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le 16 novembre 2007
Un Superbe Film avec une BB qui prouva a ses detracteurs qu'elle pouvait etre une tres grande actrice, entoure par des acteurs tous excellents.
Ce film remporta le prix du film francais en 1960 et fut aussi prime dans divers festival a travers le monde et meme une nomination aux oscars americains dans la categorie meilleur film etranger.
Il est fort dommage qu'aucun film disponible en DVD avec notre BB nationale (Hormis le Mepris) ne soit accompagne de supplements, interviews etc..
En tous cas celui ci le merite et c'est fort dommage
Rene Chateau devrait faire un peu plus d'effort....
0Commentaire27 sur 28 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
"La Vérité", Henri-Georges Clouzot, 1960, NB, bonne copie.

Jugée en Cour d'Assises pour le meurtre de son amant, Dominique (Brigitte Bardot) arrivera-t-elle à faire entendre "sa" vérité, "la" vérité ?
Celle-ci n'est-elle pas trop atypique pour un monde totalement codifié, et trop informelle au milieu de ce prétoire qui est le formalisme-même !
Le portrait que le président trace de l'accusée est un modèle du genre, tout à l'emporte-pièce; la morale bourgeoise d'avant 68 y brille de tout son lustre, avec ses certitudes assises, ses mots ronflants, toute "en regards obliques de passants qui passent", comme le chantait Georges Brassens, sans nuances, sans indulgence, à mille lieues du portrait vrai de cette gamine rebelle, oh bien gentiment rebelle, jeune et vivante, voilà tout, instinctive, aussi bien gibier que chasseresse, puisque sa beauté dans ce monde d'hommes l'y contraint, et indécente oui, mais parce que bousculant innocemment une société fossilisée.

Samy Frey, l'homme que Dominique a aimé, mal ou à contre-temps ("On ne s'est pas aimé au même moment", dit-elle finement) et qu'elle a tué, est si jeune, si maigre qu'on a envie de lui donner de la phosphatine, mais il est parfait dans son rôle de beau petit carnassier civilisé, cachant sous son pelage lustré des appétits féroces.

Aux Assises, le trio formé par le président (Louis Seigner), l'avocat de la partie civile (Paul Meurisse) et celui de la défense (Charles Vanel), dont les duels sont d'une violence verbale qui fait froid dans le dos, emporte évidemment l'admiration; on en oublierait à quel point Birgitte Bardot "assure" face à ces trois monstres sacrés : la poupée Barbie s'est muée en tragédienne, sans qu'on s'en rende compte, touche par touche, et lorsqu'elle s'oppose à sa soeur (Marie-José Nat, de qui on n'attend pas tant de véhémence - mais elle avait déjà tenu tête à Gabin, et de la même façon, dans "Rue des Prairies"), elle nous offre un grand moment de théâtre au sens fort du terme.

L'avant-dernier film de Clouzot, dur, amer, noir, comme ses meilleurs, construit et rythmé de main de maître, et au titre bien choisi car l'horrible logique des faits, logique toute apparente, logique de prétoire, doit nous faire douter de connaître jamais la vérité sur quoi que ce soit...
44 commentaires8 sur 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 juin 2007
Une remarquable distribution et surtout une "Bardot" pleine de talent et d'authenticité, dans ce rôle difficile: on plonge rapidement dans ce drame qui nous émeut et nous touche pour sa crédibilité.

Film à voir et à revoir!!!
0Commentaire20 sur 21 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 janvier 2010
doisnot n aurait pas fait d aussi beaux cadrages de paname comme clouzot nous a offert dans ce film. Le noir et blanc, les annnees 60, et bardot! Clouzot a la mise en scene ca veut des dire des plans efficaces, simples et organizes, une production irreprochable et un montage qui empeche le spectateur de s endormir. En prime on a droit de redecouvrir des types comme claude berry a peine 20ans, pareil pour jacques perrin, quel bonheur de les revoir comme ca dans la fleur de l age. Sami frey lui au contraire sa voix, son physique n a pas change. J ai mis seulement 4 etoiles et je l explique sur le fait que le face a face des deux avocats entre meurisse et vanel aurait du avoir beaucoup plus de place dans l histoire. Les quelques batailles de tirades entre les 2 hommes sont tout simplement epoustouflante, et franchement j aurai aime d avantage voir cette confrontation que de revoir le passe des evenements qui parfois m a semble un peu repetitif. ceci dit l histoire est convaincanque et les acteurs tous irreporchables. L histoire en 2 coups de batons: flash back a la cour d audience ou bardot et les hommes en noirs revise le meutre de son ancien petit ami, sami frey.
0Commentaire4 sur 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 2 juin 2012
Un très bon film qui me ramène plusieurs décennies en arrière, certainement l'un des meilleurs rôles de Brigitte BARDOT qui est excellent, ainsi que Samy FREY. Ce film n'a pas pris beaucoup de rides. A voir pour les nostalgiques de ces années là
0Commentaire3 sur 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
« La Vérité », sorti en 1960 avant la libération des moeurs de mai-68 est un film très complexe et très riche sur les relations homme-femme, sur la passion et ses désastres, la jalousie, les jugements moraux...

On voit évoluer ici deux personnages principaux, Dominique Marceau (Brigitte Bardot) et Gilbert Letellier (Sami Frey) qui appartiennent à des mondes complètement différents, voire opposés. Dominique Marceau est légère, aime la liberté, l'oisiveté et se soucie peu des choses sérieuses. Gilbert, lui, est étudiant au conservatoire de Paris, brillant, rigoureux,voué à une très belle carrière de chef d'orchestre. Il est fasciné par la beauté, la sensualité de Dominique et peut-être par cette impossible union qui se nouera quand même, pour se terminer en tragédie. Il insiste, elle cède et l'amour naîtra entre eux. S'ensuivront les disputes et les reproches. Dominique dira à Gilbert : « Depuis que tu m'aimes, on ne voit plus personne! ». Lui, lui reprochera son côté frivole, facile... Quand l'amour se transforme en haine...

