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26 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 UN MASTER PIECE, 16 novembre 2007
Par 
L. Burel (LONDON) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La verité (DVD)
Un Superbe Film avec une BB qui prouva a ses detracteurs qu'elle pouvait etre une tres grande actrice, entoure par des acteurs tous excellents.
Ce film remporta le prix du film francais en 1960 et fut aussi prime dans divers festival a travers le monde et meme une nomination aux oscars americains dans la categorie meilleur film etranger.
Il est fort dommage qu'aucun film disponible en DVD avec notre BB nationale (Hormis le Mepris) ne soit accompagne de supplements, interviews etc..
En tous cas celui ci le merite et c'est fort dommage
Rene Chateau devrait faire un peu plus d'effort....
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'horrible logique des faits..., 25 juin 2012
Par 
Roger Dominique Maes (Bruxelles) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La verité (DVD)
"La Vérité", Henri-Georges Clouzot, 1960, NB, bonne copie.

Jugée en Cour d'Assises pour le meurtre de son amant, Dominique (Brigitte Bardot) arrivera-t-elle à faire entendre "sa" vérité, "la" vérité ?
Celle-ci n'est-elle pas trop atypique pour un monde totalement codifié, et trop informelle au milieu de ce prétoire qui est le formalisme-même !
Le portrait que le président trace de l'accusée est un modèle du genre, tout à l'emporte-pièce; la morale bourgeoise d'avant 68 y brille de tout son lustre, avec ses certitudes assises, ses mots ronflants, toute "en regards obliques de passants qui passent", comme le chantait Georges Brassens, sans nuances, sans indulgence, à mille lieues du portrait vrai de cette gamine rebelle, oh bien gentiment rebelle, jeune et vivante, voilà tout, instinctive, aussi bien gibier que chasseresse, puisque sa beauté dans ce monde d'hommes l'y contraint, et indécente oui, mais parce que bousculant innocemment une société fossilisée.

Samy Frey, l'homme que Dominique a aimé, mal ou à contre-temps ("On ne s'est pas aimé au même moment", dit-elle finement) et qu'elle a tué, est si jeune, si maigre qu'on a envie de lui donner de la phosphatine, mais il est parfait dans son rôle de beau petit carnassier civilisé, cachant sous son pelage lustré des appétits féroces.

Aux Assises, le trio formé par le président (Louis Seigner), l'avocat de la partie civile (Paul Meurisse) et celui de la défense (Charles Vanel), dont les duels sont d'une violence verbale qui fait froid dans le dos, emporte évidemment l'admiration; on en oublierait à quel point Birgitte Bardot "assure" face à ces trois monstres sacrés : la poupée Barbie s'est muée en tragédienne, sans qu'on s'en rende compte, touche par touche, et lorsqu'elle s'oppose à sa soeur (Marie-José Nat, de qui on n'attend pas tant de véhémence - mais elle avait déjà tenu tête à Gabin, et de la même façon, dans "Rue des Prairies"), elle nous offre un grand moment de théâtre au sens fort du terme.

L'avant-dernier film de Clouzot, dur, amer, noir, comme ses meilleurs, construit et rythmé de main de maître, et au titre bien choisi car l'horrible logique des faits, logique toute apparente, logique de prétoire, doit nous faire douter de connaître jamais la vérité sur quoi que ce soit...
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19 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Film indispensable aux Collectors !!!, 12 juin 2007
Par 
Marpoue (SURESNES France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La verité (DVD)
Une remarquable distribution et surtout une "Bardot" pleine de talent et d'authenticité, dans ce rôle difficile: on plonge rapidement dans ce drame qui nous émeut et nous touche pour sa crédibilité.

