Commentaires en ligne


1 Evaluation
5 étoiles:    (0)
4 étoiles:
 (1)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le lion et l'agneau, 9 octobre 2007
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schumann : Concerto pour piano / Beethoven : Concerto pour piano n° 5 'L'Empereur' (CD)
Voilà deux concertos parmi les plus dissemblables du répertoire romantique : celui de Schumann, tendre et poète, et le cinquième de Beethoven, altier et conquérant.

Voilà deux artistes que peu de points communs unissent : un jeune pianiste américain encore en sa première laine (quoique lauréat triomphant du Concours Tchaïkovski quelques mois auparavant), confronté au chef hongrois qui avait déjà "croqué" bien des solistes moins innocents.

Dans ce Schumann du 11 avril 1960, la baguette soutient une attention carnassière. Allegro affetuoso ? Affecté au sens où l'on feint pour mieux séduire !
Et le somptueux orchestre de Chicago, robe fauve et patte de velours, s'y entend en séduction. Pour résister à ses charmes pernicieux, il faudrait la résistance madrée d'une Haskil, l'altitude aquiline d'un Arrau ou d'un Serkin, ou le combat à corps avec les doigts d'un Richter ou d'une Argerich.
Agiles mais fragiles d'intention, les marteaux s'échappent ici en rêves de cristal que même l'élan juvénile du Vivace ne parvient pas à assurer vers l'audace d'une conviction.
Dans ce gracieux opus, l'inassurance, la velléité interprétative peuvent passer pour de la sensibilité.

Mais certes pas dans l'Empereur ! Et pourtant, la direction de Reiner s'y assouplit d'une allure féline, rôdeuse...

De quoi se permettre d'enrouler quelques rubans à la crinière de l'Allegro pour mieux s'apparier au toucher élégant de Van Cliburn.
L'adagio, noble et majestueux, débouche sur un Rondo qui tourne dans la cage comme un fauve aux canines élimées, malgré quelques belles envolées cadentielles au clavier.

Devra-t-on préférer le lait à la viande ? Sinon, quittez le pré et allez vous risquer avec Serkin et Bernstein (CBS - Sony) : leurs rugissements et coups de griffes sont dignes de seigneurs de la brousse.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit