les films de Ford ont souvent été malmenés par les traducteurs français au moment de leur distribution.
Ainsi «Stagecoach» (1939) est devenu «La Chevauchée fantastique». Encore plus incongru, «My Darling Clementine» (1946) devient «La Poursuite infernale», «Three Godfathers» (1948) se transforme en «Fils du désert», «She wore a yellow ribbon» (1949) se mue en «Charge héroïque», «Wagon Master» (1950) est métamorphosé en «Convoi des braves». Ces péripéties langagières ont bien évidemment une origine commerciale et donne l’impression que l’œuvre de John Ford n’est que pur divertissement.

LE FILM
En 1868, des texans, Aaron Edwards, sa femme Martha et leurs trois enfants Lucy (18-20 ans), Ben (14-15 ans) et Debbie (10-11 ans) vivent dans un ranch en plein désert. Ethan Edwards, le frère d’Aaron, rentre au bercail après huit ans d’absence.
Le lendemain, Ethan et Martin Pawley, la vingtaine passée, et fils adoptif d’Aaron et de Martha, sont recrutés par une troupe des Texas Rangers que dirige le capitaine-révérend Clayton pour rechercher du bétail volé. Mais ce délit n’est qu’une manœuvre des Comanches pour éloigner les hommes de leurs ranchs. À leur retour, Ethan et Martin découvrent la ferme en flammes. Aaron, Martha et leur fils ont été tués, et les deux filles enlevées. Les deux hommes, accompagnés du fiancé de Lucy, Brad Jorgensen, partent à leurs recherches. Très vite, ils retrouvent le corps sans vie de Lucy, et Brad, ivre de douleur, lance seul une attaque suicidaire contre le camp comanche.
Pendant plus d’un an, Ethan Edwards et Martin Pawley vont chercher en vain la jeune Debbie. Ils finissent par retourner chez les parents Jorgensen: Martin retrouve ainsi Laurie, la sœur de Brad avec qui il est fiancé. Mais le père Jorgensen remet une lettre à Ethan qui donne de nouvelles informations sur Debbie. Les deux hommes décident alors de poursuivre les recherches.
La quête de «Ceux qui cherchent» va durer plusieurs années à travers le grand Ouest américain, des contrées froides du Nord aux frontières du Mexique.

UN GRAND FILM DEVENU UN CHEF-D'ŒUVRE
«La Prisonnière du désert» est considéré comme le meilleur film de John Ford et aussi comme le plus grand western de tous les temps.
En 2012, le film vient d’ailleurs d’être classé 7e par le très prestigieux British Film Institute et son magazine de cinéma «Sight & Sound». Son classement est très cosmopolite avec des œuvres venues de différents horizons (USA, Angleterre, mais aussi Japon, France, ex-URSS, Danemark, Italie, Suède, Hong Kong, Hongrie, Inde, Iran…). L’établissement établit un palmarès des meilleurs films depuis le début du cinéma: l’année dernière, il a demandé à 864 critiques, universitaires et distributeurs de choisir leurs 10 films préférés. 358 cinéastes ont participé à un autre vote et «La Prisonnière du désert» arrive en 48e position: Scorsese et les frères Dardenne l’ont ainsi plébiscité.

En regardant «The Searchers», on est d’abord subjugué par ses qualités visuelles et plastiques.

Et puis, au fil des visionnages, on découvre que l’histoire, d’apparence simple, est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait.
Comme le sous-estimé «Jardin du diable» tourné un an plus tôt par Henry Hathaway, c’est un film qui rompt avec les westerns manichéens, ceux où les bons sont des WASP et les mauvais des indiens cruels et inhumains.
Ici, point de héros, point de méchants.
Chacun des personnages a sa part d’ombre: ils sont complexes, contradictoires voire ambigus.
Les premiers comme les seconds ou troisièmes rôles sont très fouillés. Et tous les comédiens sont au diapason. John Ford avait vraiment un sens aigu de la direction d’acteurs: le nombre de films que l’on peut encore voir (90% de ses films muets ont disparu) montrent à quel point il savait en tirer le meilleur.

Interprété par un John Wayne que l’on a rarement vu aussi bon (avec, peut-être, «La Rivière rouge» et «Rio Bravo»), le personnage Ethan Edwards est ainsi emblématique de la richesse du scénario de Frank S. Nugent (déjà auteur de la trilogie de la cavalerie de Ford).
Toute l’ambiguïté du film repose sur ses épaules.
- Il a le regard tendre (les regards suggestifs des premières scènes du film semblent indiquer que Martha, la femme de son frère, était son amante, et que Debbie, le petite dernière, pourrait ou aurait dû être sa fille) ou mesquin (envers Martin, métis qui a un 8e de sang Cherokee).
- Il est raciste, haineux et plein d’aprioris sur les indiens (de plusieurs coups de colt, il crève les yeux d’un indien mort) mais il peut aussi avoir un élan d’humanité envers eux (d’une couverture, il recouvre Look, l’indienne retrouvée morte dans un tipi);
- C’est un homme calculateur et plein de sang-froid mais qui peut aussi à la fois se laisser aller à la colère irraisonnée (il «tire à tu et à dia» sur un troupeau de bisons, pensant comme le général Custer qu’«un bon indien est un…» bison mort);
- Il veut se venger en se mettant sous les ordres du révérend, mais est SANS FOI (possèdant des pièces nordistes de 20 dollars qui viennent d’être frappées et s’étant battu du côté sudiste, on peut supposer qu’après la fin de la guerre de Sécession, Ethan a consacré ses trois dernières années à servir comme mercenaire pour l’empereur Maximilien 1er du Mexique et qu’il a reçu ses pièces en récompense, voir, à ce sujet, la médaille militaire qu’il offre à Debbie), NI LOI (il est aussi capable d’abattre froidement dans le dos trois hommes qui fuyaient).
- Il est obsédé par la recherche de sa «nièce», au début pour la sauver des Comanches, puis pour l’abattre car elle serait «irrécupérable» (voir le plan magnifique entre les 73e et 74e minutes où la caméra s’approche brutalement en gros plan d’un John Wayne au regard sombre, tragique, et typiquement shakespearien).
- Son neveu qu’il refuse de considérer comme tel est tout son contraire: autant Martin, naïf et extraverti, se sent obliger de tout commenter, autant Ethan est taciturne et renfermé. Mais Martin a aussi sa part d’ombre, il faut observer ses regards qui changent constamment tout au long du film.
On pourrait écrire beaucoup sur ce personnage (et sur les autres, en particulier sur le chef Scar qui est son double indien).