Film à voir et à revoir!!!
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 paris en 60 et en noir et blanc c est magnifique, 12 janvier 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La verité (DVD)
doisnot n aurait pas fait d aussi beaux cadrages de paname comme clouzot nous a offert dans ce film. Le noir et blanc, les annnees 60, et bardot! Clouzot a la mise en scene ca veut des dire des plans efficaces, simples et organizes, une production irreprochable et un montage qui empeche le spectateur de s endormir. En prime on a droit de redecouvrir des types comme claude berry a peine 20ans, pareil pour jacques perrin, quel bonheur de les revoir comme ca dans la fleur de l age. Sami frey lui au contraire sa voix, son physique n a pas change. J ai mis seulement 4 etoiles et je l explique sur le fait que le face a face des deux avocats entre meurisse et vanel aurait du avoir beaucoup plus de place dans l histoire. Les quelques batailles de tirades entre les 2 hommes sont tout simplement epoustouflante, et franchement j aurai aime d avantage voir cette confrontation que de revoir le passe des evenements qui parfois m a semble un peu repetitif. ceci dit l histoire est convaincanque et les acteurs tous irreporchables. L histoire en 2 coups de batons: flash back a la cour d audience ou bardot et les hommes en noirs revise le meutre de son ancien petit ami, sami frey.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 TRES BON VIEUX FILM, 2 juin 2012
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La verité (DVD)
Un très bon film qui me ramène plusieurs décennies en arrière, certainement l'un des meilleurs rôles de Brigitte BARDOT qui est excellent, ainsi que Samy FREY. Ce film n'a pas pris beaucoup de rides. A voir pour les nostalgiques de ces années là
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un des chefs d'oeuvre du cinéma français, 26 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La verité (DVD)
Le film commence et finit au tribunal. Nous assistons au procès qui devrait logiquement aboutir à la condamnation à mort (alors encore en vigueur) de la jeune Dominique (Brigitte Bardot), meurtrière de son ancien amant. Le déroulé du procès est régulièrement interrompu par des inserts qui font de nous les témoins de ce qui s’est réellement passé. Tout au long du film, la confrontation entre la réalité (telle que la façonne notre vécu) et le récit qui en est fait au tribunal, riche de détails très précis, mais aussi d’interprétations, de visions différentes selon que l’on se place du point de vue de la défense ou de celui de l’accusation, nous donne abondamment l’occasion de nous rendre compte à quel point la recherche de la vérité est illusoire. Des mensonges bien innocents servent de preuve à des accusations d’une gravité exceptionnelle, donnant aux jurés une vision des événements qui se situe à l’exact opposé de celle que nous donne la scène dont nous avons été témoins. La grande habileté du film est d’être d’une (presque) parfaite honnêteté, Clouzot ne force guère le trait qu’à la fin, lors du témoignage de la concierge, qui amène une petite touche amusante au moment où l’histoire devient foncièrement dramatique. Se pose dès lors le problème de la fragilité des témoignages, chacun interprétant à sa façon ce qu’il voit, même quand il se croit totalement objectif.

