undrgrnd Cliquez ici Livres de l'été nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux

Commentaires client

4,0 sur 5 étoiles
1
4,0 sur 5 étoiles
5 étoiles
0
4 étoiles
1
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0
Format: CD|Modifier
Prix:33,99 €+ 2,49 € expédition

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 22 août 2007
Avant de parler du récital en lui-même, j'admire l'intelligence de celui-ci. Une mise en situation avec une oeuvre de Mendelssohn avant de plonger dans les profondeurs abyssales de Schumann. Les deux musiciens s'estimaient et même s'entraidaient (Mendelssohn aidait Schumann à orchestrer ses propres symphonies).
Schumann est un compositeur romantique par excellence. Dans sa musique passent tous les tourments, les doutes, les peines que peuvent ressentir les êtres humains (c'est ainsi que je l'entends) mais le tout est exprimé avec une grande poésie et une intériorité dans les sentiments même quand le mouvement s'anime.
A l'évidence, Edna Stern retient essentiellement l'aspect introspectif de cette musique au détriment de son aspect le plus fougueux et tourmenté. Tout est dit avec un grand tact, avec une acuité certaine pour traduire la dimension la plus "orchestrale" du piano, que la pianiste revendique dans son intelligent texte de présentation où elle justifie ses partis pris. Le Prélude et Fugue de Mendelssohn donne la couleur générale du disque : peu enclin aux élans passionnés, plus à la poésie, la suggestion. Trop suggestif ? Reconnaissons que le premier mouvement de la Fantaisie a de quoi surprendre pour des oreilles habituées à une plus grande exacerbation des contrastes, des sentiments. A l'évidence, Stern a voulu mettre en relief les affres les plus enfouies de cette musique. Hélas, la sonorité du piano est retransmise de manière assez confuse, très réverbérée et dessert la vision de l'artiste qui aurait gagné en lisibilité avec une prise de son plus analytique. Le morcellement du discours n'en apparait que plus flagrant, le pointillisme de Stern nuisant à la cohésion du mouvement. Le mouvement médian, pris dans un tempo assez alerte, bénéficie d'un discours plus resserré qui freine les errances de la pianiste. La sonorité séduit toujours autant, de même que l'esprit avec lequel elle anime cette page, mais à nouveau la prise de son en amoindrit l'impact. Reste le final, suspendu, détaché de la réalité, où la grande pianiste touche littéralement au sublime. Ici, la réverbération gêne moins tant l'intensité et la profondeur du jeu de Stern captive et bouleverse. Malgré Yves Nat et quelques autres, cette version reste une de mes préférées.
Les Variations Abegg sont magnifiées par un jeu perlé et toujours aussi poétique. Un rien ostentatoire comme dans la Fantaisie ? : peut-être ! Mais cela n'empêche pas cette version d'être magnifique.
Les Etudes Symphoniques sont assurément la partie la plus aboutie du disque. On y retrouve les mêmes qualités qu'auparavant mais avec plus de contrastes, ce qui permet une meilleure différenciation des différents épisodes. Mieux : la déduction des tempos est telle qu'on a l'impression d'entendre l'œuvre dans sa continuité, d'une logique implacable. Ce n'est pas le moindre intérêt de cette version. Le son assez orchestral de Stern prend ici toute sa valeur et met bien en relief les atmosphères les plus diverses de cette musique. J'aime tout particulièrement l'émotion qui émane de la seconde variation, onirique, transportante, de la huitième, sombre et déchirante par son désespoir, et de l'avant-dernière, saisissante par son intense intériorité. Les passages les plus vifs s'expriment avec naturel, concentration et chantent merveilleusement, constante de ce disque. Pour ceux qui espèrent entendre les aspects les plus extrêmes de cette musique, passez votre chemin. Les autres y trouveront leur compte. Merci à Edna Stern pour ces magnifiques instants de musique. Vivement son prochain disque !
0Commentaire| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)