Ce western désenchanté et crépusculaire est fait d’ambiguïtés à l’image de la personnalité de Ford et prête à des interprétations différentes selon les visionnages ou selon les spectateurs.
Le livre que le cinéaste de la Nouvelle Vague anglaise Lindsay Anderson a consacré à Ford donne ainsi une image saisissante de l’homme. Par exemple, Frank S. Nugent (aussi scénariste de L’Homme tranquille) fournit une lettre qui explique que Ford était très ambivalent: à la fois affable et insultant, aimant et détestant le cinéma, fidèle ou impitoyable avec un scénario.
Et, James Stewart, qui a tourné «L'Homme qui tua Liberty Valance» avec lui, confirme que l’on peut dire tout et son contraire sur le cinéaste (voir le livre que lui a consacré l’écrivain anglais Jonathan Coe).
Et Ford, lui-même, aimait se contredire (on peut lire ainsi les rencontres qu’il a eu avec Lindsay Anderson). Garder une aura de mystère dans le milieu hollywoodien était son vrai côté «conservateur».
Voilà un homme complexe et complexé, plein de paradoxes.
C’est peut-être ce qui en fait «malgré» lui un des plus grands poètes du cinéma.

Pour abonder sur la poésie fordienne et terminer cette chronique, on peut évoquer l’excellence des scènes d’ouverture et de fermeture de «The Searchers».
Leur sens symétrique du cadrage et du montage est loué dans de nombreux ouvrages sur le cinéaste (Patrick Brion, Peter Bogdanovitch, Joseph McBride…) et repris dans leurs structures par de nombreux réalisateurs (Akira Kurosawa, Martin Scorsese, Bertrand Tavernier, Quentin Tarantino…).
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Blu-Ray "La Prisonnière du Désert". [Import Allemand Avec VF], 14 août 2011
Par 
lepetitalex - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Der schwarze Falke [Blu-ray] [Import allemand] (Blu-ray)
NB: Amazon met souvent sur la même page "Produit" des commentaires de Films en mêlant les éditions DVD et Blu-Ray sans tenir compte des différences de contenu et de support de ces différentes éditions. Difficile de comprendre les raisons de ce mélange... Ce commentaire porte sur cette édition: Der schwarze Falke [Blu-ray] [Import allemand].

Ce Blu-Ray Import est identique en tous points au Blu-Ray français, il est All Zone (A, B, C).

Depuis le début du Blu-Ray, Warner a décidé de ne pas sortir que des Films récents sur ce support. Cette politique éditoriale nous permet de voir des Films anciens en Haute Définition. Mais le plus important est que le Studio apporte, généralement, un grand soin à ces éditions ce qui rend le spectacle des plus agréables, présentant une nette amélioration de la qualité des Films en comparaisons des éditions DVD.

Pour ce Blu-Ray du grand classique du Cinéma qu'est "La Prisonnière du Désert", avec John Wayne et Réalisé par John Ford en 1956, le Master est de toute beauté. Il s'agit du Master qui avait été utilisé pour l'Edition Collector 2 DVD, il ne présente que quelques rares défauts. L'encodage entre les 2 éditions est par contre différent, pour l'édition DVD le Film était encodé en MPEG-2, cette édition Blu-Ray bénéficie elle d'un encodage VC-1.

Le niveau de Définition est excellent avec un très bon Piqué. La gestion des Contrastes offre un étonnant niveau de détail, d'autant que le Film date de plus de 50 ans... Les décors, les textures des vêtements et les visages sont bien détaillés. Les Noirs sont profonds, seules quelques scènes en intérieur se montrant un poil plus sombres qu'il ne devrait. Le Film a été tourné en Technicolor et la palette colorimétrique restitue d'une façon étonnante des couleurs riches et variées qui ne bavent pas, et des teintes proches du matériau d'origine. L'image est fluide et les contours sont bien nets. Les plans en extérieur bénéficient d'une profondeur de champ étonnante tout en restant très bien définis, l'aspect tridimensionnel que permet d'apporter le Blu-Ray est omniprésent. Le Blu-Ray n'est pas exempt de défauts, on note parfois des fourmillements et un Grain Cinéma parfois un peu trop prononcé. Revoir ce Film dans de telles conditions ne pourra que réjouir les amateurs de ce Film, tout comme ceux qui le découvriront...

Les Pistes Audio Anglais et Français sont en Mono d'origine, la Piste Anglais offre un bonne dynamique, la Piste Audio Français étant elle un peu "étouffée".

Les Bonus:

"Introduction de Patrick Wayne." Sous-Titré. (2 mn)

"Commentaire Audio de Peter Bogdanovich." Non Sous-Titré.

"La Prisonnière du Désert: Documentaire." Sous-Titré. (31 mn)

"Le Making-Of Du Film." Sous-Titré. (33 mn)

" Les coulisses du tournage." Sous-Titré. (22 mn)

"Bande-Annonce du Film." Non Sous-Titrée.
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