Il est difficile de savoir ce que Clouzot a exactement voulu quand il a réalisé ce film. Les spectateurs de ce début de 21e siècle découvrent avec effroi ce qu’a (réellement) été la société d’avant le bouleversement occasionné par mai 68 – et avec plus d’effroi encore quand certains s’appliquent à l’heure actuelle à vouloir remettre à l’ordre (c’est bien le mot qui convient) du jour cette société bigote et intolérante où la liberté individuelle était écrasée par le qu’en-dira-t-on et tous les tabous imposés par l’église. Rien ne vient le rappeler ici, si ce n'est les croix disséminées un peu partout, mais ne pas faire baptiser son enfant (un acte au demeurant inadmissible, puisqu’il revient à imposer une religion à un enfant incapable de faire lui-même un choix) revenait à se mettre au ban de la société. Dans cette société bourgeoise étriquée, le conformisme était de règle, quitte à cultiver derrière les apparences "honorables" une vie secrète faite d'infidélités, de recours à la prostitution, de pédophilie, d'inceste, de scandales vite étouffés (les ballets roses et les ballets bleus, qui ont compromis de façon très fugitive l'honorabilité de certains parlementaires, furent un bon exemple des moeurs exemplaires de l'époque). La personnalité de Dominique, qui assume ses actes et ses pensées avec ingénuité et franchise, met en revanche cruellement en valeur le scandale que constituait la libre disposition de son corps par une femme. On a de la peine à le concevoir maintenant, la plupart des "bonnes épouses" n'avaient jamais connu un orgasme, le plaisir étant réservé à l'homme, la femme réduite à un rôle de génitrice, l'acte sexuel devant être accompli pour le simple besoin de la reproduction, sans ce plaisir qui est aux yeux de toutes les églises l'oeuvre du diable dans la mesure où ceux qu'il rend heureux n'éprouvent pas l'utilité d'aller se confondre en prières. Le sexe, auquel Dominique se donne comme le font la plupart des jeunes filles d’aujourd’hui, est aux yeux de ce beau monde bien policé une véritable horreur. Quand elle vient voir le jeune homme qu’elle aime pour passer quelques moments avec lui, c’est sous l’œil sévère de la propriétaire de sa chambre que l’entretien a lieu ; il faut cette dernière surveille ce qu'ils font, ce qu'ils disent, et s'assure qu’aucun acte "immoral" ne se produit. En se laissant aller à n’obéir qu’à ce qui lui procure du plaisir, Dominique est déjà criminelle (on lit sur le visage des témoins du procès et des magistrats - qui ont dû pourtant être mis devant des situations autrement monstrueuses - la réprobation horrifiée que son mode de vie suscite). Pour nous, ce qu'elle fait est devenu banal, même si nous devons la blâmer de gâcher sa vie en trop voulant la rendre joyeuse, vivant comme une écervelée et ruinant un amour sincère dans lequel elle a peur de s’engager et ne s’engagera que trop tard. Ses interventions les plus spontanées - et les plus sincères - sont celles qui lui feront le plus de mal parce qu'elles tombent dans des oreilles qu'elles horrifient, tant elles sont en décalage avec les bonnes moeurs (de l'époque).

Pourquoi Clouzot jette-t-il sur son héroïne un regard apparemment si bienveillant ? Simplement pour les besoins de sa démonstration, qui oppose Dominique la dévergondée à Annie la très sage, parfaite incarnation de ce que des parents bien installés attendent de leur fille ? Toujours est-il qu’il est sidérant de voir ici la prémonition du bouleversement à venir. Le principal tort de Dominique est bien d’être une fille de maintenant un demi siècle trop tôt. Les excès qu’on peut lui reprocher (une fainéantise crasse, un manque de curiosité et une futilité excessive) sont sans doute en grande partie imputable à l’étouffement que lui fait subir cette société où tout est sévèrement cadenassé et où on se heurte en permanence à des interdits. Mais cette prémonition du bouleversement à venir, Clouzot l’a-t-il vraiment eue ? Et la justice, machine à vocation trop objective pour être vraiment humaine, polluée par des avis trop subjectifs et des batailles d’ego qui se révèlent ici criminelles, Clouzot a-t-il voulu la mettre en cause ? Ou a-t-il simplement voulu faire un bon film en s’appliquant à relever tous les détails qui pourraient le rendre plus fort. La seule chose dont on puisse être sûr, c'est qu'il veut nous mettre en garde contre ce qui nous apparaît trop facilement comme étant LA vérité, cette vérité trop évidente cachant souvent la vérité qui nous échappe.