Ce film est extrêmement émouvant, car il prouve -une fois n'est pas coutume- que les trop gros écarts de moeurs ne font pas bon ménage.

Clouzot a dirigé ses acteurs d'une main de fer et de maître.Tout est parfaitement orchestré, magnifiquement ficelé. Le réalisateur a été si exigeant que Brigitte Bardot a eu du mal à sortir de son rôle après le film et a eu une aventure amoureuse avec Sami Frey . Elle a fait ensuite une dépression, puis une tentative de suicide...

Un film essentiel aussi sur la quête impossible d'une vérité des sentiments dans un procès où l'on s'appuie sur des faits.

Un drame passionnel d'une grande force qui n'a pas pris une ride ! Et toujours chez Clouzot cette formidable capacité de montrer à quel point la passion est dévastatrice, emprisonnante et criminelle aussi tant elle est viscérale.
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le 2 avril 2011
Le basculement de l'existence de Dominique Marceau, fille de moeurs légères, comme on dit et qui multiplie les conquêtes. Sous le coup de la colère et de la déception, elle va tuer le fiancé d'Annie, sa propre soeur, qui était son amant. Celui ci avait brièvement rompu, puis retourné avec Annie, après avoir été lui même trompé par Dominique. Si l'étude des différents personnages préalable à l'inévitable meurtre conduit l'émaillage de l'histoire de façon impeccable, c'est au procès de l'interessé que le drame va réellement se nouer. Une pièce, ou tout le monde ne tient que trop bien sa place. Pour l'avocat général, ce n'est qu'une égoiste, paranoiaque et calculatrice, dont la fermeture invisible du coeur ne peut s'ouvrir. Pour l'avocat de la défense, une demoiselle dont l'ultra-sensibilité et comme un entonnoir sur le regard, lui faisant à peine entrevoir les perceptions du bien et du mal. Son geste aurait été guidé par une jalousie insupportable et opaque. L'un n'a pas plus pleinement raison que l'autre totalement tort. Mais en cours d'assises, il faut, hélas, que les oppositions soit extrêmes. La séverité d'un coté, la compassion de l'autre. Comme des statuts figées dans le rôle qu'ils doivent mécaniquement jouer. Mais un seul donnée détient finalement ici la vérité. Et cette donnée, c'est la tragédie de la vie, ou nous nous agitons comme des marionnettes de chair, sans le moindre fil relié à un Dieu unique et parfait, qui continuellement nous insufflerais le comportement qu'il faut à chaque fois adopté, en nous enlevants toutes vilaines pensées. Et puis, il y a une autre vérité, celle d'une jeune accusée, comme décontenancée, d'être au centre des débats aux dénouement prévisible d'avance. Elle a tuée, on en a la preuve absolu. Son geste n'est pas prémédité, mais faut il encore en convaincre les jurés. Et nous sommes les spectateurs, les seuls à savoir qu'elle a ôté la vie sans vraiment le vouloir. Et quand au sommet de l'hystérie et de la sincérité, elle vocifère contre des magistrats qui jugent les actes avant les sentiments, elle les renvoient à ceux qu'ils sont réellement : Des pantins éviscérés de l'organe principal, qui fait de leurs pensées unique, un denis de compréhension qui se revêt de l'habit de leur seul logique des faits. Celle des actions engendrées, écartelées de toutes circonstances atténuantes qui fendent ses alentours. On a fréquemment, et à juste titre contesté les méthodes quelquefois tyranniques de Couzot dans sa façon de guider les acteurs. Mais il a tout de même réussit à transmettre à bardot cette faculté à rentrer totalement dans son rôle, pour s'y identifier en s'y fondant totalement. Et ça se voit. A tel point que l'actrice, ici au sommet de sa beauté, en fera une depression prolongée. Certain se sont même aller à avancer que c'était sa seul réelle tragédie à l'écran. Qu'il est ou non raison, le film lui est finalement un superbe descriptif d'une unique vérité, celle de la complexité de l'existence avec ses faiblesses et ses contradictions. Film majuscule et soit dit en passant (Même si ca n'est peut être pas le plus important) oscar du meilleur film étranger.
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le 16 juin 2015
La vérité ( 1960 ) de Henri-Georges Clouzot avec
Brigitte Bardot ( Dominique marceau )
Sami Frey ( Gilbert Tellier )
Marie-Josée Nat ( annie marceau )
Paul Meurisse ( Me Epervier )
Charles Vanel ( Me Guérin )
Un très bon film encore regardable aujourd'hui ( pas toujours le cas avec les vieux films français ) et une formidable Bardot à peu près aussi craquante qu'agaçante : le charme féminin venimeusement incarné .
Le film prend clairement parti pour la jeunesse contre la société bourgeoise , masculine et rassie de l'époque qui pensait encore que , de toute éternité , la "barbe doit commander" ...
Bardot était tellement formidable dans ce film qu'elle a failli en crever : elle avait pas l'habitude !
Dommage ...
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le 28 octobre 2009
Un chassé-croisé amoureux qui finit mal pour tout le monde. Une Bardot envoûtante, entourée de débutants talentueux, Marie-Josée Nat et Sami Frey, et de grands acteurs comme Charles Vanel, Paul Meurisse et Louis Seigner, le tout dirigé par Clouzot et ça donne un film saisissant.
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le 20 janvier 2014
Clouzot donne une intensité à Bardot qu'on lui connait peu. Rôle qui fait d'elle une actrice à part entière. On peut regretter une carrière trop courte.
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