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Dans la discographie de Jimmy Heath, immense saxophoniste ténor, hélas sous-estimé voire méconnu (un truc que je n’arrive pas à m'expliquer...), il n'y a pour ainsi dire aucun déchet. Son œuvre parue chez Riverside s'étend de 1959 à 1964 et pour nous autres mélomanes, ou musiciens, elle reste essentielle en tout point. Quand on s intéresse au jazz, Jimmy Heath est incontournable. On peut explorer sa discographie les yeux fermés : tout y est excellent, voire extraordinaire. Ce « Really Big », par exemple, enregistré en 1960 occupe une place de choix. Délaissant les petites formations, le leadeur s’accapare d’un octet de luxe. Et voici un collectif qui sonne même comme un grand orchestre. L’expérience est inoubliable. Né en 1926 à « Philly » (Philadelphie, la ville de John Coltrane), Heath propose en effet un opus remarquable à tout point de vue (qualité des compositions et des arrangements, occupation de l'espace, swing, jeu, etc). Avec Thumper (Riverside, 1959), ou encore On the Trail (Riverside, 1964), c'est mon disque préféré de ce saxophoniste ténor aux sonorités incomparables. Possédant une sonorité bien à lui (qui se situerait entre la fermeté d’un Sonny Rollins et la souplesse d’un Lester Young), Jimmy est aussi l’aîné d’une famille de musiciens. Chez les Heath, on ne badine pas avec le son.

Dans cette formation composée de deux pianistes différents selon les plages (Tommy Flanagan ou bien Cedar Walton) et d'une section cuivre de toute beauté (Clark Terry est à la trompette, les frères Nat et Cannonball Adderley respectivement au cornet et au saxophone alto, Pat Patrick est quant à lui au saxophone baryton, Dick Berg au french horn, et Tom McIntosh au trombone), le ténor de Jimmy retrouve en outre ses deux frangins: Percy Heath à la contrebasse et Albert « Tootie » Heath à la batterie. C’est une session qui sonne très années 60, et qui annonce Lalo Schiffrin. Ce jazz là est foncièrement urbain, et très lumineux. C’est un disque qui respire et qui insuffle à l’auditeur et l’auditrice un sentiment unique : celui d’une époque certes révolue, mais dont l’heureuse expression n’a pas de prise sur le temps. Les constructions harmoniques sont telles que Really Big est un modèle du genre. D’emblée, ce qui frappe, c’est la clarté des cuivres (Nat Adderley par exemple sur « Big P ») sur un écrin de swing qui ne cessera jamais d’aller de l’avant, procurant aux auditeurs une dose d’énergie inouïe.

Orrin Keepnews, le producteur du label Riverside connu pour avoir produit des artistes de jazz qui allaient par la suite dominer la scène new-yorkaise (Thelonious Monk et Bill Evans entre autres), signe ici une réédition de toute beauté (son restauré, nouvelles notes de livret). Le répertoire est tantôt composé de standards (merveilleuse version de « On Green Dolphin Street ») mais aussi de nouvelles compositions du saxophoniste (l’inoubliable « Nails », le très tendre « Mona's Mood ») et une surprise de taille, une pièce signée Bobby Timmons (le fameux « Dat Here » qui sera maintes fois interprété par le pianiste au sein du combo d'Art Blakey). Autant de pépites, qui swinguent, sans laisser de temps mort. Les climats sont ainsi variés, avec une ambiance très new-yorkaise, forcément. La qualité des interprétations ne fait jamais défaut. A noter enfin une ballade à faire pleurer: « Mona's Mood ». C'est d'une tendresse et d'une expressivité sans nom. Sans jamais tomber dans la mièvrerie ou la sensiblerie. On y admirera même le jeu discrètement monkien de Cedar Walton. Ce pourrait être la musique d'un mélodrame ou d'un film noir. Bref, « Really Big » (au minutage parfait : 43 minutes), c’est le genre de pépite méconnue (tout comme son auteur) mais qui se doit de figurer dans toute bonne cédéthèque digne de ce nom.
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le 10 décembre 2002
Un disque swingant de bout en bout,arrangé de façon efficace par Jimmy Heath, très inspiré dans ses solos.Nat Adderley est mis en valeur au cornet dans de nombreux morceaux.Son frère Cannonball intervient trés peu en temps que soliste, peut-être pour laisser plus de place à cet autre fougueux saxophoniste qu'est le leader de la session ... Cet orchestre, de par sa taille n'est pas vraiment grand , mais il n'a rien à envier aux plus réputés des big band !
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