En donnant à Brigitte Bardot son rôle habituel de jeune femme totalement libre, qui se permet d’ignorer complètement les codes sociaux, mais en le cadrant dans un récit qui lui donne une autre dimension, Clouzot a permis à la jeune starlette de dévoiler un talent dont personne ne la croyait capable. La superbe jeune femme qui devait son succès au naturel et à la liberté avec lesquels elle exhibait sa nudité, a gagné les coeurs à la fin du procès en donnant à son rôle de victime une touchante épaisseur. En jeunes gens modèles très formatés et très égoïstes (pas vraiment des modèles, donc, on peut craindre pour leurs enfants), Sami Frey et Marie-José Nat sont parfaits, eux aussi. Tous les acteurs le sont, du reste, à commencer par les deux ténors du barreau, Paul Meurisse et Charles Vanel, qui tiennent là un de leurs plus beaux rôles et sont absolument impressionnants.

Les spectateurs français ont pris l’habitude d’aller chercher dans un cinéma américain, lui aussi très formaté, ou dans la souvent navrante comédie à la française, de bons moments à passer. On ne fait plus grand cas de Clouzot, presque complètement oublié. La Vérité est pourtant là pour nous prouver, avec d’autres chefs d’œuvre, que le cinéma français a produit des trésors et que Clouzot a été l’un de ses plus grands représentants. Ce film exceptionnel n’a sans doute qu’un seul tort : il amène à réfléchir. Un tort, vraiment ?

À quand une édition en bluray, plus respectueuse du client si possible, avec les compléments qui s'imposent sur Clouzot, sur le film, sur les acteurs ? Ce film appartient à l'histoire, il doit être traité pour ce qu'il est : l'un des chefs d'oeuvre du cinéma français, et, à ce titre, du patrimoine mondial.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un drame magistralement interprété, 28 août 2011
Par 
Christelle (Amiens (80)) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La verité (DVD)
« La Vérité », sorti en 1960 avant la libération des moeurs de mai-68 est un film très complexe et très riche sur les relations homme-femme, sur la passion et ses désastres, la jalousie, les jugements moraux...

On voit évoluer ici deux personnages principaux, Dominique Marceau (Brigitte Bardot) et Gilbert Letellier (Sami Frey) qui appartiennent à des mondes complètement différents, voire opposés. Dominique Marceau est légère, aime la liberté, l'oisiveté et se soucie peu des choses sérieuses. Gilbert, lui, est étudiant au conservatoire de Paris, brillant, rigoureux,voué à une très belle carrière de chef d'orchestre. Il est fasciné par la beauté, la sensualité de Dominique et peut-être par cette impossible union qui se nouera quand même, pour se terminer en tragédie. Il insiste, elle cède et l'amour naîtra entre eux. S'ensuivront les disputes et les reproches. Dominique dira à Gilbert : « Depuis que tu m'aimes, on ne voit plus personne! ». Lui, lui reprochera son côté frivole, facile... Quand l'amour se transforme en haine...

Ce film est extrêmement émouvant, car il prouve -une fois n'est pas coutume- que les trop gros écarts de moeurs ne font pas bon ménage.

Clouzot a dirigé ses acteurs d'une main de fer et de maître.Tout est parfaitement orchestré, magnifiquement ficelé. Le réalisateur a été si exigeant que Brigitte Bardot a eu du mal à sortir de son rôle après le film et a eu une aventure amoureuse avec Sami Frey . Elle a fait ensuite une dépression, puis une tentative de suicide...

Un film essentiel aussi sur la quête impossible d'une vérité des sentiments dans un procès où l'on s'appuie sur des faits.

