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le 7 juillet 2008
Comme la "Pénélope" de Fauré, "Padmavati" compte parmi ces opéras trop ignorés, que l'on ne monte jamais. Ce chef d'oeuvre d'Albert Roussel n'avait jamais été enregistré dans le cadre commercial (il existe une version dirigée par G. Tzipine à la radio). Et pourtant, que de richesses musicales ! Les choeurs en particulier sont très beaux (ils requièrent de grands efforts de la part des chanteurs). José Van Dam brille comme d'habitude, Marilyn Horne se distingue par son intensité lyrique. La voix de Nicolaï Gedda est malheureusement un peu fatiguée. Cette interprétation est en tout cas la seule et vaut par son homogénéité et par l'orchestre, alors que la partition est très exigeante. Le musicologue Jean Maillard disait que "Padmavati" était "une montagne de lumière". L'Inde des légendes, des merveilles...et des cruautés y est pleinement présente.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 22 novembre 2013
Malgré une reprise au Châtelet il y a quelques années, Padmâvatî demeure un opéra très rare, sans doute à cause du fait qu'il s'agit d'un opéra ballet, conçu par Roussel comme une sorte d'hommage à la forme chère à Rameau, où la danse joue un rôle prépondérant.

Au disque, il manquera toujours, par la force des choses, cette dimension scénique, et on entend donc surtout d'abondantes pages symphoniques - avec le fréquent soutien psalmodié du chœur. Autant dire que le défi pour l'orchestre est important; ici, le vaillant orchestre du Capitole, qui n'a jamais été le meilleur du monde, s'en sort avec les honneurs, peu servi par une prise de son (comme toujours à la Halle aux Grains de Toulouse) assez réverbérée et confuse.

Côté chanteurs, par contre, c'est la fête: José Van Dam, dans le rôle du fourbe Alaouddin, n'a jamais aussi bien chanté (lui, un méchant ? Allons donc !), Nicolaï Gedda, certes en fin de carrière (ne s'agirait-il pas de son dernier enregistrement ?) est merveilleux d'expressivité et d'intelligence, et la grande Marilyn Horne, un peu hors de son élément naturel, fait preuve de ses qualités habituelles: timbre opulent et magnifique, musicalité électrisante, et la prononciation française, en outre, est remarquable.

On trouve du bon et du moins bon parmi les petits rôles. Globalement, il s'agit d'un bel et digne enregistrement d'une œuvre très belle, qui mériterait d'être plus souvent reprise.
t
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le 14 avril 2009
Albert Roussel est né à Tourcoing en 1869. Il est admis l'École Navale en 1887. Au retour d'une campagne, il s'installe à la fin de l'année 1893 à Roubaix dans sa famille, suit des cours d'harmonie avec Julien Koszul (1844-1927). Il démissionne de la marine pour se consacrer à la musique, se fixe à Paris en 1894, où il est élève d'Eugène Gigout (1844-1925). En 1898, il s'inscrit à la Schola Cantorum, et suit les cours d'orchestration de Vincent d'Indy (1851-1931). De 1902 à 1914, il y assure les cours de contrepoint, et a comme élèves Erik Satie (1866-1925), Paul Le Flem (1881-1984), Edgard Varese (1883-1960), ou bien encore Roland-Manuel (1891-1966). Il fit en 1909 un voyage aux Indes et au Cambodge, qui lui inspirent les « Évocations » (1911). En 1914, il s'engagea dans l'armée de terre. En 1918, il s'installa tout d'abord à Perros-Guirec, puis, en 1922, il acheta une propriété en bord de mer à Varengeville. Il mourut à Royan en 1936.

Parmi ses oeuvres majeures, on peut citer une suite en fa dièze (1910) et une Sonatine (1912) pour piano, deux Sonates pour violon et piano (1908, 1924), trois Trio (1902, 1929, 1937), un Quatuor à cordes (1932), une « Sérénade » pour flûte, violon, alto, violoncelle et harpe (1925), le ballet-pantomime « Le Festin de l'Araignée » (1912) et la ballet « Bacchus et Ariane » (1930), « Pour une Fête de Printemps » (1920), la « Suite en fa » pour orchestre (1926), un Concerto pour piano (1927), un Concertino pour violoncelle (1936), la « Petite Suite » pour orchestre (1929), une Sinfonietta pour orchestre à cordes (1934), quatre Symphonies (1906, 1921, 1930, 1934), l'Opéra « Padmâdvatî » (1918) objet de cet enregistrement, ainsi que de nombreuses mélodies sur des poèmes de Pierre de Ronsard, de François-René de Chateaubriand, d'Henri de Régnier, ou bien encore de James Joyce.
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