Un drame passionnel d'une grande force qui n'a pas pris une ride ! Et toujours chez Clouzot cette formidable capacité de montrer à quel point la passion est dévastatrice, emprisonnante et criminelle aussi tant elle est viscérale.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 LA NECESSAIRE, MAIS AUSSI PARFOIS GROTESQUE ET SORDIDE COMEDIE DES COURS D'ASSISES, 2 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : La verité (DVD)
Le basculement de l'existence de Dominique Marceau, fille de moeurs légères, comme on dit et qui multiplie les conquêtes. Sous le coup de la colère et de la déception, elle va tuer le fiancé d'Annie, sa propre soeur, qui était son amant. Celui ci avait brièvement rompu, puis retourné avec Annie, après avoir été lui même trompé par Dominique. Si l'étude des différents personnages préalable à l'inévitable meurtre conduit l'émaillage de l'histoire de façon impeccable, c'est au procès de l'interessé que le drame va réellement se nouer. Une pièce, ou tout le monde ne tient que trop bien sa place. Pour l'avocat général, ce n'est qu'une égoiste, paranoiaque et calculatrice, dont la fermeture invisible du coeur ne peut s'ouvrir. Pour l'avocat de la défense, une demoiselle dont l'ultra-sensibilité et comme un entonnoir sur le regard, lui faisant à peine entrevoir les perceptions du bien et du mal. Son geste aurait été guidé par une jalousie insupportable et opaque. L'un n'a pas plus pleinement raison que l'autre totalement tort. Mais en cours d'assises, il faut, hélas, que les oppositions soit extrêmes. La séverité d'un coté, la compassion de l'autre. Comme des statuts figées dans le rôle qu'ils doivent mécaniquement jouer. Mais un seul donnée détient finalement ici la vérité. Et cette donnée, c'est la tragédie de la vie, ou nous nous agitons comme des marionnettes de chair, sans le moindre fil relié à un Dieu unique et parfait, qui continuellement nous insufflerais le comportement qu'il faut à chaque fois adopté, en nous enlevants toutes vilaines pensées. Et puis, il y a une autre vérité, celle d'une jeune accusée, comme décontenancée, d'être au centre des débats aux dénouement prévisible d'avance. Elle a tuée, on en a la preuve absolu. Son geste n'est pas prémédité, mais faut il encore en convaincre les jurés. Et nous sommes les spectateurs, les seuls à savoir qu'elle a ôté la vie sans vraiment le vouloir. Et quand au sommet de l'hystérie et de la sincérité, elle vocifère contre des magistrats qui jugent les actes avant les sentiments, elle les renvoient à ceux qu'ils sont réellement : Des pantins éviscérés de l'organe principal, qui fait de leurs pensées unique, un denis de compréhension qui se revêt de l'habit de leur seul logique des faits. Celle des actions engendrées, écartelées de toutes circonstances atténuantes qui fendent ses alentours. On a fréquemment, et à juste titre contesté les méthodes quelquefois tyranniques de Couzot dans sa façon de guider les acteurs. Mais il a tout de même réussit à transmettre à bardot cette faculté à rentrer totalement dans son rôle, pour s'y identifier en s'y fondant totalement. Et ça se voit. A tel point que l'actrice, ici au sommet de sa beauté, en fera une depression prolongée. Certain se sont même aller à avancer que c'était sa seul réelle tragédie à l'écran. Qu'il est ou non raison, le film lui est finalement un superbe descriptif d'une unique vérité, celle de la complexité de l'existence avec ses faiblesses et ses contradictions. Film majuscule et soit dit en passant (Même si ca n'est peut être pas le plus important) oscar du meilleur film étranger.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le meilleur rôle de Brigitte Bardot au cinéma !, 28 octobre 2009
Par 
Michel (Montreal, Quebec) - Voir tous mes commentaires
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Un chassé-croisé amoureux qui finit mal pour tout le monde. Une Bardot envoûtante, entourée de débutants talentueux, Marie-Josée Nat et Sami Frey, et de grands acteurs comme Charles Vanel, Paul Meurisse et Louis Seigner, le tout dirigé par Clouzot et ça donne un film saisissant.
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9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bardot a son meilleur, 23 avril 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : La verité (DVD)
L'interpretation de l'accusee par Brigitte Bardot etait simplement epoustouflante. Ce n'etait pas seulement une vedette qui presentait un personnage sans interet car cette performance ensorcelante a enfin accorde Bardot le respect comme une grande actrice. C'etait la preuve, sans doute, que Bardot etait capable d'interpreter un role, quel qu'il soit. Bravo!
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La verité de Henri-Georges Clouzot (DVD - 2007)
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